Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Anecdotes de voyage et plaisirs du quotidien. — Chapitre 2 · Masculinité sensible
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Anecdotes de voyage et plaisirs du quotidien.
Chapitre 2 · Masculinité sensible
Après vous avoir raconté, dans "Masculinité Primaire", mes retrouvailles depuis mon départ de la ferme avec une bite, je vais maintenant vous raconter mes retrouvailles avec un homme, un vrai... Un homme doux, attentionné, charnel, sensible. Car l'autre, effectivement, n'avait guère plus de sensibilité qu'un gode sur patte, si ce n'est qu'il parlait et que ce qu'il disait n'avait rien d'intéressant !
Cette rencontre s'est faite vers dix-huit heures trente, dans un petit village de l'Hérault, à l'intérieur des terres. J'avais posé quelques heures avant mon camping-car en bordure de la petite place centrale, jouxtant l'église, une place sur laquelle une dizaine d'hommes jouaient à la pétanque. Il faisait beau, malgré le fait que nous ne soyons pas encore en été et que le temps soit encore un peu capricieux, d'où le fait que je me sois souvent réfugiée sur le pourtour méditerranéen à ce moment là.
Vers seize heures, comme souvent, j'avais sorti mon matériel de peinture ainsi que mon petit étal de vente, manière de joindre l'utile à l'agréable en profitant de cet extérieur sympa et animé pour travailler, tout en me laissant la possibilité de me faire quelques sous. Mais c'était sans compter sur deux jeunes gendarmes zélés qui sont passé sur mon stand pour bien autre chose que pour acheter mes œuvres... Ils m'ont expliqué, gentiment mais de façon non négociable, que cette activité marchande sauvage était illégale et qu'il me fallait remballer ma marchandise sous peine de me voir condamnée d'une amende... Je n'ai pas insisté, habituée à ce genre de situation car avant de quitter la ferme il m'arrivait souvent de me poser sur des marchés avec mon stand, mais sans rien déclarer non plus, alors parfois ça passe et parfois ça casse ! C'est le jeu, il faut en accepter les règles, là ce n'est pas passé.
Seulement là, d'un coup, je me suis retrouvée au cœur d'une petite embrouille comme on les aime visiblement dans cette région, une embrouille comme aurait pu la chanter Brassens en son temps entre des vieux joueurs de pétanque furieux et des gendarmes, finalement penauds, mais dans l'incapacité de se remettre en question au risque de perdre la face. J'ai donc plié, mais en ayant au moins gagné l'estime de tous ces hommes et une invitation toute aussi non négociable à boire l'apéritif avec eux sous la tonnelle de l'unique bar du village.
C'est durant l'apéritif que je me suis rapprochée d'Antoine et qu'on a discuté. Antoine à soixante ans et est un homme plutôt discret. Retraité de la SNCF depuis quelques années, il s'est fait plaquer par sa femme il y a tout juste deux an. Il a appris à ce moment là qu'elle le trompait depuis plusieurs années avec l'un de ses collègues de travail, en profitant de ses nombreuses absences la nuit pour le retrouver ou carrément l'accueillir chez eux. Antoine en a été traumatisé, si bien que quand il a déménagé après la vente de leur maison, il s'est séparé de tous ses meubles, considérant qu'ils portaient la marque de l'adultère.
Son histoire m'a touchée, elle m'a émue même, alors j'ai accepté quand il m'a invitée à partager son repas en ajoutant que Scar pourrait profiter de son petit jardinet pendant que nous mangerions. Antoine vit maintenant dans l'une des petites maisons mitoyennes faisant le tour de la place. Il en est propriétaire mais n'a visiblement pas eu le courage ou la force de la rénover un peu. Sans être insalubre bien-sûr, elle est tout de même bien vieillotte, mais au final elle a un certain charme.
Nous avons mangé dans la cuisine, sur une petite table en formica toute simple et toute droit sortie d'Emmaüs chez qui il s'est quasi intégralement remeublé quand il a emménagé. J'avais perçu ses regards déjà, alors que je l'aidais à préparer le repas, mais là, à table face à lui, ça ne faisait plus de doute, je lui plaisais avec ma dégaine de babos et mes dreadlocks noués à l'arrière de la tête. Alors naïvement je lui ai demandé pourquoi il n'avait jamais refait sa vie ? Puis si le sexe ne lui manquait pas trop ? Puis je lui ai parlé de ma vie à moi, de la communauté, de la liberté sexuelle... Jusqu'au moment ou j'ai senti nos sens s'enflammer mutuellement, dans l'incendie provoqué par nos mots, et qu'enfin je lui dise que j'aurais très envie qu'il me fasse l'amour.
Contrairement à l'autre, il ne m'a pas sauté dessus lui ! Mais à ma demande il m'a conduite dans sa chambre où il s'est allongé sur le lit, le temps pour moi que je me déshabille lentement face à lui. Alors n'imaginez tout de même pas un strip-tease façon Kim Basinger dans 9 semaines 1/2, mais ses yeux m'ont confirmé qu'à cet instant précis il n'enviait pas plus que ça Mickey Rourke et qu'il était au contraire enchanté de ce spectacle inattendu. Je me suis sentie belle et désirée, comme je pouvais l'être dans les yeux de Michel, alors je me suis rapprochée pour m'allonger à ses côtés et lui offrir de me caresser partout où il voulait.
L'une de ses mains s'est posée sur mon ventre, avant de remonter sur mes seins et de les cajoler, l'un après l'autre, avec toute la douceur que j'aime ressentir de la part d'un homme. J'ai senti son souffle grandir à mesure que mes doigts s'égaraient entre ses cuisses, jusqu'à presque suffoquer quand je l'ai peu à peu libéré de ses vêtements. Quel plaisir ce fût pour moi de le mettre à nu et d'enfin le découvrir, dans la plénitude de son âge, dans ce corps qui a vécu mais duquel j'ai adoré retirer le meilleur d'une vigueur encore intacte.
Je ne l'ai pas senti très à l'aise, gêné certainement de n'offrir à mon regard et à mes mains qu'un corps normalement flétri par le poids des années, mais au combien pour moi source d'un plaisir et d'un bonheur indicible à l'idée d'en raviver la flamme pour son plaisir et pour le mien. A moins que ce ne soit de son sexe qu'il ait été complexé ? Car il était très dur, certes entre mes doigts, mais de petite taille.
Alors je ne lui ai pas infligé l'éventuelle épreuve de m'en occuper comme vous le savez, mais je me suis simplement allongée sur le dos, ouverte comme un coquillage qui attends sa nourriture, et j'ai fermé les yeux... Je n'ai pas eu le temps de trop me questionner sur ce qu'il allait faire, car rapidement il a compris que je m'offrais à lui et il s'est installé, entre mes cuisses accueillantes, et j'ai senti son fin calibre venir me pénétrer et entrer dans une danse au combien sensuelle.
Il s'est couché sur moi et il s'est excité, ses lèvres dans mon cou le couvraient de baisers et de petits suçons, marques d'excitation communicatives car en retour je fus prise d'une envie irrépressible de lui griffer le dos et d'enrouler mes jambes autour de sa taille pour qu'il fouille plus loin encore, aussi loin que possible... Son pubis frottant sur mon clitoris et sa petite verge me possédant avec hardiesse, j'ai joui intensément à la seule idée qu'il se déverse dans mon ventre, et mon vœux fût exaucé quand, peu de temps après, il a éjaculé en moi en tentant d'étouffer sans trop de succès l'expression sonore de son plaisir.
Nous sommes restés côte à côte un long moment après qu'il se soit retiré. Il s'est même endormi profondément, une main sur mon sein et avec sur le visage un sourire satisfait que j'ai eu plaisir à contempler. Je n'ai pas eu le cœur de le réveiller, et en même temps je savais que les au revoir seraient plus difficiles encore que l'impression diffuse, en se réveillant, qu'il avait juste rêvé. Je me suis donc éclipsée, en lui laissant tout de même un petit mot sur la table en formica :
" Merci pour tout Antoine. J'espère que bientôt une autre femme jouira autant que moi du plaisir que vous m'avez donné. Ayez confiance en vous."
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Commentaires ()
Bravo Miss.
Une belle recontre très enrichissante pour les deux partenaires !
Merci Miss .
Merci 😊