Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Soins à Domicile. — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Soins à Domicile.
Chapitre 1
Soins à Domicile. (1)
Une chute stupide dans mon escalier et je me retrouve au rez-de-chaussée, la cheville droite cassée. Ma femme, Laurence, heureusement présente, me transporte aux urgences de l'hôpital de la ville proche. Un plâtre provisoire m'est posé, opération prévue pour le lendemain matin.
Nous habitons un endroit isolé, d'accès difficile et par prudence je passe les premiers jours qui suivent l'opération à l'hôpital.
De retour à la maison, il m'est prescrit des séances de kiné quotidiennes à compter du lendemain pour une quinzaine de jours.
Rendez-vous est pris avec Madame L… tous les après-midi à 15 heures.
Ma femme et moi gérons une agence de voyages dans cette même ville. Il est évident qu'elle sera au travail lors de la venue de la kiné à la maison, mon absence pesant déjà lourd à l'agence pour Anna, notre employée et mon épouse.
Ces quelques jours d'abstinence sexuelle m'ont mis en appétit et si Laurence m'a fait quelques gâteries hier soir en rentrant, je me suis senti un peu frustré de ne pouvoir aller au bout de mes envies et je l'espère, de ses désirs, le plâtre étant relativement handicapant.
Quelques minutes avant l'heure dite, j'entends une voiture qui descend à vive allure le chemin qui conduit à la maison. La kiné est à l'heure même si sa voiture doit en souffrir quelque peu !
Je suis installé sur la terrasse dans un fauteuil en bambou et je vois un nuage de poussière se lever alors que le véhicule s'arrête. J'ai juste le temps de penser que si les séances sont faites à ce rythme, ça va être ma fête!
Je vois arriver vers moi au pas cadencé une femme grande, la quarantaine, brune aux cheveux longs, au corps athlétique, vêtue d'une simple blouse blanche qui la moule agréablement. Les présentations faites, je passe à la moulinette des questions administratives et elle en vient au vif du sujet :
— Comment votre fracture est-elle arrivée, Monsieur B.. ?
— Je suis bêtement tombé dans mes escaliers.
— Pas très malin, en effet, avez-vous souffert et souffrez-vous encore ?
— Non, pas vraiment.
— Bien, levez-vous et montrez-moi comment vous marchez !
Je me lève, prends mes béquilles et fait quelques pas en claudiquant vers l'extrémité de la terrasse. Elle me demande alors de revenir vers elle en me tenant droit et je me retrouve face à face avec ce volcan qui, s'il se montre éruptif, n'en est pas moins très attractif. Maintenant face à face nos yeux se fixent intensément, verts tous les quatre ! L'espace d'un éclair, d'une étincelle, je la sens troublée, perturbée serait sans doute plus juste. Mais l'étincelle est fugace et nous reprenons les exercices. Lorsqu'elle me vient en aide, son contact me déstabilise, je me sens sous son emprise, ses bras, ses mains me guident et me donnent un frisson voluptueux, alors que chez elle, je ne ressens aucun trouble, c'est la pro qui domine. A raison d'ailleurs.
Pourquoi suis-je en train de m'emballer sur cette femme dont je ne connais rien, alors que dans quelques heures Laurence sera à mes côtés et me procurera les plaisirs dont j'ai besoin ? Sans doute l'appétit de posséder ce que je n'ai pas, mais j'évacue rapidement cette question, délaissant mes fantasmes et mes rêveries, appréciant chaque geste qu'elle fait dans le but de me venir en aide. La séance terminée, je lui propose sans grand espoir un rafraîchissement qu'elle me refuse poliment ; seul point positif, elle me quitte en me disant que j'ai beaucoup de chance d'habiter un si bel endroit.
La voiture remonte le chemin menant à la route à la même allure et c'est dans un nuage de poussière que je vois disparaître cette femme dont j'ai secrètement décidé qu'elle sera ma future proie.
Laurence rentre vers 19 heures et me fait un compte-rendu précis des activités à l'agence. Elle se rend ensuite à la salle de bain et revient quelques temps après dans une nuisette dont la transparence ne laisse aucun doute sur ses intentions coquines. Le temps qu'elle nous prépare un Bourbon dont nous sommes friands et mon pénis a pris sa dimension de combat à la vue des courbes affriolantes du corps de Laurence qui ondule, nu, sous ce nuage de tissu.
Quelques gorgées de Bourbon plus tard, Laurence s ‘applique à transmettre à ma bite les fragrances de ce nectar made in Kentucky. Un régal ! Elle vient ensuite présenter sa chatte humide aux fortes odeurs musquées à ma bouche et à mon nez qui en sont sevrés depuis quelques jours ; Ma langue, heureuse de ces retrouvailles navigue au milieu de ce monde secret aux aspérités de mollusques, au petit monticule hypersensible, aux grandes lèvres sombres et boursoufflées, à l'atmosphère chaude et humide, couronnée d'une végétation luxuriante ; mes yeux perçoivent l'anneau rectal parfaitement dessiné qui se contracte puis se relâche au gré des émois de madame, mon index ne peut y résister et vient s'y engouffrer sans ménagement au prix d'un râle sauvage.
Pendant ce temps ma bite est aux portes du paradis, cajolée qu'elle est par la langue et la bouche gloutonnes de cette friandise de chair et de muscles.
Elle va bientôt les franchir ces portes, Laurence s'avance, glisse son vagin le long de ma poitrine, de mon ventre, se soulève et s'assied l'enfonçant progressivement jusqu'à ce que mon gland pénètre ses entrailles. C'est Laurence qui fait tout le boulot, c'est la culasse bien huilée qui bouge et non pas le piston, jusqu'à l'explosion. Cyprine et foutre se mélangent et débordent de la grotte submergée, sur mon pubis et sur mes couilles. Une ivresse salutaire nous asphyxie un moment et lorsque Laurence se retourne et que nos regards se croisent, ses yeux marrons m'apparaissent d'un vert identique à ceux de la kiné !
Totalement déstabilisé, je me demande si cette femme qui est restée très distante avec moi m'a jeté un sort. Après une courte réflexion, je reviens sur terre et admets que c'est plutôt moi qui fantasme au point de me laisser prendre à cette mauvaise farce. Je crois que Laurence s'est aperçue de mon trouble, mais elle ne m'en dit rien, le mettant sans doute sur le compte de mon handicap passager.
Le lendemain, avec la précision d'une montre suisse, le véhicule de la kiné déboule du chemin dans un crissement de pneus en souffrance. Il fait chaud, très chaud, la blouse blanche colle à son corps harmonieux avec toutefois le col largement ouvert laissant découvrir la naissance de ses seins. Mon regard lubrique ne lui a pas échappé, mais la laisse de marbre. La séance débute aussitôt à bonne cadence, elle m'apporte l'aide nécessaire avec cette distance de la pro et je ne vois pas arriver le petit geste qui pourrait me faire penser à un attrait particulier envers ma personne.
Seul point positif, elle me demande avant de partir si je veux bien lui servir le rafraîchissement qu'elle avait décliné la veille. Je m'empresse de préparer une citronnade qui sommeille au frigo, nous trinquons en faisant légèrement tinter nos verres, ses yeux émeraude capturent les miens et pour la première fois je vois son visage s'illuminer d'un sourire polisson. Le charme est vite rompu, elle pose son verre vide, me dit « merci, à demain » alors qu'elle a déjà tourné le dos. En cause, je veux croire qu'il ne s'agit que de la surcharge de travail.
Je me rétracte dans ma coquille et fatalement mon esprit s'évade vers celle qui occupe l'essentiel de mes pensées ces derniers temps : Nathalie, la kiné. Les contours de son corps soigneusement camouflés derrière cette blouse quasi hermétique, ne sont encore qu'estimation de ma part. Mais globalement, je veux me persuader de ses attraits sensuels, de la fermeté de ses seins et de ses fesses, j'imagine sa chatte et son anus garnis d'une toison assez fournie, son ventre plat, sa stature élancée, la femme idéale en quelque sorte, pour moi bien sûr.-
Le lendemain, contrairement à ce qui devenait une habitude sa voiture descend le chemin à allure normale. Elle en descend tranquillement et m'annonce que son client suivant a annulé son rendez-vous et que ça lui laisse tout le temps pour s'occuper de moi. Pendant la séance je la sens moins tendue, sa voix semble plus douce, son aide plus fréquente et plus proche de moi, ses recommandations plus souples. Je me sens libéré et c'est tout naturellement que je lui propose une citronnade, la séance terminée. Elle accepte avec plaisir et nous nous installons dans les fauteuils devant la table basse de la terrasse.
— Vous faites des progrès me dit-elle, c'est bien.
— Sans aucun doute grâce à vous, aujourd'hui en particulier, vous m'avez semblé bien moins stressé qu'à l'habitude.
— C'est moi qui devrait vous faire cette remarque, mais c'est vrai que cette annulation m‘a fait du bien, ce n'est pas la course habituelle.
— Dites-moi, pouvons-nous nous appeler par nos prénoms, ça me paraît moins solennel ?
— Je…, je ne pense pas que ce soit nécessaire, je préfère garder une certaine distance avec mes clients, ne m'en veuillez pas.
— Vous avez sans doute raison, excusez-moi !
Le charme est rompu, elle termine son verre, se lève et me salue avant de rejoindre son véhicule.
Quel imbécile je fais ! A vouloir précipiter les choses j'ai bêtement mis fin à une conversation bien engagée sur la voie de l'amitié. Je suis de très mauvaise humeur lorsque Laurence arrive ce qui ma vaut la remarque suivante
— C'est la kiné qui n'a pas été gentille avec toi ?
Je suis étonné par l'attitude de Laurence. Ce type d'agressivité verbale n'est pas son genre; aurait-elle deviné que j'avais pour Nathalie un penchant particulier ? Serait-elle sur la défensive face à une éventuelle tentative de tromperie de ma part, mue par ce fameux instinct féminin ? Toujours est-il que ce soir, une séance érotique ne se profile pas au programme !
Le lendemain, c'est l'attitude de la kiné qui me trouble profondément. Elle apparaît détendue, souriante, une autre kiné, en quelque sorte !
— Bonjour Yann, comment allez-vous ? Finalement j'ai réfléchi à votre proposition, il serait idiot de ne pas s'appeler par nos prénoms.
— Bonjour Nathalie, j'en suis heureux, c'est une très bonne nouvelle et ça me paraît tout à fait raisonnable.
Dans la foulée, sans perdre une seconde, elle me met au travail sur des exercices qui demandent une aide pour éviter une chute éventuelle. C'est avec une toute nouvelle attitude que son corps me maintient en équilibre au point d'être au contact avec le mien. Sensation étrange, trouble émotionnel, légers frissons ou tremblements convulsifs, allez savoir ? La donne a changé en quelques secondes : ce n'est plus la pro et son patient qui évoluent sur la terrasse, mais deux êtres dont l'attrait de l'un vers l'autre, jusqu'alors embryonnaire, se révèle au grand jour.
A l'instant de faire demi-tour nous nous faisons face tel un couple dansant le tango, leurs yeux verts s'accouplent, leurs corps se frôlent, leurs cerveaux déconnectent et dans une fulgurance incontrôlée leurs lèvres s'effleurent avant que Nathalie ne mette un terme à cette impulsive chimère.
Dans un silence de cathédrale les exercices se poursuivent mais le cœur n'y est plus, les esprits sont ailleurs, naviguant dans l'immensité du doute et de l'embarras. Sans un mot Nathalie arrête la séance, prend son sac, et se dirige vers sa voiture. Un moment d'hésitation, elle se retourne, le souffle court elle prononce ces quelques mots d'une voie blanche :
— Demain c'est le week-end, on se voit lundi !
Je pousse un soupir de soulagement, moi qui croyait déjà voir une remplaçante. Curieusement, la voiture de Nathalie remonte le chemin à allure modérée…
A suivre...
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