Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Ma vie à la communauté — Chapitre 2 · Mon regretté petit vieux
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Ma vie à la communauté
Chapitre 2 · Mon regretté petit vieux
Je tiens à vous rassurer tout de suite, mon regretté petit vieux n'est pas mort ! Il est bien vivant et il va très bien, malgré le fait que son service trois-pièces ne soit plus du tout aussi performant, depuis quelques années, qu'au moment où je suis arrivée dans la communauté ! Mon petit vieux c'est Michel, et je dis regretté car sa compagnie me manque depuis que je suis partie. Notre relation a toujours été bonne, même très complice sexuellement parlant, mais elle a beaucoup évolué après la mort de Marie, et pas que sur le plan sexuel.
Sexuellement parlant, Michel a toujours adoré me faire l'amour. Il me l'a souvent dit et je lui ai souvent avoué, à mon tour, que c'était réciproque. Marie le savait aussi, elle voyait bien que quand nous nous trouvions au même moment dans le baisodrome, nous cherchions toujours, à un moment donné, à nous accoupler jusqu'à jouir mutuellement de nos corps. Et quand je baisais avec un autre, il adorait plus que tout venir se joindre à nous en sachant pertinemment que, même si ma chatte était occupée, je ne lui refusais jamais l'entrée par la petite porte de derrière. J'aimais tant sa façon si tendre et sensuelle de me prendre. Quand il était en moi, j'avais l'impression que nous ne faisions plus qu'un tellement il me pénétrait bien plus intimement que tous les autres, même plus que Mathieu. J'aimais son sperme aussi. J'aimais le sentir couler en moi, que ce soit dans ma bouche, dans ma chatte ou dans mon cul. Et lui adorait aussi m'en nourrir ou m'en remplir.
Il a d'ailleurs été le premier, je vous le rappelle, à me prendre et à jouir en moi dans le baisodrome.
La mort de Marie a brisé quelque chose en lui, comme si sans elle il n'était plus et ne serait jamais plus le même homme, le même amant. Alors qu'il ne s'était jamais gêné auparavant pour me prendre devant sa femme, j'ai ressenti à sa mort que la flamme de son désir s'était éteinte avec elle. Quand nous nous retrouvions dans le baisodrome, il n'était plus comme avant, il n'avait plus cet appétit de mon corps que j'aimais tant et dont je me sentais toujours comblée. Peu à peu les rôles se sont inversés, et c'est moi qui allais toujours le chercher. Je ne me suis jamais sentie rejetée, car, quand nous faisions l'amour, je sentais qu'il aimait ça et qu'il profitait de ces moments avec grand plaisir, mais peu à peu sont apparus des troubles de l'érection. Quoi de plus normal me direz-vous à soixante-douze ans ? C'est sûr ! Mais concernant Michel, j'ai toujours pensé qu'il y avait derrière ce symptôme une dimension psychologique.
C'est à partir de là que nos rapports ont évolué. Nous nous retrouvions beaucoup plus souvent ensemble, mais juste pour parler et je sentais qu'il appréciait ça autant que moi. Les fois où j'arrivais à l'entraîner dans le baisodrome, c'était juste pour le sucer, dans l'espoir de réveiller son désir, au moins pour le faire bander et au mieux pour le faire jouir. Une fois je me suis pénétrée sur son sexe, mais il a débandé quasi instantanément. Cet incident a été beaucoup plus difficile à vivre pour lui que pour moi et je n'ai donc plus jamais renouvelé cette expérience. J'adorais le sucer en me faisant prendre en levrette par un autre homme, mais lui, dans ces cas là, quelque chose le bloquait, comme si la virilité de celui qui me donnait du plaisir le renvoyait douloureusement à son impuissance.
Je suis parfois arrivée à le faire jouir, à force de patience, d'application et surtout d'artifices pour l'exciter, mais il fallait pour cela que nous soyons seuls. Il aimait par exemple que l'on joue au docteur et que j'endosse le rôle de la patiente venant pour un bilan gynécologique. Je ne rechignais jamais à ce type de scénario, car l'analyse vaginale provoquait toujours en moi des effets non pas indésirables, mais au contraire fortement désirés. Il pouvait passer un temps fou à jouer avec chaque millimètre carré de ma vulve, à me pénétrer de ses doigts, à me lécher et à me sucer le bouton jusqu'à ce que j'explose. Puis quand il jugeait que sa patiente avait eu son comptant de plaisir, il me demandait de me mettre à genoux devant lui et c'était à mon tour de faire preuve de tact, de savoir-faire et de patience pour jouer avec ses attributs jusqu'à lui offrir enfin ma langue pour qu'il y dépose ses précieuses gouttes de liquide séminal.
Ce sont ces longues séances de fellation qui m'ont valu le surnom sous lequel vous me connaissez ici, car, à chaque fois que je me mettais à la tâche, il me disait : "Vas-y Miss Turlute, suce !". Les autres en ont ri au début, parce qu'ils s'en vantaient en plus ! Puis en voyant que ça ne me déplaisait absolument pas, ils ont eux aussi profité plus souvent des turlutes de la miss !
Mon départ de la communauté n'a pas été sans douleur pour Michel, et je suis certaine que ce n'est pas qu'en raison de mes longues fellations ! Car humainement Michel m'aimait beaucoup, je le sais, et c'était réciproque. Mais je commençais à étouffer là-bas, ma relation avec Mathieu s'étant progressivement dégradée et lui ne supportant pas l'idée que je me sois lassée de notre couple. Non, vraiment, il était temps que je parte. Mais je n'oublierais jamais ce qu'ils ont tous fait pour moi, en particulier Antoinette et Guy, et même si avec Mathieu ça restera peut-être compliqué de se revoir, surtout pour lui, il est hors de question que je coupe les ponts avec les autres.
On s'appelle donc de temps en temps, et je n'exclus pas de retourner à la ferme, à l'occasion, et peut-être même d'embarquer Michel quelques jours pour lui faire voir du pays, après tout il faut que je l'amortisse ce camping-car !
Voilà... Je suis émue d'avoir écrit tout ça aujourd'hui, mais en même temps ça me fait du bien ce travail d'introspection. Ça n'a pas été rien de tourner une telle page, de quitter cette vie en communauté où je n'étais quasiment jamais seule pour me retrouver sur la route, et seule pour le coup. Enfin, pas si seule que ça bien sûr puisque mon chien est là, mon fidèle Scar...
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Commentaires ()
Merci encore pour ce texte.
Quand j'y allais, il était rare que je choisisse mon ou mes partenaires, mon principe étant de baiser librement avec n'importe qui et, sans me vanter, comme j'étais de très loin la plus jeune des femmes, tous les hommes adoraient me baiser.
Donc oui, j'ai baisé avec tout le monde là bas, même si Michel était un peu mon chouchou 😉
Les idéaux se noient aujourd'hui dans l'individualisme qui vérole nos sociétés occidentales. Je n'ai ni la force ni l'envie aujourd'hui de lutter mais demain peut être que je m'engagerai davantage.
Merci pour votre message.
Peut-être nous rencontrerons nous sur un marché (je suis artisan et le fait des marchés tout l'été dans le Cantal et autres) ou au festival d'Aurillac...
Ta sensibilité me plaît et me parle, de part mes choix de vie sensuelle et sexuelle je suis aussi un marginal...
Merci à toi !
Je vous souhaite pleins de belles rencontres et d'amours ! Des plaisirs et du partage.
Merci à vous de partager les moments douloureux ou joyeux de votre vie qui vous ont construit et fait de vous la femme que vous êtes !
La belle sensualité et sexualité que vous nous avez décrite m'a fait délicieusement vibrer.
Merci pour cette parenthèse enchantée
Merci pour cette parenthèse enchantée.