Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Une Main en Métropole — Chapitre 1 · (Commande d'histoire)
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Une Main en Métropole
Chapitre 1 · (Commande d'histoire)
Appartement. Fin de nuit.
Alarme qui te réveille.
Migraine depuis la veille
D'alcool, que ce matin suit.
Tâtonnement de ta main.
Interrupteur qu'elle cherche.
Esprit embrumé qui perche.
"Putain, c'est déjà demain !"
Alarme qui te réveille.
Migraine depuis la veille
D'alcool, que ce matin suit.
Tâtonnement de ta main.
Interrupteur qu'elle cherche.
Esprit embrumé qui perche.
"Putain, c'est déjà demain !"
Brûlure de tes yeux
Lorsque s'allume la lampe.
Fatigue en ton corps qui rampe
Et t'extirpe, sommeilleux,
Du lit. Ta tenue t'attend ;
Elle est là, sur cette chaise
Placide qui te la tend.
Lorsque s'allume la lampe.
Fatigue en ton corps qui rampe
Et t'extirpe, sommeilleux,
Du lit. Ta tenue t'attend ;
Elle est là, sur cette chaise
Placide qui te la tend.
Résonance sur le bol
Blanc qu'à poil, tu noies d'urée.
Douche bâclée sans durée.
Pantalon. Cravate. Col.
Lacets noués mollement.
Odeur d'homme dans ta piaule.
Chat qui râle plus qu'il miaule.
Croquettes. Ronronnement.
Blanc qu'à poil, tu noies d'urée.
Douche bâclée sans durée.
Pantalon. Cravate. Col.
Lacets noués mollement.
Odeur d'homme dans ta piaule.
Chat qui râle plus qu'il miaule.
Croquettes. Ronronnement.
Café froid. Pas de courant.
Perdu ta clé de bagnole.
Des relents au goût de gnôle
Que ton estomac te rend
En reliquats de bistro.
Froide aussi la rue puante,
Et froide la main courante
De la bouche du métro.
Perdu ta clé de bagnole.
Des relents au goût de gnôle
Que ton estomac te rend
En reliquats de bistro.
Froide aussi la rue puante,
Et froide la main courante
De la bouche du métro.
Rame bondée. Quai grouillant.
Tu cramponnes ta paresse
A la barre. Alors t'agresse
Du départ le biiiiiiip bruyant.
Portes pincées sur un corps.
Un second biiiiiiip. Un troisième.
Enfin fermées au tantième.
Foule serrée. Regards morts.
Tu cramponnes ta paresse
A la barre. Alors t'agresse
Du départ le biiiiiiip bruyant.
Portes pincées sur un corps.
Un second biiiiiiip. Un troisième.
Enfin fermées au tantième.
Foule serrée. Regards morts.
Un bras, plus haut que le tien,
S'agrippe aussi à la barre.
Le métro bouge et démarre.
Cette bague lui va bien...
Il la porte à son majeur.
Un rouge grenat y brille.
L'anneau d'or aussi scintille
A ce doigt tout en largeur.
S'agrippe aussi à la barre.
Le métro bouge et démarre.
Cette bague lui va bien...
Il la porte à son majeur.
Un rouge grenat y brille.
L'anneau d'or aussi scintille
A ce doigt tout en largeur.
Son ongle est manucuré.
Sa phalange très épaisse.
Sa manche est ouverte et laisse,
Sous le tissu rayuré,
Voir son poignet masculin
D'une éloquente puissance.
Il n'est qu'un rien de distance
Entre son poing et le tien.
Sa phalange très épaisse.
Sa manche est ouverte et laisse,
Sous le tissu rayuré,
Voir son poignet masculin
D'une éloquente puissance.
Il n'est qu'un rien de distance
Entre son poing et le tien.
Trois, cinq stations plus tard,
Ton œil toujours s'y attache.
Tu te sens presque un peu lâche,
De fantasmer le costard
Qui se trouve au bout du bras,
Sans le voir. Sans assumer.
Et si tu lui faisais face...
Ose... Vois ce qu'il se passe...
Non. Cesse de présumer.
Ton œil toujours s'y attache.
Tu te sens presque un peu lâche,
De fantasmer le costard
Qui se trouve au bout du bras,
Sans le voir. Sans assumer.
Et si tu lui faisais face...
Ose... Vois ce qu'il se passe...
Non. Cesse de présumer.
Alors, un parfum. Subtil.
Le menthol de son haleine,
Bien plus fraîche que la tienne,
Te parvient. Mais que fait-il !
Se peut-il qu'il ait senti
Ton regard voler les charmes
De sa main ? Tu es sans armes,
D'autant de monde certi.
Le menthol de son haleine,
Bien plus fraîche que la tienne,
Te parvient. Mais que fait-il !
Se peut-il qu'il ait senti
Ton regard voler les charmes
De sa main ? Tu es sans armes,
D'autant de monde certi.
Soudain, pour te comprimer
A la barre que tu presses
Descend tout contre tes fesses
Sa main, et d'y imprimer
Un pétrissage appuyé.
Son souffle se fait plus proche.
Sa poigne est comme un reproche
A ton cul trop habillé.
A la barre que tu presses
Descend tout contre tes fesses
Sa main, et d'y imprimer
Un pétrissage appuyé.
Son souffle se fait plus proche.
Sa poigne est comme un reproche
A ton cul trop habillé.
Engagé sous le tunnel,
Le train est dans la pénombre.
Or, sous cette voûte sombre,
Dessus l'épaule d'untel,
Tu peux scruter la grandeur,
Mirée sur telles fenêtres,
Du beau mâle de deux mètres
Qui te tient sous sa hauteur.
Le train est dans la pénombre.
Or, sous cette voûte sombre,
Dessus l'épaule d'untel,
Tu peux scruter la grandeur,
Mirée sur telles fenêtres,
Du beau mâle de deux mètres
Qui te tient sous sa hauteur.
Tu voudrais te retourner,
Voir l'inconnu qui t'allume,
Mais ton corps est une enclume
Et le sien à te cerner,
T'en empêcher et te ceindre,
Te dominer, te contraindre
Semble vouloir se borner.
Voir l'inconnu qui t'allume,
Mais ton corps est une enclume
Et le sien à te cerner,
T'en empêcher et te ceindre,
Te dominer, te contraindre
Semble vouloir se borner.
L'anesthésie du public
Qui surpeuple la voiture
Fait qu'on n'entend ta ceinture
Céder d'un infime "clic".
Puis sa main sous ton manteau
S'impose, et tu laisses faire,
Quand, sûr de lui, sans manière,
Il t'empoigne le poteau.
Qui surpeuple la voiture
Fait qu'on n'entend ta ceinture
Céder d'un infime "clic".
Puis sa main sous ton manteau
S'impose, et tu laisses faire,
Quand, sûr de lui, sans manière,
Il t'empoigne le poteau.
Plus proche encore, il se met
A te masturber la pine,
Et ton esprit hallucine
Du cadre où cela se fait.
Son geste est calme et discret,
Rien ne le laisse paraître ;
Il te donne, tel un maître,
Un kif sévère et secret.
A te masturber la pine,
Et ton esprit hallucine
Du cadre où cela se fait.
Son geste est calme et discret,
Rien ne le laisse paraître ;
Il te donne, tel un maître,
Un kif sévère et secret.
Il te surprend de désir.
Autour, on descend, on monte,
Mais nul ne perçoit la honte
Qui se mêle à ton plaisir.
Enfoncée dans ton futal,
Sa paume est terrible et douce.
A ton gland, son bout du pouce
Dicte un délice brutal.
Autour, on descend, on monte,
Mais nul ne perçoit la honte
Qui se mêle à ton plaisir.
Enfoncée dans ton futal,
Sa paume est terrible et douce.
A ton gland, son bout du pouce
Dicte un délice brutal.
Obéissant, ton méat
Se met à pleurer ta mouille,
Et tu sens dans chaque couille
Monter un plaisir béat.
Ta bouche s'entrouvre en cœur
Et ton cœur en feu s'emballe ;
Cette branlette inégale
Te soumet à ton vainqueur.
Se met à pleurer ta mouille,
Et tu sens dans chaque couille
Monter un plaisir béat.
Ta bouche s'entrouvre en cœur
Et ton cœur en feu s'emballe ;
Cette branlette inégale
Te soumet à ton vainqueur.
Sa main dominante va
Et vient sur ta queue sans cesse...
Sans cesse ou presque : elle laisse
De temps en temps planté là
Ton sexe fébrile et dur.
Mais dès que lui s'en repose,
Elle y revient puis t'impose
Un étau d'autant plus sûr.
Et vient sur ta queue sans cesse...
Sans cesse ou presque : elle laisse
De temps en temps planté là
Ton sexe fébrile et dur.
Mais dès que lui s'en repose,
Elle y revient puis t'impose
Un étau d'autant plus sûr.
Bientôt, son souffle à ton cou
Somme un frisson. Ton oreille
Capte une voix sans pareille
Te chuchotant un mot fou :
Dans ton propre col, ton pif
Se cache et fleure la clope
Lorsque ce mot de "salope"
Tombe du souffle lascif.
Somme un frisson. Ton oreille
Capte une voix sans pareille
Te chuchotant un mot fou :
Dans ton propre col, ton pif
Se cache et fleure la clope
Lorsque ce mot de "salope"
Tombe du souffle lascif.
Tu as loupé ton arrêt.
A celui-ci, l'arrêt dure.
Tu coules sous la torture
De la pression qu'il te met.
Il te maintient contre lui.
Ses doigts plus vite te branlent
Lorsque les wagons s'ébranlent
Et qu'il raffermit l'étui.
A celui-ci, l'arrêt dure.
Tu coules sous la torture
De la pression qu'il te met.
Il te maintient contre lui.
Ses doigts plus vite te branlent
Lorsque les wagons s'ébranlent
Et qu'il raffermit l'étui.
Tu souffres de tes abdos
Contractés pour t'interdire
De gémir ni de lui dire
Que tu le sens dans ton dos.
Car ton manteau est fendu
D'un décimètre à l'arrière
Et n'oppose sa barrière,
A son gros membre tendu.
Contractés pour t'interdire
De gémir ni de lui dire
Que tu le sens dans ton dos.
Car ton manteau est fendu
D'un décimètre à l'arrière
Et n'oppose sa barrière,
A son gros membre tendu.
C'en est trop. Tu n'en peux plus.
Le sperme monte en ta verge
Tu jouis. Il s'expulse, asperge
La peau de ses doigts velus.
Il est essoufflé aussi.
Il s'essuie dans ton calbute.
Plus qu'une pauvre minute ;
Le métro s'arrête ici.
Le sperme monte en ta verge
Tu jouis. Il s'expulse, asperge
La peau de ses doigts velus.
Il est essoufflé aussi.
Il s'essuie dans ton calbute.
Plus qu'une pauvre minute ;
Le métro s'arrête ici.
Tout doucement, ton bourreau
Lâche ta queue ramollie,
Sort de la ouate salie,
Te privant de son fourreau.
Puis, lentement, la pression
De son grand corps t'abandonne.
Tu te tournes. Plus personne
Au terminus de Nation.
Lâche ta queue ramollie,
Sort de la ouate salie,
Te privant de son fourreau.
Puis, lentement, la pression
De son grand corps t'abandonne.
Tu te tournes. Plus personne
Au terminus de Nation.
Tu erres dans le couloir
Qui te remonte à l'air libre.
Tu sens que colle ton chibre ;
Pas de change avant ce soir.
Dehors, le temps noir et gris
Pisse une pluie dégueulasse.
Ta cheffe est une connasse.
Tes collègues tous aigris.
Qui te remonte à l'air libre.
Tu sens que colle ton chibre ;
Pas de change avant ce soir.
Dehors, le temps noir et gris
Pisse une pluie dégueulasse.
Ta cheffe est une connasse.
Tes collègues tous aigris.
Tu mesures ton retard.
Tu as moins que rien envie
De poursuivre cette vie...
Et tu roules ton pétard.
Dans ta poche, pas de feu.
Ouf ! Il est dans l'autre poche.
"Putain. Le temps est trop moche,
'Ya pas du soleil un peu !"
Tu as moins que rien envie
De poursuivre cette vie...
Et tu roules ton pétard.
Dans ta poche, pas de feu.
Ouf ! Il est dans l'autre poche.
"Putain. Le temps est trop moche,
'Ya pas du soleil un peu !"
Mais à chercher ce briquet
Lorsque ta main se faufile,
Elle sort, plié en mille,
Ce qui semble être un ticket
De bus, à deux euros dix.
Et au revers, tu déchiffres
Un petit cœur, quelques chiffres
Qui suivent un zéro six...
Lorsque ta main se faufile,
Elle sort, plié en mille,
Ce qui semble être un ticket
De bus, à deux euros dix.
Et au revers, tu déchiffres
Un petit cœur, quelques chiffres
Qui suivent un zéro six...
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Merci. Ceci étant, cher Monsieur du Jardin,
Lorsque vous me flattez d'un joli compliment,
Veuillez sur ce clavier - je vous prie humblement,
User de vos dix doigts et lâcher ce gourdin :
Vous lire se fera, je crois, plus aisément. ;-)
Un réel plaisir de pouvoir vous relire à nouveau.
Filigrane ou l'art de transformer le plomb en or ! ^^