Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un après-midi au Caméléon — Chapitre 2 · Découverte
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un après-midi au Caméléon
Chapitre 2 · Découverte
L'entrée de l'établissement est très discrètement placée. La porte bleue ressemble à une banale entrée d'immeuble. A l'intérieur, un couloir dans lequel règne déjà une chaleur moite. Au milieu, la caisse. Patrice prend le tarif couple et passe avec Stéphanie pour 40€. Moi, homme seul, je rentre pour 50€, plein pot.
Le caissier semble les connaitre, surtout Stéphanie. A chacun, il donne une petite serviette, qui ne va probablement rien cacher, mais aussi un grand paréo assez épais. Et puis, il nous demande notre pointure. Au Caméléon, Paréo et paire de claquettes sont compris dans le pack entrée, en plus de la serviette.
Au bout du couloir, une autre porte dans le prolongement qui mène au vestiaire : Juste des rangés de casiers en métal, comme à l'usine. A l'Atlantide, l'autre sauna de ce quartier, il y a une pièce où les pudiques peuvent se déshabiller avant de s'enrouler dans une large serviette et rejoindre leur casier. Casier en bois, de meilleure facture.
Je prends mon temps mais je suis pourtant le premier à poil. Et je fais remarquer à Stéphanie, juste à coté de moi, que la serviette ne va pas cacher grand-chose.
- C'est pour ça que Damien t'as donné un paréo.
Ok ! Je pige, en fait la serviette est juste pour le sauna. Effectivement, avec le paréo, je peux faire deux fois le tour de mes hanches. Mais en fait, Il s'avérera, à l'utilisation, très épais, très lourd, et inconfortable.
Patrice nous rejoint et commence déjà à poser ses mains sur le corps de Stéphanie. Elle n'utilise pas le paréo et préfère garder une large mais courte nuisette noire transparente, selon elle, pour cacher ses formes.
Les casiers fermés, on continue le couloir et cette fois, on y est ! Le bar est juste là, à droite, avec trois grandes cuves de thé, café, et d'eau à disposition de tous. Tout le rez de chassée est meublé de fauteuils, canapés, tables basses et Au fond une grande banquette.
Nous, nous installons sur le premier canapé, le plus près. Stéphanie insiste :
Nous, nous installons sur le premier canapé, le plus près. Stéphanie insiste :
- Laissez-moi une place au milieu. Je veux être entre mes hommes.
Et nous papotons. Comment j'ai connu Patrice, depuis quand chacun libertine, nos goûts, nos préférences, etc… Après un bon quart d'heure Patrice, impatient, lance
- Bon si on passait à l'action ?
Stéphanie acquiesce, et se lève. Je fais de même. Nous jetons nos gobelets en carton dans la poubelle près du bar. Puis me voyant hésiter, elle m'indique un escalier qui descend. Patrice est le premier à s'y engager, puis Stéphanie me précède.
- On prend la salle de l'autre fois ? On était bien. Propose Patrice
- Ok, répond Stéphanie.
Tout ça est d'une simplicité, d'une désinvolture étonnante. Dehors, à quelques mettre d'ici, au-delà de cette porte bleue, cet échange serait complètement incongru. Alors qu'ici… « On se pose où pour baiser à trois ? » est une question naturelle et tout à fait à propos.
Le « coin câlin » choisi est juste en face de l'escalier. Nous y entrons tous les trois. La pièce est dans la pénombre, mais suffisamment éclairée pour que j'y distingue un grand matelas rouge, posé au sol, un fauteuil, en sky rouge également, une petite poubelle, et deux distributeurs fixés au mur.
Avant que Patrice ne verrouille la porte, un jeune black tente sa chance.
Avant que Patrice ne verrouille la porte, un jeune black tente sa chance.
- Je peux proposer un massage à la dame ?
- Non merci, ça ira. Répond cordialement mais fermement Stéphanie, du font de la pièce
J'ôte mon paréo, j'hésite, je regarde Patrice qui visiblement hésite aussi, puis enfin j'ajoute.
- Même si je ne me sens pas sale, je prendrai bien une petite douche quand même, moi.
Patrice acquiesce. Nous sourions à notre complice avant de rouvrir la porte et de l'abandonner quelques instants.
- Moi, je me suis déjà douchée avant de venir. A tout de suite les garçons ! Nous lance la Miss avec un air très coquin
Puis elle referme la porte derrière nous et la verrouille.
- je vais te faire visiter aussi, puisque c'est ta première fois ici, continue Patrice.
Je découvre les lieux : Les douches sont juste à gauche. Très bien agencées, avec une partie presque masquées avec des lattes de bois pour les pudiques. Et, très bon point, une douchette amovible pour facilement laver les endroits moins accessibles de l'anatomie de chacun.
Le jacuzzi, à coté peut recevoir cinq, peut-être six personnes. Là il y a un homme seul qui se prélasse les yeux fermés. En face le sauna. Les vitres fumées ne permettent pas de voir s'il est occupé. A l'opposé des douches un s'engage un long couloir qui mène à d'autres coins câlins. Nous ne croisons que des hommes. Ils semblent tous attendre. Attendre qu'une porte s'ouvre pour être inviter ? Attendre d'être branché par un ou une partenaire ? Attendre qu'un couple en manque de compagnie vienne les chercher ? Attendre que Patrice ou moi les invitions à transformer notre futur trio en quatuor, voire plus ?
Le jacuzzi, à coté peut recevoir cinq, peut-être six personnes. Là il y a un homme seul qui se prélasse les yeux fermés. En face le sauna. Les vitres fumées ne permettent pas de voir s'il est occupé. A l'opposé des douches un s'engage un long couloir qui mène à d'autres coins câlins. Nous ne croisons que des hommes. Ils semblent tous attendre. Attendre qu'une porte s'ouvre pour être inviter ? Attendre d'être branché par un ou une partenaire ? Attendre qu'un couple en manque de compagnie vienne les chercher ? Attendre que Patrice ou moi les invitions à transformer notre futur trio en quatuor, voire plus ?
Nous arrivons au bout du couloir. Patrice ouvre une dernière porte et commente :
- Et voici une salle originale, qui ne convient pas à tous.
Il entre à peine. Je le suis. C'est une pièce en longueur, avec le même matelas en sky rouge, posé au sol. Au pied du lit, un rideau occultant sur une tringle. Derrière, une chaise puis une fenêtre avec barreau au fond.
- C'est une salle spéciale voyeur / exhib'
Je comprends que depuis le couloir, par cette fenêtre, on voit les ébats. Mais pourquoi cette chaise. Peut-être qu'avec ses barreaux, la fenêtre peut faire office de glory hole ? Déjà deux voyeurs se sont placés derrière les barreaux, pensant certainement que Patrice et moi allions leur offrir un spectacle bien hot entre mecs. Ils sont déçus en nous voyant ressortir aussitôt.
Nous remontons le couloir.
Nous remontons le couloir.
- Alors comment tu la trouves ?
- Je ne suis pas spécialement exhib', mais si ça fait plaisir à des voyeurs…
- Non, pas la pièce, je parlais de Stéphanie !
- Ahhh oui, très sympa, et très naturelle. Sans chichi
- Attends qu'elle te suce ou qu'on la prenne. Tu vas voir elle aime ça cette cochonne !
Et il me fait une dernière recommandation avant de frapper à la porte de la pièce où nous attends notre coquine.
- Elle aime les insultes, sauf une : Saloppe.
A suivre…
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