Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
S3 : Élise, le patient du désert — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
S3 : Élise, le patient du désert
Chapitre 1
Elise, le patient du désert.
12 décembre 2014 (Aguelhok dans le comté de Kidal pendant l’opération Barkhane).
12 décembre 2014 (Aguelhok dans le comté de Kidal pendant l’opération Barkhane).
« La fidélité ne s’affirme vraiment que là où elle défie l’absence » Gabriel Marcel, philosophe français
Loin des yeux, loin du cœur est une phrase très utilisée, c’est un concept très utilisé par les personnes infidèles. La tromperie peut s’opérer partout : sur le lieu de travail, avec le voisin ou la voisine, lors d’un séminaire mais cela est encore plus vrai quand on est sur un théâtre d’opération à des milliers de kilomètres de chez soi. Un certain sentiment de liberté mélangé à l’adrénaline et à cette impression qu’il faut vivre encore plus vite avant que la mort ne vous frappe, tout cela renforce un peu plus ce sentiment d’impunité vis-à-vis de ses engagements sentimentaux.
« Oh les salopes », c’est ce qu’est en train de se dire le serveur du Pokawaï de Courbevoie, Jimmy Martineau.
Ces deux clientes à la table neuf l’aguichent depuis le début de la soirée. Cela a commencé par des phrases à double sens lors de la prise de commande puis des demandes pour tous et n’importe quoi, prétexte pour lui parler, lui toucher ses biceps dans un geste amical ou le complimenter pour ses très nombreux tatouages.
Heureusement qu’il porte un pantalon ample sinon la trique d’enfer qu’il a finirait par se voir et puis il est toujours en service jusqu’à minuit donc il doit aussi faire attention aux autres clients, c’est un bon taf, il ne tient pas non plus à le perdre.
Vers 23h30, il se dit que ça va le faire alors qu’elles demandent l’addition, elles vont sûrement se griller une clope en attendant la fermeture du restaurant mais c’est à cet instant que deux types tout droit sortis d’un clip de rap arrivent et enlacent les deux filles. OK il a compris, ce n’était que des allumeuses comme il a souvent l’habitude d’en voir.
Heureusement qu’il porte un pantalon ample sinon la trique d’enfer qu’il a finirait par se voir et puis il est toujours en service jusqu’à minuit donc il doit aussi faire attention aux autres clients, c’est un bon taf, il ne tient pas non plus à le perdre.
Vers 23h30, il se dit que ça va le faire alors qu’elles demandent l’addition, elles vont sûrement se griller une clope en attendant la fermeture du restaurant mais c’est à cet instant que deux types tout droit sortis d’un clip de rap arrivent et enlacent les deux filles. OK il a compris, ce n’était que des allumeuses comme il a souvent l’habitude d’en voir.
En attendant il est excité à mort et il veut baiser, plus le temps de brancher une autre femme et puis pas envie de se finir à la main. La solution est évidente, il espère qu’elle est dispo et surtout qu’elle a envie. Allez hop un petit sms et on verra bien :
— J’ai envie de me faire sucer et de baiser, t’es chaude ?
C’est cash mais ça a toujours été comme ça avec Yaël depuis leur rencontre dans ce même restaurant avec Béa et Cal. Ah tiens la vibration de son téléphone, sûrement elle qui lui répond :
— Chez moi dans vingt minutes.
C’est aussi très direct avec elle, sans fioriture, il aime ça avec elle. C’est super simple sans prise de tête, quand l’un ou l’autre a envie, il l’exprime et ça se fait tout seul.
Pendant qu’il monte dans son véhicule, il se remémore les dernières fois et cela ne l’aide pas à débander, par exemple il y a dix jours pendant qu’elle lui détartrait les dents de sa main gauche, elle le branlait de la main droite. Pour le récompenser d’avoir été si docile, la rousse lui avait offert une gâterie à genoux entre ses jambes, il lui en avait mis plein le visage. Jimmy avait aussi pris un énorme risque il y a deux semaines en s’introduisant chez elle, heureusement qu’il savait où étaient cachées les clefs. L’ancien militaire avait mis une cagoule puis était monté jusqu’à sa chambre alors qu’elle dormait. Il l’avait caressée pour voir si elle était réceptive et comme elle répondait bien à son doigtage, il l’avait directement enculée, lui faisant pousser un cri de surprise. Elle avait adoré être prise comme ça par surprise et à la hussarde.
Il espère une bonne surprise de sa part en arrivant, peut-être une autre femme qui sait. Le voilà justement devant la maison qui sert aussi de cabinet de dentiste au docteur Franklin à Asnières-sur-Seine. Comme d’habitude il ne sonne pas et ouvre avec la clé cachée, une fois à l’intérieur il hésite un peu. Plutôt le rez-de-chaussée dans le cabinet de dentiste ou au premier dans ses appartements privés. Il opte pour la seconde option et arrive jusqu’à sa chambre où il est tout heureux de sa surprise, Yaël s’est attachée à l’envers sur une balançoire de l’amour, les yeux bandés, sa tête pendant vers le bas et attendant qu’il se serve comme il a dit de sa bouche. Jimmy se met à poil rapidement et tourne dans la pièce en tenue d’Adam pour l’observer et la caresser par moment, arrachant à la femme de petits gémissements.
Il se plante à sa hauteur et se dit que cette balançoire est parfaitement réglée, il n’a même pas à plier les genoux ou à se mettre sur la pointe des pieds, elle a tout prévu. Sans perdre de temps il insère sa pine bien gonflée dans sa petite bouche et se satisfait de ses petits coups de langue sur son méat, la façon qu’elle a de rentrer sa langue en pointe le rend fou. Yaël salive de plus en plus pour le prendre de plus en plus loin, il sent même parfois ses dents qui le raclent puis elle arrête tout mouvement pour lui faire comprendre qu’elle veut qu’il prenne les choses en main. OK, elle veut être traitée en objet, elle va être servie. Tout en contrôlant sa poussée il recule bien son bassin et lui enfonce une bonne partie de son mandrin dans sa gorge, Jimmy peut observer avec satisfaction son python qui se déploie dans cette grotte humide. Le serveur recule à chaque fois de plus en plus et va toujours plus loin jusqu’à sentir enfin sa bouche sur son pubis et il peut donc enfin profiter de sa bouche en gorge profonde pendant un moment, mais il a aussi très envie de goûter à sa chatte baveuse avec sa langue et sa poutre.
Le jeune homme la libère de sa position puis la rattache dans l’autre sens, sa moule vers lui, elle est totalement à sa merci. Il écarte sa culotte et apprécie cette belle chatte toute lisse sans aucun poil, c’est tellement plus agréable pour lécher. Sa langue virevolte dans ses replis les plus intimes, la faisant monter de plus en plus en pression, il voit ses jambes qui cherchent un appui mais ne le trouvent pas, elles ne font que brasser du vent dans le vide.
Il pince son bouton d’amour avec deux doigts et lèche désormais alternativement son con et son anus. Elle est au bord de la rupture mais il veut plutôt la faire jouir avec son troisième bras.
Il se relève donc en la laissant sur sa faim, lui retire son bandeau pour enfin admirer ses magnifiques yeux qui s’agrandissent de stupéfaction quand il commence à la pénétrer. Jimmy lui écarte ses replis intimes avec sa pine et dans le même temps, il lui attrape les cheveux et la fait regarder vers le bas pour voir sa chatte baveuse qui l’absorbe. C’en est trop pour la dentiste qui enchaîne orgasme sur orgasme mais son amant est déchaîné, la frustration des deux filles du restaurant qui ressort sans doute. Après le missionnaire suspendu, il passe sur la levrette attachée où il lui prend alternativement la chatte et le cul tout en assenant à ses petites fesses rebondies de nombreuses claques, rougeoyant ses deux globes bien fermes. Jimmy l’invective de plus en plus et Yaël en habituée sait que dans ces cas-là, il va prendre son pied, et d’un dernier coup de bite dans son fondement il les envoie tous les deux dans la stratosphère. La quantité de foutre qu’il lâche au fond de son anus après avoir retiré la capote est impressionnante, il avait les couilles bien pleines.
Sa sex-friend a besoin d’une douche pour se nettoyer un peu pendant que lui va se reposer sur le lit King size de la maîtresse des lieux.
Il pince son bouton d’amour avec deux doigts et lèche désormais alternativement son con et son anus. Elle est au bord de la rupture mais il veut plutôt la faire jouir avec son troisième bras.
Il se relève donc en la laissant sur sa faim, lui retire son bandeau pour enfin admirer ses magnifiques yeux qui s’agrandissent de stupéfaction quand il commence à la pénétrer. Jimmy lui écarte ses replis intimes avec sa pine et dans le même temps, il lui attrape les cheveux et la fait regarder vers le bas pour voir sa chatte baveuse qui l’absorbe. C’en est trop pour la dentiste qui enchaîne orgasme sur orgasme mais son amant est déchaîné, la frustration des deux filles du restaurant qui ressort sans doute. Après le missionnaire suspendu, il passe sur la levrette attachée où il lui prend alternativement la chatte et le cul tout en assenant à ses petites fesses rebondies de nombreuses claques, rougeoyant ses deux globes bien fermes. Jimmy l’invective de plus en plus et Yaël en habituée sait que dans ces cas-là, il va prendre son pied, et d’un dernier coup de bite dans son fondement il les envoie tous les deux dans la stratosphère. La quantité de foutre qu’il lâche au fond de son anus après avoir retiré la capote est impressionnante, il avait les couilles bien pleines.
Sa sex-friend a besoin d’une douche pour se nettoyer un peu pendant que lui va se reposer sur le lit King size de la maîtresse des lieux.
En sortant de la douche, Yaël le trouve endormi, sa jeunesse fait plaisir à voir. Il est nu sur le lit, seul le drap recouvre un peu son membre. Jimmy est sacrément bien foutu, ça se voit qu’il s’entretient. Ses tatouages le recouvrent de partout, il n’y a plus un mètre de peau qui soit libre, justement l’un d’entre eux l’intrigue énormément car il est juste au-dessous d’une date : 12/12/14. Qu’est-ce qu’il s’est passé ce 12 décembre 2014 ? Sous le tatouage, elle arrive à discerner ce qui ressemble à de multiples cicatrices de la taille d’un impact de balle. Se sentant probablement observé, la femme relève la tête et voit son amant qui a bien vu qu’elle s’intéresse à ses cicatrices d’ancien militaire. Pris en flagrant délit de curiosité, la jeune femme se couche à ses côtés au moment où Jimmy s’adresse à elle :
— Tu sais, tu as le droit de demander, je n’ai rien à cacher et je ne vais pas te manger. Enfin tout à l’heure peut-être lui dit-il tout en se touchant les parties par-dessus le drap.
— C’était à l’époque où tu as fait partie de l’armée ?
— Oui ! Écoute puisque tu as l’air bien curieuse et tu as aussi l’air d’aimer les histoires donc si tu veux je te raconte comment c’était là-bas.
La jeune femme opine de la tête et l’ex-militaire commence son récit.
Dix ans plus tôt, Nord-Est du Mali.
C’est une histoire qui se passe à l’ombre des dunes du désert à un endroit où les températures pour un européen sont une véritable fournaise. Le caporal Martineau entame sa deuxième mission dans le cadre de l’opération Barkhane, il a fait un aller-retour en Afghanistan entre ces seuls missions malienne. Cela fait plusieurs semaines que ses camarades et leurs alliés de la MINUSMA essuient des accrochages avec les rebelles de l’Azawad et notamment les salafistes de Ansar Dine entre Tessalit et Kidal.
Mais ils ont obtenu un tuyau de la part d’un contact jugé sûr par les renseignements : apparemment un convoi de chef d’Ansar Dine doit passer à l’ouest de Tessalit en direction de Taoudenni au nord pour rencontrer des dignitaires d’AQMI. Une embuscade est prévue pour décapiter la tête du serpent dans la région.
L’opération est une réussite notamment grâce à la couverture aérienne des Américains, mais au moment où leur unité se saisit de leurs cibles, un sniper se met à tirer. Taoufik sur la droite de Jimmy est touché, tous les soldats tirent alors dans cette direction. Mais le caporal repère au dernier moment un assaillant qui va tirer sur son chef de section, Jimmy l’abat d’une balle dans la tête alors que celui-ci a déjà son doigt sur la gâchette. En tombant il tire plusieurs rafales d’AK47 en arrière vers la position du caporal qui sent quatre balles qui le transpercent sur le flanc gauche. La douleur est insoutenable alors qu’il s’effondre à côté de son véhicule. Est-ce que c’est la fin, c’est comme ça qu’il va mourir à vingt-deux ans sans avoir vraiment vécu.
Malgré la perte de connaissance qui est proche, il voit les hommes de son unité et surtout le toubib qui s’affaire autour de lui, il sent plus qu’il ne voit qu’on le hisse sur un brancard dans le véhicule et après quelques minutes il tombe dans les vapes.
L’opération est une réussite notamment grâce à la couverture aérienne des Américains, mais au moment où leur unité se saisit de leurs cibles, un sniper se met à tirer. Taoufik sur la droite de Jimmy est touché, tous les soldats tirent alors dans cette direction. Mais le caporal repère au dernier moment un assaillant qui va tirer sur son chef de section, Jimmy l’abat d’une balle dans la tête alors que celui-ci a déjà son doigt sur la gâchette. En tombant il tire plusieurs rafales d’AK47 en arrière vers la position du caporal qui sent quatre balles qui le transpercent sur le flanc gauche. La douleur est insoutenable alors qu’il s’effondre à côté de son véhicule. Est-ce que c’est la fin, c’est comme ça qu’il va mourir à vingt-deux ans sans avoir vraiment vécu.
Malgré la perte de connaissance qui est proche, il voit les hommes de son unité et surtout le toubib qui s’affaire autour de lui, il sent plus qu’il ne voit qu’on le hisse sur un brancard dans le véhicule et après quelques minutes il tombe dans les vapes.
Jimmy a l’impression que cela dure des heures avant qu’il ne se réveille enfin, la première chose qu’il voit c’est une blouse blanche au-dessus d’une très belle paire de jambe bien bronzée. Apparemment il est à l’hôpital et une jolie femme semble s’occuper de lui. En relevant un peu plus la tête, il voit une belle paire de yeux verts qui le regarde. La femme esquisse un beau sourire, elle est sacrément foutue même si elle a quelques années de plus que lui, elle a aussi une belle chevelure avec ses cheveux frisés châtains clairs. Après qu’elle l’est laissé la détailler, la médecin s’adresse à lui :
— Bienvenu au dispensaire d’Aguelhok, cher Caporal, vous avez fait une belle frayeur a votre unité, ils ont bien cru vous perdre. Heureusement qu’on a réussi à vous stabiliser, vous vous rappelez ce qui s’est passé ?
— Oui, j’ai pris plusieurs rafales d’un assaillant après l’avoir abattu, j’ai senti comme une déchirure dans ma chair.
— C’est exactement ça, quatre balles vous ont traversé sur le flanc gauche, par chance elles sont ressorties, on a fait ce qu’on a pu mais vous aurez quand même huit belles cicatrices sur le côté gauche mais au moins vous êtes en vie.
— Pourquoi je suis à Aguelhok et pas à Kidal dans l’hôpital de campagne ?
— Tout simplement parce que Kidal est trop loin, il vous aurait probablement perdu donc votre capitaine a estimé plus utile de vous faire soigner ici et il a eu sacrément raison. Ne vous inquiétez pas, quand vous irez mieux on vous rapatriera à Kidal. En attendant, vous devez vous mettre au repos et plus vite que ça, conclut-elle d’un ton autoritaire.
— Oui m’dame, bien reçu.
Elle quitte alors la pièce mais elle n’est pas dupe sur le fait que le caporal observe ses jambes et probablement aussi sa chute de rein. Le caporal se demande justement ce qu’il fait, il regarde une autre femme alors que sa petite amie l’attend au pays, ce n’est pas correct vis-à-vis de Virginie.
Le dispensaire d’Aguelhok est un endroit très particulier où tout le monde est soigné, qu’il s’agisse des habitants de la ville, de rebelles touaregs ou de militaires qu’ils soient Maliens, Américains, Français voir même Russes. Il y a effectivement quelques anciens soldats russes, quelques anciens spetsnaz qui sont au Mali. Ce sont essentiellement des mercenaires qui travaillent au contrat que leur donne soit le gouvernement, soit un chef local. Les soldats américains qui sont au Mali sont essentiellement des instructeurs mais il y a aussi des officiers de l’Air Force chargés de la couverture aérienne des opérations.
Au bout de quelques jours, Jimmy sympathise avec les différents militaires qui sont là pour diverses blessures et autres bobos en tout genre.
Il y a donc William qui est sergent instructeur au sein de la 173ème brigade aéroportée, Primo qui est aviateur au sein de l’US Air Force mais aussi Babacar et Thiam de l’armée malienne. A la différence de Jimmy, tous sont mariés et ont déjà des enfants. William parle souvent de ses filles qui font la fierté de leur père avec leurs excellents résultats scolaires et il aime montrer à tous les photos de sa famille dans la ville de Buffalo. Thiam leur explique que son fils aîné Sango a intégré une académie de football et que ce sera le futur Cristiano Ronaldo, ce qui fait rire tout le monde.
Il y a donc William qui est sergent instructeur au sein de la 173ème brigade aéroportée, Primo qui est aviateur au sein de l’US Air Force mais aussi Babacar et Thiam de l’armée malienne. A la différence de Jimmy, tous sont mariés et ont déjà des enfants. William parle souvent de ses filles qui font la fierté de leur père avec leurs excellents résultats scolaires et il aime montrer à tous les photos de sa famille dans la ville de Buffalo. Thiam leur explique que son fils aîné Sango a intégré une académie de football et que ce sera le futur Cristiano Ronaldo, ce qui fait rire tout le monde.
Jimmy est amené à recroiser souvent son médecin, la femme aux belles jambes comme il aime à le penser. Il s’agit du docteur Elise de Seyne qui a longtemps servi dans l’armée française avant de rejoindre une ONG qui gère des dispensaires en Afrique. C’est en cette qualité qu’elle dirige celui d’Aguelhok. Souvent elle vient vérifier sa guérison et fait changer ses bandages par l’infirmière Aissata, une belle malienne à la peau bien noire et très douce, il le sent quand elle s’occupe de lui.
Mais il se passe des choses bien curieuses dans ce dispensaire tout de même. Le 28 décembre, cela fait au moins quinze jours qu’il est là quand en allant uriner en pleine nuit, il entend des bruits étouffés et des chuchotements venants de la chambre de William et Primo. Poussés par sa curiosité, il parvient à entrebâiller la porte discrètement et là c’est la sidération pour le jeune homme. Les hommes qui sont des pères de famille respectables font rebondir le docteur de Seyne et Aissata sur leurs cuisses. Élise fait manger ses seins de bonne taille à William qui fait aller et venir son mandrin dans son con tandis que dans le lit d’à côté Aissata en amazone inversée fait rentrer prudemment un pieu de belle taille appartenant à Primo. Jimmy qui a reçu une éducation très catholique est choqué du manque de fidélité de ces hommes ; ce n’est pas non plus très moral d’espionner donc il se retire vers sa chambre. Le lendemain il évite le regard du docteur qui se montre plus ferme dans ses palpations et de plus elle fait durer cela un peu plus longtemps. Il la surprend encore une fois le soir même mais cette fois avec Babacar et Thiam sauf que là, Elise a remarqué son manège, ce qui le gêne plus qu’autre chose.
Environ une demi-heure plus tard alors qu’il est retourné dans son lit, la médecin fait irruption dans sa chambre et va lui parler quand des bruits se font entendre dans l’entrée du dispensaire. Il apprend quelques minutes après de la bouche de Primo qu’un pilote de l’Air Force a été amené ici, il est très fortement déshydraté mais ne semble pas présenter de blessure. Selon l’aviateur, cela veut sûrement dire que le pilote a atterri en urgence au milieu du désert et qu’il ne disposait certainement plus de radio ni de transpondeur.
Une autre information les étonne aussi fortement, le pilote semble être amnésique car il ne se rappelle même pas son nom.
Une autre information les étonne aussi fortement, le pilote semble être amnésique car il ne se rappelle même pas son nom.
Justement pour ce fameux pilote, rien n’est simple. Il ne sait pas ce qu’il fait là, comment il est arrivé jusqu’ici. Pour lui c’est un immense flou, quand on lui demande comment il s’appelle, il ne sait pas quoi répondre. En revanche quand le docteur Elise comme elle dit s’appeler, lui touche la peau lorsqu’elle l’ausculte, cela lui donne des flashs d’autres mains de femme sur son corps mais aussi une odeur entêtante qu’il ne parvient pas à identifier. Il a l’impression que le docteur a perçu quelque chose mais il n’est pas sûr.
Justement Élise a pressenti quand elle l’a touché que son amnésique avait aperçu quelque chose et elle se rappelle ce que lui a appris le docteur Martinez quand elle a fait son internat à Mont-de-Marsan. Sur des personnes souffrant de troubles dysfonctionnels de la mémoire, par moment un simple toucher, la vue d’un objet, le goût d’un aliment et même un parfum entêtant peut aider à ramener des réminiscences du passé. C’est donc de l’état de ce patient bien particulier qu’elle discute brièvement avec Jimmy dans les jardins du dispensaire, une fin d’après-midi de la nouvelle année :
— Comment évolue son état ? Lui demande le caporal
— Tu sais qu’en tant que médecin, j’ai fait un serment et que je ne peux pas t’en dire plus sur son état mis à part que physiquement il se porte comme un charme. Mais j’ai bien compris que tu n’es pas seulement venu me parler du soldat inconnu mais de ce que tu as vu certaines nuits. Je le sais que tu m’as vue et à de nombreuses reprises, tu te poses des questions c’est bien ça ?
— Oui désolé de ce que j’ai vu.
— Ne le sois pas, je n’en ai été ni gênée, ni offusquée.
— Mais quelque chose me perturbe, tous ces hommes sont mariés quand même !
— Je le sais, moi aussi.
— Ah bon ?
La médecin sort une photo de la poche intérieure de sa blouse où le soldat découvre une famille de cinq personnes, Élise est entourée par un homme de haute stature et de trois filles qui leurs ressemblent très fortement. Ils sont tous en maillot de bain devant la mer ou l’océan.
— Mon époux Francis a été lui aussi médecin militaire, aujourd’hui il exerce en clinique du côté de Bayonne et comme tu peux le voir nous avons trois filles : Dorothea qui va avoir quinze ans, Clara qui elle vient de fêter ses treize ans et enfin Bérengère avec ses onze ans. C’est ma dernière année ici, elles arrivent à un âge où elles ont besoin des conseils de leur mère. Francis est super attentionné et il fait attention à tout mais il a conscience qu’en tant qu’homme il y a des besoins auquel il ne peut pas répondre vis-à-vis de nos filles.
Tu es toujours aussi choqué à ce que je vois, tu es catholique c’est ça ?
Tu es toujours aussi choqué à ce que je vois, tu es catholique c’est ça ?
— Oui effectivement !
— C’est également mon cas Jimmy, enchaîne-t-elle tout en lui montrant la croix qu’elle porte au milieu de son décolleté, tout comme William est protestant, que Primo est juif et très pratiquant de surcroît, que Thiam et Babacar eux sont musulmans. Je sais que notre éducation nous a appris beaucoup de choses sur la fidélité mais il y a des situations où la religion n’est pas dans le vrai. Francis est d’accord avec moi sur ce point, tu es dans des situations où tu côtoie la mort à chaque instant. Les hommes que tu entraînes et ceux avec qui tu t’entraînes peuvent retourner leurs armes contre moi, ton avion de chasse peut être abattu par un lance-roquette Katusha ou tu peux tomber dans une embuscade mortelle. Pour ces hommes et ces femmes, ce qu’ils vivent loin du champ d’action peut être leurs derniers instants de vie ou de liberté. Pour ma part, je suis une épicurienne, je préfère profiter de la vie avant qu’il ne soit trop tard et toi Jimmy, es-tu du genre à profiter de la vie ?
Tout en disant cela, la jeune femme s’avance dangereusement vers le militaire, dévoilant largement ses belles jambes très bronzées, la jeune femme portant un simple chemisier et un short en jeans sous sa blouse. Le jeune homme a du mal à décrocher ses yeux de son mouvement de jambes hypnotique :
— Apparemment tu aimes mes jambes, lui glisse-t-elle doucement au creux de l’oreille, tu veux toucher peut-être ?
— Je..ne..pense pas…que ce soit une très…bonne idée, bégaie-t-il.
— Tu penses encore à ta chérie resté au pays ? Lui murmure-t-elle toujours très bas. Comment s’appelle-t-elle ?
Ils ont tellement reculé qu’ils sont désormais au niveau d’une alcôve légèrement cachée par la fontaine au milieu du jardin en carré du dispensaire.
— Virg.. Virgnie, elle s’appelle Virginie.
— Et tu crois que le soir, elle révise sagement à la maison où qu'elle sort avec ses copines. Tu crois qu’elle danse collée contre les garçons en boîte, qu’elle se laisse toucher puis tu crois qu’elle pourrait faire quoi avec ses hommes dans les toilettes ?
—No..
— Chut ! Laisse-toi aller et profite de la vie, lui balance-t-elle tout en prenant ses mains pour les poser sur ses fesses.
La médecin se trouve être très entreprenante, elle envoie ses lèvres à la rencontre des veines de son cou qui sont si tentantes et fait frotter ses seins sur son torse musclé et sa chatte sur la cuisse droite du soldat qui est de plus en plus à l’étroit dans son pantalon. La femme remonte ensuite ses lèvres sur sa bouche pour l’embrasser langoureusement avant de descendre progressivement, sa bouche suivant la ligne imaginaire tracée par sa main jusqu’à la ceinture de son pantalon militaire. La docteure sortant un engin de très bonne taille qu’elle compare volontiers à la taille et à l’épaisseur de son avant-bras. Elle l’embouche ensuite sous ses yeux écarquillés, il l’a souvent vu faire cela à d’autres hommes mais il a du mal à imaginer que c’est son monstre de chair qui lui déforme la mâchoire. Virginie ne peut rivaliser niveau technique c’est sûr, ça se voit qu’Elise a du vécu, elle le fait aller et venir à une vitesse si vertigineuse qu’il doit se mordre le col de son uniforme pour ne pas crier et faire révéler leur position scandaleuse. C’est tellement bon et la longue période d’abstinence a raison du militaire qui lâche tout son jus dans sa gorge. Il a voulu se retirer mais elle l’a retenu jusqu’au feu d’artifice, il y en a tellement qu’Elise se retrouve avec du sperme partout : dans sa bouche, son nez, son menton mais aussi le haut de son chemisier. L’humanitaire se redresse après avoir soigneusement nettoyé et rangé le pénis du caporal puis tout en le tenant toujours par les couilles, elle lui dit :
— Tu m’as vraiment mis la dose, j’espère quand même qu’il t’en reste en réserve pour ce soir conclut-elle avec un clin d’œil devant un Jimmy qui est en nage.
Ce soir-là, le fameux inconnu s’est encore mis au lit tôt mais sa nuque qui le lance depuis plusieurs jours l’empêche de dormir. Il se lève et va marcher un peu mais du bruit l’attire au niveau d’une porte entrebâillée qu’il écarte discrètement pour tomber sur une scène très érotique. Un des soldats qui est hospitalisé ici, il lui semble qu’il est Français est en train de remuer entre les jambes du docteur Elise. Les seins lourds de celle qui l’a soigné qui bougent en cadence sous les coups de boutoir du soldat sont hypnotiques mais soudainement c’est une autre scène qui se joue devant ses yeux.
C’est lui-même dans un lit à baldaquin en missionnaire avec une belle jeune femme de type nord-africaine. Elle est magnifique avec ses cheveux noirs comme les corbeaux étalés sur son coussin, la gorge et le décolleté sont dégagés lui permettant de toucher toute peau à sa portée. Il perçoit presque ses petits cris de plaisir et l’homme a l’impression que ce n’est pas la première fois qu’ils font l’amour, ils se connaissent bien. Il voit aussi différentes choses dans cette pièce comme ce peigne incrusté de diamants posé sur la coiffeuse, ce cadre de cette même femme avec un homme en uniforme sur la table de chevet. Et sur le côté, un balcon légèrement entrebâillé, les voiles volants au gré du vent tandis qu’au loin il aperçoit un immense barrage qui se découpe dans le paysage et devant son regard sur sa gauche il aperçoit une mosquée avec son minaret dont la couleur donne l’impression qu’elle est faite en or.
De retour à ce qui se passe devant lui, l’inconnu préfère retourner dans sa chambre pour essayer de trouver un peu de sommeil mais quelle n’est pas sa surprise de tomber sur un homme armé d’un couteau. Ce dernier en le voyant se jette sur lui et tente de l’attaquer. Par il ne sait pas quel réflexe l’inconnu met ses deux mains en croix et bloque le coup de couteau qui s’arrête à quelques centimètres de sa pommette. Il balance ensuite un coup de pied dans le genou de l’assaillant avant de lui envoyer un crochet du gauche qui l’envoie valser sur un chariot rempli de seringues ou de scalpels.
Jimmy et Élise savourent leur petite pause post-coïtale en se lovant l’un contre l’autre mais ils sont interrompus par du grabuge venant de l’une des chambres. En peu de temps Jimmy est déjà sur ses pieds et il fonce déjà voire d’où vient le problème. Quand il arrive dans la chambre du soldat amnésique c’est une vraie scène de film d’action. Les coups pleuvent des deux côtés et à un moment l’inconnu prend un coup de tête qui l’envoie au sol, son assaillant se saisit d’un scalpel au moment où le caporal sort son arme et le braque sur l’individu qui change alors de cible et va attaquer le soldat français. Jimmy lui colle alors deux balles dans le ventre et le thorax, ce qui projette l’homme contre le lit du dispensaire.
Elise se précipite tout de suite secourir l’homme une fois que Jimmy aidé de Babacar et Thiam a sécurisé les lieux. L’homme s’adresse alors à Elise :
— Laissez il n’y a plus rien à faire, je vais mourir ici mais avant je voulais que vous sachiez que vous avez ici dans votre dispensaire, un meurtrier, cet homme est responsable de la mort d’une femme. Il l’a débauchée, une femme bien, l’a éloignée de son mari légitime, s’est enfui avec elle et c’est sa faute si elle morte.
— Comment vous avez eu ces informations ? l’interroge Jimmy qui a pris le contrôle des opérations.
— Je suis le capitaine Riyad Benaissa des Forces Aériennes Algériennes, je suis également le frère du Général-major Mourad Benaissa et cet homme que vous avez devant vous est le major Anwar Al-Bakir de l’US Air Force. Nous lui avons offert l’hospitalité de notre pays et lui Il a perverti la femme de mon frère, Safia. Il l’a poussé à tromper son mari et c’est ce qui a provoqué sa perte.
— Comment c’est arrivé ?
— Ils se sont enfuis depuis la base de Béchar et se sont écrasés dans le désert malien, j’ai pu retrouver le corps de Safia qu’il a abandonné derrière lui. J’y ai laissé trois doigts après avoir été capturé par une katiba d’Al-Mourabitoune, leur dit-il en montrant les deux doigts qu’il lui reste à sa main gauche. J’ai suivi la piste d’Anwar jusqu’ici pour laver l’honneur de notre famille mais j’ai échoué et je vais rejoindre Allah…
L’homme commence à cracher du sang et à s’étouffer sous les yeux d’une Elise qui tente tout ce qu’elle peut pour le sauver mais en tant que médecin, elle sait que c’est trop tard, les tirs létaux de Jimmy ont vite fait mouche.
Riyad qui est mourant utilise son sang pour dessiner ce qui a l’air d’être la position de l’avion d’Anwar dans le désert. Celui-ci qui est tout blanc depuis le début du récit, observe attentivement et s’enfuit en courant quand le capitaine algérien rend son dernier soupir. Le temps qu’on s’en rende compte, il est déjà monté dans la voiture du capitaine Benaissa et part sur les pistes maliennes dans la nuit noire.
Tout de suite après, Elise se rend à son véhicule rejoint par Jimmy :
Tout de suite après, Elise se rend à son véhicule rejoint par Jimmy :
— Tu comptes aller où ? Il fait nuit noire et puis la zone est super dangereuse, lui dit le caporal.
— Il y a déjà quelqu’un que je n’ai pas pu sauver ce soir, je n’ai pas l’intention d’en perdre un autre.
— Alors je t’accompagne, c’est bien trop dangereux pour une femme seule.
— Nous vous accompagnons, leur dit Primo avec derrière lui William, Babacar et Thiam.
Le temps pour tous les militaires de s’équiper et les voilà à la poursuite d’Anwar sur près de trois cent cinquante kilomètres au milieu de nulle part avec un paysage désertique à perte de vue où à chaque virage ils peuvent tomber sur un rebelle.
Enfin à la sortie d’une dune, ils voient l’avant d’un Lockheed C-130J qui dépasse d’une crête au loin, ils se dépêchent d’aller sur place et suivent du même coup les traces laissées par le véhicule emprunté par Anwar. L’avion est bien endommagé, les deux ailes ne sont plus là et l’appareil est carrément éventré par le bas. A l’intérieur il trouve Anwar qui pleure en tenant un cadavre de femme dans ses bras, au milieu d’autres corps.
Elise s’approche, s’agenouille et tente de le calmer :
— Je ne pense pas que tu sois un meurtrier, mais explique-nous ce qui s’est passé Anwar, si tu t’en souviens, commence Elise.
— Oui. Oui docteur, je vais vous dire, je vais vous raconter notre histoire.
Base aérienne de Béchar (nord-ouest de l’Algérie, près de la frontière avec le Maroc). Quelques semaines plus tôt.
Cela ne fait que quelques heures que les soldats de l’Air Force sont arrivés dans cette ville et déjà ils sont invités à une réception organisée par l’un des officiers des Forces Aériennes Algériennes les plus influents, le général major Mourad Benaissa. Leur commandant leur a dit de bien se comporter dans ce pays qui leur offre l’hospitalité, ils ne doivent pas faire de politique, l’armée américaine et le président Obama comptent sur eux.
Anwar n’a jamais été friand de ce genre de réception mais aujourd’hui il va faire exception dès l’instant où il est présenté à la plus belle femme de l’assemblée : Safia, la femme du général.
Son élégance touche au ravissement, sa peau diaphane est sublimée par un rouge à lèvres éclatant rouge, ses grands yeux noirs l’ont captivé dès l’instant où leurs regards se sont croisés, son kaftan à col en V de couleur rouge avec de la garniture en dentelle fait tourner la tête de notre soldat. Il y a des rencontres dans une vie qui vous font perdre le sens de la mesure, qui donnent envie de faire des folies et de prendre tous les risques. Pour Safia il est prêt à tout et apparemment la jeune femme aussi.
Son élégance touche au ravissement, sa peau diaphane est sublimée par un rouge à lèvres éclatant rouge, ses grands yeux noirs l’ont captivé dès l’instant où leurs regards se sont croisés, son kaftan à col en V de couleur rouge avec de la garniture en dentelle fait tourner la tête de notre soldat. Il y a des rencontres dans une vie qui vous font perdre le sens de la mesure, qui donnent envie de faire des folies et de prendre tous les risques. Pour Safia il est prêt à tout et apparemment la jeune femme aussi.
C’est la jeune femme qui prend contact la première à l’aide d’une missive envoyée à la base qui l’invite à la retrouver du côté de la mine de charbon abandonnée de Kenadsa au sud-ouest de Béchar.
Dans ce décor qui ressemble aux mines qu’on retrouve dans son Arizona natal, la jeune femme lui explique que sa famille a possédé cette mine et d’autres dans le pays. C’est un endroit plutôt inusité pour vivre une passion mais Anwar et Safia n’en ont que faire. La façon qu’ils ont de s’unir est intense et passionnée.
Safia lui explique qu’elle aime toujours son mari Mourad, qu’il est toujours très attentionné avec elle, lui offrant beaucoup de cadeaux mais elle supporte de moins en moins de passer après l’armée, de plus il est quasiment tout le temps à Alger, ne laissant à Béchar que son capitaine de petit frère qui a pour mission officieuse de surveiller sa belle-sœur. Elle ne l’aime pas beaucoup Riyad, surtout avec les regards d’envie qu’il jette sur elle, il serait même prêt à tuer son propre frère pour l’avoir pense Safia.
Dans ce décor qui ressemble aux mines qu’on retrouve dans son Arizona natal, la jeune femme lui explique que sa famille a possédé cette mine et d’autres dans le pays. C’est un endroit plutôt inusité pour vivre une passion mais Anwar et Safia n’en ont que faire. La façon qu’ils ont de s’unir est intense et passionnée.
Safia lui explique qu’elle aime toujours son mari Mourad, qu’il est toujours très attentionné avec elle, lui offrant beaucoup de cadeaux mais elle supporte de moins en moins de passer après l’armée, de plus il est quasiment tout le temps à Alger, ne laissant à Béchar que son capitaine de petit frère qui a pour mission officieuse de surveiller sa belle-sœur. Elle ne l’aime pas beaucoup Riyad, surtout avec les regards d’envie qu’il jette sur elle, il serait même prêt à tuer son propre frère pour l’avoir pense Safia.
Après Kenadsa c’est très souvent dans un appartement situé rue Akid Lofti, non loin de la mosquée et prêté par des amis que le couple illégitime se retrouve. Couché nu dans ce grand lit à baldaquin, il parle de l’avenir, l’aviateur va bientôt rentrer aux États-Unis et il veut qu’elle l’accompagne à Phœnix où est établi sa famille depuis des décennies. Safia est totalement amoureuse de son amant et elle est prête à le suivre jusqu’au bout du monde.
Dans ce lit, l’homme aime aussi chanter, surtout les paroles du morceau du groupe Sturm und Drang, Dark little angel of mine :
Dans ce lit, l’homme aime aussi chanter, surtout les paroles du morceau du groupe Sturm und Drang, Dark little angel of mine :
Tell me again that this will never ever end.
Il aime quand elle lui dit qu’entre eux ça ne finira jamais, c’est éternel.
Tell me forever is so much more then just some, much more than just some time.
Pour toujours sera plus fort qu’un peu de temps.
Light me up my life, let me be king like you did every night.
Oui tu es celle qui illumine ma vie, qui me laisse être ton roi chaque nuit.
Cause this will never ever end.
Non ce ne sera jamais la fin pour eux.
Mais le couple amoureux va se monter imprudent et c’est la servante de la maison Benaissa qui raconte tout à Riyad. Le couple doit précipiter son départ en ce soir de décembre alors que le temps n’est pas favorable à un décollage.
Couvert par un camarade, il obtient le feu vert pour transporter du matériel et des véhicules de Béchar à la base aérienne 201 d’Agadez au Niger. Vers 21 heures en ce vingt-sept décembre, le C130 quitte le tarmac de l’aéroport Boudghene - Ben Ali Lofti. Le couple est tout heureux d’avoir réussi à quitter le sol algérien :
— Tu vois Ya Amar, je te l’ais dit qu’on arriverait à s’en sortir. Tu peux me faire confiance, je serai toujours là pour toi.
— Je le sais Ya Rouhi ! C’est pour ça que je t’aime. J’ai tellement hâte de pouvoir rencontrer ta famille.
— Ils vont t’adorer, tu es tellement lumineuse. Tiens regarde par le hublot, tu vois les lumières qui s’éloignent de plus en plus, c’est l’Algérie qui va faire partie du passé pour nous. On sera bientôt au-dessus du désert et dans deux heures nous entrerons dans l’espace aérien nigérien. Une fois à Agadez, on fera route vers Niamey où l’on prendra un long courrier Niamey - Houston via Istanbul puis Phœnix ensuite. Et puis je suis en règle vis à vis de l’US Air Force, ma permission commencera à mon arrivée à Agadez. Tout est sous contrôle mon amour.
Mais il n’a pas prévu ce qui va suivre quelques minutes plus tard quand un appareil apparaît sur son radar :
— Merde ! Un Mig-29 s’exclame-t-il, c’est le 153eme escadron de chasse de Bechar qui a ce type d’appareil. Il n’y a qu’un seul aéronef c’est très surprenant pour une mission d’escorte ou d’interception. Je pense que c’est Riyad, il n’est pas assez idiot pour tirer sur un appareil américain quand même hein ?
Le regard éloquent que lui lance Safia lui fait comprendre que oui il est fou à ce point. Et justement il vient de se placer juste derrière à une bonne distance, il s’est mis en position de tir.
— Quel enculé ! S’il nous accroche, on est foutu, je n’ai pas le choix je vais devoir plonger en piqué pour lui échapper, fais comme moi et pousse de toute tes forces sur le manche vers l’avant.
Sous les yeux du Mig qui s’apprête à tirer, le C130 plonge vers l’avant et descend à toute allure tandis que l’avion de chasse les suit. Le poursuivant a désormais du mal à les accrocher donc il envoi des salves avec sa mitrailleuse. Pour l’instant Anwar résiste bien à son adversaire mais son avion de transport est bien moins manœuvrable que le Mig, par chance la couverture nuageuse basse joue en faveur d’Anwar, celui-ci va utiliser une tactique qu’on lui a appris durant sa formation.
Après avoir regardé sa compagne, il réduit sa vitesse pour se retrouver juste en dessous du chasseur, l’avion américain dispose d’un radar très performant et au moment opportun il remonte. La manœuvre désarçonne le Mig qui perd son axe et se retrouve en difficulté, ce qui l’obligera à se poser en catastrophe mais juste avant il parvient à envoyer un missile qui frappe l’aile gauche du C130.
Anwar fait tout ce qu’il peut mais là c’est sûr ils vont se crasher en plein milieu du désert. Il prend la main de celle qu’il aime dans la sienne et récupère du courage dans son regard avant de tenter une manœuvre de la dernière chance. Il coupe l’alimentation en carburant des moteurs un et deux pour envoyer toute la puissance possible sur le trois et le quatre situés à droite. La manœuvre permet de rééquilibrer quelques peu le gros appareil. Le pilote américain réduit sa poussée mais cela ne va pas suffire pour un atterrissage classique, il ouvre quand même les volets et sort le train. La crête devant lui peut suffire même si la pluie qui tombe depuis un moment et la nuit lui gâche un peu la luminosité. Justement c’est cette faible vision qui ne lui permet pas de voir le missile sol-air tiré depuis une colline, faisant exploser son aile droite. La déflagration blesse gravement Safia qui s’affaisse sur son siège tandis que le C130 désormais sans réacteur continue sa chute libre jusqu’à heurter le sol à pleine vitesse. Le premier choc lui a fait perdre son train avant que son aile restante inutilisable ne se brise contre un arbre, ce qui reste de l’appareil est allé s’arrêter au bout de la crête. La violence du choc a assommé en partie Anwar qui ne reprend ses esprits que quelques minutes plus tard, ce qu’il voit va lui faire perdre totalement le contrôle de lui-même.
Safia est extraite de son siège par les hommes de la katiba mais toute vie l’a déjà quittée, la déflagration l’a touchée sur une partie de son flanc droit. Anwar ne veut plus qu’une chose, c’est mourir mais avant il va s’occuper de ceux qui sont responsables de sa mort. Son regard devient rouge sang et c’est dans un état second qu’il poignarde, éventre et étrangle les huit hommes de cette katiba. Après il ne se souvient plus de rien et se réveille dans ce dispensaire au Mali.
Safia est extraite de son siège par les hommes de la katiba mais toute vie l’a déjà quittée, la déflagration l’a touchée sur une partie de son flanc droit. Anwar ne veut plus qu’une chose, c’est mourir mais avant il va s’occuper de ceux qui sont responsables de sa mort. Son regard devient rouge sang et c’est dans un état second qu’il poignarde, éventre et étrangle les huit hommes de cette katiba. Après il ne se souvient plus de rien et se réveille dans ce dispensaire au Mali.
De retour au présent, Anwar tient toujours le corps sans vie de la femme qu’il a aimé dans ses bras et s’excuse de n’avoir pas pu la sauver :
— Ce n’est pas ta faute Anwar, c’est celle de Riyad puis celle de ces hommes. Tu as juste voulu lui offrir une autre vie, une vie différente, tente de le raisonner Elise.
— Mais il n’empêche que c’est parce qu’elle m’a rencontrée qu’Allah l’a rappelé à lui. Nous avons pêché et c’est sa punition. Je me dois d’assumer à mon tour mes fautes et je ne peux pas vivre sans elle, merci beaucoup docteur, Adieu !
Avant que les hommes en armes ne puissent réagir, Anwar a placé son arme sous son menton et a fait feu, s’explosant du coup le cerveau. C’est ici dans la carcasse de son C130 écrasé au milieu du désert malien et tenant la femme qu’il aime qu’est mort le major Anwar Al-Bakri.
Les hommes les ont enterrés côté à côte pour l’éternité juste devant la carcasse de l’appareil sur cette crête baignée par le soleil. Jimmy n’a plus jamais été le même après cette histoire.
Les hommes les ont enterrés côté à côte pour l’éternité juste devant la carcasse de l’appareil sur cette crête baignée par le soleil. Jimmy n’a plus jamais été le même après cette histoire.
— C’est Elise qui s’est chargée de l’annoncer aux familles la mort de leurs proches, explique Jimmy à Yaël.
Elle s’est rendue à Phoenix pour raconter la véritable histoire de la mort d’Anwar à sa mère, ses frères et ses sœurs. La médecin a juste modifié la fin, ils n’ont pas besoin de savoir qu’il s’est donné la mort, pour eux il est mort de déshydratation avancée après avoir erré des jours et des jours durant dans le désert. Sa version de l’histoire est aussi différente pour le général Mourad Benaissa auprès de qui, elle a obtenu une audience pour lui annoncer la mort de son épouse et de son petit frère. Elle n’exonère pas le rôle de ce dernier dans la mort de Safia mais lui explique que c’est Anwar et non Jimmy qui a tué Riyad avant de se suicider. Cela semble suffire au général qui avec dignité la remercie d’avoir fait le déplacement jusqu’ici pour lui annoncer la triste nouvelle, il lui donne aussi les coordonnées des parents de Safia a Kenadsa. Elise a ainsi pu aussi annoncer à des parents comment est décédée leur fille.
Elise est ensuite rentrée à Bayonne auprès des siens et comme elle l’a dit à Jimmy à Aguelhok, ce qui se passe en mission à l’étranger est différent de la vraie vie, Francis lui suffit amplement et ils sont très heureux avec leurs trois filles.
— Donc tu n’as jamais revu Elise ? lui demande Yaël.
— Non ! Cela fait déjà neuf ans, j’ai respecté sa vie privée et j’ai repris la mienne. Je suis encore resté quelques mois avec Virginie mais j’avais besoin d’autre chose. Peut-être de vivre une histoire comme l’ont vécu Anwar et Safia. C’est une histoire qui vous marque, elle a créé un lien unique entre Elise, William, Primo, Babacar, Thiam et moi. Nous seuls connaissons la véritable histoire de ce qui s’est passé entre Bédar, Aguelhok et cette fameuse crête. On est aussi les seuls à connaître l’emplacement exact des tombes des deux amoureux maudits et c’est un secret que nous emporterons dans la tombe.
Ne voulant pas que son amant broie trop du noir en ressassant le passé, Yaël a une petite idée pour lui remonter le moral :
— Dis moi tu n’as pas parlé de me manger tout à l’heure ? lui dit-elle tout en baissant le drap sur sa chatte parfaitement épilée.
Le sourire du militaire lui suffit amplement à cet instant.
Ce chapitre vous a plu ? Encouragez l'auteur en un geste.
J'aime
ou laissez un mot
Restez informé des nouvelles histoires
Recevez les dernières publications directement dans votre boîte mail
Explorez les catégories
Parcourez notre vaste sélection d'histoires érotiques classées par catégories pour trouver exactement ce qui éveille votre désir
Ce chapitre vous a plu ?
Vous venez de le lire en entier. Prenez un instant pour encourager l'auteur : un petit geste qui fait toujours plaisir et donne envie d'écrire la suite.
Laissez une réaction
Commentaires ()
Ok promis Olga je vais essayer
La construction du récit sur deux époques avec l'intrigue en Afrique dans le passé après ce début avec Yael, rend l'ensemble intéressant et original.
@ StanJR23, J'ignore comment on fait techniquement pour ajouter des notes de bas de page. Une solution simple consisterait à ajouter, en guise de préface ou d'avertissement, que tel ou tel personnage peut être retrouvé dans tel ou tel récit de la saison 1 et/ou la saison 2, soit en mettant un lien, soit en mettant le titre du récit et sa date de publication sur Xstory. C'est bon pour le site et la visibilité de vos récits, pour les faire connaitre à de nouveaux lecteurs.
Désolée de n'avoir pas pensé à cela plus tôt, l'essentiel étant de valoriser votre travail et vos textes.
Olga
On y retrouve des personnages déjà croisés dans les saisons précédentes, comme Yaël par exemple. Un conseil peut-être: introduire une référence ou une note de bas de page aux épisodes où ces personnages sont apparus, cela pourrait encourager la lecture ou la relecture de ces textes.
Il y a toujours ce travail de documentation impressionnant sur le contexte. Et enfin cette combinaison si particulière entre des scènes de sexe et des moments émouvants, voire dramatiques.
J'avoue enfin aimé et partagé la philosophie de vie d’Élise!
Merci StanJR23!
Comme je l’ai souligné à un autre de mes correcteurs, ce travail de documentation fait partie de ma façon d’être rigoureux dans tous les aspects de ma vie.
Cela ne m’étonne pas de vous que vous partagiez la philosophie d’Elise 😉