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✦ matchless PokémonVR - Le Retour XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Hétéro Orientation principale dans ce chapitre

PokémonVR - Le Retour — Chapitre 2 · Monde mortel, mon vieil ami

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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matchless
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PokémonVR - Le Retour

Chapitre 2 · Monde mortel, mon vieil ami

   Ma dernière rencontre avec l'inspecteur Remure, à l'époque où PokémonVR était plus qu'un souvenir toxique, me revint aussitôt en tête. Quel inspecteur aurait pourtant pu croire à l'histoire d'un homme, la silhouette émaciée par des mois de sustentations artificielles, les cheveux rendus longs et gras par l'absence d'un entretien minimal, la bouche devenue pâteuse à force de demeurer close ? Je me souvenais encore de mon éloquence, rappelant un ivrogne débauché à la soif parfaitement étanchée, de mes mots hésitants et incomplets tandis que je peinais à lui expliquer le déroulé des événements. Pourtant, l'inspecteur Remure avait fait montre d'une patience hors-norme. M'aidant à achever des phrases que ma gorge, qui devait se réhabituer à produire des sons compréhensibles, peinait à conclure, il m'avait aidé à éclairer les enquêteurs sur la présence de tant de cadavres, allongés dans d'étranges tubes transparents comme autant de Blanche-Neige moins chanceuses que l'originale, tous reliés par des câbles à des machineries complexes dont même les ingénieurs travaillant en collaboration avec la police n'étaient pas parvenus à comprendre et analyser le fonctionnement. Il aurait été hautement probable que, s'il s'était agi d'un tout autre inspecteur, la suite de mes aventures se seraient poursuivies en prison, après qu'une sentence « coupable » eût été prononcée en constatant ma présence dans un lieu rempli de cadavres dont certains dataient de plusieurs semaines.
   Alors, lorsque je retrouvai ce même inspecteur, son uniforme de police parfaitement ajusté, son képi légèrement de travers sur son crâne chauve, ses yeux aussi vifs qu'ils étaient azurés, je me sentis confiant.  
   L'inspecteur nous avait donné rendez-vous, à Ayaka et moi, dans un café quelconque, un charmant bistrot quoique trop classique. Lorsque nous y entrâmes, ma petite-amie devant moi, l'inspecteur se leva poliment et leva la main afin de s'assurer que nous l'eussions repéré. À ma grande surprise, lorsque nous le rejoignîmes à sa table, autour de laquelle deux banquettes permettaient de confortablement s'installer, trois tasses de café encore fumantes nous attendaient patiemment sur la surface lisse et beige de la table.
 - Je vous ai commandés un café allongé à chacun, j'espère que ça vous ira, expliqua-t-il avec une voix agréable en nous serrant la main en guise de salutations.
 - C'est très aimable à vous, lui répondit Ayaka, gênée par cette attention.
Ma petite-amie, visiblement sous tension depuis que, la veille au soir, j'avais mentionné le nom de son oncle, l'instigateur du jeu vidéo qui avait failli nous coûter la vie à tous les deux, s'assit la première en face de l'inspecteur. Je ne la fis guère attendre et ne me fis pas prier pour porter la tasse encore brûlante à mes lèvres. Visiblement, l'inspecteur avait guetté notre arrivée ; le café, bouillant, avait probablement été servi quelques maigres secondes avant notre arrivée.
 - Je suis navré pour cette histoire, s'excusa l'inspecteur tandis qu'il goûta à son tour à sa tasse.
 - Vous n'y êtes pas pour grand chose, lui répondis-je.
 - C'est pourtant bien moi qui vous ai annoncé la nouvelle, poursuivit-il en secouant la tête. Je risque de faire ressortir pas mal de sales histoires.
 - Si vous le savez, j'imagine que vous avez de bonnes raisons de nous avoir appelés, intervint Ayaka.
L'inspecteur, qui n'avait pas lâché sa tasse, sembla ne s'apercevoir qu'à l'instant de la température de sa tasse ; il la reposa sur la table d'un geste vif et peu assuré avant de porter son pouce à sa bouche.
 - En effet, souffla-t-il après que la douleur de son pouce se fût partiellement calmée. Comme je vous l'ai expliqué, le docteur Riveria, l'oncle d'Ayaka, a à nouveau mis en place un jeu de mort. D'après les quelques recherches que nous avons effectuées, il s'agirait à nouveau d'un jeu Pokémon, mais l'histoire se déroulerait dans la région de Johto.
 - Johto, le deuxième génération de Pokémon, précisai-je malgré moi.
 - Exact. Il semblerait que les règles soient identiques à celles que vous m'avez décrites par le passé. Nous avons toutefois noté une différence important quant aux joueurs sélectionnés. Je vous laisse en juger par vous-mêmes.
Aussitôt, l'inspecteur glissa sa main dans l'une des poches internes de sa veste, lui donnant subitement l'allure d'un agent secret. Il en sortit une unique feuille de papier, dont seul le recto avait été utilisé. Y figuraient dix-huit noms, dix-huit pseudonymes qui, nous le comprîmes très vite, correspondaient aux pseudonymes des dix-huit joueurs victimes de l'oncle de ma petite-amie. Nous parcourûmes rapidement cette liste avant de comprendre ce que sous-entendait l'inspecteur quant à la différence entre les deux générations.
 - Aucun des noms ne m'est familier, remarquai-je.
 - À moi non plus, ajouta Ayaka.
Nous n'étions pas des sommités, mais nous étions tous deux de bons stratèges Pokémon, aussi parvenions-nous souvent à nous classer très haut dans les différentes compétitions, parfois mondiales, auxquelles nous participions. De ce fait, nous avions une connaissance assez approfondie des dresseurs à bon potentiel. Dans le première version de PokémonVR, nous ne connaissions pas tous les bêta-testeurs, mais environ la moitié de leurs pseudonymes nous était familière. Ici, nous ne connaissions personne.
 - Il a sélectionné de parfaits inconnus, murmurai-je.
 - Probablement des débutants, ajouta Ayaka.
 - Exact, répondit l'inspecteur d'une voix tendue par la gravité de cette découverte.
 - PokémonVR était un jeu extrêmement exigeant, fis-je remarquer. Des joueurs lambda ne pourraient jamais s'en sortir vivants !
 - C'est également la conclusion à laquelle nous sommes arrivés, expliqua l'inspecteur. Aucun de nous n'est réellement intéressé par cet univers, mais nous pensons avoir compris la complexité de ces jeux.   
Un lourds silence s'abattit alors entre nous. Aucun de nous trois n'osait plus parler tant l'horreur de cette découverte nous sidérait. Je ne pouvais imaginer les intentions de l'oncle d'Ayaka, le docteur Riveria, mais je ne parvenais pas à comprendre ce que tuer de parfaits inconnus lui apporterait.
 - Je peux vous demandez ce que vous attendez de nous ? demanda Ayaka en rompant finalement ce silence devenu insupportable.
 - C'est assez délicat à expliquer, entama-t-il d'une voix désormais tremblante.
 - Vous voulez nous envoyer enquêter en interne, devinai-je.
L'inspecteur me fixa avec respect de ses yeux bleus, et je compris aussitôt que j'avais vu juste.
 - Je vais être parfaitement transparent avec vous, expliqua-t-il. La police est totalement démunie. Votre oncle a beau être un véritable monstre, vous m'excuserez ces propos, mademoiselle, mais il n'en est pas moins brillant. Personne ne parvient à pirater son système, personne ne parvient à pénétrer dans les données du serveur pour intervenir sur le jeu. Nous avons tout essayé pour sauver ces joueurs, mais rien n'y a fait ; nous ne sommes parvenus à rien.
 - Mais alors, si vous n'arrivez pas à pénétrer dans le système, comment comptez-vous nous y faire entrer ? demandai-je en remarquant l'incohérence.
 - Le docteur Riveria a prévu deux tubes supplémentaires en état de fonctionnement, expliqua l'inspecteur. Nous ignorons pourquoi ces deux tubes sont vides, mais nous avons supposé qu'il espérait vous entraîner de force dans ce nouveau jeu.
 - C'est fort probable, réfléchis-je. Il doit beaucoup nous en vouloir, du moins à moi.
 - C'est la seule arme dont nous disposons contre lui, conclut l'inspecteur. J'ai conscience que, en vous ayant contactés, je joue selon les règles du docteur Riviera, mais je ne savais pas quoi faire d'autre. Bien entendu, rien ne vous oblige à accepter. Nous comprendrions parfaitement si vous estimez que nous vous en demandons trop.
Aussitôt, mon regard se posa sur Ayaka. Ma petite-amie avait fait de même. Nos yeux, pourtant encore tremblants de par les révélations précédentes, brillaient d'une lueur exprimant à chacun notre volonté de venir en aide à ces dix-huit malheureux.
 - De toute façon, si l'oncle d'Ayaka nous en veut, attendre en se cachant n'est pas la meilleure idée, déclarai-je. Je préfère tout miser et pourvoir vivre tranquillement par la suite avec Ayaka que d'être obligé de m'enfuir chaque fois que ce malade retrouve notre trace.
L'inspecteur, le visage illuminé par mon court monologue, nous demanda à chacun confirmation d'un simple regard. Ayaka appuya ma décision d'un signe de tête confiant.
 - Je ne vous en remercierai jamais assez, s'exclama-t-il. Ce n'est sûrement pas grand chose par rapport aux dangers qui vous attendent, mais je vais vous emmener jusque sur les lieux. Je peux aussi faire un détour, si vous avez besoin de récupérer quelques affaires.
Nous acceptâmes sa proposition, et bientôt, après avoir été récupérer quelques effets personnels chez nous, nous laissâmes l'inspecteur nous transporter.
   La ressemblance entre cette pièce et la salle des machines VR de la CR2VL, le Centre de Réalité-Virtuelle Vidéo Ludique, me sauta aussitôt aux yeux. J'y retrouvai les murs de béton, faisant penser à un bunker souterrain, le sol glacial malgré mes chaussures, les mêmes machines complexes émettant ce même ronron continu, probablement les systèmes de refroidissement de chacune des cellules VR présentes dans la pièce. 
   Ayaka, plus que la familiarité de cette pièce, se concentra sur les bêta-testeurs retenus prisonnier par dix-huit plaques de verre trempé. Neuf filles pour autant de garçons y étaient allongés, immobiles, comme si nous ne découvrions que leurs cadavres abandonnés. Chacun d'eux était pourtant en vie ; chacune des machines fonctionnait encore.  
 - C'est horrible, s'exprima Ayaka tout en réprimant des larmes horrifiées.
J'allai la rejoindre pour la serrer dans mes bras. Elle se trouvait actuellement devant la machine depuis laquelle une adolescente, la plus jeune de tous les bêta-testeurs, était branchée. Elle était plutôt mignonne, avec son visage trahissant une certaine harmonie dans les traits. J'imaginais cependant son caractère bien différent ; j'hésitais entre une simili-princesse insolente qui refusait le moindre non, et une grande timide incapable de placer deux mots successifs sans rougir. Une petite paire de lunettes rondes trônait sur ses yeux verts, habillant son visage déjà occupé par quelques petites taches de rousseur, que je trouvais parfaitement adorables, sur des joues légèrement arrondies accordées à ses cheveux roux nouées en une tresse cachée derrière son crâne.
 - Il n'a vraiment aucune pitié, ajouta-t-elle sans quitter des yeux le corps inerte de la jeune fille.
Ayaka et moi contemplâmes l'adolescente pendant quelques secondes encore. Mon bras encadrant ses frêles épaules, je la sentis trembler, incapable de supporter l'idée même qu'un membre de sa famille pût être à l'origine d'une telle ignominie. Sans doute Ayaka se sentait-elle responsable de cette tragédie, bien qu'elle n'eût jamais joué le moindre rôle dans les machinations de son oncle.
 - Nous devons y aller au plus vite, dis-je à haute voix sans m'adresser à quiconque en particulier. Avant que la première mort ne survienne.
 - Avant qu'ils n'atteignent Mauville, précisa Ayaka. Le premier champion, Albert, est difficile à passer, bien plus que Pierre dans la première génération.
J'acquiesçai, me remémorant mes traumatismes d'enfance devant ce champion terrifiant dépouillant mon équipe à l'aide de son Roucoups.
L'inspecteur Remure ne perdit pas de temps et héla une équipe de scientifique. Trois femmes et deux hommes, tous en tenue blanche parfaitement propre, accoururent auprès de nous pour nous escorter vers les deux derniers terminaux utilisables, l'unique porte d'entrée au monde infernal créé par l'oncle d'Ayaka. À peine m'y fus-je allongé que de douloureux souvenirs m'envahirent ; ma première expérience dans la CR2VL, à une époque où, encore insouciants, tous les bêta-testeurs, dont moi, avions hâte de tester cette version novatrice de notre jeu vidéo favori.  
 Les scientifiques nous ayant accompagnés préparèrent sous nos yeux plusieurs poches d'un liquide transparent, probablement des réserves de nutriments et autres denrées perfusables indispensables à notre survie. L'idée d'être entouré par des dizaines de spécialistes dans différents domaines était rassurant. L'inspecteur Remure, demeurant en arrière afin de ne pas gêner les scientifiques, nous toisait d'un regard dans lequel je crus desceller de l'admiration.  
 - Une équipe de police restera continuellement sur place, expliqua l'inspecteur avec calme. Personne ne pourra venir vous faire de mal pendant votre intervention. Vos corps seront en permanence sous monitoring, si bien que rien ne pourra vous arriver sans que des médecins se penchent sur le sujet. Nous nous portons garants de vos corps, il ne vous arrivera rien dans ce monde.
 - Tout est prêt ! affirma l'un des scientifiques qui avaient vérifié par trois fois le moindre branchement, le moindre paramètre.
 - Je ne peux plus que vous souhaitez bonne chance, et bon courage, nous salua l'inspecteur en baissant son chapeau.
En observant les yeux de l'inspecteur, j'eus la soudaine impression d'être devenu un héro. L'idée n'avait rien de déplaisante, je ne pouvais que l'admettre. Mais elle ne me libérait pas de l'horrible pression pesant sur mes épaules ; les vies de dix-huit novices reposaient entre nos mains, à Ayaka et moi-même. J'espérais pouvoir me montrer à la hauteur.
 À peine eus-je le temps de me morfondre que mes yeux se fermèrent paisiblement, les agents tranquillisants présents dans les poches que l'on nous avait injectées y étant pour quelque chose. Bientôt, je sentis mon esprit s'égarer, et je compris que, lorsque je me réveillerai, tout recommencera.
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olympien2213
22 septembre 2024 à 11:34
une suite que j'attendais un plaisir de revoir nos 2 héros avec de nouveaux testeurs
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JimmyMitchell
18 septembre 2024 à 15:12
Enfin l'épisode 2 ! J'avais trop hâte de lire la suite. Vivement le prochain chapitre :)
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Photo de profil de OlivX
OlivX
17 septembre 2024 à 07:42
Même chose pour moi, j'avais zappé le 1er épisode de cette saison 2.
Clifford et Ayaka replongent donc dans le jeu, mais les règles du jeu voulues par le docteur Riveria leur sont pour l'instant inconnues, sont-elles toujours aussi mortelles...
Modifié 17 septembre 2024 à 08:50
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coqbrig
16 septembre 2024 à 20:35
J'avais loupé l'épisode 1 de cette saison 2 ! Trop content de retrouver cet univers ! Merci Matchless.
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