Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Renaissance du Paladin — Chapitre 3 · Le réveil du guerrier
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Renaissance du Paladin
Chapitre 3 · Le réveil du guerrier
A pas de loup, je m'infiltre dans le périmètre des truands par une faille dans le grillage d'enceinte, me faufilant jusqu'à une des sentinelles. Dans un soupir, il rejoint Satan, égorgé avec virtuosité. Mon poignard transperce l'encolure d'un second malfrat. C'est presque trop facile.
Je chemine vers mon objectif principal, le titan black qui palabre avec ses nervis. Et une brûlure atroce. Une lame effilée qui entaille mon flanc. Surgi de nulle part, un des scélérats me lacère. Par automatisme, je lui assène un atémi à hauteur de la trachée, l'empêchant d'alerter ses comparses, puis un balayage au niveau des chevilles le fait chuter et la crosse de mon fusil pulvérise son occiput.
Belle hémorragie, un pansement de combat va limiter les dégâts, et j'ingurgite un composé à base de fénétylline, une molécule proscrite qui va m'aider à tenir, mais avec de redoutables conséquences. Tant pour ma santé que mes adversaires, car cette amphétamine va encore davantage me désinhiber. Le monstre n'aura aucune limite. Ceci étant dit, je suis rouillé, j'aurais dû détecter l'attaque.
— Yemba ! Yemba, t'es où ?
Merde, soudainement, je suis nimbé d'un flot de lumière, tel un lapin prostré, ébloui par les phares d'une voiture fonçant vers lui et dois urgemment ôter mes jumelles infrarouges, sans quoi je vais être aveuglé. Un black m'éclaire avec un projecteur.
La discrétion n'est plus de mise, une cartouche de mon Heckler&Koch désagrège sa boite crânienne, des morceaux de cervelle sont éjectés. Un assaillant en approche latérale, deux détonations, il s'écroule, touché en plein cœur. Malgré l'atténuation des tirs par le silencieux, ça s'agite, la racaille sort de partout. Grenade. Un duo est projeté dans les airs, des fragments de boyaux jonchent le sol boueux. Tout en bougeant afin de constituer une cible mouvante, je fais feu sur les malfrats qui s'écroulent. Je me mue en une ombre funeste. Parades. Ripostes fulgurantes. Une chorégraphie venimeuse qui éradique les vermines, certes surnuméraires et enfouraillées, mais désorganisées et peu accoutumées à des adversaires de ma trempe.
Nouveau chargeur, déjà trente bastos dépensées, une dizaine d'opposants à terre. Le stimulant me donne l'impression que rien ne peut me résister, je suis grisé, l'excès de confiance est toutefois dangereux.
Clac-clac. Typique de la translation du mécanisme d'alimentation d'un riot-gun. Je pivote, mais trop tard. Fracas assourdissant. Douleur indescriptible, bras gauche en lambeaux, criblé de plombs. Riposte avec mon pistolet, le lascar expire sous les impacts de neuf millimètres. Le gilet en kevlar a évité l'atteinte d'organes vitaux, mais c'est dorénavant un manchot qui massacre la bande. Je suis bien amoché et m'injecte de l'adrénaline, seule solution pour ne pas cabaner, réussir à accomplir ma mission.
Le prix sera élevé, mais je ne renoncerai pas. Une rafale de Kalach me manque de peu, un roulé-boulé en grimaçant de souffrance et je fais éclater la caboche du mitrailleur. Je me retourne vivement et liquide encore un binôme qui me blesse à la cuisse en m'alignant avec un Uzi.
Le silence succède à cette frénésie létale. Je sais que j'ai collé un pruneau dans le bide de Mamadou, justement pour ne pas le tuer. J'entends des lamentations et me dirige vers leur origine. Le malabar est affaissé, se tenant le ventre, de la bave rougeâtre est expulsée lors de chaque quinte de toux, sa tronche affiche un rictus où se lisent rage et affliction.
— Kok, kof... Putain, t'es qui ? T'as buté tout le monde. C'est impossible. T'es envoyé par les albanais ?
— Non. La bague.
Je lui montre la photo, il a l'air ahuri par ma requête saugrenue, moi qui viens d'exterminer son gang.
— Deux options. Le RAID se pointera dans une demi-heure maximum, les flics locaux ne sont pas assez stupides pour intervenir sur ton territoire, surtout avec le ramdam, armes automatiques et déflagrations. Avec tes tripes à l'air, tu peux t'accrocher, tu as du bol, en France, même une pourriture comme toi sera soignée, et je suis persuadé que tu as pléthore d'avocats corrompus qui te feront libérer fissa pour un quelconque vice de forme. Sinon, tes ultimes instants en ce monde te donneront un avant-goût de l'enfer. Tu as vu ce dont je suis capable.
— Dans... Kof, kof... L'atelier, dit-il en désignant un local.
C'est une grotte aux trésors du receleur, des parures, des monceaux de cocaïne, des piles d'euros et de dollars, et même un lance-roquettes RPG. Et je la vois, oubliant subitement mon tourment. La bague, sur un établi, au milieu d'autres colifichets. Enfin. Mon épopée est terminée, du moins, j'en suis convaincu à ce stade, je vais retrouver ma fille, lui ramenant le précieux bijou.
Un plaintif chuintement étouffé. Un accès barricadé avec une barre cadenassée auquel je colle mon oreille.
Du chinois, ou une langue approchante. Je tape du poing sur la porte.
— Help ! Heeeeeelp !
Certes, ce n'est pas le but de l'opération, je pisse le sang, demeure debout par miracle, mais il y a des malheureuses séquestrées par les raclures. Mon mandarin est lointain, et la supplique est en anglais.
— Stand back. I'm going to blow up the lock !
Reculez. Je vais faire sauter le verrou !
Du plastic, une amorce radio-pilotée, je fais céder l'entrave. Une pièce à l'atmosphère fétide, des déjections parsemées. Une dizaine d'adolescentes asiatiques, hagardes, avec des marques significatives de châtiments corporels, fardées en catins. De pauvres gamines, probablement clandestines, qui sont exploitées, soumises aux pires exactions. Une d'elle git, visiblement morte. Je les détache et elles s'extirpent de leur geôle en vacillant, je porte le cadavre en monopolisant mes dernières réserves de vigueur.
— Arrrrrrggghhhhhhhhhhhhhhh ! Noooooooooooon !
Le cri est glaçant. Les captives s'acharnent avec des objets tranchants sur Mamadou. Elles l'émasculent, lui crèvent les yeux, les tympans. Bientôt, il est réduit à de la bidoche gémissante. Une des miss m'adresse des bribes de phrase en français.
— Lui... Tué sœur... Car elle... Avait... Bébé...
— Go to the city, follow the lights, here is hell.
Allez vers la ville, suivez les lumières, ici, c'est l'enfer
Je ne risque pas de m‘apitoyer sur son sort. Trafiquant de drogue, meurtrier, asservisseur de jeunettes, et une cohorte d'autres méfaits à son actif. Ce sauvetage impromptu m'a retardé. Des sirènes, un hélico. La cavalerie arrive. Pas question de les combattre. En boitillant, je dépose des explosifs actionnables à distance en différents endroits de l'enclave et dégoupille des fumigènes pour couvrir ma retraite, non sans placer en évidence le butin dérobé chez Sofiane, dont son bracelet maculé d'ADN, afin d'accréditer la thèse d'un conflit entre gredins de la pègre.
C'est le chaos, les canonnades se succèdent au fur et à mesure de mes impulsions sur la télécommande, tandis que dans le brouillard saumâtre, muni d'un masque à gaz, je distingue un groupe d'intervention d'élite en combinaison noire qui lance son offensive derrière un bouclier. Furtivement, je les contourne en claudiquant, chaque fibre de mon être est en fusion, je suis transpercé par des aiguilles. Mon évasion d'éclopé est un chemin de croix, je suis à l'orée de l'évanouissement, et il serait suicidaire de m'inoculer un tonifiant supplémentaire, mon organisme pourrait lâcher.
C'est ma seule volonté de fer qui me soutient pour regagner ma voiture, parquée derrière un monticule d'ordures, sans interception. Je rédige un bref message. Trois mots : Veni, vidi, vici.Le destinataire saura quoi faire. Il y a pléthore de véhicules de police et de pompiers, et je dois emprunter des chemins de traverse afin de les esquiver.
Et derechef, à l'instar de mon incursion chez Sofiane, cette impression que quelqu'un, ou quelque chose, me surveille. Tant pis, dans mon état, je n'ai plus assez de ressource pour le vérifier.
Conduire d'une seule main, avec une vision altérée, des élancements aigus, est laborieux, et je réussis, après un itinéraire émaillé de maints changements de route, à rejoindre la bastide.
Éreinté, chaque enjambée se mue en calvaire et Jessica, blême, est bouche bée en m'accueillant. Je m'effondre sur le sofa, je glisse vers les limbes. Elle braille en me secouant, mais mon ouïe est dégradée.
— Etienne ! Etienne ! Non, ne crève pas !
Des flashs. Je suis un mioche, un foyer chaleureux, mon entrée dans l'armée, les horreurs commises, Charlotte, la naissance d'Elisabeth, la maladie, ma viduité, Caroline, la bague. Et une étrange quiétude. Le film de mon existence. C'est la fin du voyage, mon admission au Valhalla, sanctuaire des valeureux soldats, se profile.
Un éclair aveuglant, on manipule mes paupières. Il est là.
— Paladin, le Diable t'a encore fait faux bond !
— Salut Edouard... Tu t'acharnes décidément à différer mon départ...
— Oui, mais là, tu as dépassé les limites. Je te fais un topo. Suspicion de dommages cérébraux avec hématome intracrânien partiellement résorbé, muscles en charpie du deltoïde au grand palmaire, vingt-trois billes de grenaille d'extraites, lésions en pagaille, notamment en région inguinale, j'ai failli ne pas avoir assez de sutures. Deux arrêts cardiaques. Défibrillateur en panne, je t'ai ramené hors de tout protocole... Techniquement, tu es décédé quatre minutes. Je t'ai fait une transfusion d'O négatif, il a fallu un bon litre et demi. Paladin, tu défies les statistiques. Séquelles garanties. Adrien va briquer ta bagnole, et ça lui fera un prétexte pour discuter avec Elisabeth qui s'empourpre en sa présence. Sinon, la mignonne blonde m'a apporté son concours, malgré ses tremblements illustratifs d'un manque. La méthadone va l'apaiser. Tu es amateur de la catégorie junior azimutée ?
— Heu... Je suis là, s'offusque Jessica, pâle et transpirante. Et c'est quoi, un paladin ?
— Jessica, c'est un preux chevalier, prêt à se sacrifier pour autrui. Un redoutable adversaire, pas facile à tuer...
— Edouard, ce n'est pas raisonnable...
— Ecoute, au point où on en est, on va pas finasser. Je suis un ancien toubib militaire officiellement radié pour, hem, peu importe les motifs... Jadis, j'étais projeté avec les forces spéciales dans les coins chauds, et j'en ai raccommodé une tripotée. Un campement de terroristes, on devait juste faire une reconnaissance. Seulement, ils étaient en train de déchiqueter des villageois. Ordre de déguerpir sans se faire remarquer, repli de l'équipe. Etienne est obstiné, il ne supporte pas de voir un gosse haché menu. Alors, il a entamé le macabre boléro. Bilan, trente charognes dézinguées, à court de munitions, il a exécuté les derniers rebelles au couteau, encaissant trois balles. Mais il a déjoué un massacre, et son insubordination a été... Omise... C'est un artiste à sa manière. Le paladin, c'est un hommage à sa bravoure. Un mythe dans le milieu. Et je lui suis redevable aussi, j'étais cerné, il a oblitéré les assaillants, là encore en ne respectant pas les consignes. Sur ce, je m'éclipse. Paladin, puisque tu ne suivras pas mes conseils de rester pieuté, il y a de la morphine et des anti-inflammatoires.
Jessica, remuée, se pose sur le couchage et m'agrippe, une clope au bec. Elle a enfilé un ample tee-shirt qui trainait dans l'habitation, manifestement sans soutif, et son string ficelle est apparent. Edouard a dû se rincer l'œil.
— J'ai balisé, t'étais dans les vapes, tu saignais abondamment... Et c'est incroyable, ce que tu as accompli. Tu as la bague ?
— Oui, et j'ai provoqué un carnage pour y parvenir.
— C'est ma faute, je suis nulle, toxico, le premier venu me tringle... Une merde...
Bien que diminué, je sèche ses larmes, elle sursaute à ce contact.
— Tu te dévalorises, tu es hélas victime d'un environnement délétère. Je tiendrai ma promesse, la situation va s'arranger.
— C'est dingue, je rêve parfois qu'un homme gentil s'occupe de moi...
La plantureuse minette se pelotonne contre moi, ravivant involontairement mon martyr.
— Aïe !
— Tu vois, je foire le moindre truc. Ecoute, je te kiffe, j'accepterai tout de ta part. Tout. Je t'appartiens. Je... Je suis mordue...
La demoiselle se penche vers moi et me roule une interminable pelle passionnée, tout en abaissant le plaid qui abritait ma carcasse fracassée, palpant ma verge qui réagit à cet attouchement en se rigidifiant.
— Jess, je ne suis pas vraiment apte...
— Ta belle teub est indemne. Je me débrouille, en faisant gaffe à ne pas te faire dérouiller.
Décidée, elle ôte son haut et sa minuscule pièce de lingerie et commence à laper mon dard et à boulotter mes testicules, puis aspire mon gland sur lequel virevolte sa langue. C'est exquis, elle me suce avec un indéniable entrain et ma dextre valide cajole tendrement sa chevelure couleur des blés. Sa pipe gourmande et enveloppante est tellement succulente que je me dirige vers une capitulation à brève échéance.
— Attention, ça monte...
— J'pourrais te pomper non-stop ! La vérité, c'est que je mouillais en revivant notre baise d'hier, c'était super, je me suis doigtée et j'ai pris un pied de ouf.
La dévergondée me surplombe, alignant mon engin orgueilleusement dressé vers sa vulve glabre aux petites lèvres luisantes de cyprine et, précautionneusement, s'enchâsse en feulant.
— Mmmmmhhhhhhh...
Une fois entièrement emboitée, elle débute un sensuel déhanchement en haletant, ma paluche fonctionnelle pétrit ses gros nichons moelleux qui soubresautent à chaque ondulation. Elle augmente la cadence de sa chevauchée érotique, son visage reflète un pur bonheur, nos regards sont rivés, nous gémissons de concert en une concupiscente communion charnelle.
Bientôt, les contractions sur mon membre s'accentuent, et elle vagit, submergée par une vague orgasmique.
— Oooooouuuuuuuuiiiiiii ! Etienne, c'est si booooooon !
Pendant quelques secondes, elle demeure statique, puis reprend fougueusement ses balancements, et m'emmène au seuil de la béatitude.
— Jess, là, il faut absolument que tu stoppes...
Serait-elle subitement frappée de surdité ? Elle accélère ses oscillations, je lutte pour retarder l'inéluctable épanchement, car elle n'a pas ensaché ma queue et a reconnu sa négligence quant à la contraception. Une grossesse ne ferait qu'aggraver sa condition. Je vais incessamment éjaculer, je l'implore quasiment, trop impotent pour la freiner, tant elle semble happée par une indomptable houle de débauche.
— Jess, si tu ressens réellement quelque chose pour moi, je t'en supplie !
Mes propos ont un impact certain. Peut-être les espérait-elle secrètement ? Prestement, elle se désengage de mon pénis et impulsivement l'enfourne intégralement dans son gosier, son nez s'aplatit sur mon pubis. Sa succion en gorge profonde m'achève, je déverse un torrent de foutre en rugissant, la dopamine atténuant mes peines. La face écarlate, époumonée, elle se niche auprès de moi, avec un sourire rayonnant, repue de mon sperme dont elle n'a pas gâché une goutte.
— Jess, c'était imprudent. On aurait dit que tu voulais que je vienne en toi.
— Autant être fécondée par l'alcoolo, ça ferait chier, mais toi... Oui, je suis amoureuse. J'ai jamais dit ça avant, j'ai un peu la pétoche.
— Dès demain, tu vas crécher avec Eli et moi pour ta sérénité. Ta cure de sevrage avec consultation d'un professionnel démarrera également.
— La vache... Le bahut, bon, c'est pas gênant, j'y vais pas souvent, mais ma daronne...
— L'établissement a réceptionné une exemption médicale qui justifiera ton absence. Ta mère, je l'informerai le moment opportun.
— C'est flippant, tu anticipes les événements...
Fâcheusement, je ne mesure cependant pas l'envergure du cataclysme que j'ai déclenché afin de reconquérir la bague.
L'écume des flots va se teinter de rouge.
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Commentaires ()
Vivement la suite !
Des rebondissements inattendus, et un tas de macchabés :), vont jalonner ce récit composé de dix chapitres.
J'aime !
Merci
Donc, soit c'est toi qui l'a déjà écrite, soit c'est du plagiat.
Jeter le discredit gratuitement illustre une dérive singulière, et je pèse mes mots.
Mes histoires sont le fruit de mes élucubrations, je n'ai nul besoin de copier les écrits d'autrui.
Clairement : démontrez vos allégations ou taisez-vous :(
Je m'astreins à rester mesuré. Pour l'instant.
J’ai hâte de lire comment le Paladin réglera les cas du pédophile.
Je suis conquis, félicitations à l’auteur.
Délicieusement immoral :)