Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le rituel de Gabrielle — Chapitre 2 · Le goût des retrouvailles
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Le rituel de Gabrielle
Chapitre 2 · Le goût des retrouvailles
L'air était encore moite lorsque Gabrielle quitta sa salle de bain.
Elle laissa la porte ouverte pour laisser les vapeurs se dissiper. A pieds nus et à pas feutrés, elle retourna au salon. Ses longs cheveux clairs étaient plus foncés maintenant qu'ils étaient humides. Plaqués contre le coton gris de son tee-shirt déjà trempé par l'eau qu'ils dégorgeaient, ils étaient responsables de la chair de poule qui parsemait sa peau en dessous. Ses jambes dénudées furetaient dans la lueur tendre du soleil qui déclinait au travers de la baie vitrée. Elle grimpa comme une enfant sur le confortable canapé qui lui avait tant manqué et se laissa glisser contre son assise moelleuse. Ses doigts écartés longèrent le cuir frais comme si elle en découvrait les courbes pour la première fois. Elle se pencha en avant, et ses bras nus s'écrasèrent avec douceur contre lui, le faisant à peine soupirer. Sa menue poitrine suivit le chemin, mais contre elle, le cuir était plus fort, plus dur, plus ferme. Ce fut lui qui l'écrasa, et Gabrielle qui soupira.
Elle laissa la porte ouverte pour laisser les vapeurs se dissiper. A pieds nus et à pas feutrés, elle retourna au salon. Ses longs cheveux clairs étaient plus foncés maintenant qu'ils étaient humides. Plaqués contre le coton gris de son tee-shirt déjà trempé par l'eau qu'ils dégorgeaient, ils étaient responsables de la chair de poule qui parsemait sa peau en dessous. Ses jambes dénudées furetaient dans la lueur tendre du soleil qui déclinait au travers de la baie vitrée. Elle grimpa comme une enfant sur le confortable canapé qui lui avait tant manqué et se laissa glisser contre son assise moelleuse. Ses doigts écartés longèrent le cuir frais comme si elle en découvrait les courbes pour la première fois. Elle se pencha en avant, et ses bras nus s'écrasèrent avec douceur contre lui, le faisant à peine soupirer. Sa menue poitrine suivit le chemin, mais contre elle, le cuir était plus fort, plus dur, plus ferme. Ce fut lui qui l'écrasa, et Gabrielle qui soupira.
Son ventre roula contre l'assise et son aine, légèrement découverte, se couvrit à son tour d'un frisson surpris. Le léchage de la peau froide du fauteuil sur la sienne encore brûlante exprimait la joie de leurs retrouvailles. Elle déplia les jambes pour laisser ses cuisses épouser la forme matelassée sous elle, et put enfin se laisser aller.
Les yeux clos, Gabrielle sentait s'évaporer de son corps toutes les agitations de la journée. Le cuir lui picotait la joue, mais il sentait bon, si bon. Il sentait à la fois son odeur à elle, celle qu'elle ne portait qu'à l'intérieur, la vraie, celle de sa peau lavée de toute artificialité ; et ce parfum tanné typique, légèrement relevé, aussi profond qu'un secret, imposant et enjôleur. C'était l'odeur la plus incroyable, la plus réconfortante et la plus vivante qu'elle connaissait. Aucune autre ne l'enveloppait avec autant de force et de délice, l'accueillant en son sein comme si elle était une petite fille à protéger.
Un sourire béat aux lèvres, elle se mit à le caresser. Comme ça, sans conscience, juste ses doigts qui glissaient contre lui, réapprenant tout de sa texture, de son usure, de sa façon de respirer. Il n'y avait pas de bruit dans l'appartement, seulement celui, infime, du bout de ses doigts qui dansaient sur le cuir comme cinq minuscules vagues à sa surface. Peut-être celui, enfin apaisé et presque assoupi, de son cœur, sourd sous sa poitrine aplatie. Plus rien d'autre n'existait.
Gabrielle pressa son corps contre l'assise, comme si elle voulait étreindre quelqu'un. Elle entrouvrit la bouche pour inspirer et expirer plus profondément, mais c'était tout ce cuir qu'elle respirait, lui et rien d'autre. Il chatouillait sa commissure, lui renvoyait son air chaud. Elle frotta sa joue contre lui, tourna un peu la tête et l'embrassa du coin des lèvres puis le caressa d'elles, faisant rouler leur chair rose et humide contre son obscurité presque tendre.
La sensation éveilla en elle une forme d'attraction curieuse et primaire. Elle sortit le bout de sa langue et le lécha avec lenteur. Le parfum de caractère qu'il dégageait s'imprima sur ses papilles et envahit l'espace jusqu'à sa gorge. C'était bon. Elle recommença, plus franche. Sa langue s'étala sur la peau, la couvrit de salive. Gabrielle la lapait avec application, toute entière dévouée aux sensations qui s'éveillaient dans son corps. Elle aimait ça : sentir de minuscules coins d'elle se mettre à bouillir timidement, des coins d'elle dont elle n'avait jusqu'alors même pas conscience. Quelque chose, par exemple, pétilla dans sa poitrine, au creux de ses seins, puis descendit dans le bas de son ventre où il battit des ailes. Dans son esprit, tout demeurait éteint : c'était son corps, sa chair, qui recouvrait sa pleine conscience.
Et cette sensibilité exacerbée naissait au creux de ses cuisses, car Gabrielle ne sentit qu'à cet instant l'incroyable fermeté qui pétrissait son pubis, comme si c'était là plus que n'importe où ailleurs que le cuir se faisait dur et texturé. D'abord timides et hésitantes, ses hanches répondirent à la provocation. Gabrielle cambra le bas de son dos et se frotta contre le cuir. Elle portait une culotte en coton dont le vert émeraude contrastait avec poésie à la surface de l'assise, comme un nénuphar à peine éclos égaré sur un lac noir. La sensation, en revanche, fut moins tendre que l'image. La douceur chaleureuse de son sous-vêtement se chiffonna contre la rugosité presque âpre du cuir. Cela la fit gémir, elle s'en étonna.
C'est que Gabrielle eut l'impression de se frotter à un refus qui lui donna seulement plus envie de l'amadouer. Elle connaissait son cuir, elle savait comment l'adoucir, comment déceler la tendresse qu'il renfermait, comment aller la chercher avec son corps. Alors elle recommença. Les reins creusés, elle ondula des hanches contre lui. Elle bougeait peu, mais avec insistance. Elle faisait durer le mouvement lorsque son bassin revenait lustrer l'assise de tout son poids. Elle serra une main sur son rebord généreux, crispait l'autre contre sa peau un brin usée, se faisait lascive et doucereuse. Ce ne fut qu'en s'entendant haleter qu'elle se rendit compte qu'elle était excitée.
Le cuir lui renvoyait chacun des souffles qu'elle faisait buter contre lui, mais il commençait à se réchauffer malgré tout. Elle le lécha encore, cette fois sans plus feindre de ne pas être gourmande, et remua un peu plus franchement. Le cuir accrochait les fibres de sa culotte qui s'étirait dans un sens et puis dans l'autre, titillant faiblement la fente émotive qu'elle protégeait.
Les secondes se perdirent. Gabrielle les sentait presque se disséminer dans son corps comme les éclats silencieux d'un feu d'artifice. Sa chair éveillée percevait la moindre subtilité du frottement qu'elle s'infligeait. Le froissement de sa culotte contre le cuir remplissait ses oreilles sourdes au monde extérieur. Le frottement du coton contre la peau lisse de son pubis et les plis qu'il faisait plus bas, autour de ses lèvres intimes, comme s'il voulait s'immiscer en elles sans le pouvoir, était l'insupportable essoufflement des baisers qui ne peuvent être consommés. Résonnant en elle comme dans un puits, la voix de son désir susurrait l'appel interdit.
Le souffle court, Gabrielle éprouvait tous ces nœuds qui se serraient dans son ventre et la minuscule boule de chaleur liquide qui grossissait au creux de ses reins. C'était un fabuleux cercle lubrique. Plus elle sentait cette boule étanche se remplir et se tendre, prête à percer et à se déverser en elle, plus elle cherchait à l'aguicher et à la provoquer encore, cherchant son point de rupture, l'y poussant et l'y rattrapant une seconde avant qu'elle n'éclate. Plus elle jouait à cela en se limant contre le cuir, plus ses terminaisons nerveuses se nouaient en divers endroits de son corps, dessinant en elle le fil rouge de son vice.
Elle ouvrit l'une de ses jambes sur le côté et le cuir embrassa l'intérieur de sa cuisse comme s'il n'avait rien attendu d'autre. Flattée, Gabrielle s'alanguit contre lui, répondant au baiser de sa peau avide, lui en donnant un autre avec sa bouche, à sa surface encore brillante de salive. Son genou plié dépassait du bord de l'assise. Le serrant contre le rebord, elle se fit glisser sur le côté, assez pour que son entrejambe atteigne cette courbe où le cuir se plissait. Un frémissement gronda dans son bas-ventre et ses éclairs remontèrent jusqu'à l'arrière de sa nuque. Le cuir ici n'avait pas encore été réchauffé par ce feu que renfermait sa chair.
Gabrielle écarta son autre jambe sur l'assise et maintint sa cuisse droite serrée contre le panneau vertical du canapé, prenant son rebord en otage au creux de son corps. Elle se lova plus amoureusement contre son tendre cuir et vint mordre ses plis alors qu'elle recommençait à bouger sur lui. L'arrondi du rebord était plus dur que l'assise et tous ces plis lui offraient autant de reliefs qui pressaient, ouvraient et tranchaient ses lèvres intimes, molles et timides sous le coton de sa culotte.
Ces intrusions franches la firent gémir sans qu'elle puisse s'en empêcher et ses pauvres gémissements presque honteux encouragèrent son corps à plus de friction. Elle y donna le rythme de ses flammes, accéléra d'abord ses longues allées et venues puis ralentit pour les rendre plus appuyées, plus tortueuses. Elle relevait parfois les fesses pour mieux revenir s'écraser entre les plis fermes du cuir. Mais ce qu'elle préférait, c'était quand son corps redescendait le long du rebord, pesant d'assez de force pour que les plissures épaisses écartent sa fente et oppressent le coton dans sa vulve.
— Tu aimes ça, hein ? souffla-t-elle contre le cuir odorant avant de le mordre à nouveau, laissant son goût posséder ses sens.
Au fond de son ventre, la boule de chaleur avait percé, d'un tout petit trou d'où s'écoulait sa lave. Gabrielle la sentait s'écouler à l'intérieur d'elle jusqu'à venir poindre entre ses lèvres intimes, perler à l'entrée de son vagin. Sous l'assaut des frottements répétés, ce feu finit par pleuvoir. Une, deux, trois gouttes tachèrent sa culotte.
— Moi j'aime ça... Tu sens comme j'aime ça ? Je suis sûre que je suis toute mouillée.
Comme le cuir demeurait dur et brutal dans sa façon de la lécher, Gabrielle se fit plus tyrannique avec lui. Elle le polissait avec tant de frénésie et de dévouement qu'il n'aurait pu que s'en attendrir. Elle, en revanche, sentait sa peau prête à exploser. La boule pleine de son plaisir atteignait son étirement maximal et elle commençait à se faire douloureuse. Elle avait besoin d'éclater.
Sans cesser de se secouer sur le cuir, Gabrielle s'appuya un peu plus sur son côté gauche et baissa les yeux vers son entrejambe épousant l'arrondi du rebord avec une faim de louve. Elle descendit une main sur son sein, le pétrissant au travers de son tee-shirt alors qu'elle donnait maintenant quelques coups de reins langoureux à son cuir amoureux. Son mamelon était plus ferme que d'habitude et elle adora lui faire du mal en le comprimant dans sa paume. Victime de son impatience grandissante, sa main continua toutefois sa route et glissa dans sa culotte. Il avait suffi d'écarter l'élastique du sous-vêtement pour que la chaleur presque tangible de son sexe s'en échappe. Gabrielle retint son souffle lorsque son index et son majeur vinrent ouvrir ses lèvres. Elle dut s'y reprendre deux fois, sa fente était glissante.
Lentement, elle revint s'appuyer contre le rebord et onduler sur son relief, observant le spectacle. Offrande irrémédiable et enfin dévoilée, son clitoris gonflé vibrait sous les frictions qui l'assaillaient maintenant sans plus d'autre protection que le coton mouillé. Gabrielle en ressortit la main et se resserra autour du rebord.
— Oh oui, je suis trempée, souffla-t-elle en venant glisser ses doigts humides d'elle contre le cuir. Sens-le...
Elle essuya ses phalanges à sa surface et, rebaissant la tête, observa le vert émeraude devenu vert forêt entre ses jambes. Il moulait ses lèvres. Elle le sentait aussi à la fluidité plus langoureuse que lui offraient les caresses du cuir. Elle en profita encore de longues secondes, noyant la pièce de ses gémissements presque plaintifs, se frottant avec acharnement au cuir que sa langue devenue obscène n'en finissait plus de lécher plus haut. Quand le tremblement de ses cuisses devint trop intense, quand l'appel suppliant de son sexe finit par la mordre de l'intérieur, Gabrielle se redressa sur ses avant-bras.
Le haut du buste relevé, elle happa l'air un peu plus frais de la pièce comme un chien au soleil et écrasa ses fesses vers l'assise, secouant encore son corps incendié de terribles va-et-vient. Dans cette posture, le cuir râpait le bout de ses tétons. L'intérieur de sa cuisse repliée en travers de l'assise lui brûlait. L'ouverture de sa hanche droite commençait à être douloureuse. Mais rien, rien de tout cela n'avait d'importance quand tout ce qu'elle percevait, c'était le battement affolé de son clitoris.
D'une main tremblante, elle revint entre ses jambes, cette fois pour écarter solennellement le tissu qui la séparait de son cuir. Elle négligea le coton mouillé de sa culotte dans le pli de son pubis et en caressa la peau lisse, légèrement bronzée, aplatissant sa paume contre sa chaleur, épousant d'elle l'entrouverture pulpeuse de sa fente.
La différence de température entre l'air extérieur et cette chatte brûlante de désir accéléra sa pluie. Une goutte presque laiteuse glissa entre les plis du cuir, comme si elle salivait d'avance de ce qui l'attendait.
Gabrielle hoqueta d'un petit oh de candeur et de surprise d'éprouver autant de plaisir. Comme si elle cherchait encore à faire durer la délicieuse torture qui cassait ses reins, elle se regarda réavancer les hanches et embrasser le cuir plissé de sa fente mouillée. Un gémissement brusque assécha ses cordes vocales. N'en pouvant plus d'attendre, elle étreignit à nouveau le rebord du canapé et savoura les retrouvailles de leurs peaux sans plus aucun obstacle entre elles.
La boule allait exploser pour de bon. L'obscurité texturée sous Gabrielle en transe se souillait d'elle, glissait à chaque fois plus mielleusement dans son intimité. Les gestes de Gabrielle devenaient chaotiques. Ses doigts se serraient tant sur l'assise qu'ils lui faisaient mal. La cambrure de ses reins lui donnait l'impression qu'elle allait se casser en deux. Mais rien n'importait pas, et elle n'était rien de tout cela. Elle n'était plus rien d'autre que son plaisir, que ce corps baisé par du cuir qui voulait jouir.
Mais on sonna à la porte.
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Commentaires ()
Merci beaucoup pour ces textes que j'affectionne particulièrement !