Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma vie à la communauté — Chapitre 1 · Ma découverte du baisodrome
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma vie à la communauté
Chapitre 1 · Ma découverte du baisodrome
L'histoire que je vais vous raconter date d'il y a presque dix ans, alors ne m'en veuillez pas si je suis un peu floue sur certains détails, ma mémoire à long terme n'est pas infaillible !
Je suis arrivée à la communauté alors que j'avais dix-neuf ans. Je venais de rencontrer Mathieu au festival d'Aurillac, à un moment de ma vie où je n'allais pas très bien et où je venais de couper les ponts avec la quasi-totalité de ma famille. Comme je vous l'ai dit précédemment, l'évènement déclencheur de cette rupture familiale mérite que je vous le raconte particulièrement, ce passage de ma vie fera donc l'objet d'un récit à part entière, mais sachez juste qu'à ce moment-là, j'ai vraiment eu besoin de m'évader, de couper totalement avec un environnement qui devenait toxique et de vivre une aventure personnelle où moi et moi seule serait au centre de mes choix, de mes désirs... Tout simplement aux commandes de ma vie !
Mathieu a été à ce moment-là la bouffée d'oxygène et l'échappatoire dont j'avais besoin. Avec lui, rien ne semblait compliqué et tout devenait possible ! On a passé trois jours incroyables à Aurillac à voir des spectacles, à rire, à faire la fête et à baiser dès qu'on en avait l'occasion. C'est au moment de partir, alors que l'on imaginait pas se séparer, qu'il m'a parlé de sa communauté, de la ferme où il vivait depuis un an, avec son ex-compagne de dix ans de plus que lui et qui venait de le quitter pour refaire sa vie avec un autre. Ce qui m'a plu c'est sa façon de me parler d'elle, de ce qu'elle lui avait apporté et de ce qu'il en conserverait toujours : une expérience de vie incroyable et au-delà même de tout ce qu'il avait pu s'imaginer à son âge. J'ai alors compris que j'avais peut-être là une occasion unique de vivre moi aussi une expérience de vie incroyable !
Je l'ai donc suivi, sans rien ! Juste avec mon téléphone, ma plaquette de pilules, ma brosse à dents, ma carte bleue, les seules fringues que j'avais sur moi et un truc comme 1200€ sur mon compte. J'ai appelé mon père en lui disant que je quittais définitivement la maison, où l'ambiance était de toute façon devenue invivable, pour m'installer avec mon gars. Et mon connard de père n'a rien trouvé de mieux à me dire qu'un truc du style : Bon débarras ! Je me rappelle que ces mots m'ont blessée d'abord, mais qu'ensuite ils m'ont totalement libérée de l'ascendant qu'il a toujours cherché à avoir sur moi et de son oppression permanente. A part la maigre liste des biens que je viens de vous énumérer, je n'avais donc plus rien, mais je me sentais libre... ENFIN LIBRE !!!
Arrivée à la ferme, j'y ai été super bien accueillie par tous les membres de la communauté et j'ai pu leur raconter mon histoire durant le premier repas du soir que j'ai pris avec eux. Il y avait à ce moment-là Guy et Antoinette, les propriétaires des lieux et fondateurs de la communauté, deux couples de leurs amis également fondateurs avec eux, Michel et Marie puis Jean-Paul et Martine, et un autre couple d'une quarantaine d'années, Luc et Patricia, arrivés cinq ans auparavant. Quant à Mathieu et son ex, ils étaient les derniers arrivés. Ce jour-là donc, je me rappelle que Mathieu, en plus d'être heureux qu'on soit ensemble, était matériellement soulagé que je les rejoigne, car s'il était resté seul, il aurait fallu qu'il s'acquitte également seul de la participation financière mensuelle demandée pour chaque chambre, à savoir 400€ à l'époque. Mais il faut savoir que cette participation permettait de mutualiser tous les frais communs, dont la nourriture.
Petite parenthèse dans le récit : Quelques années avant mon départ, la communauté a eu à pleurer d'abord Marie puis Martine, laissant veufs Michel et Jean-Paul, mais a accueilli ensuite un nouveau couple de cinquantenaires très sympathiques, Olivier et Cathy, ainsi qu'une femme seule dans la cinquantaine également, ayant toqué à la porte, pour un temps seulement avait-elle dit, puis qui est finalement restée après s'être peu ou prou rapprochée de Jean-Paul. Ils n'ont pas pour autant officialisé quoi que ce soit tous les deux en mémoire à Martine, et n'ont donc jamais partagé l'intimité d'une chambre. Luc et Patricia étaient toujours là le jour où je suis partie, ainsi bien sûr que Guy et Antoinette qui, à 74 et 71 ans, étaient encore plein d'énergie et d'entrain pour mener la barque !
Mais revenons une dizaine d'années plus tôt ! Le lendemain de mon arrivée, Guy et Antoinette m'ont reçue seule dans le bureau. Mathieu m'avait parlé de cet entretien très protocolaire destiné à informer chaque nouvel arrivant du fonctionnement de la communauté au sens large du terme. J'y ai été invitée à signer un bail de colocation afin que soit justifiée ma participation financière mensuelle de 200 euros dans le cas où je voudrais par exemple demander des aides. J'y ai aussi été informée du fonctionnement au niveau des tâches ménagères, du potager, des animaux, des repas...
Puis ils m'ont parlé de la particularité de la communauté sur le plan sexuel et bien sûr du "baisodrome" comme ils l'ont appelé ! Ils m'ont expliqué les origines de ces choix de vie issus de la libération sexuelle dans les années 60 puis 70, de leur lutte pour le droit à l'avortement, après celle pour la contraception, et au sens plus large de leur militantisme de l'époque prônant une sexualité de plaisir et non spécifiquement reproductive. Ils m'ont ensuite longuement questionnée sur ma vision à moi de la sexualité, sur mes expériences passées, si j'avais déjà eu des relations avec plusieurs partenaires et si je me sentais en phase avec leur vision de la chose. Cette partie de la discussion m'a donné chaud, je dois l'avouer, mais vous vous doutez bien que j'ai été complètement séduite par cette vie qui s'offrait à moi, par la promesse de ces plaisirs nouveaux à découvrir...
Alors j'ai dit oui à tout !
A partir de là, Antoinette m'a beaucoup accompagnée pour de nombreuses démarches : prendre rendez-vous avec l'assistante sociale de secteur pour faire un point sur ma situation, régler mes problèmes de sécu, voir un médecin pour ma pilule...
Car elle m'a expliqué, avec une certaine gêne, qu'il n'y avait pas de préservatifs à la communauté et qu'il faudrait donc que je prenne la pilule, ce qui ne m'a pas dérangée, car je la prenais déjà à l'époque. Mais à mon questionnement immédiat par rapport aux MST, elle s'est empressée d'ajouter que la liberté sexuelle prônée par la communauté s'arrêtait aux limites de la communauté et que si certains membres venaient à avoir des rapports sexuels non protégés en dehors, il leur appartenait de se mettre temporairement en retrait de nos pratiques sexuelles le temps d'effectuer un test. Visiblement il règne ici une grande confiance entre les membres et je crois que c'est ça qui m'a le plus rassurée au fond. Antoinette m'a donc accompagnée pour effectuer un test à mon tour. Il s'est avéré négatif et m'a donc ouvert en grand les portes du baisodrome...
Quand j'ai appris l'existence de cet endroit qui représente à lui seul toute la philosophie si particulière de la communauté, je me suis beaucoup questionnée : Comment ça va se passer la première fois ? Avec qui ? Quand ? J'étais certaine au fond de moi qu'il y aurait Mathieu, mais c'est encore une fois Antoinette qui s'est avérée être ma guide. Elle m'a proposé d'y aller un après-midi, alors que nous rentrions de faire pour moi des courses vestimentaires, et j'ai dit oui, tout en sentant mes jambes qui commençaient à trembler et mon cœur battre à tout rompre dans ma poitrine.
J'ai suivi Antoinette et, une fois passée la porte, je me suis retrouvée dans une grande pièce naturellement éclairée par une verrière. En son centre, juste sous la verrière, un très grand lit rectangulaire accueillait quant à lui un couple faisant l'amour, il s'agissait de Michel et Marie. L'homme était allongé sur le dos pendant que sa femme, à califourchon sur lui, s'emportait au rythme d'une musique entêtante dans une danse sensuelle de son bassin sur la voie d'un plaisir que je sentais monter au fur et à mesure que ses gémissements gagnaient en intensité. C'était la première fois que je voyais un couple aussi âgé faire l'amour et ça m'a fait bizarre d'imaginer que ça pourrait être mes grands-parents, je me souviens même que ce spectacle envoûtant a provoqué en moi une telle bouffée de chaleur que la tête m'en a tourné un instant, avant qu'Antoinette ne me prenne par la main pour m'entraîner vers le canapé.
Là, quittant des yeux le couple en pleins ébats, j'ai vu Guy, nu et le sexe en érection en se caressant doucement jusqu'à ce qu'il nous invite à nous rapprocher de lui. Mes yeux n'en ont eu à ce moment-là que pour ce sexe dressé que j'imaginais déjà déguster, et l'impression diffuse de me faire effeuiller de mes vêtements par Antoinette n'est pas parvenue à rompre l'effet de cette vision hypnotique, nourrie également par l'envoûtement de la musique et les senteurs d'encens embaumant la pièce.
Nues toutes les deux, nous nous sommes installées autour de lui pour le sucer à tour de rôle jusqu'à ce qu'il fasse un signe à sa femme et que celle-ci s'écarte. Sucer m'excite tellement qu'à chaque fois je me sens couler, comme si mon sexe surréagissait à cette stimulation buccale, c'est alors qu'à quatre pattes et le cul en l'air, j'ai senti une langue se poser sur mon petit trou pour le titiller un peu puis descendre sur ma vulve en se frayant un passage entre mes lèvres. Frissonnant de tout mon corps, j'étais sûre que c'était Antoinette, mais non, car les mains qui venaient de se poser sur mes fesses, alors que la langue me fouillait encore profondément, n'étaient pas celles d'une femme, mais celles de Michel, qui venait de prendre congé de sa Marie pour rejoindre son copain et s'occuper avec lui de la petite nouvelle !
En me retournant, j'ai vu Antoinette allongée sur le lit et Marie lui faisant un cunni, alors que Michel, lui, se préparait à m'embrocher, le sexe encore luisant des fluides de sa femme.
Cette seule vision, et l'idée même que cet homme allait me baiser et certainement déverser son sperme en moi m'a terriblement excitée et je me suis à nouveau sentie prise de vertiges quand il a commencé à me prendre en levrette avec une délicatesse et une sensualité que je n'avais jamais connue auparavant. Il n'y avait aucune précipitation dans ses gestes et dans ses mouvements, ses mains sur mon corps étaient douces et rassurantes, je me sentais objet de désir oui, source de jouissance pour lui, mais également un être à satisfaire et plus que tout cajolée. Quel plaisir ! A croire que mes amants jusqu'ici n'avaient rien compris à l'art noble de l'amour, en pensant peut-être à tort qu'ils étaient plutôt là pour faire une sorte de guerre ? J'ai repris Guy en bouche pour ne pas hurler continuellement de plaisir, mais les balancements en moi de Michel m'ont épuisée de tant jouir, c'est alors avec bonheur que j'ai accueilli leur semence en moi.
Au plus profond de mon ventre et de ma bouche, ils m'ont remplie de leur jouissance, eux les vieux de soixante-cinq ans qui m'ont ouvert les portes d'un plaisir que je ne connaissais pas et dont je suis devenue totalement dépendante depuis...
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Commentaires ()
Et ce baisodrome! J’aurais bien été faire un tour ici.
L'existence de ce baisodromme me fait fantasmer de revenir dans mes jeunes années en 1970 avec la période Hippie !
Peace and Love, c'était quand même un beau slogan......Sourire !
Tu en as bien profité Miss , tant mieux pour toi, cela t'a donné une bonne énergie pour repartir sur les routes et avancer dans ta vie pour de belles nouvelles rencontres, je n'en doute pas !
Merci poivreetseldu 45 :)
Vivement la suite ;-)
Merci beaucoup pour tes compliments :)