Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Moi, Moi et Moi — Chapitre 5
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Moi, Moi et Moi
Chapitre 5
Paris avait toujours été mon terrain de jeu, une ville où chaque soirée était une nouvelle opportunité de dominer, de conquérir, de laisser mon empreinte sur ceux qui croisaient ma route. Mais tout changea le soir où je fis la rencontre d'Erik, le prince suédois. Jamais je n'aurais imaginé que quelqu'un puisse me faire ressentir ce que lui me fit ressentir ce soir-là.
Erik de Suède était une légende à travers l'Europe. Héritier d'une des plus anciennes familles royales du continent, sa fortune était immense, mais ce n'était pas ce qui faisait parler de lui. Non, c'était sa beauté, sa prestance, sa présence magnétique. Les rumeurs circulaient, disant qu'il était aussi froid que la glace du Nord, qu'il avait brisé bien des cœurs et qu'il ne se laissait approcher que par ceux qu'il considérait dignes de son attention, une attention que peu avaient la chance de recevoir.
Je l'aperçus pour la première fois lors d'un gala somptueux, organisé dans l'un des hôtels les plus prestigieux de Paris. La salle était remplie de figures influentes, mais dès qu'il entra, tous les regards se tournèrent vers lui. Erik avait cette aura qui commandait le respect et l'admiration sans qu'il ait besoin de dire un mot. Il était grand, bien plus grand que moi, avec des épaules larges et une carrure imposante. Son costume, taillé sur mesure, laissait entrevoir un corps musclé, sculpté par des années de discipline et d'effort.
Ses cheveux blonds, d'un éclat presque doré, étaient coiffés en arrière, révélant des traits parfaitement ciselés, comme ceux d'une statue grecque. Mais ce qui frappait le plus, c'était ses yeux. D'un bleu glacial, ils semblaient percer l'âme de quiconque osait croiser son regard. Il y avait dans ses yeux une froideur, une distance qui ne faisait qu'ajouter à son mystère et à son attrait.
Je me sentis immédiatement attiré par lui, un sentiment étrange, inconnu pour moi. D'habitude, c'était les autres qui tombaient sous mon charme, mais cette fois, c'était moi qui me retrouvais envoûté. Je devais l'approcher, je devais capter son attention, lui montrer que j'étais digne de lui. Mais lorsque j'essayai de me rapprocher, il m'ignora complètement. C'était comme si je n'existais pas, comme si ma présence n'avait aucune importance.
Ce fut un coup porté à mon ego, un sentiment de rejet que je n'avais jamais expérimenté auparavant. Mais au lieu de me décourager, cela ne fit qu'attiser mon désir. Je devais avoir cet homme, peu importe ce que cela me coûterait. J'essayai à plusieurs reprises de capter son attention, de m'approcher de lui lors des différentes soirées où nous nous retrouvions, mais chaque fois, il m'ignorait superbement. Ses sourires étaient rares, et ses conversations limitées à ceux qu'il considérait comme ses égaux. Je n'en faisais visiblement pas partie.
Cependant, ma persévérance finit par payer. Lors d'une réception privée organisée dans un manoir aux abords de Paris, j'eus enfin l'occasion d'approcher Erik seul à seul. La salle était remplie de monde, mais il se tenait à l'écart, observant la foule avec une indifférence royale. Je m'approchai de lui, tentant une fois de plus de capter son attention. Cette fois, nos regards se croisèrent, et pour un instant, je crus voir une lueur d'intérêt dans ses yeux. Mais ce fut rapidement remplacé par un regard de dédain, comme s'il avait déjà jugé que je ne valais pas plus que les autres.
Il me parla d'une voix basse, tranchante, me demandant ce que je voulais. Je savais que la réponse à cette question serait cruciale, mais avant même que je puisse formuler mes mots, il me coupa, me faisant comprendre que peu importait ce que je dirais, c'était lui qui déciderait de la suite. Il s'approcha de moi avec une lenteur calculée, son regard froid posé sur moi, et d'un simple geste de la main, il m'invita à le suivre dans une pièce à l'écart.
Une fois à l'intérieur, la porte se referma doucement derrière nous, coupant le monde extérieur. L'atmosphère dans la pièce était lourde de tension, et je sentis mon cœur s'accélérer. Erik me fixa, un sourire glacial aux lèvres, avant de s'approcher encore plus près. Il se tenait si près que je pouvais sentir la chaleur de son corps, mais aussi son pouvoir, son contrôle absolu sur la situation.
Il posa une main sur mon torse, glissant ses doigts avec une maîtrise qui me fit frissonner. C'était la première fois que je sentais le contact de sa peau contre la mienne, et cela me fit comprendre à quel point il était réellement parfait. Sous ses vêtements, je pouvais deviner les muscles parfaitement dessinés, chaque courbe de son corps étant le résultat d'années de discipline physique. J'étais fasciné par lui, par cette force tranquille qui émanait de chaque geste, de chaque regard.
Il se pencha légèrement, son visage si proche du mien que je pouvais sentir son souffle sur ma peau. Il me murmura quelque chose à l'oreille, mais je ne saisis pas les mots, trop envoûté par sa proximité, par cette domination qu'il exerçait sans effort. Puis, sans un mot de plus, il m'attira vers lui, ses mains glissant sur mon dos avec une assurance qui me fit perdre pied.
Lorsqu'il me fit basculer sur le lit, je compris que c'était lui qui dictait les règles. Erik se débarrassa de son costume avec une aisance qui dévoila enfin son corps dans toute sa splendeur. Il était encore plus impressionnant que je ne l'avais imaginé. Ses muscles, parfaitement définis, saillaient sous sa peau pâle, chaque mouvement révélant la puissance contenue en lui. Ses pectoraux étaient larges, son torse lisse et sculpté comme du marbre. Ses bras, aussi forts que ceux d'un dieu nordique, se contractaient à chaque geste, et son abdomen, marqué par des lignes nettes, témoignait de son dévouement à la perfection physique.
Il ne perdit pas de temps à contempler mon admiration. Erik m'attrapa avec une force qui ne laissait aucun doute sur qui était aux commandes. Ses mains parcouraient mon corps comme s'il cherchait à me marquer de son empreinte, à me rappeler que, dans cette pièce, il était le maître. Il me tourna brusquement, me plaquant contre le matelas, et sans la moindre hésitation, il me pénétra.
Ce fut brutal, sans douceur, mais je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi intense. Il me possédait, chaque mouvement de son corps contre le mien me rappelait combien il était supérieur. Ses muscles puissants se contractaient à chaque poussée, sa respiration restait mesurée, contrôlée, tandis que la mienne s'emballait. Erik ne disait rien, mais son silence en disait long. Pour lui, je n'étais qu'un objet, une chose qu'il utilisait pour assouvir ses besoins.
Je sentais sa force, sa domination totale, et cela m'excitait autant que cela me terrifiait. Je n'étais plus qu'une marionnette entre ses mains, et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de le désirer encore plus. Chaque fibre de son corps, chaque muscle tendu, chaque geste précis témoignait de sa perfection. J'étais submergé par lui, par cette force inébranlable qui m'écrasait, me réduisait à un simple instrument de son plaisir.
Quand il atteignit son apogée, ce fut avec la même froideur qu'au début. Il se retira, sans un mot, son regard glacial posé sur moi comme s'il évaluait une œuvre d'art. Mais pour lui, je n'étais qu'une distraction passagère, un objet qu'il avait utilisé et dont il n'avait plus besoin. Il se redressa, remit ses vêtements avec une indifférence royale, et se tourna vers moi avec un sourire qui me fit frissonner.
Je restai là, allongé, encore tremblant, alors qu'il quittait la pièce sans un mot, me laissant seul, abandonné. Le prince de glace, Erik de Suède, m'avait conquis, mais contrairement à toutes mes autres conquêtes, c'était lui qui avait gardé le contrôle. J'avais été réduit à un simple jouet, utilisé puis jeté de côté. Et pourtant, même en sachant cela, je savais que je continuerais de le désirer, de vouloir briser cette glace, de vouloir atteindre cette perfection inatteignable. Parce que, pour la première fois, j'avais rencontré quelqu'un qui m'avait surpassé, qui m'avait fait ressentir ce que j'avais infligé à tant d'autres. Et cela, je ne pourrais jamais l'oublier.
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