Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Nuit androgyne — Chapitre 3 · Fin alternative 2
Auteur
Nuit androgyne
Chapitre 3 · Fin alternative 2
Ma main vient d'atteindre son but entre les jambes de Camille. Je sens une bosse, un membre qui semble grossir aussi vite que le mien.
Camille est un homme.
C'est la première fois que je caresse un autre homme. Je me sens un peu perturbé car j'ai l'impression de me trahir moi-même, hétéro et sûr de l'être. Mais cette beauté androgyne a eu raison de moi et de mes certitudes, et me voilà en train de le masturber amoureusement.
La surprise passée, j'embrasse Camille tout en continuant de caresser son sexe à travers le velours de son pantalon. Lui aussi prend soin de moi, et il est le premier à défaire la braguette de mon pantalon pour enfourner sa main dans mon caleçon. Ses doigts sur la peau sensible de mon sexe me font des chatouilles, mais j'arrive à garder ma concentration. À mon tour, je défais le bouton de son pantalon en velours et je plonge ma main vers l'inconnu.
Je reconnais cette sensation de caresser une verge en érection, pour l'avoir pratiqué de nombreuses fois sur mon propre membre, mais cette fois je ne ressens pas directement les sensations procurées par mes soins. Rapidement nos gestes se synchronisent et nos mains dansent d'un même rythme sur nos sexes tendus et à l'étroit dans nos sous-vêtements respectifs.
Camille de sa main libre fait tomber son pantalon sur ses chevilles, puis tente de faire de même avec le mien. Je l'aide pour aller plus vite, et nous nous retrouvons culs nus, face à face, nos bites se touchant de plus en plus à mesure que nos corps se rapprochent. Les caresses deviennent plus aisées, plus travaillées et plus tendres maintenant que nos sexes sont à l'air libre.
Nos baisers aussi sont plus tendres. Les premiers étaient aussi fébriles que ceux de deux jeunes adolescents. Mais maintenant nos langues tournoient ensemble. Nos lèvres sont comme fusionnées. Nous partageons le goût de la bière et des chips en même temps que nous mélangeons nos salives.
Camille prend à nouveau les devants en s'agenouillant face à moi. Il n'est pas difficile de deviner ce qui va suivre. J'admire de haut son visage lisse, ses longs cils qui habillent ses yeux noirs en amande, et ses petites lèvres toutes douces et luisantes de nos baisers. Son regard est planté dans le mien. Et ce sont les yeux dans les yeux que ses lèvres commencent à embrasser mon gland.
Comme s'il cherchait mon consentement, Camille frôle mon gland de ses lèvres et de sa langue. Son regard est à la fois interrogateur et plein de désir. J'avance légèrement mon bassin vers lui pour lui signifier mon envie. Je n'ai pas à attendre longtemps pour qu'il embouche enfin mon sexe. Sa main droite le retient à sa base et son pouce joue à caresser mes testicules. Ses lèvres font des allers-retours le long de ma bite et sa langue joue avec chaque centimètre carré de peau qu'elle touche.
Je profite de cette fellation en repensant à mes potes qui me demandaient tout à l'heure si je ne craignais pas d'avoir dragué un mec toute la soirée. En y repensant, je m'étonne moi-même d'être là, ma bite dans la bouche d'un jeune homme, en train de prendre du plaisir. Un plaisir offert par un autre homme alors que je ne pensais pas être attiré par ces pratiques. Je suis aussi un peu stressé de savoir comment tout cela va se passer. Quelle va être la suite du programme ?
Camille se relève et m'entraîne vers le canapé. Nous profitons du déplacement pour retirer complètement nos bas qui étaient encore accrochés à nos chevilles. Avant de s'avachir sur le canapé, Camille appuie sur mes épaules pour m'inviter à me mettre à genoux. Je me retrouve entre ses jambes, son cul dépassant légèrement du bord du canapé, et sa bite dressée vers le plafond. C'est la première fois que je me retrouve aussi proche face à une bite.
Ne sachant pas par quoi commencer, je saisis de ma main droite sa bite longue et fine, et je commence à le masturber doucement. Sa bite est chaude, légèrement humide au niveau de son gland. J'entends sa respiration changer. Camille est vautré sur le canapé, visage vers le plafond, les yeux fermés. Il a l'air de vouloir se concentrer uniquement sur le plaisir que je tente de lui procurer. Cela me rassure un peu de ne pas être observé.
J'en profite alors pour analyser ce que j'ai face à moi. Je n'avais d'yeux au départ que pour cette belle bite érigée. (Et je me surprends à trouver que c'est une belle bite.) Elle est parfaitement droite, la peau claire et lisse, le gland rose. Plus bas, ce sont ses couilles qui pendent à peine, au milieu d'un duvet entretenu. Encore plus bas je peux apercevoir son anus entre ses fesses écartées et qui gigotent au rythme de ma branlette. Je n'ai eu qu'une fois l'occasion de sodomiser une femme, et ça n'avait pas été un franc succès. De ce fait, je ne suis pas tout de suite attiré par cet antre qui me fixe du regard. Les bras derrière la tête, Camille continue de se laisser faire.
J'approche doucement ma tête vers sa bite, repoussant au maximum le moment du contact entre mes lèvres et son gland. Je sens de plus en plus son odeur. Je reconnais l'odeur du sexe mélangé à une légère odeur de sueur. Elle me rappelle cette odeur des vestiaires après une séance de sport, et étrangement, ce bon souvenir m'aide à continuer mon approche. Le moment fatidique arrive, et je dépose juste mes lèvres sur son gland. Tellement subrepticement que je ne ressens aucun goût. Je m'engage alors plus loin, et je place le bout de ma langue sous son gland avant de refermer ma bouche autour. Camille frétille de plaisir. Je l'avais presque oublié tellement j'étais concentré sur mon tête à tête avec sa bite.
Je commence de doux allers-retours autour de ce gland turgescent. Je m'habitue à la sensation et au goût. Pour l'instant j'aime bien. Puis prenant confiance en moi, j'avale de plus en plus profondément son sexe. Sentant au bout d'un moment que je n'arriverai pas à prendre son sexe entièrement dans ma bouche, je le redresse à pleine main pour pouvoir lécher ses testicules. À nouveau ma langue entreprend d'abord de petites léchouilles de découverte. Cette fois il faut s'habituer à la présence de quelques poils, mais cela me dérange peu. Après avoir fait tourner ma langue quelques fois autour de chacune de ses couilles, je les prends une par une dans ma bouche pour les suçoter.
Camille continue de gémir, ses mains posées sur mes tempes. Ses doigts caressent mes cheveux et mes oreilles. Alors que ma langue continue de jouer un peu avec ses couilles, mon pouce et mon index droit jouent avec la couronne de son gland. Puis d'un grand coup de langue, je remonte de ses testicules jusqu'en haut de son sexe. J'aime tellement la sensation que je recommence encore et encore jusqu'à avoir léché chaque centimètre carré de peau. Puis je le reprends en bouche comme si je maîtrisais le geste depuis des années.
Les membres de Camille se tendent dans des spasmes de plus en plus violents. Je ne comprends pas tout de suite pourquoi. Camille me force à libérer son sexe. Je suis toujours à genoux entre ses jambes et je le regarde finir de se masturber et jouir sur son torse, qu'il avait au préalable découvert en remontant son t-shirt sous son menton. Plusieurs jets de sperme viennent s'étaler sur son torse glabre. J'admire son buste, ses pectoraux discrets, ses côtes apparentes sous sa peau tendue, ses abdos à peine visibles et les traits de son ventre plongeant vers son pubis.
Camille cueille du bout de l'index un peu de sa semence sur son ventre. Il amène son doigt jusqu'à sa bouche et se délecte de son sperme en fermant les yeux. Puis il me fixe droit dans les yeux, me faisant signe de l'index. Je comprends qu'il me propose de goûter moi aussi à son jus. Je décèle dans son regard une proposition suggestive plus qu'une injonction. J'ouvre la bouche et tend la langue pour lui indiquer que j'accepte sa proposition. Camille recueille une nouvelle dose de sperme sur son torse cette fois, puis vient poser son index sur ma langue. Je ferme la bouche pour suçoter son doigt. Je suis surpris par ce goût légèrement salé, mais encore plus surpris de ne pas trouver ça rebutant. Je lèche le doigt de Camille avec gourmandise pour ne laisser aucune trace de son jus dessus.
Camille se relève du canapé et retire son t-shirt. Le voilà maintenant complètement nu devant moi. Il m'aide à me relever puis me retire doucement mon t-shirt en faisant glisser ses doigts le long de mes hanches. Il s'absente vingt secondes dans une autre pièce d'où il revient avec un tube de lubrifiant et une capote. Il m'allonge sur son canapé et s'accroupit au-dessus de mes jambes. Il enfile le préservatif autour de ma bite, déjà en érection. D'une main il me caresse le sexe pour m'aider à rester au garde-à-vous. De l'autre, il commence à se doigter l'anus. Ses doigts lubrifiés font des bruits bizarres entre ses jambes. Mais je n'ai pas l'occasion d'y jeter un œil car sa bite pend entre ses jambes et me cache la vue.
Je sens que Camille enfonce ses doigts plus profondément dans son cul. Les deux indices sont ses doigts qui serrent de plus en plus ma bite, et ses lèvres qu'il pince. Son visage marqué par son plaisir est encore plus magnifique que ce que j'avais pu voir auparavant. Je m'attarde tellement à admirer son visage, ses yeux amandes entourés de ses longs cils et son nez parfait, que je ne me rends pas compte que Camille s'est déplacé et a maintenant son anus à quelques centimètres de mon gland.
L'espace d'un instant, le temps semble s'arrêter. Ma bite s'est enfoncée d'une seule traite au fond de Camille. Le plaisir a été si fort qu'aucun de nous deux n'a pu retenir un cri de jouissance. Camille reste enfoncé quelques secondes qui me paraissent une éternité, comme pour savourer cette jouissance comme on en vit rarement.
Il se redresse doucement avant de commencer des allers-retours de plus en plus rapides sur mon sexe érigé. Je le laisse faire au début, puis je le saisis par les hanches pour guider ses va-et-vient. Sa bite qui s'était ramollie après son éjaculation se tend à nouveau à chaque pénétration. Elle est dressée fièrement dans ma direction, comme si elle cherchait à pointer le coupable de son plaisir. Ses couilles s'écrasent sur mon pubis chaque fois que mon sexe est complètement enfourné dans son cul.
J'ai complètement arrêté de regarder le visage de Camille. Mes yeux sont rivés sur son sexe qui balance et concentrés sur ma sodomie. Nous continuons dans cette position quelques minutes avant que Camille commence à ralentir sa chevauchée, sans doute fatigué par l'effort. Mon regard remonte le long de son ventre et de son torse avant de se retrouver une nouvelle fois plongé dans ses yeux noirs. C'est ce qu'il faut pour me faire jouir.
Dans une série de spasmes violents, je répands mon sperme au fond du préservatif. Nous restons plantés l'un dans l'autre une bonne minute avant que Camille se relève. J'admire ses fesses alors qu'il marche jusqu'à une étagère où il attrape une boîte de mouchoirs. Il en prend deux avant de jeter la boîte dans ma direction. C'est en me nettoyant que je suis saisi par cette odeur de cul qui devait déjà être présente quelques minutes plus tôt, mais que j'ignorais tellement j'étais concentré sur ce que je vivais.
— C'est la première fois que je faisais l'amour à un homme, dis-je en brisant le silence. Et c'était surprenamment très bon.
— Ravi de t'avoir fait cet effet, me répond Camille. Habituellement, les hommes que je ramène chez moi sont surpris et dégoûtés une fois qu'ils se rendent compte que je ne suis pas une femme.
— Je t'avoue que je ne savais pas non plus jusqu'à ce qu'on entre dans ton appartement et qu'on commence à se caresser. Mais j'étais pris par les sensations. Et même si tout était une découverte, j'ai adoré le faire avec toi.
— Merci, ça fait plaisir à entendre.
— J'ai été séduit tout de suite par… toi en fait. Je ne saurais pas dire ce qui a fait que j'ai réussi à dépasser mon hétérosexualité aussi facilement. Je crois que j'ai été aveuglé par ta beauté. Tu m'as rendu fou amoureux Camille.
— Ravi de t'avoir fait cet effet, me répond Camille. Habituellement, les hommes que je ramène chez moi sont surpris et dégoûtés une fois qu'ils se rendent compte que je ne suis pas une femme.
— Je t'avoue que je ne savais pas non plus jusqu'à ce qu'on entre dans ton appartement et qu'on commence à se caresser. Mais j'étais pris par les sensations. Et même si tout était une découverte, j'ai adoré le faire avec toi.
— Merci, ça fait plaisir à entendre.
— J'ai été séduit tout de suite par… toi en fait. Je ne saurais pas dire ce qui a fait que j'ai réussi à dépasser mon hétérosexualité aussi facilement. Je crois que j'ai été aveuglé par ta beauté. Tu m'as rendu fou amoureux Camille.
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Histoire élégante et positive!