Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Tous les chemins ne mènent pas à Rome — Chapitre 2 · Le bois des fées
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Tous les chemins ne mènent pas à Rome
Chapitre 2 · Le bois des fées
Le bois des fées
Pourquoi je me sens heureuse ? Je ne devrais pas ! Je viens de rompre avec mon copain parce que je l'ai trouvé les doigts dans un pot de confiture qui n'est pas le mien et en plus, je suis assez conne pour raccompagner chez elle la propriétaire du pot. Il y a des fois où je me demande si je n'ai pas une case en moins ; ou en trop peut-être. En tout cas, je me sens super bien !
Tout en démarrant, je détaille du coin de l'œil ma voisine. C'est un truc à faire de la botanique avec un platane ou à provoquer un accident. Heureusement, il n'y a presque personne et comme je ne suis pas du tout pressée de la débarquer je ne roule pas vite. Ça n'a pas l'air de la déranger, au contraire. Elle n'arrête pas de me sourire et ça me fait complètement craquer. Elle a une jolie frimousse evec un petit nez pointu et des yeux de biche marron foncé assortis à ses cheveux, une peau très claire avec quelques taches de rousseur et une mouche sur la joue gauche, juste au bord du nez. Elle porte une robe à fleur toute simple qui lui descend normalement à mi-cuisse mais qui est malencontreusement (vraiment ?) remontée de sorte qu'on devine ce qui normalement doit être caché.
Bon ! c'est pas tout ça. Il faudrait quand même que je sache où on va parce que la terre, c'est vachement grand tout de même !
— Tu habites où ?
— Je peux t'embrasser ?
— Je peux t'embrasser ?
C'est pas exactement ce que j'ai demandé. Ou alors, il y a un message secret dont j'ai pas la clé. Il va falloir me donner un peu plus de précisions. Je me gare le long du trottoir et je me tourne vers Sarah. J'aurais pas dû. Elle détache sa ceinture, se colle contre moi et me gratifie du bécot du siècle. Bravo ! Maintenant, non seulement je ne sais toujours pas où on va mais en plus, je ne sais plus où je suis. Ça va être commode pour régler le GPS ! c'est un truc à le foutre en panne.
Nous nous galochons une bonne dizaine de minutes avant que j'arrive à avaler le mélange de nos deux baves et à bafouiller de nouveau ma question.
Nous nous galochons une bonne dizaine de minutes avant que j'arrive à avaler le mélange de nos deux baves et à bafouiller de nouveau ma question.
— Tu peux me donner ton adresse ?
— Ma chérie !
— Ma chérie !
Là, elle pousse en peu. Elle me fait tourner en bourrique.
— Tu peux me donner ton adresse, ma chérie ? C'est pour le GPS.
Elle me regarde d'un air triomphant et déclame :
— La forêt des magiciens !
— C'est quoi, la forêt des magiciens ?
— Ben, c'est mon adresse ! Elle hésite un peu et reprend d'un ton assuré : ou quelque chose comme ça.
— Tu es sûre ? Parce que je connais bien le coin et je n'ai jamais entendu parler d'une forêt des magiciens.
— C'est quoi, la forêt des magiciens ?
— Ben, c'est mon adresse ! Elle hésite un peu et reprend d'un ton assuré : ou quelque chose comme ça.
— Tu es sûre ? Parce que je connais bien le coin et je n'ai jamais entendu parler d'une forêt des magiciens.
Elle prend un air embarrassé et s'introduit un doigt dans le chemisier pour se gratter un téton. Faut qu'elle arrête ! Je vais devenir folle !
— Je sais que ça parle d'arbres et de gens qui font des trucs bizarres.
— Le bois des fées, peut-être ?
— Voilà ! c'est ça. Tu vois, ça n'était pas si difficile.
— Le bois des fées, peut-être ?
— Voilà ! c'est ça. Tu vois, ça n'était pas si difficile.
Elle a arrêté de se gratter le sein. On va pouvoir repartir. Le platane a une sacrée chance. Je ne suis pas certaine qu'il en ait conscience.
Il ne me reste plus qu'à indiquer au GPS la rue et le numéro.
Il ne me reste plus qu'à indiquer au GPS la rue et le numéro.
— C'est quelle rue ?
Sarah ne répond pas. Elle a remonté sa robe et elle examine le bout de tissu qui cache son minou. Elle me jette un petit coup d'œil par en dessous et, constatant que je l'observe, me jette un regard noir.
— Tu pourrais respecter mon intimité, quand même !
Je ne vais certainement pas respecter son intimité ! Je me jette littéralement sur elle et je fourre ma tête entre ses cuisses. J'écarte le rempart de tissu qu'elle est en train d'examiner et lui dévore le minou en poussant des grognements. On dirait un cochon en train de fouiller la boue pour y récupérer des épluchures.
Sarah proteste énergiquement tout en appuyant sur ma tête comme si elle voulait la faire rentrer dans sa foufoune (Ça ne peut pas rentrer, ma puce ! c'est bien trop gros !) mais, vu que ma bouche est trop occupée pour exprimer son point de vue, je continue mes grognements de plus en plus affamés et Sarah ses protestations de moins en moins indignées.
Au bout d'une dizaine de minutes de ce traitement, la blondinette est prise de spasmes violents et se met à mugir comme les féroces soldats qui viennent jusque dans nos bras etc… etc…
Petite pause pour nous remettre de nos émotions puis je me redresse et m'essuie le visage. (Ça pègue !). Sarah remet sa culotte à peu près correctement puis me regarde d'un air sévère.
Petite pause pour nous remettre de nos émotions puis je me redresse et m'essuie le visage. (Ça pègue !). Sarah remet sa culotte à peu près correctement puis me regarde d'un air sévère.
— Tu sais que tu es une sacrée cochonne ? Puis elle sourit. C'était bien sympa, quand même ; mieux qu'avec les doigts. Il faudra que tu m'apprennes. Comme ça, je pourrais te le faire. Ça s'appelle comment ?
— Un cunnilingus ; on se contente en général de dire un cunni.
— C'est la première fois que j'en entend parler. En tout cas, c'est super !
— Un cunnilingus ; on se contente en général de dire un cunni.
— C'est la première fois que j'en entend parler. En tout cas, c'est super !
Là, deux choses m'interpellent. La première, c'est que Sarah semble décidée à établir une relation profonde (mmm ?) avec moi. Moi je serais plutôt d'accord parce que je suis en train de craquer pour elle ; mais qu'elle ne sache pas ce qu'est un cunni m'inquiète un peu. J'espère qu'elle est majeure. Je n'ai pas envie d'avoir des ennuis. Je ne mange pas de ce pain-là. Je vais tout de suite mettre les choses au point.
— Dis-moi, Sarah, tu es majeure ?
— Majeure ?
— Oui. Tu as dix-huit ans quand même ?
— Certainement pas ! Non, mais c'est complètement ridicule ! Tu m'as vue ? Tu trouves que j'ai l'air d'avoir dix-huit ans ?
— Majeure ?
— Oui. Tu as dix-huit ans quand même ?
— Certainement pas ! Non, mais c'est complètement ridicule ! Tu m'as vue ? Tu trouves que j'ai l'air d'avoir dix-huit ans ?
Je commence à perdre les pédales. Ou alors, c'est elle.
— Mais alors, quel âge tu as ?
— On ne demande pas son âge à une femme ! Tu devrais savoir ça.
— Bon ! ça va bien comme ça ! Maintenant tu me dis ton âge ou tu rentres à pied. !
— Ça va ! J'ai cent-vingt ans.
— Très bien ! Descends !
— On ne demande pas son âge à une femme ! Tu devrais savoir ça.
— Bon ! ça va bien comme ça ! Maintenant tu me dis ton âge ou tu rentres à pied. !
— Ça va ! J'ai cent-vingt ans.
— Très bien ! Descends !
Elle se met à pleurnicher. !
— Mais c'est vrai ! Je ne peux pas inventer un âge que je n'ai pas. J'ai cent-vingt ans ! Je les ai fêtés le mois dernier ; le douze.
Putain ! Je suis tombée sur une cinglée.
Mais ce n'est pas une raison pour l'abandonner sur le bord de la route. Elle a un T.O.C. évidement. Elle est un peu fantaisiste, peut-être un peu trop spontanée, mais pas beaucoup plus que moi et je peux gérer. Et puis, elle doit être un peu magicienne parce-que ça fait à peine une heure que je l'ai vue pour la première fois et j'ai vraiment envie d'approfondir.
Mais ce n'est pas une raison pour l'abandonner sur le bord de la route. Elle a un T.O.C. évidement. Elle est un peu fantaisiste, peut-être un peu trop spontanée, mais pas beaucoup plus que moi et je peux gérer. Et puis, elle doit être un peu magicienne parce-que ça fait à peine une heure que je l'ai vue pour la première fois et j'ai vraiment envie d'approfondir.
— D'accord, ma chérie ! Dis-moi simplement à quelle adresse je dois te déposer.
— Ce n'est pas la peine de le demander sur ce ton ! Je ne suis pas débile !
— Sarah ! S'il te plait ! Je ne peux pas te ramener chez toi si je ne sais pas où tu habites !
— Ce n'est pas la peine de le demander sur ce ton ! Je ne suis pas débile !
— Sarah ! S'il te plait ! Je ne peux pas te ramener chez toi si je ne sais pas où tu habites !
Elle prend un air pincé.
— D'abord, je n'ai pas d'adresse.
— Tout le monde a une adresse !
— Eh bien, pas moi !
— Bon ! d'accord ! (Garde ton calme, Rebecca. Garde ton calme !). Peux-tu essayer de m'expliquer en quelques mots comment je dois faire pour me rendre chez toi dans le bois des fées ?
— Oui ! Absolument !
— …
— Et ?
— Ah oui ! c'est le petit chemin après la station-service, sur la gauche. Tu vas jusqu'à l'étang aux grenouilles. Ce sont des rainettes. Il paraît que c'est très bon. Moi, tu ne m'en ferais jamais manger. D'ailleurs, maman dit toujours…
— Et après l'étang aux grenouilles.
— Rien.
— Rien ?
— Rien, c'est là !
— Eh bien, on a bien avancé ! Il ne te reste plus qu'à m'expliquer, virgule, Sarah chérie, virgule, de quelle station-service tu parles ;point.
— Tout le monde a une adresse !
— Eh bien, pas moi !
— Bon ! d'accord ! (Garde ton calme, Rebecca. Garde ton calme !). Peux-tu essayer de m'expliquer en quelques mots comment je dois faire pour me rendre chez toi dans le bois des fées ?
— Oui ! Absolument !
— …
— Et ?
— Ah oui ! c'est le petit chemin après la station-service, sur la gauche. Tu vas jusqu'à l'étang aux grenouilles. Ce sont des rainettes. Il paraît que c'est très bon. Moi, tu ne m'en ferais jamais manger. D'ailleurs, maman dit toujours…
— Et après l'étang aux grenouilles.
— Rien.
— Rien ?
— Rien, c'est là !
— Eh bien, on a bien avancé ! Il ne te reste plus qu'à m'expliquer, virgule, Sarah chérie, virgule, de quelle station-service tu parles ;point.
Re-sourire re-radieux de Sarah.
— Tu vois, quand tu veux ! C'est la station Esso au début de la route qui va vers Limoges.
Je lui flanquerais volontiers une bonne fessée mais je m'amuse comme une folle et de toute façon, elle aimerait ça, si ça se trouve ; ça lui donnerait l'occasion de montrer ses fesses. Alors, je me contente d'aller sur Streets-view pour vérifier avec elle si c'est la bonne station. C'est la bonne mais on ne distingue aucun petit chemin partant sur la gauche. Ce n'est pas grave. On verra sur place.
Il nous faut tout de même un petit quart d'heure pour arriver à la station Esso. Si Sarah avait dû se taper le trajet à pied, je ne vois pas trop comment elle aurait pu faire. Je cherche le sentier. Il est là et on le voit parfaitement. Bizarre ! Il n'est pas sur Streets-view ; enfin, il est là et c'est le principal. Par contre, il n'est pas très large. On peut pas se croiser ; ni faire demi-tour. Ce n'est pas un chemin pour les voitures. Il est à peine carrossable Je le fais remarquer à Sarah. Ça n'a pas l'air de l'impressionner.
Il nous faut tout de même un petit quart d'heure pour arriver à la station Esso. Si Sarah avait dû se taper le trajet à pied, je ne vois pas trop comment elle aurait pu faire. Je cherche le sentier. Il est là et on le voit parfaitement. Bizarre ! Il n'est pas sur Streets-view ; enfin, il est là et c'est le principal. Par contre, il n'est pas très large. On peut pas se croiser ; ni faire demi-tour. Ce n'est pas un chemin pour les voitures. Il est à peine carrossable Je le fais remarquer à Sarah. Ça n'a pas l'air de l'impressionner.
— Aucune importance !
— Ben si, quand même !
— Ah ben non !
— Tout de même !
— Ben si, quand même !
— Ah ben non !
— Tout de même !
Elle prend un petit air supérieur.
— Figure-toi, virgule, que ce petit chemin, virgule, étroit, virgule, ma chérie, virgule, est une impasse qui conduit chez moi et que, virgule, il n'y a pas d'autre maison ;point.
Elle met les virgules un peu n'importe où, mais c'est tout de même moi qui ai l'air d'une conne. N'empêche qu'il est à peine carrossable ce chemin. Il faut espérer qu'on ne va pas loin.
En fait, je me faisais du souci pour rien. Après le premier virage, les choses s'améliorent. Le chemin est toujours étroit mais son état s'est considérablement amélioré ; un vrai billard ! heureusement d'ailleurs car il faut rouler plusieurs bornes avant d'atteindre le petit étang aux grenouilles.
Je regarde autour de moi à la recherche d'une maison et je finis par apercevoir un portail qui est en train de s'ouvrir juste devant la voiture. Sarah pousse un petit soupir de satisfaction.
En fait, je me faisais du souci pour rien. Après le premier virage, les choses s'améliorent. Le chemin est toujours étroit mais son état s'est considérablement amélioré ; un vrai billard ! heureusement d'ailleurs car il faut rouler plusieurs bornes avant d'atteindre le petit étang aux grenouilles.
Je regarde autour de moi à la recherche d'une maison et je finis par apercevoir un portail qui est en train de s'ouvrir juste devant la voiture. Sarah pousse un petit soupir de satisfaction.
— C'est là !
Je ne vais pas jouer les emmerdeuses, mais je ne vois plus l'étang et, quand on est arrivées, il n'y avait pas de portail. S'il y a un truc, il est drôlement bien fait. Au point où j'en suis, soyons folles et entrons.
Le portail se referme lentement derrière nous, sans un bruit et une femme sort sur le porche d'un véritable petit château avec des tours, des créneaux et tout le tralala. Il me vient une idée idiote. Je commence à me dire que sur les vues aériennes, on doit voir un étang à cet endroit ; un étang avec une armée de grenouilles.
Sarah jaillit de la voiture et se jette dans les bras de la femme.
Le portail se referme lentement derrière nous, sans un bruit et une femme sort sur le porche d'un véritable petit château avec des tours, des créneaux et tout le tralala. Il me vient une idée idiote. Je commence à me dire que sur les vues aériennes, on doit voir un étang à cet endroit ; un étang avec une armée de grenouilles.
Sarah jaillit de la voiture et se jette dans les bras de la femme.
— Maman !
Elles on t l'air de beaucoup s'aimer parce qu'elles s'étreignent longuement en se faisant des tas de bisous puis Sarah se tourne vers moi.
— C'est ma maman !
Merci ! j'avais cru remarquer. Je m'avance à mon tour pour dire bonjour à la dame comme on m'a appris à faire quand j'étais petite mais je n'ai pas le temps de prononcer un mot que je me retrouve serrée dans des bras d'une douceur merveilleuse qui m'envoient directo au septième ciel.
— Bonjour, Rebecca chérie. Je suis tellement heureuse de te voir ! Sarah n'arrête pas de me parler de toi. Elle t'adore.
Alors là !, je ne sais pas vous mais à ce moment précis et à cet endroit précis, la chose dont j'ai le plus besoin, c'est un triple cognac. Et vous pouvez laisser la bouteille !
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Commentaires ()
Sarah serait une fée, et que dire du discours que sa mère lui tient...