Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
PokémonVR - Le Retour — Chapitre 1 · Rien n'est jamais achevé
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
PokémonVR - Le Retour
Chapitre 1 · Rien n'est jamais achevé
Un courant d'air rafraîchissant, le faisant agréablement frissonner des pieds à la tête, vint caresser la peau de sa joue. L'herbe lui chatouillait la plante des pieds, nus, tandis qu'il se promenait dans une vaste prairie dont l'herbe, d'un vert éblouissant sous un soleil radieux, s'étendait presque à l'infini. Seuls quelques mornes bâtiments gris, au loin, le privaient d'une impression de liberté absolue.
Clifford se promenait, profitant de ce que la nature avait à offrir de plus paisible, un calme inimitable, une profonde relaxation. Il s'immobilisa quelques instants, profitant de ce tableau pour inspirer profondément l'air pur des environs. De bonheur, ses yeux se fermèrent lorsqu'il prit une profonde inspiration, se rouvrirent sans empressement après plusieurs secondes de sérénité.
Un Tauros se rua sur lui. Sous la surprise, il ne parvint à éviter sa large corne, parfaitement aiguisée, venant le transpercer impitoyablement. Une douleur insoutenable lui coupa la respiration, expulsant instantanément toute la zénitude procurée par ce précédent moment de détente. Un long filet de sang s'écoula de sa bouche, quelques gouttes vinrent tacher le pelage brun du taureau sauvage qui poursuivit sa course effrénée, ignorant le passager clandestin qu'il transportait sur son museau. Sous les mouvements saccadés de tête de la bête à chaque de ses pas, sa corne, déchirant sa peau et ses organes internes, attisait une douleur déjà insupportable. Un temps presque infini s'écoula avant que le Tauros ne s'arrêtât. Baissant la tête, il permit au corps de Clifford de s'effondrer au sol, son sang, coulant désormais abondamment de sa plaie béante à travers laquelle toute l'anatomie humaine était distinguable, venant tacher l'herbe drue sur laquelle il reposait. Il sentit progressivement ses forces le quitter, la douleur augmenter. Par un inutile réflexe, il porta la main à son thorax, faisant se soulever son cœur lorsqu'il constata qu'il pouvait désormais plonger sa main dans son propre corps duquel s'échappait un épais et chaud liquide rougeâtre et poisseux. Clifford tenta d'appeler à l'aide, mais ses mots moururent dans sa gorge asséchée. Il perdit finalement connaissance, heureux que la douleur s'estompât enfin.
Clifford se promenait, profitant de ce que la nature avait à offrir de plus paisible, un calme inimitable, une profonde relaxation. Il s'immobilisa quelques instants, profitant de ce tableau pour inspirer profondément l'air pur des environs. De bonheur, ses yeux se fermèrent lorsqu'il prit une profonde inspiration, se rouvrirent sans empressement après plusieurs secondes de sérénité.
Un Tauros se rua sur lui. Sous la surprise, il ne parvint à éviter sa large corne, parfaitement aiguisée, venant le transpercer impitoyablement. Une douleur insoutenable lui coupa la respiration, expulsant instantanément toute la zénitude procurée par ce précédent moment de détente. Un long filet de sang s'écoula de sa bouche, quelques gouttes vinrent tacher le pelage brun du taureau sauvage qui poursuivit sa course effrénée, ignorant le passager clandestin qu'il transportait sur son museau. Sous les mouvements saccadés de tête de la bête à chaque de ses pas, sa corne, déchirant sa peau et ses organes internes, attisait une douleur déjà insupportable. Un temps presque infini s'écoula avant que le Tauros ne s'arrêtât. Baissant la tête, il permit au corps de Clifford de s'effondrer au sol, son sang, coulant désormais abondamment de sa plaie béante à travers laquelle toute l'anatomie humaine était distinguable, venant tacher l'herbe drue sur laquelle il reposait. Il sentit progressivement ses forces le quitter, la douleur augmenter. Par un inutile réflexe, il porta la main à son thorax, faisant se soulever son cœur lorsqu'il constata qu'il pouvait désormais plonger sa main dans son propre corps duquel s'échappait un épais et chaud liquide rougeâtre et poisseux. Clifford tenta d'appeler à l'aide, mais ses mots moururent dans sa gorge asséchée. Il perdit finalement connaissance, heureux que la douleur s'estompât enfin.
Clifford se réveilla en sursaut, son rythme cardiaque et sa respiration s'étaient emballés. Il porta instinctivement sa main à son torse, là où le Tauros l'avait sauvagement transpercé. Il fut soulagé de constater que son corps, entier, répondait à son toucher par un léger stimulus électrique. Son corps, dans un réflexe, expira bruyamment, expulsant la pression dont il était sujet depuis son réveil brutal. Un cauchemar, rien de plus. Un courant d'air froid le ramena à la réalité. Torse nu, il était assis dans son lit, les draps chassés par ses mouvements tandis qu'il avait lutté contre ce songe lugubre. Ses mains tremblaient sans ménagement, les souvenirs du sentiment de faiblesse qui s'était emparé de lui tandis qu'il se vidait oniriquement de son sang lui revenant en mémoire. Une sensation atroce qu'il espérait ne plus jamais connaître.
- Clifford !
La voix d'Ayaka le fit sursauter. Elle l'observait, inquiète, de ses yeux d'émeraude. Ses iris tremblaient légèrement, presque autant que le corps de Clifford.
- Je vais bien, parvint-il à articuler.
Il quitta le lit, refusant de rester allongé après la vision infernale dont il avait été la victime. Un nouveau courant d'air le fit frissonner, lui rappelant qu'il était nu, son sexe au repos se balançant à chacun de ses pas. N'ayant pas pour habitude de dormir en tenue d'Adam, il s'imagina s'être endormi, la veille au soir, après un coït qu'il se remémorait fougueux. Ayaka l'imita et se leva, tout aussi nue que son petit-ami. Clifford, incapable de se contenir, porta le regard sur sa poitrine envoûtante qui remuait tandis qu'elle le rejoignit, les traits de la jeune femme déformés par l'inquiétude avant qu'elle ne plaquât le dos de sa main contre son front brillant de transpiration.
- Tu es brûlant ! s'exclama-t-elle.
- Je me suis vu mourir, expliqua-t-il sans chasser la main de la jeune femme.
- Encore à cause de ce jeu ?
- Je me suis vu mourir, expliqua-t-il sans chasser la main de la jeune femme.
- Encore à cause de ce jeu ?
Clifford acquiesça. Ce cauchemar ne formait que la continuité d'une longue série de mauvais rêves, une continuité bien plus violente que précédemment, tant par la vraisemblance de la douleur ressentie que dans la mort en elle-même.
Ces flashs étaient causés par un traumatisme qu'il devait au jeu PokémonVR. Deux années auparavant, il avait survécu à un jeu vidéo virtuel ayant causé 18 morts parmi les 20 bêta-testeurs appelés à vérifier la jouabilité du jeu. La police avait étouffé l'affaire, et jamais personne n'en avait entendu parler. Pour ces raisons, Clifford refusait de consulter un psychologue afin de parler de ses cauchemars, au grand dam d'Ayaka. Les deux amoureux, qui s'étaient installés ensemble peu de temps après avoir survécu ensemble, avaient repris leur train-train quotidien, entre boulot, métro, apéro, dodo, parfois sodo.
Ces flashs étaient causés par un traumatisme qu'il devait au jeu PokémonVR. Deux années auparavant, il avait survécu à un jeu vidéo virtuel ayant causé 18 morts parmi les 20 bêta-testeurs appelés à vérifier la jouabilité du jeu. La police avait étouffé l'affaire, et jamais personne n'en avait entendu parler. Pour ces raisons, Clifford refusait de consulter un psychologue afin de parler de ses cauchemars, au grand dam d'Ayaka. Les deux amoureux, qui s'étaient installés ensemble peu de temps après avoir survécu ensemble, avaient repris leur train-train quotidien, entre boulot, métro, apéro, dodo, parfois sodo.
Un mince filet d'eau glacial coula légèrement sur les cheveux ébouriffés de Clifford. Le jeune homme, dont le corps tremblait sous la fraîcheur indésirée, attendit pendant une interminable quinzaine de secondes avant que la paresseuse chaudière ne daignât lui offrir sa chaleur. Le filet d'eau devint alors cascade, amenant tous les muscles du corps du jeune homme à se détendre. Clifford lava aisément son corps empestant la transpiration, peinant toutefois à laver son esprit des images l'ayant particulièrement atteint. Tandis qu'il parvenait progressivement à libérer sa tête de l'angoisse provoquée par ce songe morbide, une main vint l'enserrer délicatement autour de la taille, faisant sursauter Clifford qui jura sous la surprise.
- Désolée, je pensais que tu m'avais entendue, s'excusa Ayaka.
Le rythme cardiaque de Clifford cessa de s'affoler dès l'instant où il sentit le visage et la poitrine d'Ayaka se coller contre son dos. Elle demeura ainsi, paisible, pendant près d'une vingtaine de secondes, laissant l'eau lisser ses longs cheveux bruns.
- Excuse-moi pour m'être endormie, hier soir, dit-elle tandis que les deux amants profitaient de leur cascade matinale.
Clifford ignorait de quoi sa petite-amie faisait mention avant que des flashs de la nuit passée ne lui revinssent doucement. Ils avaient fait l'amour après de longs préliminaires. Clifford s'était amusé à caresser les lèvres rosées et humides de sa petite amie jusqu'à l'orgasme. Il se rappelait encore de son râle de soulagement lorsqu'elle avait joui, son corps tremblant sous les sensations provoquées par cette soudaine explosion hormonale. Il ne l'avait toutefois pas libérée pour autant ; sa langue avait pris la place de ses doigts pour jouer avec son clitoris, de la cyprine s'écoulant abondamment de son intimité. Surprise, elle avait serré les jambes si fort qu'elle avait presque assommé Clifford, sonné pendant une seconde et demi. À titre de vengeance, il s'était occupé de son clitoris jusqu'à la faire hurler une deuxième fois. Il se rappelait encore de la saveur de son intimité, humidifiée comme rarement elle avait été. La soirée n'avait pas pris fin pour autant. Clifford, excité lui aussi, s'était placé entre les jambes de sa douce et l'avait pénétrée précautionneusement. Ayaka en avait hurlé de luxure, jouant involontairement des hanches en laissant son petit-ami s'installer confortablement en elle. Il avait alors entamé ses va-et-vient sous les gémissements de la jeune femme qui, terrassée par une journée laborieuse et deux intenses orgasmes, avait fini par s'endormir pendant leur coït, à la suite d'une troisième extase.
- Ne t'en fais pas, répondit-il après s'être remémoré les diverses scènes. Tu étais fatiguée, c'est normal.
Ayaka ne répondit pas. Elle décida plutôt de faire glisser ses mains, d'humeur joueuse, jusqu'à l'entrejambe fièrement dressée du jeune homme, revigorée par les souvenirs de la veille.
- Je paye toujours mes dettes, lui susurra-t-elle à l'oreille tout en lui intimant de se retourner.
Clifford obéit sans se faire prier. Il se retourna, sa petite-amie, nue comme au réveil, face à lui. Il aimait toujours autant regarder sa poitrine féminine, pointant fièrement en avant malgré les sensations de chaleur procurées par leur douche commune. Elle disparut du champ de vision de Clifford lorsqu'elle s'agenouilla devant son petit-ami. Elle posa sa main sur sa verge tendue tandis que l'eau chaude continuait de détendre leurs muscles ankylosés par la nuit. Ayaka, arborant un sourire révélateur de son émoi, leva la tête afin de croiser le regard impatient de Clifford. Elle acheva de le faire languir et, bientôt, le prit goulûment en bouche, enchaînant des mouvements d'avant en arrière, doux et délicats, tandis que sa main droite massait savamment ses testicules. Elle jouait tendrement de sa langue, caressant le contour du gland quand elle ne s'amusait pas avec la différence de succion pour détendre son amant. Après plusieurs minutes de ce traitement de faveur, Clifford sentit la jouissance monter. Il en informa Ayaka qui cessa aussitôt sa fellation. Elle attrapa le membre de son partenaire et le masturba vigoureusement, son autre main n'ayant cessé de masser les testicules du jeune homme.
- Ayaka, je ne vais plus tenir.
- Ne te retiens pas, laisse-toi aller, répondit-elle tout naturellement.
- Ne te retiens pas, laisse-toi aller, répondit-elle tout naturellement.
Clifford relâcha la pression qui le torturait depuis son réveil. Il sentit son appareil génital gonfler tandis que sa semence ne songeait qu'à atteindre le monde extérieur. Un long filet blanchâtre sortit de son uretère, venant s'envoler pour mieux atterrir sur le visage ravi d'Ayaka. La jeune femme sentit la substance chaude se déposer sur son visage. Elle ferma les yeux de justesse ; un jet malicieux atteignit sa paupière droite. Elle continua d'agiter activement sa main autour du pénis de son partenaire jusqu'à ce qu'elle le sentît reposé. Elle se releva, quatre filets de sperme barrant son visage angélique.
- Tu es magnifique, dit Clifford dans un réflexe.
Les deux amants s'embrassèrent sous l'eau qui leur sembla subitement bien moins chaude.
La journée s'écoula lentement pour les deux amants. Clifford, après les événements survenus dans PokemonVR, avait reconstruit sa vie. Il avait trouvé un nouvel appartement (l'ancien appartenait à son ex-petite-amie qui n'avait que très peu apprécié la relation qu'il entretenait désormais avec Ayaka, au point où elle ne fut qu'à deux deux doigts de jeter la valise de Clifford par la fenêtre) et un travail. Joueur de jeux vidéo peut-être, mais il fallait également travailler pour vivre sa passion. À bas les clichés sur les joueurs incapables de faire quoi que ce fût d'autre que de tenir une manette à longueur de journée, Clifford avait toujours été studieux. De ce fait, suite à la grande épopée qu'avait été PokémonVR, il était parvenu à décrocher un Master de management, ses multiples sessions sur des titres tels que SimCity, ou encore Clash of Clans l'ayant initié à la gestion de ressources. À présent, Clifford travaillait pour une entreprise internationale d'import-export, basée sur le port du Havre, le deuxième plus gros port français, là où l'activité commerciale battait son plein.
Ayaka, quant à elle, était parvenue à décrocher une place d'ingénieure en cybersécurité dans une entreprise havraise. Leurs journées étaient souvent bien remplies, et souvent rentraient-ils éreintés après une journée de dur labeur. En règles générales, le jeune couple profitait du restant de leur soirée pour regarder un feuilleton à la télévision, une série sur l'une des chaînes de streaming pour lesquelles ils s'étaient abonnés, ou se livrant quelques duels de Pokémon en échangeant sur la neuvième génération nouvellement sortie sur Nintendo Switch, appréciant la liberté offerte par un monde ouvert riche, mais gâchée par une optimisation peu aboutie.
Ayaka, quant à elle, était parvenue à décrocher une place d'ingénieure en cybersécurité dans une entreprise havraise. Leurs journées étaient souvent bien remplies, et souvent rentraient-ils éreintés après une journée de dur labeur. En règles générales, le jeune couple profitait du restant de leur soirée pour regarder un feuilleton à la télévision, une série sur l'une des chaînes de streaming pour lesquelles ils s'étaient abonnés, ou se livrant quelques duels de Pokémon en échangeant sur la neuvième génération nouvellement sortie sur Nintendo Switch, appréciant la liberté offerte par un monde ouvert riche, mais gâchée par une optimisation peu aboutie.
Seulement un tiers de leur épisode de Good Doctor avait passé lorsque le téléphone sonna. Clifford, la tête confortablement installée sur les genoux d'Ayaka, râla lorsqu'il se leva pour décrocher le combiné. Sa démarche, altérée par sa réticence à se lever, amusa la jeune femme qui ne se retint guère pour se moquer de son homme.
- Allô ? dit Clifford en décrochant l'appareil.
Lorsque les traits du jeune homme passèrent de la contrariété à un étrange mélange entre de la peur, de l'horreur et du désespoir, Ayaka ne put s'empêcher de paniquer. Elle tenta de capter des informations, de se tenir au courant de la conversation, mais l'interlocuteur de Clifford semblait ne pas parler suffisamment fort pour lui permettre de comprendre parfaitement les mots sortant de sa voix grave.
- J'en discute avec Ayaka et je vous tiens au courant, dit finalement Clifford après près de deux minutes de suspens insoutenable.
Le jeune homme raccrocha, encore sous le choc par ce qu'il venait d'entendre.
- Clifford ? Qu'est-ce qui se passe ? S'inquiéta Ayaka.
Un long silence s'imposa. Clifford demeurait silencieux, les yeux perdus dans le vide. Ayaka, immobile depuis son canapé, ne pouvait le quitter des yeux.
- Ton oncle a repris du service, finit-il par lâcher. PokémonVR est de retour, avec vingt nouveaux bêta-testeurs.
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Commentaires ()
La qualité de l'écriture est toujours au rdv! Hâte de lire la suite :)
J'ai tellement hâte de lire cette nouvelle épopée! Bon courage pour l'écriture :)