Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
S2 : Léïla, Plus Jamais — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
S2 : Léïla, Plus Jamais
Chapitre 1
Leïla, Plus Jamais
30 janvier 1998 (quartier de la Grande Borne, Grigny)
“Si vous avez confiance en vous, vous inspirez confiance aux autres” Johann Wolfgang Von Goethe
Il faisait si chaud ici, en ce début de mois de mai 1994 à Aden au Yémen. Le léger air marin rafraichissait à peine, mais les empêchait de suffoquer complètement, surtout avec tous le barda qu'ils devaient porter.
Rachid, son meilleur ami Saïd et leur unité du cinquième régiment interarmées d'outre-mer ont été déployés ici au Yémen depuis leur base de Djibouti dans le cadre de l'opération Diapason.
Le colonel a dit d'aller sur place évacués nos ressortissants, Selon la mission que leur avait confiée le colonel, ils étaient là pour évacuer nos ressortissants. Les Yéménites pouvaient bien se battre entre eux. Les règles d'engagements étaient de ne pas intervenir. La mission était simple, ne prendre aucun risque Ils seront vite de retour à la base.
Le colonel a dit d'aller sur place évacués nos ressortissants, Selon la mission que leur avait confiée le colonel, ils étaient là pour évacuer nos ressortissants. Les Yéménites pouvaient bien se battre entre eux. Les règles d'engagements étaient de ne pas intervenir. La mission était simple, ne prendre aucun risque Ils seront vite de retour à la base.
Le soldat connaît depuis sa tendre enfance Said, c'est son meilleur ami, ils ont grandi ensemble à Bron non loin de Lyon. Ils en ont fait des conneries ensemble mais aussi avec leurs bandes de potes, malheureusement ils en ont aussi perdu certains. Walid s'est tué lors d'une course poursuite en scooter avec la police tandis qu'Antoine a pris du ferme pour trafic. Saïd et lui ont décidé de s'engager après leurs services militaires, pour lui, c'était presque logique car son grand-père maternel a été parachutiste dans l'armée de terre tandis que son père a été policier. C'est par ailleurs pour prendre le contre-pied de son père qu'il a choisi l'armée.
C'est comme ça qu'ils s'étaient retrouvés ce jour-là, à sécuriser les quais d'embarquement du port avec leur groupe. Il y avait l'adjudant-chef François, le caporal Abde et eux deux ayant le grade de soldat de première classe.
Rachid ne le trouvait pas très bien en ce moment Said. Probablement que sa copine lui manquait. Il l'avait rencontré deux mois avant d'embarquer pour leur affectation de Djibouti. Saïd avait dit que grâce à elle, il avait retrouvé sa spiritualité. Ils ont par ailleurs fait un voyage en Algérie récemment.
Cela l'avait un peu étonné de la part de Saïd parce qu'il n'avait clairement jamais été porté sur la religion. Tout comme Rachid, ils fument depuis leurs treize ans, à peine un an plus tard il prenait sa première bière avec les copains et les grands du quartier. Ensuite il y avait eu la consommation de cannabis occasionnellement, sans parler que pour s'envoyer des filles, ils n'étaient pas les derniers. Rachid se rappelait encore comment ils ont pris par le cul les sœurs Venturi dans la cave du 6A. Morgane et Stéphanie jouissaient quand même d'une sacrée réputation, la moitié du quartier leur était passé dessus mais bon ils avaient pris un sacré pied cette après-midi-là.
C'est comme ça qu'ils s'étaient retrouvés ce jour-là, à sécuriser les quais d'embarquement du port avec leur groupe. Il y avait l'adjudant-chef François, le caporal Abde et eux deux ayant le grade de soldat de première classe.
Rachid ne le trouvait pas très bien en ce moment Said. Probablement que sa copine lui manquait. Il l'avait rencontré deux mois avant d'embarquer pour leur affectation de Djibouti. Saïd avait dit que grâce à elle, il avait retrouvé sa spiritualité. Ils ont par ailleurs fait un voyage en Algérie récemment.
Cela l'avait un peu étonné de la part de Saïd parce qu'il n'avait clairement jamais été porté sur la religion. Tout comme Rachid, ils fument depuis leurs treize ans, à peine un an plus tard il prenait sa première bière avec les copains et les grands du quartier. Ensuite il y avait eu la consommation de cannabis occasionnellement, sans parler que pour s'envoyer des filles, ils n'étaient pas les derniers. Rachid se rappelait encore comment ils ont pris par le cul les sœurs Venturi dans la cave du 6A. Morgane et Stéphanie jouissaient quand même d'une sacrée réputation, la moitié du quartier leur était passé dessus mais bon ils avaient pris un sacré pied cette après-midi-là.
Notre héros savait ce qui pouvait lui remonter le moral, sa mère lui avait dit qu'elle avait réceptionné les billets de la Coupe du monde aux States. Ne restait plus qu'à prendre les billets d'avion. A eux les sunlights et les belles américaines, il avait entendu dire qu'elles n'avaient pas froid aux yeux. L'équipe de France n'y sera pas et franchement il n'aurait pas aimé être la maman de Ginola au mois de novembre. La pauvre femme a pris chère en insulte à cause de son fils.
Le Maroc y sera et en plus ils vont jouer à Orlando et dans le New-Jersey. Ces
vacances ça va être Vamos à la Playa et Big Apple. Tiens, il allait la faire à Saïd celle-là, il allait bien rire et les gars aussi.
Le Maroc y sera et en plus ils vont jouer à Orlando et dans le New-Jersey. Ces
vacances ça va être Vamos à la Playa et Big Apple. Tiens, il allait la faire à Saïd celle-là, il allait bien rire et les gars aussi.
Alors qu'il s'avançait en tête dans cette rue du secteur Al Hamdi a deux pas du consulat américain, au moment où il allait se retourner tout fier de sa blague, une douleur vive et violente lui a traversé l'épaule de part en part, le projetant à terre. Avant même qu'il n'est eu le temps de réagir, deux autres balles ont fusé et les corps inertes de l'adjudant-chef et du caporal gisaient à ses côtés.
Devant eux et tenant toujours son arme de poing, Saïd était froid comme la mort totalement indifférent des crimes qu'il venait de commettre.
Rachid a réagi rapidement et avec lucidité en sortant son arme de son bras valide et l'a braqué sur son ami :
Rachid a réagi rapidement et avec lucidité en sortant son arme de son bras valide et l'a braqué sur son ami :
— Qu'est-ce que tu as fait frère ? Pourquoi tu as tué nos camarades ? Pourquoi tu m'as tiré dessus ? Pose ton arme, on va parler commence Rachid avec une douleur bien lancinante dans l‘épaule.
— Tu ne comprends pas Akhi, ces chiens et ces infidèles ont laissé nos frères s'entretuer au pays, ils n'ont pas empêché les militaires de s'approprier le pouvoir alors qu'on avait gagné les élections. Ce sont des âmes impures qui méritent la colère d'Allah.
— Qu'est-ce que tu racontes Akh ? Tu n'as jamais pensé comme ça ! C'est cette fille qui t'as mis les choses dans la tête ? Dit Rachid qui avait eu un éclair de lucidité
— Hassna m'a ouvert les yeux, avant je n'étais qu'un mécréant et aujourd'hui j'ai une chance d'aller m'asseoir à la droite du prophète, il ne me restent qu'à aller châtier les infidèles. Les Américains méritent aussi qu'on s'occupe d'eux.
— Je ne peux pas te laisser faire ! Je n'ai pas le choix ! Je t'en prie ne m'oblige pas à le faire !
— Allahu Akhbar Akhi, tu ne peux rien contre moi, le prophète est avec moi ! Laisse-moi passer. Ce pays ne te doit rien, tu n'es pas obligé de mourir pour lui a-t-il conclu tout en levant son arme.
— Non ! NON N'AVANCE PAS !!!
— Tu ne comprends pas Akhi, ces chiens et ces infidèles ont laissé nos frères s'entretuer au pays, ils n'ont pas empêché les militaires de s'approprier le pouvoir alors qu'on avait gagné les élections. Ce sont des âmes impures qui méritent la colère d'Allah.
— Qu'est-ce que tu racontes Akh ? Tu n'as jamais pensé comme ça ! C'est cette fille qui t'as mis les choses dans la tête ? Dit Rachid qui avait eu un éclair de lucidité
— Hassna m'a ouvert les yeux, avant je n'étais qu'un mécréant et aujourd'hui j'ai une chance d'aller m'asseoir à la droite du prophète, il ne me restent qu'à aller châtier les infidèles. Les Américains méritent aussi qu'on s'occupe d'eux.
— Je ne peux pas te laisser faire ! Je n'ai pas le choix ! Je t'en prie ne m'oblige pas à le faire !
— Allahu Akhbar Akhi, tu ne peux rien contre moi, le prophète est avec moi ! Laisse-moi passer. Ce pays ne te doit rien, tu n'es pas obligé de mourir pour lui a-t-il conclu tout en levant son arme.
— Non ! NON N'AVANCE PAS !!!
Deux balles partirent de l'arme de Rachid et allèrent se loger juste au-dessus du sternum et dans le cou de Said. Le meilleur ami de Rachid tituba quelques instants avant de s'effondrer face contre terre. Rachid tint encore quelques instants puis s'évanouit alors qu'il entendait au loin les sirènes.
A son réveil, le colonel se trouvait à son chevet :
A son réveil, le colonel se trouvait à son chevet :
— Ah Benahmed vous êtes réveillé, comment vous vous sentez ? Vous voulez que j'appelle le médecin ?
— Non merci Mon Colonel ! J'ai l'impression d'être dans le formol mais ça va, je voudrais juste qu'on m'explique ce qui s'est passé aujourd'hui.
— Je suis désolé Benahmed, mais il semblerait d'après les premiers éléments de l'enquête que les salafistes du GSPC algérien ont réussi à retourner le première classe Said Hammadi. Il prévoyait d'après un enregistrement qu'on a retrouvé dans son paquetage d'attaquer le Consulat Américain. Votre unité n'était pour lui qu'un dommage collatéral, tous les membres à l'exception de vous sont décédés.
— Non merci Mon Colonel ! J'ai l'impression d'être dans le formol mais ça va, je voudrais juste qu'on m'explique ce qui s'est passé aujourd'hui.
— Je suis désolé Benahmed, mais il semblerait d'après les premiers éléments de l'enquête que les salafistes du GSPC algérien ont réussi à retourner le première classe Said Hammadi. Il prévoyait d'après un enregistrement qu'on a retrouvé dans son paquetage d'attaquer le Consulat Américain. Votre unité n'était pour lui qu'un dommage collatéral, tous les membres à l'exception de vous sont décédés.
Rachid se renfonça dans son lit d'hôpital et vit par la lucarne de la porte d'hôpital, deux personnes dans des impairs noir qui attendait probablement que le colonel est terminé :
— Le contre-espionnage je présume ?
— Oui effectivement, ils attendent pour vous débriefer.
— Très bien ! En revanche, la fille Hassna vous l'avez retrouvée ?
— Non ! Ce n'était pas sa véritable identité, elle a disparu depuis un bon un moment déjà. Mais rassurez-vous ce n'est en aucun cas votre faute Benahmed, vous ne pouvez pas prévoir ce qui allait se passer.
— Ce n'est pas cela qui ramènera François, Abde et mon meilleur ami. J'aurai dû voir qu'il allait mal et qu'on lui avait retourné le cerveau. Je vais devoir assumer cela toute ma vie.
— Le toubib est prêt à vous écouter et vous aider à aller mieux. En attendant répondez aux questions des enquêteurs et reposez-vous. Dites-vous que vous avez sauvé beaucoup de vies innocentes aujourd'hui. N'oubliez pas notre devise : « Fier et fort ».
— Oui effectivement, ils attendent pour vous débriefer.
— Très bien ! En revanche, la fille Hassna vous l'avez retrouvée ?
— Non ! Ce n'était pas sa véritable identité, elle a disparu depuis un bon un moment déjà. Mais rassurez-vous ce n'est en aucun cas votre faute Benahmed, vous ne pouvez pas prévoir ce qui allait se passer.
— Ce n'est pas cela qui ramènera François, Abde et mon meilleur ami. J'aurai dû voir qu'il allait mal et qu'on lui avait retourné le cerveau. Je vais devoir assumer cela toute ma vie.
— Le toubib est prêt à vous écouter et vous aider à aller mieux. En attendant répondez aux questions des enquêteurs et reposez-vous. Dites-vous que vous avez sauvé beaucoup de vies innocentes aujourd'hui. N'oubliez pas notre devise : « Fier et fort ».
Malgré son bras droit endolori, Rachid tint quand même à saluer son colonel avec respect :
— Mes respects, mon Colonel.
— Rompez.
— Mes respects, mon Colonel.
— Rompez.
Après ces évènements, Rachid est resté deux ans de plus dans l'armée avant de
rejoindre la Police Nationale où il a souvent entendu, de la part de ses supérieures hiérarchiques, la même remarque :
rejoindre la Police Nationale où il a souvent entendu, de la part de ses supérieures hiérarchiques, la même remarque :
— Benahmed, vous êtes un bon élément mais arrêtez de foncer tête baissée. Vous avez été dans l'armée non ? Apprenez à faire confiance à votre unité et surtout à votre partenaire.
Il a été affecté au CSP de Juvisy sur Orge qui couvre le secteur de Grigny et notamment le quartier de la Grande Borne. Le commissariat auquel il avait été rattaché est juste à côté de la mosquée à hauteur de la rue Saint-Exupéry.
La difficulté pour Rachid depuis ce qui s'est passé avec Saïd, c'est qu'il arrive plus à faire confiance. Il doute clairement de sa capacité d'analyse et de jugement.
Saïd était son meilleur ami et il n'a rien vu venir alors qu'il est probablement celui qui le connaissait le mieux.
Les parents de Saïd et ses sœurs lui ont pardonnés mais lui n'y est pas arrivé. Il est
donc entré dans une phase où il s'est refermé sur lui-même, s'éloignant de l'armée qui n'a pas réussi à retrouver ceux qui ont manipulé son ami. Même son enquête personnelle ne lui a pas permis de trouver les réponses à ses questions.
Rachid s'est ensuite refermé sur lui-même. Il s'est éloigné de ses amis et de sa famille.
Depuis peu, c'est son incapacité à faire confiance qui est en frein à sa carrière. Il a changé de partenaire à quatre reprises en un an et demi.
Tous lui reprochant son individualisme et une mise en danger disproportionné du fait de ses initiatives en solo.
La difficulté pour Rachid depuis ce qui s'est passé avec Saïd, c'est qu'il arrive plus à faire confiance. Il doute clairement de sa capacité d'analyse et de jugement.
Saïd était son meilleur ami et il n'a rien vu venir alors qu'il est probablement celui qui le connaissait le mieux.
Les parents de Saïd et ses sœurs lui ont pardonnés mais lui n'y est pas arrivé. Il est
donc entré dans une phase où il s'est refermé sur lui-même, s'éloignant de l'armée qui n'a pas réussi à retrouver ceux qui ont manipulé son ami. Même son enquête personnelle ne lui a pas permis de trouver les réponses à ses questions.
Rachid s'est ensuite refermé sur lui-même. Il s'est éloigné de ses amis et de sa famille.
Depuis peu, c'est son incapacité à faire confiance qui est en frein à sa carrière. Il a changé de partenaire à quatre reprises en un an et demi.
Tous lui reprochant son individualisme et une mise en danger disproportionné du fait de ses initiatives en solo.
En ce mois de septembre 1997, le commandant vient de lui attribuer un nouveau coéquipier. C'est un bleu qui sort de l'école à peine. Il s'était presque marré quand Michel s'est présenté à lui d'une façon hyper sérieuse, on aurait dit qu'il avait un balai coincé dans le cul.
Ce soir-là alors qu'ils patrouillaient du côté de Viry-Châtillon, ils ont été appelés par le standard pour une inter à la résidence le Labyrinthe dans le quartier de la Grande Borne à Grigny. Apparemment, une histoire de tapage nocturne.
Rachid se mit en condition et il décida de briefer Michel dont ça allait être la première inter dans une zone extrêmement sensible. Certains de leurs collègues parlent de « zone de non-droit peuplés de racailles et de dealers ».
Ils allaient devoir être mesurés dans leur action. ne rien faire pour attiser les choses et veiller à faire leurs devoirs sans provocation.
Rachid est d'autant plus conscient de la difficulté de leur aventure, qu'il se rappelait très bien comment trois équipages dont il faisait partie, avaient essuyé des jets de pierres et de projectiles en tous genres lors d'une intervention de routine. Ils avaient été obligés de rebrousser chemin.
« La Grande Borne est une cité de peintre autant que d'architecte » disait Emile Aillaud, l'architecte responsable de sa construction entre 1967 et 1971. Elle a été construite dans un style assez différent des grands ensembles avec beaucoup de fresque et d'œuvre d'art pour égayer et sortir de la monotonie ces blocs de béton, construits en série dans un souci d'économie.
Les gens y sont très pauvres avec des situations précaires, il y a peu de perspectives pour les jeunes qui se retrouvent souvent au chômage en sortant du système scolaire. La vie y était très dure au quotidien avec souvent des coupures
d'électricité et d'eau sans parler de la criminalité.
L'équipage de Rachid arriva donc en vue de la résidence le Labyrinthe qui entoure notamment le cadran de l'astrolabe, une place au centre des logements HLM. Sans tarder, ils ont pénétré par une porte restée ouverte, l'interphone étant cassé
avec les fils qui pendait. Le hall d'entrée empestait, par endroit on sentait même une odeur de pisse. Rachid tendit l'oreille et ce qu'il put entendre n'était clairement pas un tapage nocturne, un homme était en train de violenter sa petite amie ou son épouse. Ils montèrent
quatre à quatre les étages avec Michel qui assurait ses arrières et a tambouriné à la porte :
— Police, ouvrez ! Nous avons été appelés pour un tapage nocturne. Ouvrez ou nous
défonçons la porte.
Rachid se mit en condition et il décida de briefer Michel dont ça allait être la première inter dans une zone extrêmement sensible. Certains de leurs collègues parlent de « zone de non-droit peuplés de racailles et de dealers ».
Ils allaient devoir être mesurés dans leur action. ne rien faire pour attiser les choses et veiller à faire leurs devoirs sans provocation.
Rachid est d'autant plus conscient de la difficulté de leur aventure, qu'il se rappelait très bien comment trois équipages dont il faisait partie, avaient essuyé des jets de pierres et de projectiles en tous genres lors d'une intervention de routine. Ils avaient été obligés de rebrousser chemin.
« La Grande Borne est une cité de peintre autant que d'architecte » disait Emile Aillaud, l'architecte responsable de sa construction entre 1967 et 1971. Elle a été construite dans un style assez différent des grands ensembles avec beaucoup de fresque et d'œuvre d'art pour égayer et sortir de la monotonie ces blocs de béton, construits en série dans un souci d'économie.
Les gens y sont très pauvres avec des situations précaires, il y a peu de perspectives pour les jeunes qui se retrouvent souvent au chômage en sortant du système scolaire. La vie y était très dure au quotidien avec souvent des coupures
d'électricité et d'eau sans parler de la criminalité.
L'équipage de Rachid arriva donc en vue de la résidence le Labyrinthe qui entoure notamment le cadran de l'astrolabe, une place au centre des logements HLM. Sans tarder, ils ont pénétré par une porte restée ouverte, l'interphone étant cassé
avec les fils qui pendait. Le hall d'entrée empestait, par endroit on sentait même une odeur de pisse. Rachid tendit l'oreille et ce qu'il put entendre n'était clairement pas un tapage nocturne, un homme était en train de violenter sa petite amie ou son épouse. Ils montèrent
quatre à quatre les étages avec Michel qui assurait ses arrières et a tambouriné à la porte :
— Police, ouvrez ! Nous avons été appelés pour un tapage nocturne. Ouvrez ou nous
défonçons la porte.
Après quelques instants et des bruits étouffés, un homme de type méditerranéen ouvrit la porte. Il portait un T-Shirt vert avec des tâches de sang sur le bas ainsi qu'un short. Il arborait aussi une barbe bien taillée.
— Qu'est-ce qu'il y a ? C'est encore la mère Mamoudou qui a appelé. Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez m'embarquer ?
— Monsieur, nous pourrions voir votre épouse s'il vous plaît, lui répond Rachid d'une voix posée.
— Et vous lui voulez quoi à ma femme ?
— Nous voudrions juste la voir ! A propos il est à elle ce sang sur votre t-shirt ?
— Oui ! Et alors qu'est-ce que ça fait ?
— Monsieur ! Reculez ou nous allons être obligés de faire usage de la force.
— Très bien ! De toute façon, elle ne vous dira rien !
— Qu'est-ce qu'il y a ? C'est encore la mère Mamoudou qui a appelé. Qu'est-ce que vous allez faire ? Vous allez m'embarquer ?
— Monsieur, nous pourrions voir votre épouse s'il vous plaît, lui répond Rachid d'une voix posée.
— Et vous lui voulez quoi à ma femme ?
— Nous voudrions juste la voir ! A propos il est à elle ce sang sur votre t-shirt ?
— Oui ! Et alors qu'est-ce que ça fait ?
— Monsieur ! Reculez ou nous allons être obligés de faire usage de la force.
— Très bien ! De toute façon, elle ne vous dira rien !
Rachid regarda alors Michel et lui dit :
— Garde un œil sur lui, sois vigilant. Moi je vais voir dans les pièces du fond.
— Garde un œil sur lui, sois vigilant. Moi je vais voir dans les pièces du fond.
Le policier s'est avancé. C'est dans la chambre qu'il a enfin trouvé la femme. Elle était mal en point. Recroquevillée sur elle-même en position fœtale, il put voir ses lèvres tuméfiées, ainsi qu'un gros hématome sur le haut de son visage. Elle en avait aussi un autre, imposant, autour du poignet droit. Le policier a alors tenté d'engager la conversation avec elle :
— Madame, c'est la police ! Est-ce que vous m'entendez ? Est-ce que c'est votre mari qui vous a frappée ?
— Madame, c'est la police ! Est-ce que vous m'entendez ? Est-ce que c'est votre mari qui vous a frappée ?
La jeune femme l'a regardé avec de beaux yeux noisette terrifiés, d'un léger signe de tête, elle le lui a confirmé.
Il n'en fallait pas plus pour Rachid :
— Je reviens très vite, je vais appeler une ambulance Madame. On doit vous conduire à l'hôpital.
Il n'en fallait pas plus pour Rachid :
— Je reviens très vite, je vais appeler une ambulance Madame. On doit vous conduire à l'hôpital.
Il revint au salon et sortit ses menottes. Puis il a violemment attrapé le mari et les lui a passé tout en lui lisant ses droits :
— Michel appelle la centrale et dit qu'on a une suspicion de violence volontaire. Qu'il nous envoie une ambulance et un deuxième équipage. Ils doivent faire vite et faire très attention.
— Michel appelle la centrale et dit qu'on a une suspicion de violence volontaire. Qu'il nous envoie une ambulance et un deuxième équipage. Ils doivent faire vite et faire très attention.
Rachid est revenu ensuite auprès de la jeune femme, l'a rassurée et l'a accompagnée vers l'ambulance qui venait d'arriver. Michel l'a suivi avec le véhicule de police, tandis que le mari a été emmené au poste par la seconde équipe.
Le policier a conservé une attitude neutre, mais cela ne l'a pas empêché de regarder régulièrement vers la jeune femme pour s'assurer qu'elle allait toujours bien. Elle en revanche le fixait clairement.
Elle a rapidement été prise en charge par les équipes médicales du centre hospitalier
Nord Essonne, tandis que les deux policiers sont partis prendre un café à la cafétéria, en attendant de pouvoir prendre sa déposition. Ils ont été rejoints par une autre équipe qui était aussi dans l'hôpital :
— Vous êtes là pour quoi, leur demande Rachid ?
— On est en renfort pour un détenu de Fresnes qui est soigné ici, lui dit le plus ancien de l'équipage Roger, et vous ?
— Violence conjugale leur répondit Michel
— Ah oui ! Elle s'appelle comment la victime, on l'a peut-être déjà pris en charge a demandé à son tour Steeve, un policier d'une trentaine d'années.
— Leïla Zaoui, leur a indiqué Rachid
— Ah madame Zaoui ! On l'a souvent eu. Elle se retrouve régulièrement aux urgences mais à chaque fois elle refuse de déposer plainte contre son mari et souvent c'est le mari qu'on a dû libérer qui vient la chercher à l'hôpital. Quelques semaines plus tard, ça recommence.
— Mais pourquoi elle ne dépose pas plainte et pourquoi elle ne le quitte pas se demanda Michel.
— T'es bien un bleu toi mon gars. T'inquiètes, tu finiras par comprendre que dans certains cas on ne peut pas grand-chose si la victime accepte sa situation.
— Si elle reste, c'est que quelque part, elle aime les coups, a enchaîné Steeve.
— T'es vraiment con quand tu t'y mets Steeve ! Il faut tout vous expliquer à vous les jeunes décidément. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que souvent ces pauvres femmes n'ont pas de ressources. Elles dépendent totalement financièrement de leurs bourreaux. Soit elles n'ont plus de famille, soit les types les ont isolés de leurs familles. On n'a pas grand-chose à leur proposer que le dépôt de plainte et très souvent cela n'aboutit à rien. Soit le procureur ne regarde pas les dossiers, soit quand il le fait c'est déjà trop tard. Elles sont retournées avec ces monstres, ou bien elles sont mortes sous les coups. Et là, on va dire qu'il faut mettre plus de moyens et appliquer les lois qui existent déjà.
— Quoi il faut accepter ce genre de situation et attendre d'aller récupérer les cadavres, c'est ça qu'on leurs proposent s'est exaspéré Michel.
— Ce n'est pas moi qui fait les lois, nous on se contente de les faire appliquer. C'est déjà une nette amélioration par rapport aux années soixante. A l'époque la violence domestique ça n'existait pas. C'était juste un homme qui faisait écouter sa femme. D'autant que les religieux disaient aux femmes qu'il fallait endurer leurs sorts avec abnégation. Le divorce à l'époque était très mal vu et condamné par l'Eglise. A cette époque, les femmes divorcées on les appelait des femmes de mauvaises vies. Donc les gars, je vous invite à prendre la déposition de cette femme, mais n'ayez pas trop l'espoir d'obtenir une plainte. Bon courage. Il faut qu'on y aille.
Le policier a conservé une attitude neutre, mais cela ne l'a pas empêché de regarder régulièrement vers la jeune femme pour s'assurer qu'elle allait toujours bien. Elle en revanche le fixait clairement.
Elle a rapidement été prise en charge par les équipes médicales du centre hospitalier
Nord Essonne, tandis que les deux policiers sont partis prendre un café à la cafétéria, en attendant de pouvoir prendre sa déposition. Ils ont été rejoints par une autre équipe qui était aussi dans l'hôpital :
— Vous êtes là pour quoi, leur demande Rachid ?
— On est en renfort pour un détenu de Fresnes qui est soigné ici, lui dit le plus ancien de l'équipage Roger, et vous ?
— Violence conjugale leur répondit Michel
— Ah oui ! Elle s'appelle comment la victime, on l'a peut-être déjà pris en charge a demandé à son tour Steeve, un policier d'une trentaine d'années.
— Leïla Zaoui, leur a indiqué Rachid
— Ah madame Zaoui ! On l'a souvent eu. Elle se retrouve régulièrement aux urgences mais à chaque fois elle refuse de déposer plainte contre son mari et souvent c'est le mari qu'on a dû libérer qui vient la chercher à l'hôpital. Quelques semaines plus tard, ça recommence.
— Mais pourquoi elle ne dépose pas plainte et pourquoi elle ne le quitte pas se demanda Michel.
— T'es bien un bleu toi mon gars. T'inquiètes, tu finiras par comprendre que dans certains cas on ne peut pas grand-chose si la victime accepte sa situation.
— Si elle reste, c'est que quelque part, elle aime les coups, a enchaîné Steeve.
— T'es vraiment con quand tu t'y mets Steeve ! Il faut tout vous expliquer à vous les jeunes décidément. Ce que vous ne comprenez pas, c'est que souvent ces pauvres femmes n'ont pas de ressources. Elles dépendent totalement financièrement de leurs bourreaux. Soit elles n'ont plus de famille, soit les types les ont isolés de leurs familles. On n'a pas grand-chose à leur proposer que le dépôt de plainte et très souvent cela n'aboutit à rien. Soit le procureur ne regarde pas les dossiers, soit quand il le fait c'est déjà trop tard. Elles sont retournées avec ces monstres, ou bien elles sont mortes sous les coups. Et là, on va dire qu'il faut mettre plus de moyens et appliquer les lois qui existent déjà.
— Quoi il faut accepter ce genre de situation et attendre d'aller récupérer les cadavres, c'est ça qu'on leurs proposent s'est exaspéré Michel.
— Ce n'est pas moi qui fait les lois, nous on se contente de les faire appliquer. C'est déjà une nette amélioration par rapport aux années soixante. A l'époque la violence domestique ça n'existait pas. C'était juste un homme qui faisait écouter sa femme. D'autant que les religieux disaient aux femmes qu'il fallait endurer leurs sorts avec abnégation. Le divorce à l'époque était très mal vu et condamné par l'Eglise. A cette époque, les femmes divorcées on les appelait des femmes de mauvaises vies. Donc les gars, je vous invite à prendre la déposition de cette femme, mais n'ayez pas trop l'espoir d'obtenir une plainte. Bon courage. Il faut qu'on y aille.
Rachid était resté silencieux durant tout l'échange, il savait déjà tout cela et n'avait pu que le constater sur le terrain. A chaque fois, il avait choisi de ne pas s'impliquer plus. Il avait suivi la procédure et très peu souvent effectivement cela s'est terminé avec un dépôt d'une plainte. Mais étonnement pour la première fois depuis bien longtemps, il ne ressentait pas que de l'indifférence. Le regard mi apeuré, mi résigné qu'elle lui avait lancé dans l'appartement l'avait touché. Il avait envie d'en faire plus, mais comme l'avait prédit Roger, à part une déposition, il aurait du mal à obtenir plus d'elle.
Ils ont passé un long moment en aparté après le passage du médecin. Il voulait comprendre son histoire.
Il n'y avait pas grand-chose à dire pour Leïla. Enfant de la DDASS, elle n'a jamais connu ses parents. Ballotté de foyer en foyer jusqu'à se retrouver à la maison d'enfants à caractère social de Boutigny-sur-Essonne. C'est là qu'elle a rencontré Mokhtar qui s'occupait en tant que maçon de la rénovation du bâtiment, c'est tout de suite le coup de foudre entre eux. Elle avait alors dix-sept ans et lui vingt-sept, il se montrait déjà très empressé mais elle ne voulait rien faire avant d'être mariée, car c'est contraire à la religion.
Il se sont mariés un an plus tard, juste après qu'elle ait atteint la majorité. Sa nuit de noce a été un désastre, Mokhtar qui n'est pas croyant lui, but beaucoup trop et le rapport s'est très mal passé. Elle souffrit fortement. C'est à partir de ce moment qu'elle a découvert au fur et à mesure la vraie nature de son mari, agressif, autoritaire, jaloux et possessif, ce qu'il lui avait bien sûr caché avant.
Elle devait toujours tout faire comme lui le voulait. C'était toujours lui qui avait raison, qui décidait. Elle n'avait pas le droit de remettre en cause sa parole surtout devant leurs amis, sinon c'était la correction assurée. La première claque, elle l'avait prise à peine trois jours après le mariage. Elle apprit rapidement à faire très attention à ce qu'elle disait.
Elle n'osait presque plus parler en sa présence. C'est aussi à cette époque, qu'il a commencé à exercer un contrôle total sur sa vie. Il faisait des crises de jalousie très violentes quand un homme lui adressait la parole même si c'est pour dire « bonjour ».
Il s'emportait aussi dès qu'elle avait du retard et la questionnait sur son itinéraire et son emploi du temps. S'il avait le moindre doute, elle prenait une beigne. Progressivement, tous leurs amis se sont éloignés d'eux. Du jour au lendemain, elle s'est retrouvée seule et isolée du reste du monde, à la maison avec pour seule compagnie une vieille télé.
Mokhtar ne voulait pas qu'elle travaille. Son salaire suffisait selon lui. Il ne voulait surtout pas qu'elle rencontre d'autres hommes. Son mari s'est mis dès le départ à la critiquer sur son physique, l'entretien de la maison, alors que lui ne faisait rien pour l'aider mais également sur sa cuisine. Quand un plat ne lui convenait pas, il le fracassait contre le mur et elle devait tout nettoyer. C'est comme cela car c'est sa faute à elle selon lui. Il s'emporte parce qu'elle est imparfaite et il est là pour l'aider à s'améliorer et à se corriger.
Son époux a également poussé pour qu'ils conçoivent un enfant, mais malheureusement pour Leïla, elle fera trois fausses couches plus traumatisantes les unes que les autres. D'autant qu'à chaque fois Mokhtar ne s'est gêné pas pour la rabaisser plus bas que terre.
Ils ont passé un long moment en aparté après le passage du médecin. Il voulait comprendre son histoire.
Il n'y avait pas grand-chose à dire pour Leïla. Enfant de la DDASS, elle n'a jamais connu ses parents. Ballotté de foyer en foyer jusqu'à se retrouver à la maison d'enfants à caractère social de Boutigny-sur-Essonne. C'est là qu'elle a rencontré Mokhtar qui s'occupait en tant que maçon de la rénovation du bâtiment, c'est tout de suite le coup de foudre entre eux. Elle avait alors dix-sept ans et lui vingt-sept, il se montrait déjà très empressé mais elle ne voulait rien faire avant d'être mariée, car c'est contraire à la religion.
Il se sont mariés un an plus tard, juste après qu'elle ait atteint la majorité. Sa nuit de noce a été un désastre, Mokhtar qui n'est pas croyant lui, but beaucoup trop et le rapport s'est très mal passé. Elle souffrit fortement. C'est à partir de ce moment qu'elle a découvert au fur et à mesure la vraie nature de son mari, agressif, autoritaire, jaloux et possessif, ce qu'il lui avait bien sûr caché avant.
Elle devait toujours tout faire comme lui le voulait. C'était toujours lui qui avait raison, qui décidait. Elle n'avait pas le droit de remettre en cause sa parole surtout devant leurs amis, sinon c'était la correction assurée. La première claque, elle l'avait prise à peine trois jours après le mariage. Elle apprit rapidement à faire très attention à ce qu'elle disait.
Elle n'osait presque plus parler en sa présence. C'est aussi à cette époque, qu'il a commencé à exercer un contrôle total sur sa vie. Il faisait des crises de jalousie très violentes quand un homme lui adressait la parole même si c'est pour dire « bonjour ».
Il s'emportait aussi dès qu'elle avait du retard et la questionnait sur son itinéraire et son emploi du temps. S'il avait le moindre doute, elle prenait une beigne. Progressivement, tous leurs amis se sont éloignés d'eux. Du jour au lendemain, elle s'est retrouvée seule et isolée du reste du monde, à la maison avec pour seule compagnie une vieille télé.
Mokhtar ne voulait pas qu'elle travaille. Son salaire suffisait selon lui. Il ne voulait surtout pas qu'elle rencontre d'autres hommes. Son mari s'est mis dès le départ à la critiquer sur son physique, l'entretien de la maison, alors que lui ne faisait rien pour l'aider mais également sur sa cuisine. Quand un plat ne lui convenait pas, il le fracassait contre le mur et elle devait tout nettoyer. C'est comme cela car c'est sa faute à elle selon lui. Il s'emporte parce qu'elle est imparfaite et il est là pour l'aider à s'améliorer et à se corriger.
Son époux a également poussé pour qu'ils conçoivent un enfant, mais malheureusement pour Leïla, elle fera trois fausses couches plus traumatisantes les unes que les autres. D'autant qu'à chaque fois Mokhtar ne s'est gêné pas pour la rabaisser plus bas que terre.
En plus de la détresse due à sa dernière fausse couche, les coups recommençaient à tomber, maintenant qu'elle n'était plus enceinte.
Leïla en portait les stigmates partout sur le corps, ne comptant plus le nombre de fois où elle s'était rendue aux urgences. Elle avait toujours les mêmes discours, inlassablement, elle voyait toujours la même pitié dans les yeux des uns, la désapprobation et la commisération dans les yeux des autres.
Et puis il y eu cet homme, ce policier. Malgré la douleur qu'elle ressentait quand il est venu à son secours, elle s'est demandé qui des deux souffrait le plus.
Dans son regard, elle y avait vu un homme brisé qui avait dû beaucoup souffrir aussi et pourtant il avait essayé de l'aider.
Ces yeux d'un noir de jais l'ont énormément troublé. Elle n'a eu de cesse de le fixer
dans l'ambulance.
Beaucoup de personnes lui ont dit que ce serait mieux si elle quittait Mokhtar, qu'elle aurait enfin un avenir. Leïla n'en a jamais cru aucun avant ce policier, Rachid.
Pour la première fois elle s'est mis à imaginer sa vie loin de Mokhtar, elle hésitait franchement mais elle avait peur.
Encore une fois, Leïla allait devoir repartir avec son époux. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, elle avait un espoir et ça changeait tout. Rachid lui a donné sa carte, en cas de besoin. Elle pouvait le joindre à toute heure du jour où de la nuit, lui avait-il dit.
Leïla en portait les stigmates partout sur le corps, ne comptant plus le nombre de fois où elle s'était rendue aux urgences. Elle avait toujours les mêmes discours, inlassablement, elle voyait toujours la même pitié dans les yeux des uns, la désapprobation et la commisération dans les yeux des autres.
Et puis il y eu cet homme, ce policier. Malgré la douleur qu'elle ressentait quand il est venu à son secours, elle s'est demandé qui des deux souffrait le plus.
Dans son regard, elle y avait vu un homme brisé qui avait dû beaucoup souffrir aussi et pourtant il avait essayé de l'aider.
Ces yeux d'un noir de jais l'ont énormément troublé. Elle n'a eu de cesse de le fixer
dans l'ambulance.
Beaucoup de personnes lui ont dit que ce serait mieux si elle quittait Mokhtar, qu'elle aurait enfin un avenir. Leïla n'en a jamais cru aucun avant ce policier, Rachid.
Pour la première fois elle s'est mis à imaginer sa vie loin de Mokhtar, elle hésitait franchement mais elle avait peur.
Encore une fois, Leïla allait devoir repartir avec son époux. Mais pour la première fois depuis bien longtemps, elle avait un espoir et ça changeait tout. Rachid lui a donné sa carte, en cas de besoin. Elle pouvait le joindre à toute heure du jour où de la nuit, lui avait-il dit.
Le regard qu'échangèrent Rachid et Mokhtar quand il vint la chercher fut féroce.
Dans la voiture, Mokhtar l'a aussitôt pressé de questions, surtout au sujet de ce policier. Il devait avoir l'impression que pour la première fois, il avait un rival. Il a certainement senti qu'il perdait peu à peu la main sur elle.
Dans la voiture, Mokhtar l'a aussitôt pressé de questions, surtout au sujet de ce policier. Il devait avoir l'impression que pour la première fois, il avait un rival. Il a certainement senti qu'il perdait peu à peu la main sur elle.
Si rien ne s'était passé dans les jours qui ont suivis.
La jeune femme se sentait rassurée par la présence d'une Alfa Roméo noire qu'elle n'a jamais vu dans le quartier. Même si elle ne voyait jamais le conducteur, elle avait la certitude qu'il s'agissait de son protecteur. Elle regardait souvent sa carte de visite comme une sorte de talisman. Elle la cachait dans l'armoire où elle rangeait ses serviettes intimes afin que Mokhtar ne tombe pas dessus.
Pourtant en ce 6 septembre, alors que passait les images des obsèques de Lady Di à la télé et qu'elle était affairé à préparer le dîner, Mokhtar déboule dans la cuisine les yeux exorbités, il tenait un carton blanc froissé dans sa main sur lequel elle parvient à discerner les dernières lettres du nom, Hmed :
La jeune femme se sentait rassurée par la présence d'une Alfa Roméo noire qu'elle n'a jamais vu dans le quartier. Même si elle ne voyait jamais le conducteur, elle avait la certitude qu'il s'agissait de son protecteur. Elle regardait souvent sa carte de visite comme une sorte de talisman. Elle la cachait dans l'armoire où elle rangeait ses serviettes intimes afin que Mokhtar ne tombe pas dessus.
Pourtant en ce 6 septembre, alors que passait les images des obsèques de Lady Di à la télé et qu'elle était affairé à préparer le dîner, Mokhtar déboule dans la cuisine les yeux exorbités, il tenait un carton blanc froissé dans sa main sur lequel elle parvient à discerner les dernières lettres du nom, Hmed :
— C'est la fin, se dit-elle.
Ce soir-là, Rachid était dans sa voiture, cela fait plusieurs jours qu'il planquait dans le quartier du Labyrinthe quand il n'était pas en service. Il ne savait pas pourquoi, il craignait surement le pire et puis le visage de cette femme ne voulait pas quitter sa tête.
Il n'avait qu'une envie, la protéger contre ce monstre.
Il était là dans sa voiture avec la radio en boucle sur les obsèques de Diana. Les journalistes commentaient l'événement comme ils auraient commenté un match de l'équipe de France de football.
Il regardait vers les fenêtres de l'appartement et une image furtive a retenu son attention, l'ombre de Leïla semblant totalement apeurée juste avant qu'une main ne l'attrape par les cheveux.
En quelques enjambées, il était dans l'escalier où les cris lui parvenaient depuis le palier du dessous :
Il n'avait qu'une envie, la protéger contre ce monstre.
Il était là dans sa voiture avec la radio en boucle sur les obsèques de Diana. Les journalistes commentaient l'événement comme ils auraient commenté un match de l'équipe de France de football.
Il regardait vers les fenêtres de l'appartement et une image furtive a retenu son attention, l'ombre de Leïla semblant totalement apeurée juste avant qu'une main ne l'attrape par les cheveux.
En quelques enjambées, il était dans l'escalier où les cris lui parvenaient depuis le palier du dessous :
— AVOUE SALE TRAÎNÉE QUE TU ME TROMPES ! AVOUE ! AVOUE !
Entre chaque cri, des bruits étouffés suivis d'un gémissement de douleur de Leïla, s'il ne se dépêchait pas elle allait mourir sous les coups.
Arrivé devant la porte et dans un éclair de lucidité, il a crié :
— Police ! Ouvrez sinon je défonce la porte.
Il n'a même pas attendu deux secondes et envoi un coup de pied rageur juste au bon
endroit pour faire céder la serrure. La porte s'est ouverte dans un bruit sourd.
Rachid pénétrait de nouveau dans l'appartement et découvrit la situation. Leïla au sol, le visage en sang, ayant du mal à respirer. Elle se tenait les côtes.
Son mari était juste au-dessus d'elle, il avait les yeux exorbités et vitreux preuve qu'il avait consommé de la drogue.
Mokhtar découvrit son rival dans l'entrée et vociféra comme un ours :
endroit pour faire céder la serrure. La porte s'est ouverte dans un bruit sourd.
Rachid pénétrait de nouveau dans l'appartement et découvrit la situation. Leïla au sol, le visage en sang, ayant du mal à respirer. Elle se tenait les côtes.
Son mari était juste au-dessus d'elle, il avait les yeux exorbités et vitreux preuve qu'il avait consommé de la drogue.
Mokhtar découvrit son rival dans l'entrée et vociféra comme un ours :
— Toi ! Je suis sûr que tu te l'es envoyé cette pute ! JE VAIS TE TUER !!!
Le mari s'est alors rué sur lui. Rachid avec des réflexes appris de l'armée a évité le coup de poing puis utilisant la force du bonhomme il le projeta vers une commode qui explosa sous son poids. Mais le mari est vite revenu à la charge, Rachid l'esquiva encore, mais cette fois-ci, il lui mit un coup de pied à l'arrière du mollet. Mokhtar se pliant sous le coup, tenta de relancer son poing, mais aveuglé par la rage, il fut contré une fois de plus. Il sentit que le policier pratiquait sur lui une prise d'étranglement. Il eut beau tenter de résister, rien n'y fit. Il perdit connaissance peu à peu, n'ayant plus assez de sang pour oxygéner son cerveau.
Le mari s'est alors rué sur lui. Rachid avec des réflexes appris de l'armée a évité le coup de poing puis utilisant la force du bonhomme il le projeta vers une commode qui explosa sous son poids. Mais le mari est vite revenu à la charge, Rachid l'esquiva encore, mais cette fois-ci, il lui mit un coup de pied à l'arrière du mollet. Mokhtar se pliant sous le coup, tenta de relancer son poing, mais aveuglé par la rage, il fut contré une fois de plus. Il sentit que le policier pratiquait sur lui une prise d'étranglement. Il eut beau tenter de résister, rien n'y fit. Il perdit connaissance peu à peu, n'ayant plus assez de sang pour oxygéner son cerveau.
Rachid l'a balancé violemment contre le sol et s'est précipité vers Leïla qui respirait
toujours mais avec difficulté. Après avoir vérifié qu'elle était transportable, il la prit dans ses bras et la descendit à sa voiture. Il l'allongea sur la banquette arrière, avant de démarrer en trombe en direction de l'hôpital.
En chemin, il a contacté le central par radio pour qu'une équipe vienne arrêter Mokhtar.
toujours mais avec difficulté. Après avoir vérifié qu'elle était transportable, il la prit dans ses bras et la descendit à sa voiture. Il l'allongea sur la banquette arrière, avant de démarrer en trombe en direction de l'hôpital.
En chemin, il a contacté le central par radio pour qu'une équipe vienne arrêter Mokhtar.
Une fois à l'hôpital, il a utilisé sa qualité de policier auprès des urgentistes, pour que Leila soit prise en charge rapidement.
Ce fut inutile, vu l'état de la jeune femme, deux infirmière et un interne se regroupèrent autour d'elle.
Rachid ne la quitta des yeux que quand l'infirmière poussa le chariot sur lequel elle était allongée vers la porte du bloc.
Ce fut inutile, vu l'état de la jeune femme, deux infirmière et un interne se regroupèrent autour d'elle.
Rachid ne la quitta des yeux que quand l'infirmière poussa le chariot sur lequel elle était allongée vers la porte du bloc.
Michel l'a contacté pour l'informer que le capitaine attendait son rapport et qu'il avait intérêt cette fois-ci à obtenir une plainte en bonne et due forme. A défaut ça chaufferait pour son matricule. Agir en dehors de son service, c'était plutôt mal vu.
Après une longue heure d'attente, l'infirmière vint annoncer à Rachid que Leïla était tirée d'affaires. Mais il s'en était fallu de peu. Les coups portés lui avait provoqués un pneumothorax, sans parler de côtes cassées et des multiples contusions un peu partout :
— Vous lui avez sauvé la vie, lui dit-elle pour conclure.
La jeune femme sous l'effet des calmants et anti-douleurs allait dormir plusieurs heures. L'hôpital allait le recontacter, dès qu'elle allait se réveiller.
Rassuré, il pouvait aller faire son rapport auprès de son capitaine.
Rachid s'est donc rendu au poste en se préparant mentalement à prendre sa soufflante. Il avait encore mené une enquête et agit en solitaire, au risque que cela se retourne contre lui.
Le capitaine était déjà là à son arrivée, il semblait assez peu amène :
Rachid s'est donc rendu au poste en se préparant mentalement à prendre sa soufflante. Il avait encore mené une enquête et agit en solitaire, au risque que cela se retourne contre lui.
Le capitaine était déjà là à son arrivée, il semblait assez peu amène :
— Benahmed, j'ai vraiment du mal à vous comprendre. Depuis que vous êtes ici, vous avez l'air de vous en foutre des gens et là tout d'un coup vous décidez de traiter cette affaire en dehors de tout cadre légal. Si nous n'obtenons pas des poursuites contre ce type, je vais être obligé de vous suspendre. Vous comprenez Benahmed ?
— Oui capitaine ! Tout à fait. J'assume parfaitement ma prise d'initiative et s'il fallait le refaire, je referais la même. J'ai suivi mon intuition qui me disait qu'un drame pouvait survenir. Je suis resté à assez bonne distance et ne suis intervenu que lorsque que j'ai détecté qu'un péril imminent était possible. J'ai respecté la procédure à la lettre avant de pénétrer chez les Zaoui. Là j'ai pu constater que le suspect était debout juste au-dessus de la victime qui semblait mal en point. J'ai aussi pu clairement identifier que le suspect était sous l'emprise de stupéfiants. J'ai donc agi pour mettre en sûreté la victime et j'ai utilisé une force proportionnelle et mesurée lorsque le suspect m'a attaqué en ma qualité d'agent dépositaire de l'autorité publique.
— Mouais… dit le capitaine, un léger sourire en coin, qu'il avait du mal à camoufler. Ça va, vous n'allez pas me sortir tout le manuel. Ça se voit que vous avez fait l'armée vous. Même quand vous déconnez, vous le faites correctement. Va falloir que vous appreniez deux ou trois trucs à vos collègues sur les procédures et aussi sur le remplissage des rapports. J'en ai marre de lire des rapports truffés de fautes de français.
En revanche, le mari prétend que vous vous envoyez sa femme. Vous répondez quoi à cela ?
— Capitaine, j'ai rencontré la femme du suspect lors de notre intervention pour tapage
nocturne avec Michel. Je peux vous assurer que je me suis montré totalement professionnel. J'ai décidé d'agir sur une intuition et non pour une prétendue relation imaginée par un mari violent, au profil obsessionnel, doublé d'une dépendance
à un stupéfiant.
— Très bien c'est ce que je vais dire au proc. Bon, allez-vous reposer un peu en attendant que l'hôpital vous appelle pour prendre sa déposition. Et essayer cette fois ci de la convaincre de déposer une plainte. Sinon, c'est retour à la case départ. Mais bon je pense quand même que le proc devrait pouvoir le poursuivre pour tentative de meurtre et agression sur agent dépositaire de l'autorité publique.
— Oui capitaine ! Tout à fait. J'assume parfaitement ma prise d'initiative et s'il fallait le refaire, je referais la même. J'ai suivi mon intuition qui me disait qu'un drame pouvait survenir. Je suis resté à assez bonne distance et ne suis intervenu que lorsque que j'ai détecté qu'un péril imminent était possible. J'ai respecté la procédure à la lettre avant de pénétrer chez les Zaoui. Là j'ai pu constater que le suspect était debout juste au-dessus de la victime qui semblait mal en point. J'ai aussi pu clairement identifier que le suspect était sous l'emprise de stupéfiants. J'ai donc agi pour mettre en sûreté la victime et j'ai utilisé une force proportionnelle et mesurée lorsque le suspect m'a attaqué en ma qualité d'agent dépositaire de l'autorité publique.
— Mouais… dit le capitaine, un léger sourire en coin, qu'il avait du mal à camoufler. Ça va, vous n'allez pas me sortir tout le manuel. Ça se voit que vous avez fait l'armée vous. Même quand vous déconnez, vous le faites correctement. Va falloir que vous appreniez deux ou trois trucs à vos collègues sur les procédures et aussi sur le remplissage des rapports. J'en ai marre de lire des rapports truffés de fautes de français.
En revanche, le mari prétend que vous vous envoyez sa femme. Vous répondez quoi à cela ?
— Capitaine, j'ai rencontré la femme du suspect lors de notre intervention pour tapage
nocturne avec Michel. Je peux vous assurer que je me suis montré totalement professionnel. J'ai décidé d'agir sur une intuition et non pour une prétendue relation imaginée par un mari violent, au profil obsessionnel, doublé d'une dépendance
à un stupéfiant.
— Très bien c'est ce que je vais dire au proc. Bon, allez-vous reposer un peu en attendant que l'hôpital vous appelle pour prendre sa déposition. Et essayer cette fois ci de la convaincre de déposer une plainte. Sinon, c'est retour à la case départ. Mais bon je pense quand même que le proc devrait pouvoir le poursuivre pour tentative de meurtre et agression sur agent dépositaire de l'autorité publique.
— Très bien, merci Monsieur.
Quelques heures plus tard, il était de retour à l'hôpital pour prendre la déposition de Leïla :
— Bonjour madame Zaoui, vous vous sentez un peu mieux ?
— Oui, un peu mieux lui a-t-elle répondu d'une petite voix fluette. Je n'ai pas encore pu vous remercier de m'avoir sauvé la vie. Je pense que si vous ne n'aviez pas été là, j''aurai déjà rejoint Allah. Merci infiniment
— Je n'ai fait que mon devoir madame
— Vous avez fait un peu plus ! C'est vous l'Alfa Roméo noire ? J'ai repéré votre voiture il y a quelques jours, continua-t-elle. Dîtes moi qu'est-ce qui va se passer pour moi maintenant ?
— Eh bien, votre mari étant actuellement en garde à vue. Je pense que vous pourrez revenir à votre appartement en attendant de trouver autres choses, je me suis permis de prendre contact avec l'association Paroles de femmes – le relais. Vous verrez ils sont très bien, ils peuvent vous prendre en charge.
— Et vous je ne vous verrai plus ? lui a dit Leïla d'une toute petite voix presque implorante.
— Si vous le voulez bien, je peux rester dans les parages en tant qu'ami.
— J'en serai ravie, dans ce cas commençons par le début, salut je m'appelle Leïla et toi ?
— Salut je m'appelle Rachid.
— Oui, un peu mieux lui a-t-elle répondu d'une petite voix fluette. Je n'ai pas encore pu vous remercier de m'avoir sauvé la vie. Je pense que si vous ne n'aviez pas été là, j''aurai déjà rejoint Allah. Merci infiniment
— Je n'ai fait que mon devoir madame
— Vous avez fait un peu plus ! C'est vous l'Alfa Roméo noire ? J'ai repéré votre voiture il y a quelques jours, continua-t-elle. Dîtes moi qu'est-ce qui va se passer pour moi maintenant ?
— Eh bien, votre mari étant actuellement en garde à vue. Je pense que vous pourrez revenir à votre appartement en attendant de trouver autres choses, je me suis permis de prendre contact avec l'association Paroles de femmes – le relais. Vous verrez ils sont très bien, ils peuvent vous prendre en charge.
— Et vous je ne vous verrai plus ? lui a dit Leïla d'une toute petite voix presque implorante.
— Si vous le voulez bien, je peux rester dans les parages en tant qu'ami.
— J'en serai ravie, dans ce cas commençons par le début, salut je m'appelle Leïla et toi ?
— Salut je m'appelle Rachid.
C'est ainsi qu'une amitié était née entre eux dans cette chambre d'hôpital.
Leïla n'est restée que quelques jours dans son appartement à la Grande Borne mais elle ne le supportait plus, il lui rappelait trop de mauvais souvenirs. L'association avait réussi à lui trouver un modeste appartement dans une résidence HLM à Ris-Orangis, rue Albert Rémy.
L'appartement était à environ trente minutes du commissariat à pied et à peu près autant jusque chez Rachid qui habitait dans une copropriété de Grigny : les Sablons 42.
La plupart de ses voisins étaient des personnels de l'aéroport d'Orly qui est tout proche.
Leïla n'est restée que quelques jours dans son appartement à la Grande Borne mais elle ne le supportait plus, il lui rappelait trop de mauvais souvenirs. L'association avait réussi à lui trouver un modeste appartement dans une résidence HLM à Ris-Orangis, rue Albert Rémy.
L'appartement était à environ trente minutes du commissariat à pied et à peu près autant jusque chez Rachid qui habitait dans une copropriété de Grigny : les Sablons 42.
La plupart de ses voisins étaient des personnels de l'aéroport d'Orly qui est tout proche.
Comme elle n'a jamais eu son Bac, l'association a aidé Leila à reprendre ses études avec des cours à distance du CNED.
Depuis qu'il avait été nommé en région parisienne, Rachid n'avait jamais cherché à visiter Paris, mais son amitié avec Leïla a été un déclic pour son enrichissement personnel. Ils font au moins deux visites par semaine. Ils ont un jeu, ils écrivent les noms de RER et des lignes de métros de la région parisienne, les tirent au sort dans un chapeau et vont voir tout ce qui y a à visiter sur cette ligne en l'espace d'une semaine.
Il se rappelait encore la semaine où ils ont tiré la ligne 1 du métro parisien (la fameuse ligne touristique). Ils ont commencé par l'esplanade de la Défense et ont terminé la semaine, éreintés, au Château de Vincennes. Dans l'intervalle ils se sont promenés sur le pont de Neuilly avec vue sur les plus hauts gratte-ciels de Paris, ils sont monté sur la tour Eiffel, ils ont remonté les Champs Elysées jusqu'à la Concorde, ont vue de très belles œuvres au musée du Louvre, puis au Centre Pompidou. Ils sont aussi allé à l'opéra du côté de Bastille voir la Traviata de Giuseppe Verdi.
Rachid avait pris avec son Konica, une magnifique photo de Leïla au jardin floral de Paris, non loin du Château de Vincennes. La jeune femme était à genou au niveau des parterres de fleurs qu'elle respirait à plein poumon, en arrière-plan on y voyait le plan d'eau et surtout le soleil couchant qui se reflétait comme un miroir à la surface de l'eau. Le chatoiement des couleurs avec sa petite robe imprimée est d'une pureté absolue. Cette photo, il l'a fait développer et l'a accrochée dans son salon. Souvent le jeune homme la regardait en se disant que sa vie avait bien changé en cinq mois depuis qu'il la connaissait. Il se surprit à imaginer autre chose que de l'amitié entre eux. Très souvent il se raisonnait et se disait qu'il se faisait des films.
Mais qui sait… peut-être…
Il se rappelait encore la semaine où ils ont tiré la ligne 1 du métro parisien (la fameuse ligne touristique). Ils ont commencé par l'esplanade de la Défense et ont terminé la semaine, éreintés, au Château de Vincennes. Dans l'intervalle ils se sont promenés sur le pont de Neuilly avec vue sur les plus hauts gratte-ciels de Paris, ils sont monté sur la tour Eiffel, ils ont remonté les Champs Elysées jusqu'à la Concorde, ont vue de très belles œuvres au musée du Louvre, puis au Centre Pompidou. Ils sont aussi allé à l'opéra du côté de Bastille voir la Traviata de Giuseppe Verdi.
Rachid avait pris avec son Konica, une magnifique photo de Leïla au jardin floral de Paris, non loin du Château de Vincennes. La jeune femme était à genou au niveau des parterres de fleurs qu'elle respirait à plein poumon, en arrière-plan on y voyait le plan d'eau et surtout le soleil couchant qui se reflétait comme un miroir à la surface de l'eau. Le chatoiement des couleurs avec sa petite robe imprimée est d'une pureté absolue. Cette photo, il l'a fait développer et l'a accrochée dans son salon. Souvent le jeune homme la regardait en se disant que sa vie avait bien changé en cinq mois depuis qu'il la connaissait. Il se surprit à imaginer autre chose que de l'amitié entre eux. Très souvent il se raisonnait et se disait qu'il se faisait des films.
Mais qui sait… peut-être…
Ils se sont aussi confiés sur leurs vies, Rachid lui a parlé de Saïd et de son sentiment de culpabilité qui ne l'a jamais quitté depuis ce jour. Leïla a été d'un grand soutien pour l'aider à comprendre que ce n'est pas ce qu'aurait voulu le petit Saïd, son ami d'enfance car c'est cette image qu'il devait garder en tête, celle des deux gamins portant des maillots de la Juventus trop grand pour eux, un ballon décrépi devant eux. Rachid devait avancer et ne pas regarder en arrière. Elle lui dit qu'elle était là pour l'aider.
Elle lui aussi raconté son histoire du début à la fin.
Là aussi, Rachid allait lui ouvrir les yeux sur le fait qu'elle minimise ce qui lui est arrivé et qu'en aucune façon ce n'était sa faute. Elle n'avait pas à subir ce déchainement de violence, la jeune maghrébine ne le méritait absolument pas. Le monstre c'était son ex- mari, pas elle.
Rachid familiarisé à ces faits de violences conjugales lui fait aussi comprendre que ce qu'elle a subi de la part de son pouvait être assimilé a des viols, quand il la forçait à avoir des rapports sexuels avec lui et qu'elle ne voulait pas, sous prétexte que cela faisait partie du devoir conjugale.
Pouvoir se confier à quelqu'un les écoutant et les comprenant, leur fit un bien
fou. Ils purent envisager de repartir sur de nouvelles bases.
Elle lui aussi raconté son histoire du début à la fin.
Là aussi, Rachid allait lui ouvrir les yeux sur le fait qu'elle minimise ce qui lui est arrivé et qu'en aucune façon ce n'était sa faute. Elle n'avait pas à subir ce déchainement de violence, la jeune maghrébine ne le méritait absolument pas. Le monstre c'était son ex- mari, pas elle.
Rachid familiarisé à ces faits de violences conjugales lui fait aussi comprendre que ce qu'elle a subi de la part de son pouvait être assimilé a des viols, quand il la forçait à avoir des rapports sexuels avec lui et qu'elle ne voulait pas, sous prétexte que cela faisait partie du devoir conjugale.
Pouvoir se confier à quelqu'un les écoutant et les comprenant, leur fit un bien
fou. Ils purent envisager de repartir sur de nouvelles bases.
Ils ont décidé de faire ensemble la préparation du repas de l'Aïd pour la fin du jeûne du ramadan. Rachid est notamment allé chercher de l'agneau chez son boucher habituel pour le tajine.
Ils se sont attelés ensuite avec Leïla à préparer les gâteaux et pâtisseries, le Ka'ak aux épices, le Chebakia au miel ou les Ghriba aux noisettes, à la noix de coco et aux pralines.
La préparation fut l'occasion d'une bataille de farine dans la cuisine de Rachid recouvrant les murs et le plan de travail d'un manteau blanc. Sans parler de leurs états à tous les deux. Mais ils s'étaient amusés comme des enfants.
Ils ont, après une douche, pu s'atteler à la préparation du tajine d'agneau aux pruneaux et aux raisins secs.
Ils se sont attelés ensuite avec Leïla à préparer les gâteaux et pâtisseries, le Ka'ak aux épices, le Chebakia au miel ou les Ghriba aux noisettes, à la noix de coco et aux pralines.
La préparation fut l'occasion d'une bataille de farine dans la cuisine de Rachid recouvrant les murs et le plan de travail d'un manteau blanc. Sans parler de leurs états à tous les deux. Mais ils s'étaient amusés comme des enfants.
Ils ont, après une douche, pu s'atteler à la préparation du tajine d'agneau aux pruneaux et aux raisins secs.
Leurs invités furent pour Leïla, des copines qu'elle s'était fait à Boutigny et qu'elle avait perdu de vue depuis son mariage étaient toutes ravies de revoir leur amie si épanouie. Elles furent surtout charmées par Rachid, si serviable, si prévenant et qui surtout débarrasse et lave la vaisselle (c'était clairement impensable avec Mokhtar).
Pour Rachid ce furent des collègues du commissariat ou des anciens de l'armée. Tous ont été aussi sidérés par les changements opérés sur sa personnalité ces derniers mois. Ses anciens frères d'armes savaient que depuis le Yémen, il n'avait jamais plus été le même, l'ombre de celui qu'il avait été auparavant. Cela leur fit plaisir de voir l'effet positif que Leïla avait sur lui.
Pour l'occasion, ils avaient revêtu leur plus beaux atours. Leïla trouva Rachid particulièrement beau dans son Qamis noir satiné avec des broderies dorée sur le torse et les poignets.
La jeune femme, quant à elle, mit une djellaba vert émeraude à manche courte brodés de motifs dorés et beige sur le buste avec des babouche argentés.
Rachid la trouva très belle vêtue ainsi. Qu'il était loin le temps où elle devait porter des vêtements amples, sous le joug de ce monstre.
La jeune femme, quant à elle, mit une djellaba vert émeraude à manche courte brodés de motifs dorés et beige sur le buste avec des babouche argentés.
Rachid la trouva très belle vêtue ainsi. Qu'il était loin le temps où elle devait porter des vêtements amples, sous le joug de ce monstre.
Leurs amis passèrent une bonne partie de la soirée à les charrier sur le fait qu'ils ne les croyaient pas quand ils disaient qu'ils n'étaient pas ensemble et que l'amitié est ce qu'il y a de plus fort entre eux. Et pourtant malgré leurs dénégations, les deux jeunes gens étaient troublés et se sont demandé si vraiment l'amitié était la seule chose qui les lient.
Le lendemain soir, Rachid est venu rendre visite à Leïla car ils avaient prévu un plateau repas devant la télé. La jeune femme souhaitait faire découvrir Les feux de l'amour à Rachid à l'aide d'enregistrement d'épisode sur cassette VHS :
— Attend quoi ? Victor va encore se remarier à Nikki, mais c'est la combientième plus qu'il l'épouse ? dit Rachid.
Puis :
— le type a réussi à récupérer sa licence d'avocat parce qu'il a fait un don de rein en parlant de Michael Baldwin, c'est complètement fou cette série !
Puis :
— le type a réussi à récupérer sa licence d'avocat parce qu'il a fait un don de rein en parlant de Michael Baldwin, c'est complètement fou cette série !
Leila est complètement hilare devant ses réactions. Il lui avait dit qu'il ne regarderait jamais ces trucs à l'eau de rose pour ménagère et pourtant il est là complètement captivé par ce qu'il voyait à l'écran.
Enfin pas totalement, depuis le début de soirée, il était troublé par ce que portait la jeune femme. Comme il fait un peu froid, Leïla avait revêtu un pull léger un peu ample qui la recouvrait jusqu'à la taille mais ses jambes étaient nues. Le policier avait du mal à se détacher de ses belles cuisses bronzées, d'autant que la jeune femme avait tendance à se blottir de plus en plus contre lui. Ça ne l'aidait pas à faire désenfler son paquet.
Rachid bougea pour trouver une bonne position, mais au bout d'un moment, il n'en pouvait plus et a tourné la tête pour dire quelque chose à Leïla. Il constata qu'elle le regardait intensément.
Tout doucement il a penché la tête vers la jeune femme et l'embrassa tendrement. La jeune femme répondit à son baiser et laissa sa main lui toucher les biceps puis les pectoraux avant de déboutonner sa chemise noire.
Rachid lui a légèrement baissé le pull sur son épaule gauche sur lequel il a parsemé une traînée de baisers, pendant que sa main remontait sur la cuisse nue de Leila.
Elle embrassa son torse velu et descendit jusqu'à ses tétons à qui elle infligea un
traitement de choc. Le jeune homme a placé ses mains en bas de son pull et lui a fait passer par-dessus la tête où il peut enfin découvrir ses deux belles pointes qu'il prit en bouche l'un après l'autre.
Seul le boxer en dentelle turquoise de la jeune femme était encore un obstacle à l'acte sexuel.
De son côté, jamais elle n'avait eu autant envie d'un homme.
Tout ce qu'elle souhaitait c'est de le voir dans toute sa splendeur, tel qu'Allah l'a imaginé.
Rachid la prit dans ses bras comme il avait fait quand il lui a sauvé la vie et l'a emmenée dans sa chambre.
Il l'allongea doucement sur le lit et, sans perdre de temps, descendit son visage vers son triangle laissant une ligne de petits baisers de sa poitrine jusqu'à son entrejambe.
La jeune femme serra très fort les draps dans ses poings entre ses doigts.
Elle prenait du plaisir avec cet homme qui était encore son ami il y a quelques minutes.
Sa langue, sa barbe et ses doigts lui procuraiant un bien fou. C'était divin cette façon qu'il avait d'écarter ses lèvres intimes pour envoyer sa langue le plus loin possible dans son antre.
La manière dont elle laissait exprimer son plaisir aurait fait pâlir le plus rigoriste des ayatollahs.
Rachid avait maintenant trois doigts dans sa chatte.
Oui c'était trop bon, elle s'est sentit partir dans un cri d'extase.
Le policier n'était pas peu fier, en voyant sa belle se tordre de plaisir sous l'effet de ses doigts et de sa langue. Elle avait dans le regard cette éclat des femmes qui ayant atteint le nirvâna mais aussi la détermination de celles qui savent ce qu'elles veulent.
Elle a appuyé sa main contre son torse et l'a repoussé sur la couche. Elle a pris en main sa virilité, l'observant quelques instants avant de remonter ses doigts de bas en haut et de mettre un coup de langue sur le méat. tout en le regardant dans les yeux.
Tout doucement il a penché la tête vers la jeune femme et l'embrassa tendrement. La jeune femme répondit à son baiser et laissa sa main lui toucher les biceps puis les pectoraux avant de déboutonner sa chemise noire.
Rachid lui a légèrement baissé le pull sur son épaule gauche sur lequel il a parsemé une traînée de baisers, pendant que sa main remontait sur la cuisse nue de Leila.
Elle embrassa son torse velu et descendit jusqu'à ses tétons à qui elle infligea un
traitement de choc. Le jeune homme a placé ses mains en bas de son pull et lui a fait passer par-dessus la tête où il peut enfin découvrir ses deux belles pointes qu'il prit en bouche l'un après l'autre.
Seul le boxer en dentelle turquoise de la jeune femme était encore un obstacle à l'acte sexuel.
De son côté, jamais elle n'avait eu autant envie d'un homme.
Tout ce qu'elle souhaitait c'est de le voir dans toute sa splendeur, tel qu'Allah l'a imaginé.
Rachid la prit dans ses bras comme il avait fait quand il lui a sauvé la vie et l'a emmenée dans sa chambre.
Il l'allongea doucement sur le lit et, sans perdre de temps, descendit son visage vers son triangle laissant une ligne de petits baisers de sa poitrine jusqu'à son entrejambe.
La jeune femme serra très fort les draps dans ses poings entre ses doigts.
Elle prenait du plaisir avec cet homme qui était encore son ami il y a quelques minutes.
Sa langue, sa barbe et ses doigts lui procuraiant un bien fou. C'était divin cette façon qu'il avait d'écarter ses lèvres intimes pour envoyer sa langue le plus loin possible dans son antre.
La manière dont elle laissait exprimer son plaisir aurait fait pâlir le plus rigoriste des ayatollahs.
Rachid avait maintenant trois doigts dans sa chatte.
Oui c'était trop bon, elle s'est sentit partir dans un cri d'extase.
Le policier n'était pas peu fier, en voyant sa belle se tordre de plaisir sous l'effet de ses doigts et de sa langue. Elle avait dans le regard cette éclat des femmes qui ayant atteint le nirvâna mais aussi la détermination de celles qui savent ce qu'elles veulent.
Elle a appuyé sa main contre son torse et l'a repoussé sur la couche. Elle a pris en main sa virilité, l'observant quelques instants avant de remonter ses doigts de bas en haut et de mettre un coup de langue sur le méat. tout en le regardant dans les yeux.
Rachid a envoyé sa tête en arrière de plaisir, ses yeux prêts à sortir de leurs orbites quand il a vu Leïla jouait les avaleuses de sabre.
Sa fellation était un régal surtout lorsqu'il sentait le nez de la jeune femme venant buter contre son pubis, preuve qu'elle avait réussi à absorber toute sa queue.
Elle donnait l'impression de ne pas bouger, mais sa langue faisait un va et vient incessant sur chaque morceau de chair de son vit.
Le policier était prêt à capituler à plusieurs reprises, mais à chaque fois, elle ralentit au bon moment pour le faire redescendre en tension. Elle aimait sucer, c'était indéniable et sa technique était parfaite.
Il la coucha sur le lit et s'est placé au-dessus d'elle, la bite à l'entrée de son antre des
Plaisirs.
Juste avant il lui dit en la regardant dans les yeux :
Sa fellation était un régal surtout lorsqu'il sentait le nez de la jeune femme venant buter contre son pubis, preuve qu'elle avait réussi à absorber toute sa queue.
Elle donnait l'impression de ne pas bouger, mais sa langue faisait un va et vient incessant sur chaque morceau de chair de son vit.
Le policier était prêt à capituler à plusieurs reprises, mais à chaque fois, elle ralentit au bon moment pour le faire redescendre en tension. Elle aimait sucer, c'était indéniable et sa technique était parfaite.
Il la coucha sur le lit et s'est placé au-dessus d'elle, la bite à l'entrée de son antre des
Plaisirs.
Juste avant il lui dit en la regardant dans les yeux :
— Tu es sûr que c'est ce que tu veux ? Tu es toujours mariée ! Je peux encore m'arrêter, ce ne sera pas facile, mais je peux, lui avait-il dit avec difficulté car son mât était hypertendu
— Mokhtar m'a battu pendant presque toute la durée de notre mariage, il ne mérite pas que je lui reste fidèle lui avait-elle répondu.
Pour appuyer ses dires, elle a attrapé son sexe de sa main droite et se l'est enfoncée dans sa caverne brûlante.
Rachid n'ayant plus aucune raison de se retenir, la prit avec force. Chacun de ses coups de boutoir enfonçaient la jeune femme dans le matelas.
Il la dominait avec chaque bras autour de sa tête. Leïla se sentait protégée par cet étau protecteur.
Les coups dans sa matrice pleuvaient alors qu'elle coulait abondamment lubrifiant naturellement le passage.
Mais le policier voulait la posséder totalement. Il remonta ses deux jambes contre son épaule droite, en travers de son torse, et prit encore plus d'amplitude, faisant pousser des cris toujours plus fort à sa chérie.
Au bout d'un moment, les jambes de Leïla furent presque à la verticale au-dessus de sa tête pendant que Rachid fouille les tréfonds de son antre.
Le plaisir fut trop fort pour le nouveau couple La jeune femme vint la première dans un cri à faire trembler les murs. Puis le jeune homme a lâché sa lave incandescente dans son fourreau humide.
Heureusement qu'elle prenait la pilule s'était-il dit.
Il la dominait avec chaque bras autour de sa tête. Leïla se sentait protégée par cet étau protecteur.
Les coups dans sa matrice pleuvaient alors qu'elle coulait abondamment lubrifiant naturellement le passage.
Mais le policier voulait la posséder totalement. Il remonta ses deux jambes contre son épaule droite, en travers de son torse, et prit encore plus d'amplitude, faisant pousser des cris toujours plus fort à sa chérie.
Au bout d'un moment, les jambes de Leïla furent presque à la verticale au-dessus de sa tête pendant que Rachid fouille les tréfonds de son antre.
Le plaisir fut trop fort pour le nouveau couple La jeune femme vint la première dans un cri à faire trembler les murs. Puis le jeune homme a lâché sa lave incandescente dans son fourreau humide.
Heureusement qu'elle prenait la pilule s'était-il dit.
La pause post-coïtal fut très tendre avec des baisers et des caresses. Ils n'avaient pas besoin de mot pour savoir qu'ils voulaient tous les deux faire évoluer leur relation amicale vers une relation amoureuse. Toutefois, ils se devaient de rester discret jusqu'à ce que le divorce de la jeune femme ne soit prononcé.
D'ailleurs, cette relation amoureuse, la défense de Mokhtar tenta de la percer à jour lors du procès pour tentative de meurtre deux mois plus tard. Mais le jeune couple avait parfaitement préparé leurs interventions.
La jeune femme raconta toutes les brimades, les humiliations, les menaces et les coups subis de la part Mokhtar pendant leurs années de mariage.
Son témoignage fut poignant et émouvant, sans jamais verser dans le pathos.
Les jurés furent réceptifs et encore plus après le témoignage de Rachid qui fut accablant pour le futur ex-mari.
Son avocat qui tenta de jouer le vice de procédure se cassa les dents face à Rachid. Le policier fut, en effet, d'une rigueur exemplaire.
La jeune femme raconta toutes les brimades, les humiliations, les menaces et les coups subis de la part Mokhtar pendant leurs années de mariage.
Son témoignage fut poignant et émouvant, sans jamais verser dans le pathos.
Les jurés furent réceptifs et encore plus après le témoignage de Rachid qui fut accablant pour le futur ex-mari.
Son avocat qui tenta de jouer le vice de procédure se cassa les dents face à Rachid. Le policier fut, en effet, d'une rigueur exemplaire.
Le verdict fut plus clément que prévu avec une peine de 5 ans de prison dont 3 fermes, alors qu'il risquait jusqu'à 7 ans fermes, mais cela suffisait à Leïla qui allait parvenir à obtenir facilement le divorce.
A l'annonce du verdict, Mokhtar perdit ses nerfs. Les insultes et les menaces fusèrent.
Quelques jours plus tard à la sortie d'un restaurant tunisien, la Table de Djerba du côté de Kremlin-Bicêtre, ils furent pris à partie par quatre hommes que Leïla reconnut comme étant des anciens collègues de Mokhtar sur les chantiers. Rachid est resté parfaitement calme en tentant d'abord de parlementer avec eux pour désamorcer le conflit mais quand l'un d'eux a tenté d'asséner une gifle à sa compagne, là il perdit toute retenue.
L'impénitent s'est retrouvé avec la main cassée ainsi que son nez. L'expérience du
policier est largement suffisante pour aligner les quatre hommes sous les applaudissements d'une bande de jeunes ayant particulièrement apprécié le spectacle.
Leïla en rentrant, a été aux petits soins pour lui, vérifiant scrupuleusement sur tout son corps s'il n'avait pas des contusions. Le policier s'est bien entendu laissé faire pour leurs plus grands plaisirs à tous les deux.
Effectivement les parties génitales de Rachid n'avaient subies aucun dommage. Ils purent faire l'amour quatre fois ce soir-là.
L'impénitent s'est retrouvé avec la main cassée ainsi que son nez. L'expérience du
policier est largement suffisante pour aligner les quatre hommes sous les applaudissements d'une bande de jeunes ayant particulièrement apprécié le spectacle.
Leïla en rentrant, a été aux petits soins pour lui, vérifiant scrupuleusement sur tout son corps s'il n'avait pas des contusions. Le policier s'est bien entendu laissé faire pour leurs plus grands plaisirs à tous les deux.
Effectivement les parties génitales de Rachid n'avaient subies aucun dommage. Ils purent faire l'amour quatre fois ce soir-là.
La Coupe du Monde en France a donné lieu à des discussions et à des scènes très
cocasses entre elle l'Algérienne d'origine et lui avec ses racines Marocaines :
cocasses entre elle l'Algérienne d'origine et lui avec ses racines Marocaines :
— Dis-moi tu ne comptes pas la boycotter la Coupe du Monde parce que vous n'y êtes pas ? Commença le jeune homme. Il adorait la charrier sur les performances des Fennecs.
— Non t'inquiète ! J'ai envie de voir Ronaldo vous mettre la pâtée, lui a-t-elle répondu
Venimeuse. Et puis t'inquiète les Fennecs n'y sont pas mais on a Yazid quand même, en plus son prénom chez nous veut dire « le meilleur ».
— Non t'inquiète ! J'ai envie de voir Ronaldo vous mettre la pâtée, lui a-t-elle répondu
Venimeuse. Et puis t'inquiète les Fennecs n'y sont pas mais on a Yazid quand même, en plus son prénom chez nous veut dire « le meilleur ».
Elle employait souvent ce prénom pour faire référence à Zinedine Zidane, le meneur de jeu de l'équipe de France que lui a toujours trouvé un peu surcoté, lui préférant un Youri Djorkaeff.
Elle s'est bien moquée de lui quand le Maroc a pris la marée trois buts à zéro contre le Brésil avec un but de Ronaldo dès la neuvième. Il s'est vengé quand Zidane s'est fait expulser contre l'Arabie Saoudite au premier tour. Mais la finale les a réconciliés. Il avait fait la demi-finale face aux croates avec ses potes dans un bar pendant que les filles avaient fait une soirée chez Leïla et ils se sont tous retrouvés dans la rue pour participer aux immenses marées humaines.
Jamais ils n'avaient vécu pareils événements, c'est une expérience qui marque une vie.
Le jour de la finale, ses potes ont voulu qu'ils viennent les rejoindre au bar mais la vue d'une Leïla se baladant dans son appartement avec juste le maillot de Zidane et un slip vert et blanc lui a donné d'autres idées. Bien lui en a pris, sa copine était surexcitée par les deux buts de son idole et il méritait bien une récompense pour être resté en sa compagnie plutôt que d'être allée au bar.
Il eut droit à la meilleure fellation de toute sa vie, soixante minutes de la publicité de la fin de première mi-temps jusqu'au troisième but d'Emmanuel Petit. Elle a cajolé chaque morceau de chair de sa queue. Leïla avait le don de le maintenir sous pression sans jamais le faire craquer. Elle a finalement accéléré le rythme quand elle a compris que l'on allait être champion du monde. Rachid à déchargé d'énorme quantité de sperme dans sa petite bouche qu'elle a eu bien du mal à tout avaler.
Elle s'est bien moquée de lui quand le Maroc a pris la marée trois buts à zéro contre le Brésil avec un but de Ronaldo dès la neuvième. Il s'est vengé quand Zidane s'est fait expulser contre l'Arabie Saoudite au premier tour. Mais la finale les a réconciliés. Il avait fait la demi-finale face aux croates avec ses potes dans un bar pendant que les filles avaient fait une soirée chez Leïla et ils se sont tous retrouvés dans la rue pour participer aux immenses marées humaines.
Jamais ils n'avaient vécu pareils événements, c'est une expérience qui marque une vie.
Le jour de la finale, ses potes ont voulu qu'ils viennent les rejoindre au bar mais la vue d'une Leïla se baladant dans son appartement avec juste le maillot de Zidane et un slip vert et blanc lui a donné d'autres idées. Bien lui en a pris, sa copine était surexcitée par les deux buts de son idole et il méritait bien une récompense pour être resté en sa compagnie plutôt que d'être allée au bar.
Il eut droit à la meilleure fellation de toute sa vie, soixante minutes de la publicité de la fin de première mi-temps jusqu'au troisième but d'Emmanuel Petit. Elle a cajolé chaque morceau de chair de sa queue. Leïla avait le don de le maintenir sous pression sans jamais le faire craquer. Elle a finalement accéléré le rythme quand elle a compris que l'on allait être champion du monde. Rachid à déchargé d'énorme quantité de sperme dans sa petite bouche qu'elle a eu bien du mal à tout avaler.
Champion du monde aussi, il était quand sa petite amie s'est empalée avec force et a rebondi avec joie sur sa bite avec juste son maillot de l'équipe de France floquée Zidane dans le dos avec en toile de fond « We Are the Champions » de Queen puis « I Will Survive » de Gloria Gaynor. Celle-là leurs correspondaient, ils sont tous les deux des survivants.
Il avait besoin de retrouver confiance après ce qu'il s'est passé avec Said. Grâce à elle, Rachid fut enfin en paix avec son passé. Cette confiance a été contagieuse, car poussé par un homme qui lui faisait confiance, Leïla a obtenu son bac avec mention puis un BTS et enfin une Licence Professionnel en Commerce.
Elle a ensuite développé un super projet, en créant une micro-entreprise qui a vite grandi pour se retrouver à la tête d'une boite de vingt personnes, dont beaucoup de femmes battues qu'elle aidait à s'en sortir par le biais du relais dont elle est désormais une des responsables.
Son entreprise fabriquait des produits d'ameublements et de décoration à partir de matériaux provenant du Maghreb et vendu en France.
Sa clientèle appréciant beaucoup d'avoir des produits de qualité avec des matériaux
qui viennent du pays de leurs ancêtres.
Elle a ensuite développé un super projet, en créant une micro-entreprise qui a vite grandi pour se retrouver à la tête d'une boite de vingt personnes, dont beaucoup de femmes battues qu'elle aidait à s'en sortir par le biais du relais dont elle est désormais une des responsables.
Son entreprise fabriquait des produits d'ameublements et de décoration à partir de matériaux provenant du Maghreb et vendu en France.
Sa clientèle appréciant beaucoup d'avoir des produits de qualité avec des matériaux
qui viennent du pays de leurs ancêtres.
Leïla et Rachid auront été marié pendant dix ans et auront eu un fils Mohamed (nommé en l'honneur du grand-père de Rachid, décédé quelques mois avant) mais une très forte complicité ne fait pas tout. Il se séparèrent et divorcèrent.
Malgré la tendresse qu'ils avaient l'un pour l'autre, ils se sont aperçu que leurs relations découlait d'un double constat. Leïla avait besoin de quelqu'un pour la protéger et la pousser vers ses objectifs, tandis que Rachid avait besoin de prouver qu'il était de nouveau digne de confiance.
Malgré la tendresse qu'ils avaient l'un pour l'autre, ils se sont aperçu que leurs relations découlait d'un double constat. Leïla avait besoin de quelqu'un pour la protéger et la pousser vers ses objectifs, tandis que Rachid avait besoin de prouver qu'il était de nouveau digne de confiance.
Ils resteront amis et seront même présent au remariage de l'un et de l'autre.
Pour Rachid ce sera deux ans plus tard avec Fatima du côté de Lyon.
Pour Leïla ce fut un an après à Choisy-le-Roi avec Walid.
Pour Rachid ce sera deux ans plus tard avec Fatima du côté de Lyon.
Pour Leïla ce fut un an après à Choisy-le-Roi avec Walid.
Rachid avait mené sa petite enquête quand Leïla lui a dit qu'elle fréquentait quelqu'un. Elle s'en doutait et a accepté de bonne grâce qu'il continue à veiller sur elle et sur Mohamed.
Rachid n'eut rien à redire, Walid est un gars bien, réglo. Ils forment une belle famille puisque le mari de Leïla avait deux filles : Naïla et Namia, d'un premier mariage.
Protéger Leïla lui a toujours tenu à cœur. Il était là le jour où Mokhtar est sorti de prison. Ce qu'il lui a dit ce jour-là a suffi pour que l'ex-mari violant ne cherche plus jamais à s'approcher de celle qui a été son épouse.
Plus que des paroles, le regard du policier était sans équivoque.
Rachid n'eut rien à redire, Walid est un gars bien, réglo. Ils forment une belle famille puisque le mari de Leïla avait deux filles : Naïla et Namia, d'un premier mariage.
Protéger Leïla lui a toujours tenu à cœur. Il était là le jour où Mokhtar est sorti de prison. Ce qu'il lui a dit ce jour-là a suffi pour que l'ex-mari violant ne cherche plus jamais à s'approcher de celle qui a été son épouse.
Plus que des paroles, le regard du policier était sans équivoque.
Il faisait aussi très chaud en ce jour de mariage du mois d'août mais c'est en regardant successivement Fatima, puis Leïla qu'il a compris le chemin qu'il avait parcouru et que désormais c'était un homme bien. Il a laissé derrière lui ses erreurs et ses péchés, il a retrouvé la confiance qu'il avait perdu.
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Commentaires ()
Pour Mathéo, c’est fou mais complètement fou, car il est en train de se faire sucer par une belle blonde sur le rebord d’une fenêtre du septième étage, avec en arrière fond les lumières scintillantes de la ville. Bon le but n’est pas non plus qu’il s’écrase comme une merde sept étages plus bas dans le local poubelle et puis il imagine bien ce qu’aurait pu dire le fameux brigadier Jean-Luc à ses parents :
- Bonjour madame, monsieur, je suis désolé mais on a retrouvé votre fils à l’intérieur du local poubelle. Apparemment votre fils a fait une chute de sept étages, il semblerait qu’il se soit pris les pieds dans son pantalon car ce dernier était sur les chevilles et son paquet à l’air.
Sortie aujourd’hui
Aux premières loges, s’efforçant de ne pas être surpris, Mathéo est fasciné. C’est bien mieux, beaucoup plus érotique que tous les pornos qu’il mate habituellement.
Keisha passe ses deux mains sous les cuisses de Charlotte. Keisha garde toujours sa bouche sur le bouton, elle ne fait que changer d’endroit, ses doigts caressent d’abord l’anus avant d’y entrer. Keisha lape alors frénétiquement la vulve et le clitoris. Puis, sa main gauche lâche la cuisse pour se plaquer sous les fesses. Sans préliminaires, son doigt s’enfonce dans le cul de son amante, qui frissonne de plaisir. Cette langue, ce doigt, tout cela la rend folle. Son ventre se contracte et elle jouit à nouveau, bruyamment.
J-1
Comme à chaque fois j’en profite pour présenter le texte suivant. Là en l’occurrence Mathéo : The opposite girls. Vous l’aurez peut-être compris avec le titre, on va parler des files d’à côtés, en l’occurrence Keisha et Charlotte. Grâce au formidable travail d’Olga on aura droit à une magnifique scène saphique sur une table IKEA ! Désolé placement de produit. Mais c’est surtout l’histoire de Mathéo, un jeune homme qui a du mal faire la différence entre la réalité et le porno. C’est un texte plus léger, plus sexuel aussi que les précédents, il est aussi bien plus drôle avec des scènes très cocasses et acrobatique. Vous allez adoré être dans la tête de Mathéo, c’est vraiment fun. Le récit abordera aussi la question du harcèlement scolaire et surtout le harcèlement en ligne, deux grands fléaux du siècle. Pour moi, c’est un vrai bon récit à lire, ce sers dans deux jours.
Rappelez vous « La vie c’est pas un porno »
J-2