Nuit en refuge
Chapitre 1
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Réel
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Nuit en refuge — Chapitre 1

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Folie31
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Nuit en refuge

Chapitre 1

NUIT EN REFUGE
Il m'est arrivé une histoire comme ça il y a longtemps, dans une autre vie. J'étais jeune, je devais avoir 28 ans je crois, je n'étais pas mariée, je n'avais pas d'enfants, je vivais seule. Aujourd'hui j'aime bien faire défiler les souvenirs dans ma tête en les enjolivant un peu, en m'en servant comme support pour le plaisir que j'ai l'habitude de prendre souvent seule maintenant. Pourquoi ne pas le faire ici, écrire cette histoire en brodant un peu autour ? Tu sauras peut-être, ami(e) lecteur(trice) , faire le tri entre le vrai et l'enrobage ?
À quoi je ressemblais ? 1m70, assez mince, brune, j'avais les cheveux longs, détachés ou en queue de cheval, j'aimais bien les sorties en pleine nature, pas trop sportive quand même, plutôt bien faite je crois. Côté plus intime, j'avais des seins assez modestes, genre 85b, et la mode de l'épilation du minou n'avait pas encore frappé chez moi, ma petite toison se portait bien, merci.
Nous étions un groupe d'amis partis pour une marche de quelques heures en montagne, à la fin du printemps dans le Queyras. Nous devions être une dizaine je pense, je me rappelle de certains noms, pas tous, peu importe. J'étais accompagnée de mon copain du moment, François. Une histoire finissante, on ne savait plus trop où on en était, on n'avait pas encore pris de décision, l'ambiance était un peu tendue entre nous, les autres ne devaient pas trop savoir si on était encore ensemble. Je me souviens qu'il avait essayé à un moment de me prendre la main en marchant, je l'avais repoussé aussitôt, pas envie de relancer les rumeurs sur nous au sein du groupe. Il l'avait assez mal pris. Plus tard, il avait réussi à se trouver de nouveau près de moi, il n'avait rien trouvé de mieux que de profiter d'un temps où je m'étais arrêtée un peu pour tenter de m'embrasser en se collant contre moi. Maladresse ou geste volontaire, j'avais senti sa main sur mes fesses, j'avais été ulcérée, je l'avais repoussé sèchement. J'aurais aimé avoir une explication calme avec lui, mais ce n'était ni l'endroit ni le moment.
Nous nous étions arrêtés pour manger nos sandwichs au bord du torrent. Il était prévu que nous redescendions ensuite, pour être aux voitures avant la nuit. Michel, le plus sportif du groupe je crois, qui connaissait mieux que nous la région, a lancé l'idée que nous pourrions aussi changer nos plans, continuer jusqu'à un gîte d'étape à une heure et demie de marche et dormir là bas, qu'il y avait toujours de la place à cette saison, que le gardien faisait à manger, qu'il faisait beau, etc. Le groupe n'était pas enthousiaste, loin de là. Que s'est-il passé ? Je crois que j'en avais marre de sentir le regard pesant de François sur moi, de deviner sa rancœur, sa demande trop envahissante. J'ai dit que moi j'étais partante. Michel a eu beau insister, personne d'autre n'a suivi. Nous nous sommes séparés des autres, je savais que François était furieux, malheureux aussi, j'étais soulagée de quitter le groupe.
Nous avons marché en parlant peu. J'étais derrière Michel je pouvais le regarder à loisir. Je ne le connaissais pas beaucoup, il était assez beau mec, je le savais un peu coureur, on lui avait connu plusieurs copines, toujours des liaisons éphémères. Il était plutôt sympathique, ne parlait pas trop, je le sentais tranquille, heureux d'être là, profitant sans doute des images, des odeurs, j'évitais de le déranger, je me faisais discrète derrière lui, un peu étonnée quand même de me retrouver là avec un mec qui faisait plus guide de montagne que collègue de bureau. C'est con, mais j'avais peut-être l'impression de ne pas être une femme à la hauteur de ce genre d'homme, cette sorte de cliché ridicule un peu macho.
Nous sommes arrivés au gîte en fin d'après-midi. Pas mal de gens étaient là, une vingtaine environ, certains lisant au soleil, ou bavardant, d'autres s'affairant au bord de la rivière, lavant des bricoles, ou se trempant les pieds dans l'eau fraîche. Il y avait une petite cabane à part qui servait de logement pour le gardien, le gîte lui même était une grande pièce immense avec une longue table et des chaises, un bar et derrière un coin cuisine assez large où ledit gardien s'affairait, derrière une porte un coin sanitaire que je devais découvrir ensuite équipé de trois pommes de douche sans cloisons (on devait être à l'aube des années 90) avec juste deux toilettes heureusement fermées elles, et en hauteur tout autour de la pièce principale une longue mezzanine faisant le tour, remplie de lits séparés les uns des autres d'une soixantaine de centimètres, encombrée de sacs déjà posés sur les lits ou au sol, avec sur chaque lit le nécessaire en couverture et «sac à viande».
Nous sommes montés, nous avons trouvé facilement deux lits voisins, le gîte était en effet loin d'être complet. Je regardais Michel sortir quelques affaires de son sac, je me rendais compte seulement à ce moment que je n'avais absolument rien pour me changer, seulement un sweat à enfiler en cas de petite fraîcheur, et un coupe-vent en cas d'averse.
— Bon, je vais prendre une douche tout de suite, tu devrais peut-être faire pareil, après il risque d'y avoir un peu la queue quand ce sera avant le repas.
— Tu vas me trouver un peu ridicule, mais, je n'ai rien, pas de serviette, même pas un savon, enfin tu vois le genre.
Je l'ai vu rire pour la première fois ce jour-là.
— Je peux prêter. Et pour la serviette je partage, si ça ne te rebute pas trop. Sinon c'est pas de douche, c'est toi qui vois.
— Non, je prends, bien sûr, c'est super sympa, c'est moi qui suis un peu nulle. Mais dis-moi, tu avais prévu le coup ou quoi ?
— Je prévois toujours le minimum, on sait jamais, c'est un principe, comme une vieille habitude.-
— Bon ben… merci alors !
Nous sommes descendus à la pièce sanitaire, c'est là que j'ai découvert les locaux, les trois douches sans cabine avec juste un banc. Une fille jeune se rhabillait, enfilant un pantalon, la poitrine encore nue. Il y a tout un tas de choses et d'idées qui peuvent vous traverser la tête à une vitesse incroyable dans ce genre de moment. Je me suis dit que j'allais me foutre à poil devant un copain que je connaissais bien peu, que j'étais la dernière des connes de l'avoir suivi seule jusqu'ici, que n'importe qui allait rentrer et sortir, que je pourrais peut-être me doucher en culotte mais merde j'en avais même pas une autre pour me changer après, que j'aurais l'air encore plus conne si j'avais l'air gênée, etc. Merde merde merde !
Je me suis déshabillée en tournant le dos, je suis allée à la douche en me retenant de mettre les mains devant ce que je montrais bien trop à mon goût. Il m'a passé une savonnette, je me suis tournée encore pour me laver. L'eau était bonne après cette marche assez longue, j'en aurais bien profité plus longtemps, mais je ne voulais pas trop traîner, j'ai presque hésité à me laver la foufoune, je ne savais pas si il me regardait faire, il a bien fallu que je me lave les fesses aussi, enfin entre les fesses je veux dire, je ne savais pas si il regardait mon cul ou s'il avait détourné les yeux. Je me suis rincée en essayant de faire ça soigneusement, et je me suis retenue de courir pour aller attraper sa serviette sur le banc. Je me suis enveloppée dedans, comme un refuge, me frottant pour me sécher sans plus rien montrer maintenant, soulagée. Mais je n'ai pas eu le loisir de me rhabiller avant qu'il ne vienne vers moi en souriant, tendant la main vers la serviette. Je le regardais dans les yeux, comme pour bien montrer que je ne regardais pas plus bas, d'ailleurs je n'ai pas baissé le regard, je n'ai pas vu son bazar, promis, c'est vrai. Il a bien fallu que je lui donne la serviette, me retrouvant nue de nouveau. J'ai bien vu que lui ne s'est pas gêné pour me mater de haut en bas, se remettant à sourire. Il a parlé doucement, bien que nous soyons seuls.
— Tu es très belle tu sais.
- ……….. Merci.
Je me suis rhabillée, gênée de remettre la même culotte qu'avant la douche. Je n'ai pas remis mon soutien gorge sous mon tshirt, le roulant en boule dans ma poche. Provocation ? Je ne crois pas, c'est vrai que j'ai toujours eu l'habitude de ne pas le remettre le soir, une fois rentrée chez moi. J'ai attendu qu'il finisse, entre temps un couple est entré, s'est déshabillé, je ne me suis pas gênée pour les mater ceux là, l'homme ne bandait pas heureusement, la femme était épilée intégrale, je n'ai pas pu m'empêcher de me dire que Michel faisait forcément la comparaison dans sa tête avec ma petite forêt vierge de brune.
On a fini l'après-midi au soleil, j'avais trouvé une revue dans le gîte, on bavardait un peu. Il était devenu plus causant, plus souriant, plus avenant. Une complicité due au fait de m'avoir vue nue ? Se mettre à poil ensemble vu comme une marque de confiance, un rapprochement, ça rendait plus amis qu'avant, montrer son cul c'est faire un peu connaissance ? J'ai pensé qu'il était en train de flirter un peu, et puis je me suis dit que c'était assez prétentieux de ma part. Comme le soleil déclinait, on est rentré, j'ai pu constater qu'il y avait pas mal de mouvement côté sanitaires, ça rentrait et sortait, seul, en couple ou en groupe, personne n'avait l'air d'hésiter ou d'être gêné. C'était sans doute moi qui m'était fait une montagne de montrer un peu mon cul, c'était mon côté coincée peut-être ? On s'est mis à table, on a mangé, en parlant un peu avec quelques personnes assises près de nous. J'ai essayé de compter, il devait y avoir une trentaine de convives, il y en a qui avaient dû arriver après nous. Après le repas, le soir était tombé, il y a eu un temps de rangement collectif, puis des aller-retour vers les toilettes, je suis allée me laver un peu les dents comme je pouvais, au doigt, en quémandant un peu de dentifrice à une fille. Et puis un peu tout le monde a commencé à se diriger vers les lits.
J'ai pris un peu le frais dehors avec Michel, ensuite on est rentrés, on est monté, je crois qu'on était presque les derniers. La mezzanine était déjà plongée dans une quasi obscurité, je me suis déshabillée sans chercher à me cacher, en culotte, seins nus, en pensant qu'on me regardait peut-être, tant pis ou plutôt tant mieux ? Il faisait un peu chaud, je me suis juste mise sous le drap sans m'enfiler dedans, j'ai tourné la tête, Michel finissait de se déshabiller, je voyais sa silhouette, j'ai clairement vu qu'il ne gardait rien sur lui, même pas son slip.
Il faisait nuit maintenant, j'étais allongée depuis un moment, je distinguais à peine les deux lits de chaque côté, et la lueur d'une lucarne plus loin. J'ai attendu assez longtemps je crois, le sommeil ne venait pas, quelqu'un bougeait quelque part de temps en temps, des respirations s'élevaient, quelques ronflements aussi. Je faisais défiler dans ma tête les différents moments de la journée, j'en revenais toujours à me voir nue en train de me laver les fesses sous la douche. J'ai eu envie de me masturber un peu pour que le sommeil vienne, je n'osais pas. J'ai attendu encore. J'ai hésité. J'ai attendu. J'ai fini par décider d'enlever ma culotte pour être plus à l'aise, je me suis tortillée pour la faire glisser. J'ai dû faire un peu de bruit. Trente secondes plus tard, j'ai entendu Michel, à voix basse, à peine audible.
— Tu ne dors pas ?
J'ai attendu un peu avant de répondre.
— Non.
Il y a eu des mouvements, quelques bruits de tissu, je n'ai pas compris tout de suite. Et puis il est arrivé à côté de moi, à quatre pattes, il a posé la main sur mon épaule.
—Pousse-toi un peu.
En un instant, nous étions allongés côte à côte, collés l'un à l'autre, à deux dans un lit une place. Je sentais le vide à ma gauche, et lui à droite, j'avais une peur bleue qu'on nous entende, je n'osais pas faire le moindre geste, ni l'encourager, ni le repousser. Au bout d'un moment il a bougé lentement, il a posé la main sur moi, mon sein, puis mon ventre, ma hanche, il s'est arrêté à plat sur mon sexe, glissant les doigts dans mes poils pubiens. Puis très lentement, comme s'il voulait me laisser le temps à tout instant de le repousser si je voulais, il a glissé un doigt dans ma fente, et là j'ai senti que j'étais mouillée, que j'étais gonflée. Il a trouvé tout de suite ce qu'il cherchait et il a commencé immédiatement à me caresser le clitoris, du bout du doigt, en tournant. Nous étions sur le dos, côte à côte, j'étais tétanisée.
Cela a duré un moment, puis très lentement il s'est tourné vers moi, et toujours aussi doucement il m'est monté dessus. Je ne pouvais plus ignorer qu'il bandait contre mon ventre, sans doute très fort. En murmurant à peine, il m'a dit qu'il n'avait pas de préservatif. En guise de réponse, j'ai réussi à bouger un peu pour l'amener à l'entrée de mon sexe. J'ai glissé la main pour le guider. Il est entré en moi lentement, puis il a commencé à remuer, très doucement. J'ai essayé d'accompagner un peu son mouvement, comme je pouvais. Il n'y a pas eu de position sophistiquée, juste lui sur moi et moi cuisses ouvertes à plat. Je me souviens que cela a duré longtemps, plusieurs fois nous nous sommes arrêtés, immobiles, à cause d'un bruit de drap quelque part, une respiration, un mouvement, un ronflement. C'était horrible, je n'osais pas participer vraiment, j'étais focalisée sur la peur qu'on nous entende, que la lumière s'allume. Au bout de plusieurs séquences marche-arrêt, j'ai fini par le sentir venir en moi, il ne bougeait plus. J'ai pris ses testicules dans ma main pour l'aider à se vider.
Il s'est retiré doucement, s'est remis contre moi. Je n'avais pas joui, il le savait, il a recommencé à me caresser avec ses doigts. Je me suis concentrée, j'ai serré très fort les cuisses autour de sa main. J'ai fini par trouver un peu de plaisir, pas vraiment un orgasme, mais assez pour faire retomber la tension. Je ne sais même plus si je dormais quand il est retourné dans son lit.
Voilà. Nous sommes rentrés le lendemain, je me sentais bien. Je n'ai jamais recommencé avec lui, même si nous nous sommes revus plusieurs fois. Ce n'était pas la baise du siècle, loin de là. Mais je jure que c'est bien la seule fois que je me suis faite sauter avec une trentaine de personnes qui dormaient (ou pas?) autour. Et je n'ai jamais regretté, on ne fait pas ce genre de folie tous les jours. Je crois même que j'ai été un peu fière de moi !
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Oracle77
14 janvier 2026 à 11:47
tres excitant !! bravo
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plemagne
13 septembre 2025 à 07:12
Histoires très excitante. On esrt bien dans l'atmosphère et la simplicité des randonneurs.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire la fin, mais la femme semble vivre cela comme avec un tel détachement qu'on se demande si elle a aimé.
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Folie31
2 août 2025 à 12:01
Merci à toi, la belle.
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b_a91
2 août 2025 à 09:38
Simple, sobre mais bien excitant quand même.
Et puis toujours bien écrit
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Folie31
29 juillet 2025 à 00:03
Merci
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Photo de profil de Romu346
Romu346
28 juillet 2025 à 22:49
Quelle belle histoire.
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Photo de profil de Maitre_L
Maitre_L
25 juillet 2025 à 13:15
Bonjour.
Très joli texte. Difficile de démêler le faux du vrai tant tout est plausible.

C est bien la preuve que votre écrit a tout son intérêt.

Merci encore.
Peut-être une suite ?
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Folie31
24 juillet 2025 à 13:51
Merci pour votre gentil commentaire
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Utilisateur supprimé
24 juillet 2025 à 09:27
Très belle histoire j'ai vraiment beaucoup aimé, merci à vous.
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