Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Soins à Domicile. — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Soins à Domicile.
Chapitre 4
Soins à Domicile. (4)
La violence de la scène que nous a imposé Laurence a conduit Nathalie à venir se blottir contre moi. Alors que nous devions passer une soirée bien chaude à trois, nous voilà quatre, figés dans un climat glacial.
Je connais ce Marc. Il me revient que c'est un client de l'agence pour qui Laurence avait monté un dossier pour un séjour avec madame aux Îles Marquises au printemps de l'an dernier.
Si la relation de Laurence et Marc n'est pas une supercherie, il ne fait aucun doute que cela fait belle lurette qu'ils sont amants. Par conséquent, sa mise en scène de ces derniers jours n'était que poudre aux yeux, ce qui ajoute le cynisme à la trahison.
Je n'ai aucune envie que Nathalie participe à une scène de ménage et lui demande discrètement de rentrer chez elle, je la rejoindrais sans doute plus tard. Elle m'embrasse tendrement et se dirige vers sa voiture.
Nous sommes à nouveau trois, mais sans les perspectives initiales, loin s'en faut. J'ai une envie folle de casser la gueule à ce Marc , mais je me retiens, préférant l'affronter verbalement.
— Comme vient de le faire Nathalie, je vais vous demander de bien vouloir rentrer chez vous, j'ai besoin d'avoir une discussion privée avec ma femme.
— Ce n'est pas ce qui était prévu, et si je refuse ?
— Laurence, s'il te plaît, demandes à ton ami de partir.
Je la sens hésitante, il lui faut plier soit devant son amant, soit devant son mari. Elle choisit la voie de la raison en raccompagnant Marc jusqu'à sa voiture, non sans le quitter sur un long baiser qui me tétanise.
Nous sommes à nouveau seuls. Un silence pesant s'installe, chacun mesurant la gravité de la situation ; notre maison, symbole de notre union vient d'être témoin d'une scène qui ne présage rien de bon : la désagrégation d'une symbiose que j'imaginais sans nuages.
Je prends l'initiative de lancer le débat en demandant à Laurence pourquoi elle a décidé de révéler son infidélité alors que nous allions en quelque sorte consacrer la mienne ?
Ma cheville me fait mal, je m'installe sur le canapé, Laurence vient m'y rejoindre posant sa tête sur mon épaule.
— J'ai trouvé qu'il était injuste de ma part de te reprocher une infidélité probable, alors que je te trompais depuis un an. Je pensais que notre partie à trois aurait pu se transformer en partie à quatre, je me suis trompée, je te demande pardon.
— Comment as-tu fait pour avoir cette liaison et continuer à avoir avec moi une relation sexuelle aussi épanouie.
— Disons que l'une alimentait l'autre. Lorsque je baisais avec lui, je n'avais qu'une hâte, c'était de retrouver ta bite et vice versa.
— Je vais rejoindre Nathalie qui m'attend chez elle. Je te demande une chose pour l'instant c'est de ne pas baiser avec lui chez nous, ce que personnellement je ne ferais pas avec Nathalie. Nous parlerons de tout cela demain, d'accord ?
— D'accord, je crois que je vais aller me coucher.
Lorsque Nathalie m'ouvre nous restons un long moment dans les bras l'un de l'autre. J'y trouve le réconfort dont j'ai grand besoin, je lui raconte l'entretien que j'ai eu avec Laurence, elle trouve que nous avons réagi en adultes responsables et me dit qu'à son avis je devrais rentrer chez moi, où est ma véritable place ; elle m'assure de son amour et m'accompagne jusqu'à la voiture où, à nouveau, elle m'ouvre ses bras. Nathalie est une femme merveilleuse.
Je retrouve Laurence au lit, toute habillée, en larmes, surprise de me voir de retour. Sans un mot, je la déshabille, je la couvre du drap et je la rejoins, nu à mon tour. Elle vient se lover contre moi et nous nous endormons, épuisés.
Le lendemain nous nous réveillons tôt et c'est en prenant le petit déjeuner que je demande à ma femme ce qu'elle compte faire suite aux révélations d'hier. Je la sens perturbée, cherchant ses mots, incapable de décider quoi que ce soit. Elle me dit avoir reçu un message de Marc qui lui demande ce qu'elle compte faire, ce dont elle n'a aucune idée. Je lui laisse le temps de réfléchir, ce ne sont pas quelques jours de plus qui vont bouleverser la situation. En milieu de matinée, c'est moi qui reçois un massage de Nathalie qui me demande si nous serions d'accord pour venir déjeuner chez elle ? Cette proposition semble détendre Laurence et c'est avec un léger sourire qu'elle me dit : »Pourquoi pas ! ». Je ne suis pas certain que cela contribuera à apaiser les esprits mais je réponds à Nathalie en la remerciant que nous serons chez elle vers 12:30.
Elle nous accueille avec un grand sourire, Laurence et moi avons droit à un baiser sur la bouche, bien soutenu. Elle nous fait visiter sa maison dont je connais le cabinet et la salle d'attente, le reste étant dominé par un immense séjour qui donne sur un tout petit jardin où est installée la table pour le déjeuner. Je reste dans ce petit paradis alors que les femmes papotent dans la cuisine, certain que Nathalie fait tout pour mettre Laurence à l'aise. Au bout de quelques minutes ces dames me rejoignent avec un grand saladier et la bouteille de vin que j'avais apportée. Je connaissais les qualités de kiné de Nathalie, pas celles de psy. Laurence est transformée, souriante et décontractée. Le repas terminé, trois transats nous attendent sur le gazon ; nous y prenons le café, Nathalie entre nous deux. Nous sommes silencieux, j'aperçois les mains de mes compagnes qui se caressent puis se nouent. L'autre main de Nathalie ne tarde pas à s'emparer de la mienne.
Puis, une à une les mains se détachent et vont caresser les cuisses voisines, remontant machinalement vers les sexes des uns et des autres. Les cuisses des femmes se dévoilent, ma braguette s'ouvre, les petites culottes s'écartent, des doigts impatients s'y faufilent, ma bite jaillit comme par miracle et ces dames se lèvent pour lui rendre l'hommage qui lui est dû.
Mon gland d'abord et ma queue ensuite sont la proie des bouches avides de ces fougueuses petites salopes. A tour de rôle elles s'en repaissent, puis s'embrassent furieusement pour partager les sucs et saveurs de ce pieu de chair. C'est alors qu'elles le délaissent pour s'occuper de leurs propres corps roulant dans l'herbe dans une bagarre fictive où les membres se mélangent dans une danse sexuelle envoûtante, où les rires cachent un moment l'exacerbation des sens ; puis, c'est le calme qui revient, Laurence est sur le dos, Nathalie sur elle fait un demi-tour et se positionne en 69.
Les petites culottes voltigent, les langues partent à la recherche des vulves certainement déjà bien trempées, de là où je suis j'ai une vue imprenable sur le fessier de Nathalie, la chevelure et le haut du visage de Laurence ; je me risque à prendre discrètement quelques photos, certain qu'un jour elles pourront me servir d'émoustillant avec l'une ou l'autre ; je ressens l'appel criant du sexe de Nathalie et je me précipite pour y enfoncer ma queue, alors que ma femme me lèche les couilles. Sensations uniques que ce cocktail de chatte, de langue et de bite qui déchaîne les passions animales d'une rare intensité. Les corps endiablés tressaillent, sursautent, se contractent, à la moindre jouissance, les gorges éructent des sons cocasses, truculents, sous l'orgasme ravageur.
Au bord de la rupture, je me retire vivement de ce four ardent pour que ma bite se libère du sperme abondant sur l'anus étoilé de ma maîtresse, il dégouline lentement pour rejoindre les lèvres de ma femme, qui s'en repaît.
Éparpillés sur la pelouse nos corps se remettent doucement de ces outrances. Quelques instants plus tard, la voix rieuse de Nathalie demande :
— Quelqu'un reprendra-t'il du café ?
De retour à la maison, après avoir remercié Nathalie pour cette invitation propre à nous libérer l'esprit, nous abordons le sujet « Marc ». Laurence me dit assez justement que puisque Nathalie et moi convolons en juste adultère, elle ne voit pas pourquoi Marc et elle ne continueraient pas se faire plaisir. Je reconnais, la mort dans l'âme, qu'elle n'a pas tout à fait tort, à ceci près qu'elle a pris une bonne année d'avance sur moi. La journée se termine par un accord tacite sur notre canapé préféré.
Une nouvelle semaine commence et en revenant de chez Nathalie pour mon soin, je réfléchis à ce week-end chaotique. Une fulgurance me traverse le cerveau : quid de la femme de Marc ? Laurence semblant accro à son mari, je vais tenter de m'en faire une alliée. Quelques recherches dans leur dossier des Marquises et je trouve son adresse et son téléphone. Peu avant midi, je l'appelle, je me présente et lui demande si elle peut me recevoir, prétextant un sondage sur son voyage aux Marquises. Elle m'accueille quelques minutes plus tard.
Lorsqu'elle m'ouvre la porte l'ai face à moi une femme grande, mince, la coiffure négligée, portant une robe vieillotte, sans maquillage qui ne correspond en rien à la maison plutôt cossue qu'elle occupe. Elle me fait entrer et nous nous installons au salon devant une table basse où siègent deux verres et une bouteille de Porto.
— Chère madame, le sondage était un faux prétexte, puis-je vous demander si vous savez que votre mari vous trompe ?
— Mon brave monsieur, je suis certainement celle qui porte les plus grandes cornes dans cette ville !
Vous semblez pendre cela avec une certaine philosophie, vous avez une idée de qui pourrait être sa proie en ce moment ?
— Ses proies serait plus juste. Il y a Mme Florence G..., femme du 1er adjoint au maire, Mme Brigitte P..., femme du gérant du cinéma de la ville et votre épouse, si je suis bien renseignée.
— Comment savez-vous tout cela ?
— Cher monsieur, je suis une femme oisive, j'ai tout mon temps pour réaliser mes petites enquêtes, passionnantes d'ailleurs ! Et je note tout.
A ce moment elle prend son verre de Porto et l'avale cul sec. J'en bois deux gorgées et repose mon verre. Je me lève pour prendre congé en lui demandant si je peux à nouveau l'importuner.
— Sans problème, quand vous voulez.
Alors qu'elle m'ouvre la porte, elle me regarde les yeux embués et me dépose rapidement un baiser sur les lèvres. Elle ajoute simplement :
— Je m'appelle Catherine.
Le soir venu nous rentrons à la maison, une pointe d'angoisse me torture l'esprit ; à voir Laurence, je pense qu'elle ressent elle aussi ce type de stress. Après le dîner nous nous installons sur le canapé devant un film pas très passionnant, je la sens de plus en plus mal à l'aise, elle me plante là pour se diriger vers l'étage. Nous avons dormi, cette nuit-là, à l'Auberge du Cul Tourné, comme disait ma grand-mère !
Dans la journée je rédige un message destiné aux trois cocus de Mr. Marc L..., qui dit ceci :
« Savez-vous que votre épouse est l'une des trois maîtresses actuelles de Mr. Marc L..., PDG de la société L..., ?
Le lendemain dans la soirée je reçois un message de Catherine me demandant de passer la voir au plus tôt.
Le lendemain dans la soirée je reçois un message de Catherine me demandant de passer la voir au plus tôt.
Dans la boîte aux lettres la missive que je me suis adressée, je fais semblant de la découvrir devant Laurence ; contrarié je la lui tend, elle met un moment avant de réagir par ce simple mot : le salaud !
Un silence pesant investit la cuisine où nous nous asseyons. Son visage est impénétrable, impossible de deviner le fonds de sa pensée, sauf une colère sourde. Puis dans un soupir contraint elle me dit :
— Je crois que je vais me contenter de toi...et de Nathalie !
Je me garde bien de sauter de joie, je m'approche d'elle et la met debout pour la serrer dans mes bras en lui chuchotant à l'oreille :
— Tu veux que je l'appelle pour qu'elle vienne passer la nuit avec nous ?
— Cela me semble en effet une sage proposition !
Je passe sur les détails de cette chaude nuit qui scelle notre union à trois.
Mais Catherine m'a demandé de passer la voir. Je me présente en fin de matinée ; lorsqu'elle m'ouvre la porte j'ai du mal à la reconnaître. Elle ressemble cette fois à la propriétaire des lieux, pomponnée, le cheveu en bon ordre, un chemisier fleuri largement ouvert sur une poitrine avenante et une jupe courte qui moule une paire de fesses à croquer. Un grand sourire illumine son visage, elle me dépose un rapide baiser sur mes lèvres et me fait asseoir.
—.
— Je suppose que vous êtes l'auteur de cette missive adressée à ces pauvres messieurs victimes des envies de mon mari. Quand il est rentré hier soir, il était furieux. J'ai compris qu'il avait été agressé verbalement par ces messieurs ; en faîtes-vous partie ?
— Non, ma femme non plus, elle a préféré rester indifférente en m'assurant ne plus vouloir en entendre parlé.
— C'est une sage décision, un Porto ?
— Avec plaisir.
Elle verse le liquide ambré dans les verres et vient s'asseoir près de moi, nous trinquons et cette fois elle ne fait que tremper les lèvres. Puis elle s'approche et vient se lover contre moi.
S'ensuit alors une chorégraphie sensuelle qui unit deux êtres bafoués à des degrés divers par les excès de leurs conjoints, une danse charnelle hautement affriolante qu'attisent les envies refoulées de Catherine, les corps dénudés à la hâte se frôlent, s'aguichent, s'éloignent puis s'enlacent sauvagement ; il la renverse sur le canapé, elle écarte les cuisses et accueille sa bite dans un râle carnassier sans autre préliminaire, il s'engouffre dans ce vagin affamé déjà bien huilé et la tamponne sous une pluie de jurons salaces. La cadence infernale imposée par le mâle en rut envoie en quelques minutes Catherine au paradis des orgasmes multiples alors qu'elle sent un flot de sperme chaud inonder sa grotte. La violence de ce coït les anéanti, à bout de souffle, les gorges sèches, les corps endoloris, les cerveaux aux abonnés absents.
Sans doute un peu souhaité, le retour à la réalité est lent, les deux amants s'embrassent tendrement, se rhabillent sans un mot, finissent les verres de Porto, Catherine prend la main de Yann, avant de lui ouvrir la porte elle lui murmure à l'oreille :
— Reviens me voir quand tu veux, je t'aime !
Sur le chemin vers l'agence, d'un pas guilleret, Yann se dit qu'il a rendu la monnaie de sa pièce à Marc et que si Laurence et Nathalie désirent rester entre filles certains soirs, Catherine sera là pour lui ouvrir les bras.
FIN.
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Commentaires ()
Le mari a menti et manipulé sa femme pour évincer l'amant, belle finalité.
Donc pour résumer, il a le droit de tromper mais pas elle...
C'est dommage, j'avais bien aimé l'idée de la femme bafouée qui rend la monnaie de sa pièce au mari volage...