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✦ loubachoun_lyonnais Tous les chemins mènent à toi (extrait) XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Tous les chemins mènent à toi (extrait) — Chapitre 4 · Cuisine

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loubachoun_lyonnais
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Tous les chemins mènent à toi (extrait)

Chapitre 4 · Cuisine

Je rentrais de ma première journée de travail, encore pris dans le rythme à apprivoiser, les noms à retenir, les visages trop lisses. Fatigué, mais soulagé de retrouver quelque chose de familier.
— Doudou, appelai-je en laissant tomber mes clés sur le meuble de l'entrée.
— Dans la cuisine !
Je poussai la porte... et je m'arrêtai net.
Elle était là, de dos, nue sous son tablier. Le tissu s'arrêtait au-dessus de ses cuisses, découvrant sans détour la courbe de ses fesses, baignées par la lumière chaude de la pièce. Une main tenait un saladier contre elle, l'autre fouettait lentement une crème. Ses hanches accompagnaient le mouvement du bras, souples, presque dansantes, comme si elle pétrissait autant la pâte que mon regard.
Mon sexe se tendit aussitôt, prisonnier dans mon pantalon, réveillé d'un coup par le tableau devant moi. Je m'approchai, attiré, collai mon bassin contre ses fesses nues. Ma respiration se bloqua une seconde avant de glisser contre sa peau. Mes lèvres trouvèrent sa nuque, tiède et douce.
— Ça me donne faim, ça...
Elle continua de fouetter sans se retourner, mais sa voix descendit d'un ton, plus douce, plus basse, avec ce grain moqueur qu'elle prenait quand elle savait exactement ce qu'elle provoquait.
— Ça tombe bien... j'ai tout ce qu'il faut pour te nourrir.
Je gardai mes mains sous le tablier, posées contre son ventre. Sa peau, tiède et souple, vibrait légèrement sous mes paumes. Je la caressai lentement, savourant cette courbe tranquille que je connaissais par cœur, ce creux familier qui me ramenait à elle sans effort.
— Hm... la bonne brioche, soufflai-je contre sa nuque.
Elle rit, bas et chaud, sans ralentir son mouvement, comme si ce petit mot déclenchait exactement la réaction qu'elle attendait.
— Attention, c'est fragile une brioche. Faut pas l'écraser si tu veux qu'elle lève comme il faut.
Un sourire étira mes lèvres pendant que mes mains remontaient le long de ses flancs, lentement, comme si je suivais un chemin connu et pourtant redécouvert à chaque fois. Lorsqu'elles atteignirent sa poitrine, je les posai avec précaution, la tenant tout entière dans mes paumes. Je les caressai longuement, du creux des doigts jusqu'à la base, en remontant vers les pointes déjà dures, dressées sous le tissu.
— Et ceux-là... des melons bien mûrs. T'as pas triché sur la taille, Doudou.
Elle pencha doucement la tête en arrière, comme pour m'offrir son cou, et son souffle se fit plus court, plus haché.
— Tout est local, monsieur. Bio, de saison, et juteux.
Je ris tout contre sa peau, mes pouces effleurant ses tétons durcis à travers le coton fin du tablier, et je sentis son ventre se contracter légèrement sous mes doigts.
— Si les melons sont comme ça... j'ose à peine imaginer la chantilly.
Elle s'arrêta juste un instant, assez pour que je sente le sourire se dessiner dans son dos. J'enroulai un bras autour de sa taille et la fis pivoter lentement. Elle se tourna vers moi sans un mot, le tablier tendu entre nous, pressé contre sa poitrine par la chaleur de son corps. Son regard accrocha le mien, brillant de cette malice tranquille qu'elle sortait quand elle savait qu'elle gagnait.
Je posai mes mains sur son visage et l'embrassai sans retenue. Sa bouche s'ouvrit aussitôt sous la mienne, sa langue chercha la mienne dans une lenteur brûlante. Nos bassins restaient collés, le tissu trop fin pour masquer l'érection tendue contre elle, les seins qu'elle m'offrait à travers la toile, le souffle court qui battait entre nous.
Quand elle recula, juste assez pour me regarder, elle esquissa ce sourire qui voulait tout dire.
— Alors... qu'est-ce que t'attends pour déballer ton cadeau ?
Ma main glissa dans son dos, trouva le nœud. Je le dénouai sans me presser, mais avec cette tension sourde dans les doigts, ce besoin mal contenu qui montait depuis qu'elle s'était retournée. Le tissu céda, glissa sur ses épaules, longea ses flancs, puis tomba à ses pieds, sans un bruit, comme une invitation muette.
Elle ne bougea pas. Nue, tranquille, offerte. Elle me laissa la regarder. Juste ça. Et c'était pire que tout.
Ses seins lourds, la peau tendre, la courbe douce de son ventre, ses hanches pleines et calmes — tout en elle appelait mes mains, ma bouche, mon corps entier. Je sentais mon sexe pulser sous le pantalon, douloureux, comprimé. Mon souffle se coinçait dans ma gorge. Elle ne disait rien. Elle savait. Elle me tenait par la simple évidence de sa présence.
Elle recula lentement, sans me quitter des yeux, posa une main sur la table, puis grimpa sans un mot. Le bois gémit sous son poids. Elle s'allongea sur le dos, ses jambes entrouvertes, ses cheveux étalés comme une nappe brune autour de son visage. Sa respiration était rapide. La mienne tremblait.
— Alors, souffla-t-elle. Tu comptes me napper ou juste me baver dessus ?
Je saisis le pot de chantilly, deux doigts plongés dedans sans réfléchir. Mon corps allait plus vite que ma tête.
— Je vais commencer par les morceaux qui me rendent fou.
Je m'approchai d'elle, incapable de penser à autre chose qu'à sa peau. Allongée ainsi, elle ressemblait à un dessert trop beau, trop chaud, trop prêt. Sa poitrine montait et descendait sous mes yeux, gonflée par l'envie, les tétons sombres, durs, dressés comme des fruits mûrs qui m'attendaient. Mes reins tendus, mon souffle court, mes doigts tremblants — j'étais à la limite.
Je laissai tomber une première noisette de crème sur le sommet de son sein gauche. Elle frissonna aussitôt, un soupir guttural lui échappa, et je faillis grogner.
Je me penchai, ma langue frôla la crème, tournant lentement autour du mamelon sans jamais le toucher. Je léchais comme on explore un plat rare : avec soin, mais affamé. Je voulais tout. Tout goûter, tout sentir, tout prendre. Et je n'avais pas assez de bouche pour elle.
Quand je happai enfin le téton entre mes lèvres, en l'aspirant avec une lenteur calculée, elle gémit plus fort, sa main m'agrippa les cheveux, et je sentis mes hanches avancer d'elles-mêmes, à peine, comme un réflexe animal.
— Tu vas me faire fondre... souffla-t-elle, haletante.
— Pas avant moi, répondis-je, la voix plus rauque que je l'aurais voulu.
Je déposai une nouvelle touche de crème, plus basse, juste sous le rebond de son sein. Elle fondit aussitôt sur sa peau chaude, traça un filet blanc jusqu'à la base. Ma langue suivit la ligne d'un trait, rapide, tremblant d'envie. Je mordis la chair tendre, juste ce qu'il faut, avant de reprendre son mamelon entre mes lèvres, plus fort, cette fois incapable de me freiner.
Son dos se cambra, ses cuisses bougèrent, et ses gémissements montaient, courts, haletants, pleins. J'étais à bout. Je la suçais, la léchais, je tournoyais autour d'elle sans répit, alternant la douceur de la crème au froid délicat, et la chaleur palpitante de sa peau. Sa poitrine vibrait à chaque mouvement de ma langue. Elle ne contrôlait plus rien. Moi non plus.
Je quittai lentement ses seins, déposai un dernier baiser mouillé sur la courbe tendre, puis descendis plus bas. Ma bouche longea la ligne souple de son ventre, tiède et rond, cette brioche moelleuse qu'elle assumait sans complexe et que j'adorais savourer. Chaque souffle faisait se lever et retomber cette douceur vivante sous mes lèvres.
Je passai la langue juste au-dessus de son nombril, puis ajoutai une pointe de chantilly au creux de sa hanche. Elle fondit à peine, se mêla à sa peau satinée, et j'en suivis la trace, lentement, bouche ouverte, langue à l'affût. J'avais faim d'elle. Pas seulement de son goût. De sa chaleur. De cette tension sous mes doigts.
— T'as pas idée comme t'as bon goût, soufflai-je, le menton posé contre sa peau.
Elle rit doucement, un souffle plus qu'un rire, mais il se brisa sur un soupir quand je descendis un peu plus, ma langue frôlant les contours du bas-ventre, là où tout devenait plus chaud, plus dense, plus vivant. Je ne me pressais pas. Chaque centimètre comptait. Chaque frémissement valait plus qu'un mot.
Ses doigts s'agrippaient à la table. Son bassin s'ouvrait déjà à moi. Elle était là, tendue, offerte, comme un dessert encore intact et je n'avais pas encore goûté à son fruit le plus mûr.
Je descendis lentement le long de son ventre, la bouche collée à sa peau chaude, la suivant souffle après souffle. Elle réagissait par de légers frissons, à peine visibles, mais que je sentais sous mes lèvres, comme un langage silencieux entre nous. Chaque centimètre carré goûté me donnait encore plus envie de l'avoir entièrement, et pourtant, le jean que je portais me comprimait au point de me couper le souffle. Mon sexe, tendu à m'en faire mal, cognait contre le tissu, et il ne tenait qu'à un fil que je garde le contrôle.
Je me redressai un instant, juste assez pour m'arracher à elle. D'un geste rapide, presque fébrile, je déboutonnai mon pantalon, baissai tout d'un coup, caleçon inclus, et les laissai tomber au sol sans me soucier d'où ils atterrissaient. La sensation de l'air contre ma peau nue me fit frissonner, mais ce frisson-là fut aussitôt englouti par la chaleur qui me montait des reins. Mon sexe se dressait, dur, brûlant, prêt à éclater, mais je n'y touchai pas, pas encore, parce que je savais exactement ce que je voulais faire avant tout.
Je me penchai à nouveau entre ses cuisses, mes mains venant écarter doucement ses jambes pour mieux la voir. Son abricot s'offrait à moi, gonflé, luisant, frémissant. Un fruit parfaitement mûr, tendre et sucré, comme si elle m'attendait depuis des heures. Je restai un instant figé devant elle, le souffle court, juste pour la regarder, pour savourer l'image autant que le désir qu'elle faisait naître en moi.
— J'me lasserai jamais de cette vue-là... jamais, soufflai-je, presque pour moi-même, la voix coupée par ce mélange de faim, d'amour, et de pure envie.
Je passai un doigt entre ses lèvres intimes, lentement, juste pour sentir à quel point elle était trempée. Elle était brûlante, offerte, et sa réaction ne se fit pas attendre : son bassin remua sous ma main, un soupir traversa ses lèvres, et ses hanches s'ouvrirent un peu plus comme si son corps me suppliait d'y aller.
Je pris une noisette de chantilly au bout des doigts et la déposai juste en dessous de son noyau, histoire de la faire frissonner encore. Puis je me penchai, sans perdre une seconde, et collai ma bouche contre elle.
Je commençai large, lent, langue bien à plat, remontant depuis la base jusqu'au sommet en traçant un sillon moelleux entre ses lèvres. Son goût m'envahit aussitôt, sucré, salé, intense. Elle gémit dès le premier contact, un gémissement profond, brut, celui qu'on ne contrôle pas parce qu'il part du ventre.
Je continuai, précis cette fois, alternant les coups de langue longs et les pressions plus ciblées autour de son bouton. Elle attrapa le bord de la table d'une main, l'autre glissa dans mes cheveux, m'attirant contre elle avec une urgence qui me donna encore plus envie de la faire chavirer. Ses cuisses se refermaient légèrement sur mon visage à chaque va-et-vient de ma langue, son bassin se soulevait, ses jambes tremblaient, et moi, concentré comme jamais, je la léchais comme on termine un dessert préféré : avec application, avec envie, et sans en perdre une miette.
Je continuai, méthodique, précis, la bouche collée à son abricot comme si c'était la seule chose qui comptait. Ma langue tournait autour de son noyau, d'abord lentement, puis avec un peu plus de pression, juste ce qu'il fallait pour la faire monter sans jamais la brusquer. Ses cuisses m'enserraient parfois, se détendaient aussitôt, et chaque fois que je changeais de rythme, son souffle suivait, haletant, plus rapide, plus dense.
Ses gémissements n'étaient plus timides, ils venaient du fond, mêlés à cette tension qu'on sent dans tout le corps quand ça monte trop fort pour rester sage. Sa main, dans mes cheveux, ne me laissait plus le choix : elle me tenait là, contre elle, avec une autorité douce, mais ferme. Et moi, je m'appliquais, encore et encore, absorbé par sa chaleur, sa peau contre ma bouche, son goût qui me rendait accro.
Je passai un bras sous ses hanches pour mieux la soulever contre moi, pour mieux sentir ses tremblements. Sa voix se brisa dans un gémissement plus aigu, presque un cri retenu, et son ventre se contracta sous ma joue. Je sentais sa petite perle gonflée, battant, hyper-sensible. Je suçai plus fort, ma langue se resserrant sur ce point précis, pendant que mes doigts pressaient doucement ses cuisses pour qu'elle tienne bon.
— Mon amour... souffla-t-elle dans un souffle brisé. Je... j'vais...
Son dos se cambra d'un coup, ses jambes se refermèrent sur moi, puis se tendirent en grand. Son corps se souleva de la table dans une secousse violente. Un cri rauque lui échappa, pur, incontrôlable, et je sentis son orgasme la traverser comme une vague brutale. Elle tremblait partout, à la limite de perdre pied, secouée par des spasmes qui remontaient de ses reins jusqu'à sa gorge.
Je continuai doucement, jusqu'à ce qu'elle retombe, vidée, les muscles relâchés, la poitrine soulevée par un souffle erratique.
Quand je relevai la tête, sa main quitta mes cheveux, et son regard, encore flou, croisa le mien avec une intensité tendre et épuisée.
Elle tendit la main vers moi, attrapa ma nuque et m'attira contre elle. Je me redressai, mon sexe dur pressé contre le rebord de la table, et me penchai pour l'embrasser. Sa bouche avait ce goût chaud, salé, après le plaisir, et je l'embrassai lentement, longtemps, pour prolonger ce qu'elle venait de vivre.
Ses lèvres quittèrent les miennes à peine quelques secondes, juste pour murmurer :
— Maintenant... j'veux te sentir en moi.
Sa voix était basse, voilée, encore secouée, mais son regard était clair. Elle n'en demandait pas plus. Elle me réclamait, entière, là, maintenant.
Je m'enfonçai lentement en elle, debout au bord de la table, mes mains plaquées contre ses cuisses ouvertes. Elle me recevait toute, encore tiède et moite de l'orgasme précédent. Mon sexe la traversait avec cette lenteur tendue, contrôlée, qui me coûtait chaque seconde. Elle gémit, bas, rauque, sa tête basculée en arrière, les paupières à demi closes. Je commençai à bouger, des va-et-vient amples, réguliers, calés à son souffle.
Je bougeais en elle, lentement, puissamment, savourant la tension qui montait à chaque poussée. Son corps vibrait sous le mien, sa poitrine suivait le rythme de mes reins, et ses gémissements, étouffés contre sa propre main, me rendaient fou. Et puis, entre deux soupirs, elle tourna légèrement la tête, ses yeux brillants à demi voilés par le plaisir :
— Attends... bouge pas... reste en moi...
Je me figeai aussitôt, le souffle suspendu, le corps tendu. Elle leva les jambes, glissa sur le côté sans se détacher, puis pivota sur la table d'un mouvement lent, contrôlé, presque félin. Sa chair me serrait toujours, m'enveloppait encore, et elle parvint, dans un glissement fluide, à rouler sur le ventre tout en me gardant en elle.
Elle s'installa à plat, la poitrine contre le bois tiède de la table, les bras allongés devant elle, les pieds bien calés au sol, et son bassin cambré juste ce qu'il fallait pour me garder profondément logé entre ses cuisses. Sa moule me tenait serré, chaud, encore plus étroit dans cette nouvelle position.
Je grognai sans réfléchir, saisi par la sensation brutale de profondeur et de chaleur qu'offrait cette cambrure nouvelle. Mes mains retrouvèrent sa taille, je m'accrochai à elle, et je repris mes va-et-vient, plus puissants, plus ancrés, le claquement de mes hanches contre ses fesses rythmé et précis.
Chaque poussée déclenchait un soupir plus fort, plus tendu. Elle me prenait avec tout son corps, tout son dos tendu vers moi, tout son bassin offert. Elle ne reculait pas, elle m'appelait. Et moi, je répondais, sans plus penser, juste porté par ce besoin brut de la posséder entière, là, maintenant.
Je la prenais avec tout ce que j'avais. Mes mains cramponnées à sa taille, mes reins claquant contre ses fesses pleines dans un bruit mat, dense, presque hypnotique. Elle me serrait plus fort à chaque poussée, ses gémissements devenaient plus courts, plus brisés, comme si elle ne savait plus comment contenir ce qui montait en elle.
Moi non plus.
La chaleur me remontait le ventre, tendait ma gorge, me rendait presque sourd. Ses mains se crispaient sur le bord de la table, ses pieds plantaient dans le sol, son dos se creusait sous mes coups de reins.
— Encore... souffla-t-elle dans un râle, haletante. Lâche rien...
Je ne lâchai rien.
Je la sentais vibrer, tressaillir, tout son corps appelait l'explosion, et je me raccrochais à elle, à sa peau, à cette cambrure qui me rendait fou. Chaque poussée était plus profonde, plus tendue, plus urgente.
— Doudou... je vais...
— Moi aussi... gémit-elle, presque en pleurs, son corps entier tendu sous moi.
Et d'un coup, ce fut le vertige.
Elle se contracta autour de moi dans une vague chaude, puissante, incontrôlable. Son cri monta, étranglé, brut, sa tête posée sur la table, ses jambes tremblantes. Et moi, emporté avec elle, je me déversai dans son ventre dans un gémissement rauque, serré contre ses reins, incapable de ralentir, incapable de me retenir.
Je jouis fort, profond, en elle, entier. Son corps m'aspirait, m'enveloppait, nous collait l'un à l'autre comme si on ne formait plus qu'un seul être brûlant, essoufflé, tremblant.
On resta là, sans bouger, le souffle mêlé, encore reliés par ce lien chaud, vivant, vibrant. Ma tête s'appuya sur son dos, mes mains glissèrent lentement sur ses hanches, juste pour la tenir, encore un peu.
— Tu m'as tué... soufflai-je contre sa peau humide.
Elle rit, faible, un rire flou, heureux, encore traversée par des frissons.
— Alors, crevons ensemble... mais heureux.
Je restai en elle, encore ancré, bercé par son souffle sous moi. Mes mains entouraient sa taille, mes lèvres effleuraient ses épaules. Tout autour, la cuisine sentait la crème et le foutoir. Mais là, contre elle, c'était calme. C'était simple. C'était exactement ce qu'il me fallait.
Elle tourna légèrement la tête, ses cheveux collés à sa tempe, les joues encore chaudes, les yeux mi-clos. Et dans un murmure à peine plus fort qu'un souffle, elle lâcha :
— J'crois que j'ai envie d'avoir un enfant...
Mon cœur manqua un battement. Pas de panique. Juste cette drôle de chaleur, plus douce, plus solide que tout le reste. Je posai mes mains un peu plus fermement sur ses hanches, puis, sans réfléchir, je souris et répondis :
— Dans ce cas, il nous reste plus qu'à inaugurer le salon.
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