Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Noah, le dessinateur timide — Chapitre 4 · La soirée du Nouvel An (Noah et Kaya deuxième partie)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Noah, le dessinateur timide
Chapitre 4 · La soirée du Nouvel An (Noah et Kaya deuxième partie)
Noah a promis à Kaya de ne pas parler à sa sœur de ce qu'il s'apprêtait à entendre, et cela suffit à la jeune femme. Elle s'assoit alors sur le lit, lui exposant son dos mutilé, cachant sa poitrine avec ses bras, et tournant légèrement la tête pour que le dessinateur le voie de profil. Ce dernier, assis sur sa chaise avec son carnet sur les genoux, commence les esquisses du dessin.
— Dis-le-moi si tu veux qu'on arrête, dit Noah entre deux coups de crayon. J'arrêterai immédiatement de dessiner, et je ne te poserais pas de question sur ce que j'ai vu.
— Tu es adorable petit artiste, répond Kaya en souriant. Mais je t'ai promis de tout te raconter si tu dessinais, alors je vais tenir ma promesse. Et puis, il le faut si je veux pouvoir aller de l'avant.
— Tu as été maltraitée, c'est ça ?
— Tu es adorable petit artiste, répond Kaya en souriant. Mais je t'ai promis de tout te raconter si tu dessinais, alors je vais tenir ma promesse. Et puis, il le faut si je veux pouvoir aller de l'avant.
— Tu as été maltraitée, c'est ça ?
Il faut quelques instants au modèle pour rassembler son courage, et commencer son récit, instants durant lesquels Noah continue de dessiner sans la brusquer. Quand enfin, elle commence à parler, sa voix habituellement douce et enjouée est tremblante, et peu assurée.
— Tu sais que mes parents sont morts il y a plus de deux ans, et bien, après cela, j'ai été contactée par mon oncle et ma tante, côté maternel, qui vivent au Japon. D'abord pour me faire part de leurs condoléances, mais aussi pour prendre des nouvelles.
— Je n'étais pas au courant de cette partie.
— Je n'en ai parlé qu'à Lya, juste avant de partir là-bas pour leur rendre visite, après plusieurs semaines à discuter avec eux par messages et appels en face cam. C'était compliqué d'ailleurs au début, eux ne parlant qu'un français très limité, et moi ne parlant quasiment pas japonais.
— Je n'étais pas au courant de cette partie.
— Je n'en ai parlé qu'à Lya, juste avant de partir là-bas pour leur rendre visite, après plusieurs semaines à discuter avec eux par messages et appels en face cam. C'était compliqué d'ailleurs au début, eux ne parlant qu'un français très limité, et moi ne parlant quasiment pas japonais.
Malgré son métissage, Kaya n'a en effet jamais ressenti l'envie d'apprendre la langue du pays du soleil levant. Cela lui a valu quelques reproches de sa mère, qui espérait bien transmettre à sa fille sa culture. Les seuls mots qu'elle connaît sont quelques injures prononcées par-ci par-là, par ses parents.
— Ils ont vraiment été très gentils avec moi par message, reprend la jeune femme. Je ne les connaissais que très peu, mais quand ils m'ont proposé de venir passer quelque temps chez eux le temps de faire mon deuil, je n'ai pas pu dire non.
— Je m'en souviens, tu es venu voir Lya juste avant de partir. Il me semble que tu avais dit partir, à la base, pour seulement deux ou trois semaines.
— C'était ce qui était prévu, oui. Et c'est après cela que vous n'avez plus eu de nouvelles.
— Je m'en souviens, tu es venu voir Lya juste avant de partir. Il me semble que tu avais dit partir, à la base, pour seulement deux ou trois semaines.
— C'était ce qui était prévu, oui. Et c'est après cela que vous n'avez plus eu de nouvelles.
Kaya inspire profondément, sa voix est de plus en plus tremblante, et des larmes commencent à perler. Mais elle se retient, et après deux minutes passées à respirer et à retrouver son calme, elle reprend. Pendant ce temps, Noah ne la perturbe pas et continue de dessiner, malgré une main de plus en plus incertaine dans ses gestes.
— Les deux premières semaines, tout s'est très bien passé. Nous communiquions comme nous le pouvions, mais ça allait. Ce n'est qu'à partir de la troisième semaine que tout s'est dégradé d'un coup. Ils m'ont présenté à un homme, Isao, qui avait alors trente ans, sept de plus que moi. Au début, je n'ai pas bien compris la manœuvre, mais après quelques jours, j'ai appris la vérité : ils avaient adopté cet homme et espéraient que je l'épouse.
— Attends quoi ?!
— Attends quoi ?!
Noah est bien obligé d'arrêter de dessiner face à ces déclarations. Kaya lui explique alors que, au Japon, il n'est pas si étrange que ça de voir des patrons de société familiale "adopter" un homme adulte, et arranger un mariage avec la fille du chef d'entreprise. Cela a pour but d'assurer au commerce d'avoir un héritier mâle de la même famille, qui pourrait à son tour avoir un fils qui prendrait le relais à l'avenir.
— C'est étrange, commente Noah, un peu décontenancé. Différence culturelle, j'imagine. Ils avaient donc une entreprise et voulaient que vous preniez le relais ?
— Si seulement, répond Kaya d'un rire sarcastique. Non, ils n'avaient pas d'entreprise, mais de lourdes dettes. Ils ont eu vent du fait que mes parents m'avaient légué un héritage conséquent à leur mort. Ils voulaient que j'épouse cet homme, que j'intègre leur branche de la famille, et qu'ils aient accès à mon argent. Tout cela dans l'unique but de payer leurs créanciers.
— C'est immonde de chercher à profiter de sa famille à ce point ! Tu as refusé, j'imagine ?
— Oui, mais c'est là que leur vrai visage s'est révélé. Ils m'ont pris mon passeport, mon téléphone, et m'ont maintenue enfermée chez Isao sans aucun moyen de communiquer avec l'extérieur. J'ai réussi à m'échapper une fois, mais quand je me suis rendue à la police, ils n'ont pas pris ma plainte au sérieux. Ils ont appelé mon oncle et ma tante qui sont venus me chercher pour m'enfermer à nouveau, me faisant passer pour une folle en dépression suite au décès de mes parents.
— Kaya, on arrête, tu n'es pas obligée de...
— Si seulement, répond Kaya d'un rire sarcastique. Non, ils n'avaient pas d'entreprise, mais de lourdes dettes. Ils ont eu vent du fait que mes parents m'avaient légué un héritage conséquent à leur mort. Ils voulaient que j'épouse cet homme, que j'intègre leur branche de la famille, et qu'ils aient accès à mon argent. Tout cela dans l'unique but de payer leurs créanciers.
— C'est immonde de chercher à profiter de sa famille à ce point ! Tu as refusé, j'imagine ?
— Oui, mais c'est là que leur vrai visage s'est révélé. Ils m'ont pris mon passeport, mon téléphone, et m'ont maintenue enfermée chez Isao sans aucun moyen de communiquer avec l'extérieur. J'ai réussi à m'échapper une fois, mais quand je me suis rendue à la police, ils n'ont pas pris ma plainte au sérieux. Ils ont appelé mon oncle et ma tante qui sont venus me chercher pour m'enfermer à nouveau, me faisant passer pour une folle en dépression suite au décès de mes parents.
— Kaya, on arrête, tu n'es pas obligée de...
Mais la jeune femme ne s'arrête pas et poursuit son récit, poussant Noah à tenir sa part du marché et à continuer de dessiner. Kaya a beaucoup de mal à contenir ses larmes, qui commencent à couler en silence alors que son histoire continue.
— À partir là, j'étais constamment surveillée, soit par eux, soit par Isao, et seul le fait d'accepter le mariage aurait pu me libérer. Mais je ne voulais pas leur donner cette satisfaction, et mon « cousin » a commencé à changer d'attitude. Il rentrait tous les soirs quasiment ivre mort, laissant de côté la manière douce. Les marques sur mon dos... Sont les témoins de ce changement d'attitude.
Noah a un mal fou à continuer sa tâche, et cela se voit sur son dessin. La représentation de Kaya est indemne, mais les traits du lit sur lequel elle est assise, et ceux de la table de nuit se trouvant juste à côté, témoignent de la rage envahissant petit à petit le cœur du dessinateur. Il est tout simplement inconcevable pour lui de pouvoir faire du mal à une personne aussi gentille que Kaya.
— Est-ce qu'il... Est-ce qu'il t'a prise de force ? demande Noah dont la voix cache difficilement sa colère.
— Non, mais cela aurait pu arriver. Un soir, alors que cela faisait six mois que j'étais retenue, il est rentré complètement ivre, et dans une colère noire d'avoir perdu son argent au pachinko, une machine à sous japonaise. Il allait encore me faire du mal, mais je me suis défendu et, sous l'effet de l'alcool, il est tombé en se cognant violemment la tête sur le coin d'une table basse. La chute lui a été fatale.
— Kaya, je suis sincèrement désolée que tu aies dû supporter tout cela.
— Ce n'est malheureusement pas terminé, le coupe la jeune femme. Mon oncle et ma tante m'ont tout mis sur le dos devant la police, cherchant à me pourrir la vie au maximum. J'ai été inculpée pour homicide involontaire et enfermée pendant un an. Et cela aurait pu être bien plus long, surtout que la justice japonaise n'est pas tendre avec les étrangers commettant des crimes sur leur territoire.
— Une étrangère ? Tu n'as pas la nationalité japonaise grâce à ta naissance ?
— Non, je suis née en France, et comme nous ne sommes allés que très peu de fois au Japon avec mes parents, ils n'ont pas eu l'idée de me faire des papiers japonais.
— Qu'est-ce qui t'a sorti de là ?
— Un très bon ami de ma mère, un avocat japonais réputé qui a vu passer ma tête et mon nom dans les médias. Il a immédiatement cherché à connaître le fin mot de l'histoire, à remplacer l'incompétent qu'on m'avait commis d'office, et à me sortir de là. J'ai finalement été innocentée, sans lui, je serais encore enfermée à l'heure qu'il est. Noah, il n'y a même pas trois semaines, j'étais encore derrière les barreaux.
— Non, mais cela aurait pu arriver. Un soir, alors que cela faisait six mois que j'étais retenue, il est rentré complètement ivre, et dans une colère noire d'avoir perdu son argent au pachinko, une machine à sous japonaise. Il allait encore me faire du mal, mais je me suis défendu et, sous l'effet de l'alcool, il est tombé en se cognant violemment la tête sur le coin d'une table basse. La chute lui a été fatale.
— Kaya, je suis sincèrement désolée que tu aies dû supporter tout cela.
— Ce n'est malheureusement pas terminé, le coupe la jeune femme. Mon oncle et ma tante m'ont tout mis sur le dos devant la police, cherchant à me pourrir la vie au maximum. J'ai été inculpée pour homicide involontaire et enfermée pendant un an. Et cela aurait pu être bien plus long, surtout que la justice japonaise n'est pas tendre avec les étrangers commettant des crimes sur leur territoire.
— Une étrangère ? Tu n'as pas la nationalité japonaise grâce à ta naissance ?
— Non, je suis née en France, et comme nous ne sommes allés que très peu de fois au Japon avec mes parents, ils n'ont pas eu l'idée de me faire des papiers japonais.
— Qu'est-ce qui t'a sorti de là ?
— Un très bon ami de ma mère, un avocat japonais réputé qui a vu passer ma tête et mon nom dans les médias. Il a immédiatement cherché à connaître le fin mot de l'histoire, à remplacer l'incompétent qu'on m'avait commis d'office, et à me sortir de là. J'ai finalement été innocentée, sans lui, je serais encore enfermée à l'heure qu'il est. Noah, il n'y a même pas trois semaines, j'étais encore derrière les barreaux.
Le garçon hésite, il ne lui reste plus que quelques coups de crayon pour terminer l'esquisse complète du dessin, mais n'a pas le cœur à le faire. Tout ce qu'il veut, là maintenant, c'est prendre dans les bras son amie et la réconforter. Cette pensée le surprend lui-même, étant loin d'être tactile, même avec sa propre sœur.
— Ton oncle et ta tante, que sont-ils devenus ?
— L'ami de ma mère a réussi à les faire inculper pour plusieurs chefs d'accusation. Ils attendent le verdict, mais d'après lui, ils devraient écoper d'une très longue peine, en plus de devoir me verser des indemnités. À peine libérée, je me suis empressée de prendre un billet d'avion et de revenir ici, et c'est chez vous que je suis venue. Mon logement ayant été repris par le propriétaire durant mon absence. Voilà, tu sais tout.
— L'ami de ma mère a réussi à les faire inculper pour plusieurs chefs d'accusation. Ils attendent le verdict, mais d'après lui, ils devraient écoper d'une très longue peine, en plus de devoir me verser des indemnités. À peine libérée, je me suis empressée de prendre un billet d'avion et de revenir ici, et c'est chez vous que je suis venue. Mon logement ayant été repris par le propriétaire durant mon absence. Voilà, tu sais tout.
Kaya s'effondre, ne pouvant retenir plus longtemps les sanglots qu'elle contient depuis le début de son récit. Rapidement, Noah termine les derniers détails de son esquisse, puis, sans même réfléchir et se rendre compte de ce qu'il fait, vient sur le lit, et enlace la jeune femme. Ses bras s'enroulent autour de ses épaules, et sa tête vient se poser entre ses omoplates, ce qui ne manque pas de surprendre Kaya.
Malgré sa nudité partielle, elle est loin d'être offensée par ce geste, mais au contraire heureuse d'avoir de nouveau un tendre contact avec une autre personne, elle réussit à stopper ses sanglots et à se calmer au bout de quelques minutes. La chambre est alors plongée dans un silence apaisant, même les bruits venant des fêtes se déroulant dans les autres appartements de l'immeuble ne parviennent pas à briser la sérénité de cet instant.
— Tu... Tu as terminé le dessin ? finit par demander Kaya après s'être ressourcée.
— L'esquisse oui, je peux déjà te le montrer si tu veux.
— Avec plaisir.
— L'esquisse oui, je peux déjà te le montrer si tu veux.
— Avec plaisir.
Pendant que Noah se lève pour récupérer son carnet, la jeune femme revêt un tee-shirt que le dessinateur avait laissé de côté, au cas où elle voudrait arrêter à tout moment. Il vient ensuite s'asseoir auprès de son amie qui, s'attendant à voir un dessin la représentant de manière triste, est plus que conquise en voyant le résultat final.
Les ecchymoses de son dos sont effectivement dessinées dans les moindres détails, comme elle le lui a demandé, mais son visage n'est en rien celui qu'elle a arboré pendant qu'elle se confessait. À la place d'une mine triste, c'est un immense sourire que le dessin représente, un sourire à pleines dents.
— Noah, c'est...
— C'est comme cela que je te vois. Tu as dit aimer ma façon de faire, alors c'est comme ça que j'ai voulu te représenter. C'est cette image de toi que je vois : une personne forte, qui a dû se battre seule, mais qui a réussi à s'en sortir. Pour moi, il est tout simplement inconcevable de te représenter d'une quelconque autre manière, si cela ne te met pas en valeur.
— C'est comme cela que je te vois. Tu as dit aimer ma façon de faire, alors c'est comme ça que j'ai voulu te représenter. C'est cette image de toi que je vois : une personne forte, qui a dû se battre seule, mais qui a réussi à s'en sortir. Pour moi, il est tout simplement inconcevable de te représenter d'une quelconque autre manière, si cela ne te met pas en valeur.
Kaya n'arrive pas à détacher ses yeux du dessin. Depuis le début de son calvaire et son séjour en prison, elle a l'impression de se sentir comme une idiote, n'ayant pas eu la jugeote de comprendre ce qu'il se tramait derrière son dos. Elle sait qu'elle ne méritait pas de subir cela, mais n'arrive pas non plus à s'enlever de l'esprit qu'elle aurait pu agir plus tôt. Mais en regardant l'œuvre de Noah, un sourire tout aussi lumineux que celui sur le papier se dessine sur son visage.
— Tu es la définition même d'un artiste Noah. Tu arrives, grâce à ton art, à faire ressurgir des émotions profondément enfouies. Cela va peut-être paraître cliché, ou fleur bleue ce que je vais dire, mais j'ai l'impression de redécouvrir la joie.
— Si... Si cela te fait autant de bien, alors je dessinerai pour toi autant que tu veux. Je ne veux plus jamais que tu sois aussi triste.
— Si... Si cela te fait autant de bien, alors je dessinerai pour toi autant que tu veux. Je ne veux plus jamais que tu sois aussi triste.
Aussitôt, Kaya pose le carnet sur la table de nuit, et se jette dans les bras de Noah, posant ses lèvres sur les siennes. Est-ce le mélange de toutes les émotions contraires ressenties en si peu de temps qui a déclenché cette réaction, la gentillesse exceptionnelle de Noah, ou un mix des deux ? Sur le coup, la jeune femme n'est pas capable d'y répondre, elle n'est même pas capable d'y penser et, en vérité, elle s'en moque. Tout ce qu'elle veut, c'est de la tendresse.
Les deux amis se retrouvent alors l'un sur l'autre, Kaya sur Noah, allongés sur le lit en train de s'embrasser sans que l'un des deux n'arrive à mettre fin à cette étreinte. Une partie de l'esprit du jeune homme lui martèle pourtant d'arrêter, ne voulant pas profiter de l'une des personnes qui compte le plus pour lui, mais rien n'y fait. Ses bras viennent s'enrouler autour de la taille de Kaya, l'immobilisant sur lui, et ses lèvres, bien que vierges de tout autre contact buccal jusqu'à là, rendent chaque baiser.
Est-ce qu'il se débrouille bien ? Il n'en a rien à faire pour le moment, il partage un instant privilégié avec son amie, et il ne veut pas le gâcher en se posant des questions futiles. Surtout que, plus ils s'embrassent, et plus les baisers deviennent intenses. D'abord de simples frôlements de lèvres, ces dernières s'écrasent maintenant les unes contre les autres, témoins d'une passion et d'une envie de plus en plus forte. Kaya, au bout d'un moment qui paraît durer plusieurs minutes, finit même par ouvrir la bouche et chercher la langue de Noah, qui l'accueille avec plaisir.
Les mains de la jeune femme caressent le visage de l'artiste, s'emparant de ses joues avant d'aller se perdre lentement dans ses cheveux. Celles de Noah bougent également, et après lui avoir fait des caresses sur le dos pendant un moment, passent sous son tee shirt et entrent en contact avec sa peau douce et chaude. Ce contact, bien que lui procurant une sensation de plaisir insoupçonné, fait réagir le garçon qui met fin au baiser, et se dégage doucement de l'étreinte de Kaya.
— Je suis désolée Noah, réagit-elle immédiatement. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je sais que tu as du mal avec le contact et pourtant...
— Non c'était... C'était très bien. Je ne pensais pas qu'embrasser pouvait être aussi bon, et que tu embrassais aussi bien. Mais, je ne veux pas profiter de la situation.
— Tu ne profitais en rien, c'est moi qui me suis jetée sur toi. Mais, merci du compliment.
— Je t'en prie, c'est...
— Non c'était... C'était très bien. Je ne pensais pas qu'embrasser pouvait être aussi bon, et que tu embrassais aussi bien. Mais, je ne veux pas profiter de la situation.
— Tu ne profitais en rien, c'est moi qui me suis jetée sur toi. Mais, merci du compliment.
— Je t'en prie, c'est...
Mais Noah est interrompu par les hurlements provenant des autres appartements, ainsi que des bruits de pétards au-dehors, signalant minuit et le passage à la nouvelle année.
— Bonne année, dit Noah une fois la surprise passée.
— Bonne année à toi aussi, petit artiste.
— Bonne année à toi aussi, petit artiste.
Les bras de l'un viennent alors chercher le corps de l'autre, et ils se retrouvent chacun pris dans une nouvelle étreinte. Ils restent ainsi plusieurs minutes, n'osant pas mettre fin au plaisir que ce geste leur apporte. Mais pendant ce câlin, Kaya sent Noah trembler légèrement et, pensant qu'il est en pleine crise dû à un contact trop prononcé, elle commence à se retirer, mais elle est retenue par les bras de son ami.
— Ça ne va pas Noah ?
— Reste avec moi.
— Je ne compte pas partir de sitôt, ne t'inquiète pas.
— Non... Je veux dire... Reste avec moi cette nuit. Je ne veux pas te laisser seule après tout ce que tu viens de me dire.
— Noah...
— Reste avec moi.
— Je ne compte pas partir de sitôt, ne t'inquiète pas.
— Non... Je veux dire... Reste avec moi cette nuit. Je ne veux pas te laisser seule après tout ce que tu viens de me dire.
— Noah...
Kaya ne sait pas quoi dire, à la fois surprise par une telle demande venant d'un garçon aussi timide que Noah, mais également touchée. Il est vrai que sa présence est une véritable bouffée d'air frais, et qu'elle aimerait bien prolonger cela le plus possible. Elle prend alors le visage du jeune homme entre ses mains, et plonge son regard dans le sien, en lui souriant tendrement.
— C'est d'accord. Restons ensemble cette nuit.
— C'est d'accord. Restons ensemble cette nuit.
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