Fiction
Gays
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Moi, Moi et Moi — Chapitre 2 · L'ascenceur
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Moi, Moi et Moi
Chapitre 2 · L'ascenceur
Paris, cette ville qui se croit éternelle, n'a jamais eu d'emprise sur moi. Ses monuments, ses rues pavées, ses lumières scintillantes ne sont que des décors dans lesquels j'évolue, imperturbable. Je n'ai jamais eu besoin de ce que les autres appellent beauté ou romantisme. Pour moi, tout cela n'est qu'une toile de fond où je projette ma propre perfection.
Ce soir-là, je me trouvais à l'un de ces événements mondains où les riches et les puissants se retrouvent pour se montrer, pour parler de leurs succès, de leurs fortunes accumulées, et de leurs possessions. Mais moi, je ne faisais qu'y passer. Je savais que ma seule présence suffisait à éclipser tout le reste. Vêtu d'un costume noir, parfaitement taillé pour mettre en valeur chaque ligne de mon corps, je faisais sensation. Les femmes chuchotaient à mon passage, tandis que les hommes s'efforçaient de me mesurer du regard, mais ils savaient déjà qu'ils ne faisaient pas le poids.
Je n'avais pas envie de m'attarder. Ces mondanités ne m'intéressaient guère ; je n'étais là que pour rappeler à ces gens leur insignifiance. Je traversais la salle avec une nonchalance étudiée, me dirigeant vers l'ascenseur en marbre noir qui menait à la terrasse, là où se jouait vraiment la soirée, loin des regards de ceux qui comptent si peu.
En attendant l'ascenseur, je remarquai un homme à mes côtés. Un banquier, probablement, ou un de ces hommes d'affaires que l'on croise souvent dans ce genre de réceptions. Il n'avait rien de particulièrement impressionnant, mais je pouvais sentir son regard sur moi, une admiration mal dissimulée. Il cherchait à attirer mon attention, espérant sans doute qu'une conversation avec moi augmenterait sa propre importance, ne serait-ce que pour un instant.
L'ascenseur arriva, et je fis un geste pour entrer en premier. L'homme me suivit, s'efforçant de rester naturel, mais je pouvais voir dans son attitude cette nervosité que provoque toujours ma présence. Je pressai le bouton pour la terrasse, mais au lieu de rejoindre directement les festivités, je décidais de m'arrêter à un étage intermédiaire, un choix calculé.
Lorsque les portes se fermèrent, l'ascenseur devint un cocon silencieux, coupé du monde extérieur. Je pouvais sentir la tension monter, l'atmosphère se charger d'une électricité subtile. Je me tournai vers lui, le jaugeant de haut en bas, mes yeux le perçant d'un regard froid, calculateur.
Il essaya de parler, de rompre ce silence qui devenait oppressant, mais je ne lui en laissai pas l'occasion. Je me rapprochai de lui, envahissant son espace personnel, savourant le mélange de confusion et de désir qui commençait à envahir ses traits. Il n'avait aucune idée de ce que je comptais faire, mais il était clair qu'il ne pouvait plus reculer.
Sans un mot, je le poussai doucement contre la paroi de l'ascenseur, mes mains glissant sur son torse avant de saisir son visage, l'obligeant à me regarder droit dans les yeux. Son souffle s'accéléra, sa bouche s'entrouvrit, mais je savais qu'il n'oserait pas me repousser. Mon propre désir n'était qu'un prolongement de mon pouvoir sur lui, une affirmation supplémentaire de mon contrôle absolu.
Je l'attirai à moi, ma main glissant dans ses cheveux, et l'embrassai avec une force maîtrisée, une domination totale. Je savais qu'il ne résisterait pas. Son corps répondit immédiatement, ses mains s'agrippant à mes épaules, tentant de trouver un appui alors que je prenais le dessus.
Je rompis le baiser aussi soudainement que je l'avais initié, puis descendis mes mains pour défaire sa ceinture avec une habileté glaciale. Il semblait à la fois excité et terrifié, perdu entre son désir brûlant et la soumission à laquelle je l'avais réduit en quelques minutes.
Je m'agenouillai, profitant de son regard incrédule, de son souffle court, pour continuer mon assaut. Mes mains, expertes, firent le reste, et je sentis son corps se tendre sous l'effet du plaisir. Je n'avais pas besoin de ses mots ou de ses suppliques, tout était déjà joué dans ce moment où il avait compris qu'il m'appartenait.
Après l'avoir amené au bord de l'extase, je me relevai brusquement, le laissant pantelant et à demi-dévêtu, ses vêtements en désordre, l'esprit confus. Sans lui accorder un regard de plus, je tournai les talons et appuyai sur le bouton de l'étage supérieur. Alors que les portes de l'ascenseur s'ouvraient, je le poussai contre le mur, le maintenant en place avec une pression calculée avant de le pénétrer d'un mouvement précis, maîtrisé.
L'ascenseur, dans son calme étouffant, fut témoin de la scène. Chaque poussée était une affirmation de ma suprématie, chaque gémissement étouffé de sa part était un hommage à ma perfection. Je jouis en lui, sans la moindre hésitation, une libération qui n'était pour moi qu'une autre expression de ma domination.
Quand il eut lui aussi atteint son apogée, son corps tremblant sous le mien, je me retirai sans cérémonie. Il était haletant, épuisé, alors que je restais impassible. Je pris sa chemise, l'utilisant pour m'essuyer avec un détachement total, avant de la laisser tomber à ses pieds.
Sans un mot, je rajustai mon costume, la perfection incarnée, tandis que les portes de l'ascenseur s'ouvraient sur la terrasse illuminée. Je le laissai là, nu et démuni, une autre conquête jetée derrière moi. La nuit m'attendait, et il n'y avait que moi qui comptait. Le reste n'avait pas d'importance. Je sortis de l'ascenseur sans un regard en arrière, prêt à reprendre ma place dans la lumière, là où je brillais, indifférent à tout, sauf à ma propre grandeur.
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