Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Infiltrée : Deep Blue — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Infiltrée : Deep Blue
Chapitre 4
— Mais arrêtez de rire comme ça. On dirait des singes, bande de macaques.
— Allez, remets-le à l'endroit.
— Allez, remets-le à l'endroit.
Ils n'arrêtent de me faire chier. Ah ben oui, je suis devenue un pur jouet pour eux. En simple vêtement j'ai eu le droit à un tee-shirt qui ne couvre même pas entièrement mes fesses et laisse voir mon pubis toujours nu. Si seulement il n'y avait que ça… Au niveau de la poitrine, quelqu'un a écrit maladroitement au marqueur : « Best Police Cocksuker ». Je leur fais à tous des doigts d'honneur.
— Bandes de débiles. En plus, ça prend un « C » devant le « K » à sucker, ignares ! Et c'est l'idée de qui ?
Ils se marrent… sauf un là, Henri, qui est bien trop concentré sur son ordinateur à soi-disant taper un rapport. Je m'approche de lui, une goutte de transpiration coule de sa tempe. Il blêmit. Je pose mes mains lourdement sur son bureau :
— Toi ! Au prochain entraînement, je me mets contre toi. Et je ne me retiendrai pas, bien compris ?
— Toi ! Au prochain entraînement, je me mets contre toi. Et je ne me retiendrai pas, bien compris ?
Et tous éclatent de rire sauf lui. Oh oui, il va comprendre ce que c'est que d'emmerder trop la Teigne.
— Anna, dans mon bureau. Vous n'avez rien d'autre à mettre ?
— Demandez aux autres…
— Vous n'avez pas un casier ?
— La clé est dans ma voiture que Léo a oublié de ramener, comme par hasard !
— Bon, les gars, on arrête les gamineries.
— Demandez aux autres…
— Vous n'avez pas un casier ?
— La clé est dans ma voiture que Léo a oublié de ramener, comme par hasard !
— Bon, les gars, on arrête les gamineries.
Ah là, plus personne ne rigole lorsque le capitaine ouvre la bouche, bande de couilles molles. Enfin, on me donne des vêtements décents… un short en plus quoi, un peu trop moulant au passage. Il n'arrête pas de me rentrer dans le cul et la vulve pire qu'un string. Je regarde l'étiquette : taille 32. Et à nouveau, ça se marre. Ils me désespèrent.
On me fait un débriefing : 2 kilos de coke dans le manoir. Bof, pas énorme comme prise, mais c'est déjà ça. On complète qu'il y en avait 31 de plus dans la camionnette et d'autres joyeusetés. Je fais ma fière en disant que c'est grâce à moi du coup. Mais, j'ai le droit de la part du capitaine à un :
— Vous n'étiez cependant pas obligée de participer aux festivités.
— Vous n'étiez cependant pas obligée de participer aux festivités.
Je me remets à ma place, fermant ma gueule. J'écoute, j'entends. Tous les arrêtés ont leur garde à vue suspendue, retour à la liberté à part quelques-uns qui sont en cellule de dégrisement, et trois autres qui vont rester là, bien sagement, un petit bout de temps, sans parler de ceux de la camionnette.
Ouais, un producteur et deux réalisateurs sont dans la merde jusqu'au cou et c'est tant mieux. Nico m'avait présentée à eux, mauvaise première impression en ce qui me concerne. Ensuite, en aparté, il m'avait dit :
— Évitez-les, ce sont des gens non fréquentables.
— Comment ça ?
— Leurs préférences : porno trash avec des amatrices. Je te passe tous les détails sordides.
— J'aime bien ta façon de passer du vouvoiement au tutoiement et inversement entre chaque phrase… Pardon, continue…
— Vous… tu es rigolote et me semble bien intelligente. J'apprécie encore plus. J'avais peur de tomber encore sur un cerveau vide.
— Merci du compliment. Mais du coup, si ce sont des enflures, pourquoi sont-ils invités ?
— Ils ne le sont pas. Ce manoir leur appartient.
— Évitez-les, ce sont des gens non fréquentables.
— Comment ça ?
— Leurs préférences : porno trash avec des amatrices. Je te passe tous les détails sordides.
— J'aime bien ta façon de passer du vouvoiement au tutoiement et inversement entre chaque phrase… Pardon, continue…
— Vous… tu es rigolote et me semble bien intelligente. J'apprécie encore plus. J'avais peur de tomber encore sur un cerveau vide.
— Merci du compliment. Mais du coup, si ce sont des enflures, pourquoi sont-ils invités ?
— Ils ne le sont pas. Ce manoir leur appartient.
Cette info avait été bien entendue par mes coéquipiers. Elle était d'une importance capitale. En effet, nous savions uniquement que le lieu avait en propriétaire une société, dépendante elle-même d'une autre. En tirant sur le fil pour dénouer la pelote de laine, ça ne menait à rien. Là, nous avons à présent ce lien. Il ne reste plus qu'à trouver les preuves ou les faire avouer.
Kev, c'était quoi ce carnet ? Y'a-t-il un lien avec tout ça ?
Les collègues des stups partent. Je reste là, devant mon capitaine préféré :
— Capitaine, il y a autre chose que je n'ai pas dit. Mais vous allez encore m'engueuler.
— Comme c'est surprenant… Je suis tout ouïe.
— Capitaine, il y a autre chose que je n'ai pas dit. Mais vous allez encore m'engueuler.
— Comme c'est surprenant… Je suis tout ouïe.
Alors, je lui raconte pour Kev, ce que j'ai vu, ce que nous avons fait. Il ne s'énerve pas, rien… je suis surprise. Il me dit juste :
— Je garde l'info pour moi pour le moment. Rentrez chez vous et reposez-vous.
— Bien capitaine. Bonne nuit… euh… vue l'heure, bonne matinée alors. Bisous… enfin, non, mais… à plus quoi.
— Je garde l'info pour moi pour le moment. Rentrez chez vous et reposez-vous.
— Bien capitaine. Bonne nuit… euh… vue l'heure, bonne matinée alors. Bisous… enfin, non, mais… à plus quoi.
~~ oooOOooo ~~
Je suis perdue dans mes pensées. Pourquoi tout le monde semble tant aimer ce film de boules sans aucun scénario ? Je suis comment dessus ? Il faudrait peut-être que je le regarde finalement. Il a été vu par presque toutes mes connaissances... même mes parents. Ça craint.
On frappe à la porte : deux coups, une pause, trois coups. Je sais de qui il s'agit. Mais, pourquoi ce dimanche matin alors qu'il est à peine 10 heures ? J'ouvre directement.
— Capitaine ? Il se passe quelque chose de grave ?
Sans répondre, il sort de son sac à dos une bouteille de vodka.
— Ah, envie de parler alors.
— Désolé, elle n'est pas fraîche.
— Il me reste celle de la dernière fois dans le bac à glaçons qui n'attendait que vous.
— Désolé, elle n'est pas fraîche.
— Il me reste celle de la dernière fois dans le bac à glaçons qui n'attendait que vous.
Il sort également un paquet de cigarettes.
— Aaaahhh… Très grosse envie de parler.
— Vous me laissez entrer ?
— Ah oui, pardon.
— Je ne pensais pas que vous aimiez ce tee-shirt.
— Hein ?... Oh… Euh… j'ai pris ce que j'avais sous la main.
— Vous me laissez entrer ?
— Ah oui, pardon.
— Je ne pensais pas que vous aimiez ce tee-shirt.
— Hein ?... Oh… Euh… j'ai pris ce que j'avais sous la main.
Génial, je suis juste en culotte avec l'inscription sur la poitrine « Best Police Cocksuker » devant mon propre capitaine. Mais bon, je pense qu'il s'en fiche totalement. Je lui vole la bouteille des mains pour faire l'échange avec celle du frigo. J'attrape des verres et je le laisse les remplir.
Il lui arrive de temps en temps de venir à l'improviste, comme ça, pour discuter avec moi. En général, c'est le soir, suite à une trop grosse journée. Je suis un peu sa petite confidente, et j'aime bien l'être. Après quelques verres, il se lâche, me raconte. Nous avons une sorte de relation intime, saine, agréable et secrète depuis la fin de l'affaire du Floyd.
Déjà deux verres terminés, nous entamons le troisième. Il allume une clope ; j'en prends une aussi pour l'accompagner. Oh bah… ça me fait tousser ce truc, et lui aussi d'ailleurs. Mais nous grillons chacun la nôtre en se regardant. Et il détourne les yeux ; ce qu'il a à me dire arrive.
— Anna… J'ai eu une érection ce matin.
Je reste sans voix quelques secondes et me lève pour le prendre dans mes bras. Je sais que ce n'est pas rien alors qu'il avait été diagnostiqué que ce ne serait plus du tout possible. Je lui dis, comme un secret :
— Je suis tellement contente pour vous. Et c'était bien ?
— Surprenant pour le coup. Elle n'a pas duré longtemps, mais j'étais content.
— Et vous avez essayé de vous…
— Je suis tellement contente pour vous. Et c'était bien ?
— Surprenant pour le coup. Elle n'a pas duré longtemps, mais j'étais content.
— Et vous avez essayé de vous…
Je fais de la main droite un geste qui est sans la moindre ambiguïté.
— Je n'ai presque rien senti. Mais, un peu tout de même.
— Ça se fête.
— Ça se fête.
Allez hop, le troisième verre cul sec, et c'est parti pour un quatrième. À ce rythme, on va bientôt entamer la seconde bouteille, enfin, si on tient encore debout d'ici là. Je pars faire pipi, ne pouvant plus tenir. Je laisse la porte de la salle de bain entre-ouverte pour pouvoir discuter encore.
— Et il y a eu un événement particulier pour que ce soit arrivé ? Genre, vous vous êtes maté un porno ou avez vu une trop jolie nana sexy dans la rue ?
— Peut-être un film, effectivement. Je ne voulais plus être le seul à ne pas l'avoir regardé.
— Si vous parlez du mien, je ne l'ai pas encore vu. Je dois être la seule d'ailleurs car même mes parents l'ont visionné. C'est gênant, vous trouvez pas ? Je n'imaginais pas qu'ils avaient encore une vie sexuelle et encore moins qu'ils s'enfilent des films de cul… Ils croient que j'ai quitté la police en plus. Du coup… pour votre gaule, c'est à cause… grâce à moi ?
— Possible. Bientôt fini ? J'ai envie de pisser, moi aussi.
— Peut-être un film, effectivement. Je ne voulais plus être le seul à ne pas l'avoir regardé.
— Si vous parlez du mien, je ne l'ai pas encore vu. Je dois être la seule d'ailleurs car même mes parents l'ont visionné. C'est gênant, vous trouvez pas ? Je n'imaginais pas qu'ils avaient encore une vie sexuelle et encore moins qu'ils s'enfilent des films de cul… Ils croient que j'ai quitté la police en plus. Du coup… pour votre gaule, c'est à cause… grâce à moi ?
— Possible. Bientôt fini ? J'ai envie de pisser, moi aussi.
J'attends qu'il sorte des toilettes pour le serrer à nouveau dans les bras. Je lui fais un petit bisou sur la joue. Mes lèvres glissent à son oreille :
— Je serais ravie de vous aider à ce que ça se reproduise à nouveau.
— J'en prends bonne note. Mais pour le moment, vous m'étranglez.
— Oups, pardon.
— Je serais ravie de vous aider à ce que ça se reproduise à nouveau.
— J'en prends bonne note. Mais pour le moment, vous m'étranglez.
— Oups, pardon.
Il est quelle heure ? Putain, la bouteille est déjà autant entamée en si peu de temps ? La tête commence à tourner bien comme il faut. Il regarde mon lit comme pour me dire qu'il a bien envie de faire une petite pause. Je me lève en titubant pas mal pour enlever les draps et l'oreiller afin qu'il reprenne sa fonction de canapé. Il s'installe dessus ; je m'installe à côté de lui. Il me parle encore un peu de banalités et plus rien.
Je le regarde : il s'est endormi. Qu'a-t-elle de si spécial cette vidéo pour en arriver à faire bander le capitaine, défiant toutes les lois de la médecine ? Alors, je me lève pour récupérer mon ordinateur, taper le code pour la télécharger gratuitement… merde, faute de frappe, je recommence… encore loupé. Mes doigts n'obéissent plus à mon cerveau alcoolisé ou c'est lui qui ne sait plus les contrôler ? Bref, enfin, c'est bon.
Je place le laptop sur la table basse, m'installe à nouveau contre mon capitaine. Je lance ; je pose ma tête sur ses jambes. La première image est moi qui suce cet acteur. Je couperais bien le son pour ne pas entendre cette voix off qui tente de créer une sorte d'histoire, mais j'ai envie d'écouter les différents gémissements.
Je pars, trop saoule certainement, dans des rêveries en même temps, me rappelant, ressentant à nouveau cette queue dans ma gorge. Ma chatte vibre tout en inondant ma culotte. Je l'enlève, je me masturbe tout en suivant ces images qui défilent sur l'écran.
Je ne peux, en parallèle, m'empêcher de penser à Kev. S'il pouvait faire un moule de sa bite pour en fabriquer un sextoy, je me précipiterai pour l'acheter. Et tant qu'à faire, pas un seul, mais trois afin que chacun puisse combler mes orifices en même temps. J'ai tellement envie de le sentir en moi. Mes deux doigts dans l'anus et ceux qui s'occupent de ma vulve ne peuvent remplacer la sensation de sa verge. Et pourtant, je me fais jouir sans pudeur, en oubliant que ma joue repose sur les cuisses de mon capitaine.
Je me ressaisis un peu : il dort encore. Je lèche avec plaisir mes phalanges couvertes de cyprine. Le film est déjà terminé ? Je me masturbais depuis si longtemps ?
Je reste encore un peu ainsi, à reprendre mon souffle, à laisser l'air ambiant rafraîchir ma minette en feu au centre de mes jambes totalement écartées. Je me laisse quelques secondes de répit avant de remettre ma culotte et cacher mon méfait, afin qu'il ne se doute de rien lorsqu'il se réveillera.
Un bruit énorme contre ma porte d'entrée qui me fait sursauter. Je me lève d'un bon, tant pis pour la culotte. La voix du capitaine :
— Il se passe quoi là ?
— Je ne sais pas.
— Il se passe quoi là ?
— Je ne sais pas.
J'ouvre… c'est Kev ? Il me tombe dans les bras d'un coup. Je sens son corps contre le mien chaud… comme ce liquide qui me coule le long de la jambe. J'y passe la main : rouge… du sang. Putain, il est blessé. Il est encore un peu conscient et, en voyant le capitaine, il sort de la poche de son blazer un pistolet. L'action se déroule trop rapidement, mais il est à bout de force et n'arrive pas à lever le bras. L'arme tombe au sol ; il s'évanouit contre moi. Je peine à le tenir tellement il est lourd.
Le capitaine m'aide à le porter jusqu'au canapé pour l'allonger. Ce coup d'adrénaline nous a bien dessaoulés. Il prend ensuite son téléphone :
— Non… s'il vous plaît.
— J'appelle les urgences.
— Non, vous savez ce qu'il va se passer après.
— Non… s'il vous plaît.
— J'appelle les urgences.
— Non, vous savez ce qu'il va se passer après.
Il me regarde et hésite. Oui, il le sait autant que moi. Il sera amené à l'hôpital et une armée de flics surveillera sa porte ou attendra qu'il se réveille pour l'interroger sur le Floyd, l'exécution de Cassandra Bénet, et bien plus encore. Sauf qu'il ne parlera pas, jamais. Le capitaine me demande alors :
— Vous êtes amoureuse de lui ?
— Non… peut-être… j'en sais rien. C'est étrange… dès que je le vois, j'ai envie de lui et ça semble réciproque, comme si nous étions en symbiose. Je ne sais pourtant rien de lui alors qu'il semble tout savoir de moi.
— Vous êtes amoureuse de lui ?
— Non… peut-être… j'en sais rien. C'est étrange… dès que je le vois, j'ai envie de lui et ça semble réciproque, comme si nous étions en symbiose. Je ne sais pourtant rien de lui alors qu'il semble tout savoir de moi.
Il pose son téléphone et remonte le haut de Kev pour regarder sa blessure. Il bouge le corps un peu :
— Il s'est fait tirer dessus, elle est toujours à l'intérieur.
— Je ne sais pas quoi faire.
— Il s'est fait tirer dessus, elle est toujours à l'intérieur.
— Je ne sais pas quoi faire.
Il prend la bouteille de vodka et arrose son ventre, sur le côté, là où le trou a été fait afin de désinfecter la blessure. Kev gémit de douleur, mais ne se réveille pas pour autant. Par instinct, je retire mon tee-shirt et le pose sur la plaie pour empêcher le sang de le vider. Je sens les yeux du capitaine sur moi :
— Ouais… ok, je suis à poil, mais y'a urgence là.
— Ouais… ok, je suis à poil, mais y'a urgence là.
Il fouille dans mon placard comme étant chez lui et me balance un vêtement avant de reprendre son mobile en me faisant un signe pour m'indiquer de ne pas m'inquiéter.
— Oui, c'est moi, désolé de te déranger, mais j'ai besoin de tes services… Moi aussi, ça me fera plaisir de te revoir… avec ta trousse médicale… oui… une balle à extraire… vraiment ? Merci beaucoup alors… moi aussi… à tout de suite, je t'envoie l'adresse par sms.
Je pense qu'il n'a pas fait attention à ce qu'il m'a envoyé, mais je le mets tout de même. Le capitaine me regarde :
— Je vais peut-être vous donner autre chose.
— C'est bon, c'est pas la première fois que vous me voyez à poil. Et rouge sur rouge… enfin, j'espère que les taches de sang partiront facilement.
— Je vais peut-être vous donner autre chose.
— C'est bon, c'est pas la première fois que vous me voyez à poil. Et rouge sur rouge… enfin, j'espère que les taches de sang partiront facilement.
C'est juste une petite nuisette transparente que je n'ai plus portée depuis mon divorce avec Antonin. Le capitaine en profite pour tenter d'enlever l'hémoglobine dans le couloir de l'immeuble, comme pour effacer toutes traces du passage de Kev. Lorsqu'il revient, alors que je fais toujours pression sur le ventre avec le tee-shirt :
— Vous avez appelé qui tout à l'heure ?
— Une personne.
— … Oui, en général les chiens ne répondent pas. Mais encore ?
— Vous avez appelé qui tout à l'heure ?
— Une personne.
— … Oui, en général les chiens ne répondent pas. Mais encore ?
Je le vois se resservir un verre de vodka, je lui dis :
— Hey, je pense que ce n'est plus l'heure de picoler. Allez, c'est bon, on est juste entre nous. Vous voulez un secret en échange ? Ben, je me suis masturbée pendant que vous dormiez tout en matant enfin ce film pourri. Voilà… c'est pour ça que je n'ai plus de culotte. Ok ? Ça vous va ?
— Hey, je pense que ce n'est plus l'heure de picoler. Allez, c'est bon, on est juste entre nous. Vous voulez un secret en échange ? Ben, je me suis masturbée pendant que vous dormiez tout en matant enfin ce film pourri. Voilà… c'est pour ça que je n'ai plus de culotte. Ok ? Ça vous va ?
Il pointe du doigt l'intérieur de sa cuisse, là où je sais qu'il y a sa cicatrice :
— Elle m'a sauvé la vie.
— Elle est docteur ?
— Oui, mais elle l'a surtout assommé avant qu'il ne me tue. Enfin, elle a tapé trop fort… il est mort plusieurs jours après.
— Ben, rien que pour ça, j'aime bien votre copine.
— Je n'ai jamais dit que c'était une femme.
— Vous avez dit « elle ».
— Parce que j'ai commencé par « personne ».
— Ah… Du coup, c'est un homme ?
— Non, c'est une femme.
— Elle m'a sauvé la vie.
— Elle est docteur ?
— Oui, mais elle l'a surtout assommé avant qu'il ne me tue. Enfin, elle a tapé trop fort… il est mort plusieurs jours après.
— Ben, rien que pour ça, j'aime bien votre copine.
— Je n'ai jamais dit que c'était une femme.
— Vous avez dit « elle ».
— Parce que j'ai commencé par « personne ».
— Ah… Du coup, c'est un homme ?
— Non, c'est une femme.
Il me fait un sourire narquois. Il aime trop me faire tourner en bourrique. Je crois que c'est sa façon de se venger de toutes les misères qu'il subit à cause de moi. Il regarde son verre et finalement, non, il n'y touche pas. Il prend une cigarette du paquet :
— Hey. Il y a un blessé ici. On ne fume pas !
— Vous me faites chier, Anna.
— Ben oui, comme d'habitude. Mais du coup, vous lui êtes redevable, c'est ça ?
— Pas vraiment… disons qu'elle a déjà été au mauvais endroit au mauvais moment et j'ai fait en sorte qu'elle n'ait pas de problème.
— … Comme quoi ? Cacher des preuves ?
— Oui, ce qui a bloqué certains avancements dans ma carrière.
— Vous voyez, j'ai un super instinct de flic qui m'a toujours dit que vous êtes une belle personne. C'est pour ça que j'ai méga confiance en vous et que je vous dis tout, car je sais que vous savez faire la part des choses pour prendre les bonnes décisions.
— Hey. Il y a un blessé ici. On ne fume pas !
— Vous me faites chier, Anna.
— Ben oui, comme d'habitude. Mais du coup, vous lui êtes redevable, c'est ça ?
— Pas vraiment… disons qu'elle a déjà été au mauvais endroit au mauvais moment et j'ai fait en sorte qu'elle n'ait pas de problème.
— … Comme quoi ? Cacher des preuves ?
— Oui, ce qui a bloqué certains avancements dans ma carrière.
— Vous voyez, j'ai un super instinct de flic qui m'a toujours dit que vous êtes une belle personne. C'est pour ça que j'ai méga confiance en vous et que je vous dis tout, car je sais que vous savez faire la part des choses pour prendre les bonnes décisions.
Il prend finalement une gorgée de vodka tout en me fixant dans les yeux. Il me fait un doigt d'honneur. Je ris, lui aussi. Nous en avons besoin pour dédramatiser la situation.
Et on frappe à la porte.
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Commentaires ()
Ben oui. C'est ça une personne qui s'implique totalement dans son boulot 🤗
Merci @Wedreca pour ton com.
Hein ? Qui ? Moi faire ce genre de chose ? Nannnnn.... jamais 😏
Bon, sinon, on est sur un épisode soft. À un moment, j'ai quand même cru qu'elle allait tailler une pipe au capitaine... mais non, même pas... bravo pour cette fausse piste (si c'était voulu ;)).
Plus qu'à attendre la suite pour savoir qui est la mystérieuse femme qui se cache derrière la porte...
C'est sympa, ça se lit d'une seule traite, les personnages, du moins tes héros, sont attachants. Bravo !
Merci @"Raphaëlle", ça me fait bien plaisir 😘😘... et un troisième pour la route 😘
Oui, elle parle de temps en temps sans trop réfléchir. Elle a un naturel qui peut être déconcertant 😂. Elle doit tenir ça de sa mère 🤔
Entre nous... je crois qu'elle est amoureuse, mais ne le dis à personne 🤫
C'est qui qui va entrer ? 🤔
Tu m'as bien fait ressentir cette tendre relation entre cap' et Anna ( même si c est osé de lui proposer de l'aider a bander une prochaine fois :D )
Et la surprise Kev est magistrale.
Bravo pour le cliffhanger de la fin .....
Même si je pense connaître la personne qui va entrer .....;)