Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le camping libertin — Chapitre 1 · Le pegging
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le camping libertin
Chapitre 1 · Le pegging
Cette heure de bus me paraît interminable… Déjà que je dois me lever tôt et dans le froid pour allumer le chauffage dans cette caravane en plein hiver, mais en plus, les trajets en bus d’une heure trente pour rejoindre mon stage, c’est juste l’enfer… alors que ce trajet prendrait dix minutes depuis le camping du Chalet-à-Gobet avec le van. Mais comme c’est notre maison, que Nouche n’a pas de travail hormis s’occuper de l’extérieur du camping pendant cette période d’hiver, afin qu’on puisse repartir au début du printemps… je dois endurer ça.
Le trajet, lancinant, je m’assoupis peu à peu et des images de la veille viennent en saccade dans mon esprit. Hier soir, avec ma compagne, elle m’a montré les pornos qu’elle aime, elle s’est ouverte à moi. Respectueusement, j’ai regardé, au début gêné, muet, mais je n’ai pas voulu la mettre mal à l’aise. Puis de plus en plus par curiosité. Et j’ai réalisé alors que j’étais gêné non pas parce que c’était chelou, mais parce que ça me faisait monter des envies. Lorsque sa main est descendue sur mon entrejambe, sa question m’a autant surprise que la réponse, qui elle, se passa de mots.
— Mais, tu bandes ?
— Mais, tu bandes ?
Je bandais, oui. Pour que vous compreniez ce que j’avais en face de moi, on y voit une magnifique femme, portant un harnais autour des hanches agrémenté d’une… bite en plastique. Elle s’approche d’un homme, habillé en femme, puis insulté et enfin humilié, ou honoré je ne sais pas bien, mais je suis loin de me douter que plus tard j’aurais l’occasion de découvrir ça. Ce soir on a fait l’amour sauvagement, elle glissa même sa main vers mes fesses et surtout me dirigea dans les siennes.
La ligne de bus s’arrête brusquement à l’arrêt Maladière, me sortant de mes rêveries. Une jolie blonde à la coupe en pagaille me regarde, gênée, puis s’enfonce à l’arrière du bus au milieu des passagers, alors qu’il y a une place à côté de moi.
Putain, je bande… gêné, j’enlève ma veste et tente de me recouvrir l’entrejambe avec, le temps que ça passe. Quel con, je suis un dégueulasse.
Arrivé au travail, le temps passe toujours aussi lentement. Les notifications avec ma chérie rythment ma journée face à mon ordi. Des discussions simples « Où est le marteau ? », « La voisine sympa est de nouveau là, on a pris le café ! », « Définitivement, elle et son mec, ils ont l’air assez ouverts. 😏 ». Je comprends ce qu’elle veut dire, je cherche à en savoir plus. Puis une photo change tout… « Je l’ai retrouvé » accompagnée d’une photo : un harnais… comme sur la vidéo d’hier soir ! Merde, elle en a un ? Un de ces godes ceinture.
D’abord anxieux, je lui demande s’il a déjà servi.
— Un peu…
— Mais il y a longtemps ?
— Regarde, je le teste, ça me fait des belles fesses, non ?
— Un peu…
— Mais il y a longtemps ?
— Regarde, je le teste, ça me fait des belles fesses, non ?
Elle est face à un miroir, dans les toilettes publiques du camping, avec la ceinture montée, nue dans les douches des femmes. Les sangles serrent bien ses jolies fesses.
— Ça te va bien, oui, mais c’est un peu tôt pour l’utiliser, non ?
— Cindy, notre voisine, voulait voir à quoi ça ressemblait.
— Comment ça ?
— Ça te va bien, oui, mais c’est un peu tôt pour l’utiliser, non ?
— Cindy, notre voisine, voulait voir à quoi ça ressemblait.
— Comment ça ?
Et je n’ai plus eu de message pendant une dizaine de minutes… anxieux, j’essaye de me rassurer en me disant qu’elle se douche. Et soudain, une notification. Une photo, on y voit l’objet en plastique tenu par la main de Nouche, puis, une langue sur le bout, une bouche ouverte en fait, et le corps d’une femme accroupie, nue.
— Cindy voulait sucer, on a juste ri !
— Cindy voulait sucer, on a juste ri !
Cela ne me gêne pas trop… nous sommes un couple ouvert aux expériences à condition d’en parler.
— Ça n’est pas allé plus loin… mais ce soir tu dois le tester toi aussi, Léo.
— Ça n’est pas allé plus loin… mais ce soir tu dois le tester toi aussi, Léo.
— On verra, là j’ai juste envie de te retrouver.
Plus rien jusqu’au soir.
Le trajet, encore, les flashs, ce cul d’homme, ce plastique qui s’y glisse et ces corps qui s’entrechoquent, les couilles en plastique qui rebondissent contre les fesses. Pourquoi pas des vraies couilles… arrivé, il fait déjà nuit mais il y a de la musique depuis la caravane. Après avoir bravé la neige qui venait de tomber sur le chemin déblayé ce matin, j’entre, la table est mise et les voisins sont là.
Cindy et Damien… on se salue, ils parlent fort, il y a le morceau de Nirvana “Lithium” qui passe en fond, ils parlent de savoir ou ne pas savoir si la personne du couple fait une bêtise.
Damien affirme que si Cindy venait à embrasser un type, il ne voudrait pas savoir et que, s’ils sont heureux ensemble, elle doit vivre seule avec sa culpabilité.
— Et si c’est plus qu’un bisou ? demande-t-elle.
— Tout dépend si c’est avec une meuf ou un gars, dit-il d’un air macho qui ne me plaît pas du tout. Je vais sauter ta meuf, tu feras moins le fier, mon gars.
— Et si c’est un couple ? suggère-t-elle.
Il faillit cracher le vin qu’il vient de mettre dans sa bouche.
— T’es malade ? C’est fini entre nous si ça doit arriver.
Damien affirme que si Cindy venait à embrasser un type, il ne voudrait pas savoir et que, s’ils sont heureux ensemble, elle doit vivre seule avec sa culpabilité.
— Et si c’est plus qu’un bisou ? demande-t-elle.
— Tout dépend si c’est avec une meuf ou un gars, dit-il d’un air macho qui ne me plaît pas du tout. Je vais sauter ta meuf, tu feras moins le fier, mon gars.
— Et si c’est un couple ? suggère-t-elle.
Il faillit cracher le vin qu’il vient de mettre dans sa bouche.
— T’es malade ? C’est fini entre nous si ça doit arriver.
— Ils sont comme ça depuis qu’ils sont arrivés, me rassure Nouche en m’embrassant, ça a été ta journée, amour ?
— Longue et périlleuse, les gens sont terribles en ville… et au taf c’est encore pire, rien n’a de sens.
— Longue et périlleuse, les gens sont terribles en ville… et au taf c’est encore pire, rien n’a de sens.
— Ce soir, on se détend, je ne sais pas ce qu’ils ont, mais cette histoire de fidélité les amuse autant que ça les énerve, dit-elle avec un sourire de diablesse, sachant très bien qu’elle a un rôle à jouer dans leur prise de tête.
— Puis ce soir, tu dois essayer un truc, tu m’as dit.
— Ah oui ? C’est quoi, Léo ? dit Cindy d’un air trop innocent pour l’être complètement.
— Puis ce soir, tu dois essayer un truc, tu m’as dit.
— Ah oui ? C’est quoi, Léo ? dit Cindy d’un air trop innocent pour l’être complètement.
Gêné, surtout face à un autre homme, putain de masculinité, j’essaye de détourner la conversation.
— Ça sent bon ! Est-ce que je peux encore aider à faire quoi que ce soit ?
— Non, on va passer à table ! Cindy ou Damien, vous auriez encore du vin chez vous ? Ici, on n’a plus rien !
— Oui, bien sûr, Cindy tu peux y aller ?
— Oh vas-y toi… tu sais que je ne sais jamais quoi choisir ! Tu as bon goût, toi !
— Ça sent bon ! Est-ce que je peux encore aider à faire quoi que ce soit ?
— Non, on va passer à table ! Cindy ou Damien, vous auriez encore du vin chez vous ? Ici, on n’a plus rien !
— Oui, bien sûr, Cindy tu peux y aller ?
— Oh vas-y toi… tu sais que je ne sais jamais quoi choisir ! Tu as bon goût, toi !
Et là, tout le monde doit se lever pour laisser passer Damien dans l’espace exigu du van. Si bien que je me retrouve à côté de Nouche, face au lit, et j’y vois ce gode noir qui me paraît encore plus gros en vrai. Damien sort en rouspétant et Nouche, elle, sourit.
— Tu m’enverrais une photo, hein, Nouche ? Si lui a eu le droit à une de moi, j’ai le droit à une de lui, non ?
Damien revient enfin, j’en suis presque soulagé de revoir sa tête d’idiot pointer le bout de son nez en trompette. La tension était bien présente entre nous trois, comme s’il fallait qu’on tente quelque chose pour soulager nos épaules de ce poids.
La soirée continue jusqu’à tard, des rires mélangés au vin et des mains baladeuses entre couples, parfois des mains vont plus loin que la simple barrière du couple. Je vois bien Damien qui, à chaque fois qu’il fait rire Nouche, lui met le bras autour des hanches et elle en profite pour caresser sa cuisse. Ça ne me rend pas jaloux, vraiment, j’aime qu’elle se joue de lui. Je repense à la photo qu’elle m’a envoyée de Cindy et au fond de moi je jubile. J’espère qu’un jour, en pleine extase, il verra cette photo et jouira de jalousie.
L’énergie retombe peu à peu… nos délicieux voisins terminent leur verre et partent tranquillement, dans les vapeurs d’alcool qui leur sont montées à la tête. La porte se referme sur le joli popotin rebondi de Cindy, elle soulève sa robe juste avant de partir, je suis le seul à voir, elle ne porte pas de culotte. Encore sous l’émotion, dans le silence et confortablement installé dans mon ivresse, je commence à ranger la table de notre trop petit cocon. En me retournant pour déposer dans l’évier, Nouche est là. Nue. Son gode ceinture harnaché autour des hanches.
— Maintenant, tu vas être soumis, et si ça va trop loin, susurre-moi “stop” à l’oreille gauche.
— Mais…
— À genoux, ouvre grand la gueule, mais mets-toi nu d’abord.
— Maintenant, tu vas être soumis, et si ça va trop loin, susurre-moi “stop” à l’oreille gauche.
— Mais…
— À genoux, ouvre grand la gueule, mais mets-toi nu d’abord.
Il est trop tard pour débattre, je veux savoir ce que ça fait, je veux explorer ça, d’habitude c’est moi qui la fais marcher à quatre pattes pour attraper ma queue, parfois dehors, parfois devant d’autres. Toujours une ceinture autour du cou. Mais les rôles sont inversés et je vais devoir apprendre à me laisser faire, à me faire soumettre, voire même, me faire mettre.
Et c’est dans une nuit tapissée de neige, dans un van chaud et chaleureux que j’allais découvrir une autre partie de moi, vivement.
Dans la suite, cela risque d’être un peu plus trash et vulgaire, je crois qu’elle veut me faire mal et plaisir en même temps. Elle a allumé une bougie qui normalement coule le long de ses seins. Elle me demande si elle peut filmer. Je ne savais pas encore que c’était un appel en visio qui allait enregistrer la scène.
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