Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Juste un regard... — Chapitre 1 · Première soirée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Juste un regard...
Chapitre 1 · Première soirée
18 Février, 1h30 – Lyon, Métro D
J'étais là, debout, le regard dans le vide, un casque sur les oreilles qui balançait du bon vieux rock. Le métro était assez plein pour cette heure tardive, des gens qui comme moi avaient sûrement fait la fête, un samedi soir. Étant étudiant, j'avais fêté le début des vacances pour me vider le cerveau. Un peu sous l'effet de l'alcool et de la fatigue, je ne faisais pas attention à où mon regard se posait. J'étais dans cet état où l'effet de l'alcool est à peine discernable, légèrement hébéter par la boisson mais aussi par la fatigue.
Je remarqua alors cette femme, assise, renfermée sur elle même. Son regard était à peine discernable à travers sa frange noire. On distinguait tout de même qu'elle avait fait un maquillage rapide, de la même teinte que ses cheveux tout autour de ses yeux. Une casquette au motif camouflage, elle même recouverte de la capuche de son sweat recouvrait le reste de sa tête. Plus bas sur sa figure, siégeait un piercing, planté dans le nez et un lourd maquillage noir recouvrait ses lèvres. « Elle était jolie cette gothique ».
Je la regardait, sans prêter attention à la lourdeur de mon regard. Elle qui faisait partie de la gente qui se fait accoster, siffler, attoucher, devait subir mon regard comme elle devait en subir tant d'autres. Dans mes songes, je finis par y penser, détourna le regard, afin de la libérer de cette emprise. « Mais quel con, je la défigure comme un charo' !». Le métro s'arrêta, je fus contraint de laisser passer un groupe d'amis alcoolisés. Puis je me repositionna et trouva, seulement une fraction de seconde, ses yeux qui se posait sur moi. Elle avait relevé légèrement la tête, et dévoila son visage qui était magnifique.
Voulant me plonger dans ses yeux une nouvelle fois, je me risqua à quelques coups d'œil, en faisant attention à ne pas être insistant car cette fois-ci, j'avais un peu plus réfléchi que précédemment. Elle avait sorti son téléphone et pianotait dessus avec grâce. Je décida de m'attarder un peu plus sur sa personne. Elle devait être assez grande, « maigre aussi ! » me dis-je. Ses pieds étaient rentrer vers l'intérieur, signe de vouloir se créer une bulle. « Elle cherche à se protéger des mecs comme moi. Mais bon... merde à la fin ! elle est belle ! ». Je ne parvenais plus à détourner mon regard, c'était trop tard, sa beauté m'avait ensorcelé.
La sortie, que je prenais, arrivait. Je me tourna vers la porte, et vu dans le reflet qu'elle se leva pour s'approcher de moi. Elle devait être à peine plus petite que moi, qui suis particulièrement grand. Sa taille devait donc avoisiner le mètre quatre vingt, sans talon. Ça je le vis d'un rapide coup d'œil remarquant un jean noir finissant en patte d'eph sur des chaussure de skate qui ne variaient pas de la couleur globale de la tendance gothique. Les portes s'ouvrirent et la quasi intégralité de la rame sortit moi compris, subissant occasionnellement de légères bousculades. Puis, lors d'une d'entre elle, je sentis quelque chose s'accrocher à mon bras, et me poussait vers une petite sortie prise que très rarement par la foule. Je me rendis vite compte de ce qu'il se passait.
Cette fille m'avait attiré dans un coin et me plaqua contre un mur après un virage. Je l'avais laissé faire, perdu par la situation. Elle rapprocha son visage du mien. Elle sentait divinement bon. Un parfum de violette parvint à mes narines.
— Embrasse moi !
— J'te demande pardon ?
— J'te demande pardon ?
Moi qui croyais qu'elle allait me foutre un coup dans les couilles pour calmer mes désirs, je fut totalement surpris.
— Tu me veux, alors embrasse moi ! Et surtout, ferme la.
— Excuses moi de te décevoir, mais non, certainement pas ! Je sais pas si t'es alcoolisée, folle ou sérieuse mais je me fais du soucis si tu fais ça à tous les hommes qui te regardes dans la rue.
— Excuses moi de te décevoir, mais non, certainement pas ! Je sais pas si t'es alcoolisée, folle ou sérieuse mais je me fais du soucis si tu fais ça à tous les hommes qui te regardes dans la rue.
Elle relâcha la pression, recula légèrement et me dévisagea.
— Écoutes, j'ai pas le temps pour tous tes élans de romantisme, si tu veux me baiser, je te propose de le faire directement, sinon dégage !
— Donc en faite, t'es totalement sérieuse. Bah excuse mois de t'avoir dérangé, je préfère dégager. T'es belle mais l'amour c'est mieux que la baise. Même si on est dans l'air du plaisir, de temps en temps, un peu de sentiment ça fait pas de mal.
— Donc en faite, t'es totalement sérieuse. Bah excuse mois de t'avoir dérangé, je préfère dégager. T'es belle mais l'amour c'est mieux que la baise. Même si on est dans l'air du plaisir, de temps en temps, un peu de sentiment ça fait pas de mal.
Elle sourit, et se recula définitivement de sur moi.
— T'es un sacré phénomène toi !
— Pourquoi d'habitude, ils se jettent sur toi ?
— À vrai dire, pas grand monde me regarde avec désir. C'est plus souvent du dégoût ou de la pitié.
— Je ... Comment, ... ça te dit de venir boire un coup, j'ai que de la bière ou du soft et c'est pas pour coucher mais je serai ravi de te connaître un peu plus et de discuter.
— Pourquoi d'habitude, ils se jettent sur toi ?
— À vrai dire, pas grand monde me regarde avec désir. C'est plus souvent du dégoût ou de la pitié.
— Je ... Comment, ... ça te dit de venir boire un coup, j'ai que de la bière ou du soft et c'est pas pour coucher mais je serai ravi de te connaître un peu plus et de discuter.
Elle me regarda, sans doute surprise par ma demande qui se posait là comme un cheveux sur une soupe. Je me décolla du mur et commença à sortir doucement du couloir, satisfait par ma proposition saugrenue.
— Au fait, je m'appelle Louis.
Je sentais son regard sur moi, qui pesait autant que le mien auparavant. Puis je finis par entendre ses pas se diriger vers moi, assez rapidement pour vouloir me rattraper.
18 février, 2h25 – Lyon, Cité étudiante.
Cela devait bien faire quarante minutes que l'on parlait, de tout et de rien. La discussion était facilitée par les quatre bouteilles de bière qui trônaient sur le bar de la cuisine, qui sert aussi de table à manger. Tout les deux assis en face de l'autre, on à l'air de deux potes qui se connaissent depuis longtemps. La fatigue a laissé place à la tranquillité de l'esprit. Puis assez vite, les discussions tournèrent autour du sexe même si j'essayais d'éviter ce genre de sujet le plus possible. Ambre, c'est comme ça qu'elle s'appelle, à finit par me poser LA question.
— Mais dis-moi, si tu t'es refusé à me farcir, ce serait pas parce que tu veux faire ta première fois avec ‘‘le grand amour'' ?!
Elle avait fait la grimace comme si ça lui arracher la langue de penser que ça existe.
— Farcir ?? Mais t'es pas de la viande !
Elle me regarda fixement, pour ne pas perdre la conversation. Elle voulait le savoir, et que je ne détourne pas du sujet. Alors je repris, légèrement embarrassé. Je pense même avoir rougi sur le coup.
— Non je ne le suis pas, mais rien de bien folichon la première fois et puis, quasiment rien depuis. Et toi ? je serai ravi de savoir !
— Je l'ai fait, mais le connard avec qui j'ai commencé à pris seulement soin de sa gueule..
— Et tu ne crois pas qu'avec un peu de ce romantisme que tu détestes tant, ce ne serait pas mieux, que tu puisses prendre ton pied parce que le mec, ou la meuf, en face, veut aussi ton plaisir ?
— Ça se défend, mais se caser, c'est quand on ne veut plus profiter de la vie. C'est d'un lassant, devoir subir toujours la même personne, coucher toujours qu'avec elle, lui appartenir parce qu'au moindre truc tu t'engueules avec elle. Sérieusement, qui veut d'une vie comme ça maintenant ?
— Dis comme ça, aussi pessimiste, ça ne donne pas envie. Mais si tu le vois de mon point de vue, c'est beaucoup plus réjouissant. Tu construis quelque chose avec une personne dont tu ne veux que le plaisir. Tu fondes un lien fort. Il ne suffit pas de se supporter, il faut vivre, pleinement. C'est ça qui rend heureux, voir que la personne qui t'est le plus cher est elle-même heureuse.
— Je l'ai fait, mais le connard avec qui j'ai commencé à pris seulement soin de sa gueule..
— Et tu ne crois pas qu'avec un peu de ce romantisme que tu détestes tant, ce ne serait pas mieux, que tu puisses prendre ton pied parce que le mec, ou la meuf, en face, veut aussi ton plaisir ?
— Ça se défend, mais se caser, c'est quand on ne veut plus profiter de la vie. C'est d'un lassant, devoir subir toujours la même personne, coucher toujours qu'avec elle, lui appartenir parce qu'au moindre truc tu t'engueules avec elle. Sérieusement, qui veut d'une vie comme ça maintenant ?
— Dis comme ça, aussi pessimiste, ça ne donne pas envie. Mais si tu le vois de mon point de vue, c'est beaucoup plus réjouissant. Tu construis quelque chose avec une personne dont tu ne veux que le plaisir. Tu fondes un lien fort. Il ne suffit pas de se supporter, il faut vivre, pleinement. C'est ça qui rend heureux, voir que la personne qui t'est le plus cher est elle-même heureuse.
Je continua à essayer de la persuader de l'amour tout en la regardant, ou plutôt en la détaillant. Elle avait tout de même, par politesse, retiré sa capuche et sa casquette. Une chevelure lisse et ébouriffé tombait sur ses épaules dénudées. Elle avait laisser sa veste sur sa chaise, ne portant qu'un débardeur épais noir. Elle avait, dorénavant de visible, des taches de rousseur sur le haut des joues et sur ses épaules. Belle n'était finalement pas le mot pour la décrire. En revanche, magnifique, canon ou encore sublime lui allait parfaitement. Nous continuâmes à parler pendant plus d'une heure, parlant plus facilement de notre vie privée. Au bout d'un temps indéterminé, elle s'en alla. Avant qu'elle ne parte, nous échangions nos numéros de téléphone, lui demandant au passage de m'avertir de son arrivé chez elle, pour ne pas avoir à m'inquiéter et un simple geste de main conclut la soirée.
À suivre ...
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