Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Les tentations de Marie — Chapitre 2 · Le parking
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Les tentations de Marie
Chapitre 2 · Le parking
Leur maison est petite, mais accueillante. Deux chambres à l'étage. Un salon, une cuisine au rez-de-chaussée. Un petit jardin.
Thomas nous interpelle.
— Nous avons réservé un restaurant à la Grande Cote. C'est sympa, entre mer et forêt, doté d'une piste de danse. J'ai compris que tu aimais danser Marie.
— En fait, non. Mais c'est les vacances. Je fournirai un effort. Ne vous plaignez pas si j'écrase vos pieds.
— En fait, non. Mais c'est les vacances. Je fournirai un effort. Ne vous plaignez pas si j'écrase vos pieds.
On commence par un apéritif chez eux. Le pineau est d'une traîtrise majeure, surtout vieux de plus de dix ans, il est remarquablement bon.
Le restaurant est champêtre. Pas du tout le piège à touristes habituel.
Il est en retrait de la route, au bout d'un chemin qui se divise avant d'y arriver. D'ailleurs la voiture qui nous précède prend l'autre direction.
Il est en retrait de la route, au bout d'un chemin qui se divise avant d'y arriver. D'ailleurs la voiture qui nous précède prend l'autre direction.
— Ça mène où ? demande Antoine.
— Un petit parking en forêt.
— Manifestement ils recherchent la tranquillité, continue mon mari en souriant.
— La tranquillité et de la compagnie, répond Thomas.
— De la compagnie ?
— Un petit parking en forêt.
— Manifestement ils recherchent la tranquillité, continue mon mari en souriant.
— La tranquillité et de la compagnie, répond Thomas.
— De la compagnie ?
Je demande, mais on arrive et je n'obtiens pas ma réponse.
C'est donc un restaurant champêtre avec les tables disséminées, séparées par de petites haies.
Parfait endroit tranquille pour des amoureux ou des couples cherchant la discrétion.
Les plats sont délicieux. Le vin, dont j'abuse un peu, est frais et fruité. Je me sens bien. Nous rions, peut-être un peu trop fort, mais je ne suis manifestement pas la seule à apprécier la douceur de la nuit et le rosé.
C'est donc un restaurant champêtre avec les tables disséminées, séparées par de petites haies.
Parfait endroit tranquille pour des amoureux ou des couples cherchant la discrétion.
Les plats sont délicieux. Le vin, dont j'abuse un peu, est frais et fruité. Je me sens bien. Nous rions, peut-être un peu trop fort, mais je ne suis manifestement pas la seule à apprécier la douceur de la nuit et le rosé.
C'est Laure qui m'invite la première. Nous nous retrouvons l'une contre l'autre, avec des couples qui nous entourent, mais chacun dans sa bulle.
— Il faut absolument que tu me dises où tu achètes tes robes. Celle-ci est très belle, comme l'autre.
— Je te montrerai. Une boutique sans prétention à Fouras. Ils font aussi de la lingerie. Mais j'imagine que la lingerie t'intéresse moins ?
— Pourquoi dis-tu cela ?
— Tu m'as bien dit aimer te promener sans.
— En été, c'est vrai. Mais le reste de l'année, au contraire, j'adore. Si tu viens un jour à la maison, je te montrerai. J'ai tous les styles.
— Et ce soir, tu ne portes rien ?
— Si, une petite culotte. L'ensemble que je porte est très court. Je ne veux pas troubler ces Messieurs... Et toi ?
— Quoi, moi ?
— Pourquoi tu mets un soutif ? Antoine n'aime pas voir tes seins libres sous le tissu ? Pourtant de ce que je vois tu dois avoir une belle poitrine.
— Souvent je n'en mets pas.
— Et pourquoi pas ce soir ?
— Nous sommes invités.
— Tu aurais dû. Tu as bien vu que ni moi ni Thomas ne sommes formalistes.
— Je te montrerai. Une boutique sans prétention à Fouras. Ils font aussi de la lingerie. Mais j'imagine que la lingerie t'intéresse moins ?
— Pourquoi dis-tu cela ?
— Tu m'as bien dit aimer te promener sans.
— En été, c'est vrai. Mais le reste de l'année, au contraire, j'adore. Si tu viens un jour à la maison, je te montrerai. J'ai tous les styles.
— Et ce soir, tu ne portes rien ?
— Si, une petite culotte. L'ensemble que je porte est très court. Je ne veux pas troubler ces Messieurs... Et toi ?
— Quoi, moi ?
— Pourquoi tu mets un soutif ? Antoine n'aime pas voir tes seins libres sous le tissu ? Pourtant de ce que je vois tu dois avoir une belle poitrine.
— Souvent je n'en mets pas.
— Et pourquoi pas ce soir ?
— Nous sommes invités.
— Tu aurais dû. Tu as bien vu que ni moi ni Thomas ne sommes formalistes.
Un long silence et puis je me lance. La question me brûle les lèvres depuis que nous nous sommes retrouvées.
Elle porte toujours son bracelet à la cheville. On dirait qu'il est scellé et ne la quitte jamais.
Elle porte toujours son bracelet à la cheville. On dirait qu'il est scellé et ne la quitte jamais.
— Je peux te poser une question ?
— Bien sûr.
— Même si c'est une question indiscrète ?
— Encore plus.
— Bien sûr.
— Même si c'est une question indiscrète ?
— Encore plus.
Elle rit. Elle aussi a profité du pineau et du rosé.
— C'est au sujet du bracelet que tu portes.
— Oui, et ?
— Sur ta cheville gauche.
— Oui et cela te fait penser à quelque chose ?
— Eh bien... Comme Thomas porte le même, je me suis dit que cela avait une signification.
— Et ?
— Sur internet, on dit que cela signifie que la personne est... Tu ne vas pas te fâcher ?
— Mais non.
— Que la personne est libre.
— Libre de quoi ?
— Tu sais très bien ce que je veux dire. Libre de voir ailleurs. Libre de prendre un amant.
— Et si c'est vrai, cela te choque ?
— Oui, et ?
— Sur ta cheville gauche.
— Oui et cela te fait penser à quelque chose ?
— Eh bien... Comme Thomas porte le même, je me suis dit que cela avait une signification.
— Et ?
— Sur internet, on dit que cela signifie que la personne est... Tu ne vas pas te fâcher ?
— Mais non.
— Que la personne est libre.
— Libre de quoi ?
— Tu sais très bien ce que je veux dire. Libre de voir ailleurs. Libre de prendre un amant.
— Et si c'est vrai, cela te choque ?
Elle le reconnaît si facilement que j'en suis mal à l'aise.
— Euh ! Non ! Mais tu es mariée.
— Oui, mariée et heureuse, amoureuse comme au premier jour.
— Mais Thomas ?
— Il est libre aussi.
— Mais son bracelet ?
— Nous sommes inséparables, mais libres ; attention, libres, mais sans mensonge, sans omission.
— Vous êtes des libertins ?
— Oui et un peu plus, mais c'est autre chose, notre jardin secret.
— Je peux encore te poser une autre question ?
— Toutes celles que tu veux.
— Pourquoi tu portes un plug ?
— Comment tu sais ça ?
— En nous baignant, lorsque tu remontais sur le bateau.
— Ah ! Tu connais donc ces jouets ?
— Oui, avec Antoine parfois... C'est Thomas qui te le demande ?
— Disons que c'est un jeu... Un peu plus qu'un jeu, mais c'est notre jardin secret.
— Et le jour où on s'est rencontré, il en portait un, lui aussi ?
— Oui, mariée et heureuse, amoureuse comme au premier jour.
— Mais Thomas ?
— Il est libre aussi.
— Mais son bracelet ?
— Nous sommes inséparables, mais libres ; attention, libres, mais sans mensonge, sans omission.
— Vous êtes des libertins ?
— Oui et un peu plus, mais c'est autre chose, notre jardin secret.
— Je peux encore te poser une autre question ?
— Toutes celles que tu veux.
— Pourquoi tu portes un plug ?
— Comment tu sais ça ?
— En nous baignant, lorsque tu remontais sur le bateau.
— Ah ! Tu connais donc ces jouets ?
— Oui, avec Antoine parfois... C'est Thomas qui te le demande ?
— Disons que c'est un jeu... Un peu plus qu'un jeu, mais c'est notre jardin secret.
— Et le jour où on s'est rencontré, il en portait un, lui aussi ?
Je bluffe, en affirmant ce qui n'était qu'une idée survenue avec cet aveu de Laure.
— Oui. Il était un peu trop gros et cela le gênait.
— Et sur le bateau il portait quoi ?
— Et sur le bateau il portait quoi ?
Encore un bluff, pour « voir »
— Une cage.
— Une cage ?
— C'est un accessoire dans lequel on enferme le sexe. Une sorte de ceinture de chasteté. Tu connais ?
— Euh, juste le principe. C'est toi qui lui avais demandé ?
— Oui, une sorte de pari entre nous.
— Eh, bien, si je m'attendais ! Là tu me surprends.
— Attention, cela ne doit rien changer entre nous. Il y a une barrière entre notre libertinage et notre vie classique, famille, amicale. Je serais désolée et Thomas aussi si cela devait altérer notre amitié. Tu es choquée ? Tu ne nous trouves pas infréquentables ?
— Je comprends. Je n'en parlerai pas à Antoine.
— Merci, merci. Tu es une véritable amie. Si je ne me retenais pas, je t'embrasserais.
— Oh là, on se calme...
— Tu as raison... On va retourner s'asseoir et boire un verre, le verre de l'amitié...
— Une cage ?
— C'est un accessoire dans lequel on enferme le sexe. Une sorte de ceinture de chasteté. Tu connais ?
— Euh, juste le principe. C'est toi qui lui avais demandé ?
— Oui, une sorte de pari entre nous.
— Eh, bien, si je m'attendais ! Là tu me surprends.
— Attention, cela ne doit rien changer entre nous. Il y a une barrière entre notre libertinage et notre vie classique, famille, amicale. Je serais désolée et Thomas aussi si cela devait altérer notre amitié. Tu es choquée ? Tu ne nous trouves pas infréquentables ?
— Je comprends. Je n'en parlerai pas à Antoine.
— Merci, merci. Tu es une véritable amie. Si je ne me retenais pas, je t'embrasserais.
— Oh là, on se calme...
— Tu as raison... On va retourner s'asseoir et boire un verre, le verre de l'amitié...
Plus tard, Laure invite Antoine.
— Attention à tes pieds, Antoine est une catastrophe,
Thomas fait de même avec moi. Nous dansons l'un contre l'autre, comme Antoine et Laure, perdus au milieu des autres couples.
— Tu es très en beauté ce soir, me susurre Monsieur « le libertin ».
En tout cas ce soir il ne porte pas de cage, sinon je la sentirais. Un plug peut-être ?
— Parce que je ne suis pas en beauté les autres jours ?
Je le charrie pour le déstabiliser un peu.
— Bien sûr que si, mais...
— Ne te fatigue pas, je sais où sont mes limites.
— Marie, tu me fais un mauvais procès d'intention. Je suis sincère. Tu es très en beauté...
— Ouais, la beauté des grosses, une beauté spirituelle...
— Mais pas du tout, je t'assure...
— Laure vient de m'avouer que vous êtes libertins. Alors je sais que tu fréquentes des femmes bien plus belles que moi.
— Ah, tu sais !?
— Oui, mais rassure-toi je ne vous condamne pas, c'est votre choix.
— Puisque je suis libertin, je suis bien placé pour te dire que toutes les femmes ne sont pas des canons de beauté et que ce n'est pas le plus important.
— C'est quoi le plus important ?
— La sensualité, le désir de séduire, de se laisser séduire, plein de choses, mais certainement pas la beauté en premier.
— Ne te fatigue pas, je sais où sont mes limites.
— Marie, tu me fais un mauvais procès d'intention. Je suis sincère. Tu es très en beauté...
— Ouais, la beauté des grosses, une beauté spirituelle...
— Mais pas du tout, je t'assure...
— Laure vient de m'avouer que vous êtes libertins. Alors je sais que tu fréquentes des femmes bien plus belles que moi.
— Ah, tu sais !?
— Oui, mais rassure-toi je ne vous condamne pas, c'est votre choix.
— Puisque je suis libertin, je suis bien placé pour te dire que toutes les femmes ne sont pas des canons de beauté et que ce n'est pas le plus important.
— C'est quoi le plus important ?
— La sensualité, le désir de séduire, de se laisser séduire, plein de choses, mais certainement pas la beauté en premier.
Un long silence et puis il reprend :
— Tu dis que tu ne condamnes pas, mais en fait, tu ne comprends pas !
— C'est cela. Comment pouvez-vous vivre ainsi ? Comment peut-on apprécier et trouver agréable de savoir sa femme, ou son mari, avec un autre partenaire ?
— C'est bien plus qu'agréable, c'est excitant.
— Je ne vois pas en quoi voir sa femme avec un autre est excitant ?
— Si tu veux, je peux te montrer.
— Ça ne va pas ! J'accepte votre pratique, mais cela ne veut pas dire que je veux participer.
— Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je te promets de ne rien faire, ni même rien tenter. Mais je peux vraiment te montrer. Il faut juste que tu me fasses confiance. Je connais un endroit.
— Mais on ne peut pas partir sans les prévenir.
— Nous ne partons pas. Ce n'est pas bien loin à cent ou deux cents mètres par la plage.
— Quoi ?
— Laisse-moi les prévenir. Je vais dire que je vais te montrer... Tiens, disons des bois flottés sur la plage. Tu as bien dit que tu aimais ces objets que la nature façonnait ? Cela fera une excuse plausible.
— Mais...
— Laisse-moi faire. Je te promets de me comporter comme un ami.
— Bon, d'accord.
— C'est cela. Comment pouvez-vous vivre ainsi ? Comment peut-on apprécier et trouver agréable de savoir sa femme, ou son mari, avec un autre partenaire ?
— C'est bien plus qu'agréable, c'est excitant.
— Je ne vois pas en quoi voir sa femme avec un autre est excitant ?
— Si tu veux, je peux te montrer.
— Ça ne va pas ! J'accepte votre pratique, mais cela ne veut pas dire que je veux participer.
— Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je te promets de ne rien faire, ni même rien tenter. Mais je peux vraiment te montrer. Il faut juste que tu me fasses confiance. Je connais un endroit.
— Mais on ne peut pas partir sans les prévenir.
— Nous ne partons pas. Ce n'est pas bien loin à cent ou deux cents mètres par la plage.
— Quoi ?
— Laisse-moi les prévenir. Je vais dire que je vais te montrer... Tiens, disons des bois flottés sur la plage. Tu as bien dit que tu aimais ces objets que la nature façonnait ? Cela fera une excuse plausible.
— Mais...
— Laisse-moi faire. Je te promets de me comporter comme un ami.
— Bon, d'accord.
J'ai conscience que l'alcool et les confidences de Laure me troublent, mais, autant ne pas mourir idiote.
Il me laisse au bord de la piste, et va leur parler. Laure, qui ne doit pas être dupe, me fait un signe de la main. J'imagine qu'elle va se charger de distraire mon mari.
Il m'entraîne. Je dois enlever mes chaussures pour marcher sur le sable. Cent mètres et nous entrons dans la forêt.
Il me laisse au bord de la piste, et va leur parler. Laure, qui ne doit pas être dupe, me fait un signe de la main. J'imagine qu'elle va se charger de distraire mon mari.
Il m'entraîne. Je dois enlever mes chaussures pour marcher sur le sable. Cent mètres et nous entrons dans la forêt.
— Surtout tu ne dis rien. Nous sommes un couple ordinaire, enfin je veux dire un couple qui vient ici en toute connaissance de cause. Si je te parais familier, c'est pour faire plus vrai.
C'est chuchoté dans mon oreille. Un secret entre nous...
Nous atteignons un parking. Je comprends que c'est celui dont il parlait après l'embranchement.
Mais ce n'est pas un parking ordinaire et j'ai sous les yeux la réponse à ma question concernant la « compagnie ».
Certaines voitures ont leurs portières ouvertes et manifestement il s'y passe des choses. Des voyeurs les entourent. Des voyeurs ou des candidats qui attendent leur tour pour satisfaire le désir d'une femme, ou de son mari qui l'offre à d'autres.
Mais ce n'est pas un parking ordinaire et j'ai sous les yeux la réponse à ma question concernant la « compagnie ».
Certaines voitures ont leurs portières ouvertes et manifestement il s'y passe des choses. Des voyeurs les entourent. Des voyeurs ou des candidats qui attendent leur tour pour satisfaire le désir d'une femme, ou de son mari qui l'offre à d'autres.
Je ne suis pas une experte en libertinage et toutes ces pratiques qui se passent hors de l'intimité d'une chambre entre deux adultes consentants. Mais je ne suis pas non plus une oie blanche. Je sais qu'il existe des clubs, des endroits comme ce parking, des soirées pour que ces gens se rencontrent. Et je sais qu'internet met à leur disposition des sites qui, en deux clics, vous organisent une rencontre.
Je m'accroche à son bras. Des visages se tournent vers nous. Il sent mon angoisse, et me prend par la taille dans une attitude de protection. C'est aussi, pour ceux qui nous regardent, un signal de possession. Cet homme signifie aux autres que, pour l'instant, cette femme, sa femme, est avec lui, encore avec lui, par choix ou parce qu'ils n'ont pas encore trouvé le, ou les, bons candidats.
Des candidats il n'en manque pas. L'intérieur de certaines voitures est éclairé, luciole propre à attirer vers elle tous ceux qui sont intéressés.
Il me guide, me fait passer d'une voiture à l'autre.
Je vois cet homme qu'une femme chevauche sur le siège avant passager. C'est son mari ? Ou bien son mari est celui qui lui caresse la poitrine ?
Cette autre, prise en levrette, les jambes au sol, le corps sur la banquette, est-ce l'épouse ? L'épouse de qui ? De celui qu'elle suce ? Ou de celui qui la possède ? Ou encore de l'un de ceux qui regardent ?
Il me guide, me fait passer d'une voiture à l'autre.
Je vois cet homme qu'une femme chevauche sur le siège avant passager. C'est son mari ? Ou bien son mari est celui qui lui caresse la poitrine ?
Cette autre, prise en levrette, les jambes au sol, le corps sur la banquette, est-ce l'épouse ? L'épouse de qui ? De celui qu'elle suce ? Ou de celui qui la possède ? Ou encore de l'un de ceux qui regardent ?
— Tu vois, beaucoup sont des couples mariés. Ils viennent pour changer leurs habitudes.
Tiens regarde, ce n'est pas réservé aux épouses, un mari peut aussi se laisser convaincre par sa compagne, sa maîtresse, une amie pour se faire...
Il parle de cet homme qui possède une femme assise sur le capot, et qui, lui-même, est possédé par un autre.
Je ne m'attendais pas à tant de liberté. Manifestement personne ici n'a honte de rien, et tout le monde laisse ses envies prendre le pas sur la bienséance et la morale.
Je ne m'attendais pas à tant de liberté. Manifestement personne ici n'a honte de rien, et tout le monde laisse ses envies prendre le pas sur la bienséance et la morale.
Mais il n'attend pas de réponse, déjà il m'entraîne. Il a passé son bras sur mes épaules et sa main effleure ma robe, presque au niveau de ma poitrine. Cela paraît naturel, pas réfléchi, mais discrètement je l'éloigne un peu.
— Pardon, je ne voulais pas. Nous allons rentrer. On va juste passer par l'autre chemin. Ce n'est pas beaucoup plus loin.
— Antoine va s'inquiéter si je tarde trop.
— Laure saura comment lui faire oublier le temps qui passe.
— Elle n'oserait tout de même pas... Si jamais...
— Mais non, rassure-toi, elle va lui parler, pas plus...
— Antoine va s'inquiéter si je tarde trop.
— Laure saura comment lui faire oublier le temps qui passe.
— Elle n'oserait tout de même pas... Si jamais...
— Mais non, rassure-toi, elle va lui parler, pas plus...
On s'éloigne du parking. Le bruit de l'océan se fait plus présent.
— Attends, il y a un coin pique-nique souvent intéressant...
La lune éclaire heureusement le chemin. On devine une table et on s'approche. Il y a des gens. Thomas s'arrête et me pousse derrière un arbre. Nous sommes très proches de la table, mais ceux qui l'occupent sont trop bien occupés pour remarquer. Il me faut quelques secondes pour comprendre. Un homme est assis sur le banc et une femme est sur lui. Un autre homme est derrière elle. Un peu comme le trio de la voiture, mais cette fois-ci, c'est la femme qui est entre eux deux. Pas difficile d'imaginer ce qu'ils font. Il nous est arrivé, Antoine et moi, de jouer cette partition, un sex-toy dans mon vagin et lui dans mon petit trou. Mais ici ce sont deux vraies verges qui possèdent la femme. Elle est en partie allongée sur la table et de l'autre côté, juste en face d'elle, un troisième homme.
Celui qui encule la femme y va de bon cœur et j'ai une pensée pour elle.
Pourvu que le mandrin ne soit pas trop gros, ou trop long, pour lui faire mal.
Mais de quoi je me mêle ? Ce n'est pas de la douleur qu'elle exprime. Sa voix surpasse le bruit des vagues.
Pourvu que le mandrin ne soit pas trop gros, ou trop long, pour lui faire mal.
Mais de quoi je me mêle ? Ce n'est pas de la douleur qu'elle exprime. Sa voix surpasse le bruit des vagues.
— Oh, chéri, chéri, c'est bon. Je les sens bien, si bien... Tu vois comme il me baise ? Et dans ma chatte, il est si dur...
Nous écoutons, religieusement, ce monologue, qui s'éteint doucement pour renaître plus fort encore.
Thomas est contre moi, derrière moi et il ne peut cacher son érection. Je sens son sexe dur contre mes fesses, il est plus grand que moi. J'avance un peu mon bassin afin de nous séparer, mais il avance encore ; ou alors, c'est moi qui me relâche, par la scène ?
Thomas est contre moi, derrière moi et il ne peut cacher son érection. Je sens son sexe dur contre mes fesses, il est plus grand que moi. J'avance un peu mon bassin afin de nous séparer, mais il avance encore ; ou alors, c'est moi qui me relâche, par la scène ?
— Je jouis, je jouis. Oh... Merci mon Chéri... Je t'aime... Et toi tu m'aimes ? Et on entend l'homme répondre sans hésiter... Moi aussi, comme un fou.
Thomas se frotte contre mes fesses. Ses mouvements sont sans équivoque, d'ailleurs il m'embrasse dans le cou et je sens une main chercher ma poitrine.
Je me retourne face à lui et pose ma main sur ses lèvres qui avançaient déjà pour m'embrasser.
Je me retourne face à lui et pose ma main sur ses lèvres qui avançaient déjà pour m'embrasser.
— Tu as promis !
Il n'insiste pas juste un :
— Pardon, mais c'était si...
Sur le chemin du retour, il m'interroge :
— Alors tu as vu comme ce couple s'aime. Je n'aurais pas pu trouver meilleur exemple. Ils s'aiment et pourtant leur sexualité est libre, exaltée par la présence de l'être aimé.
— Oui, je le reconnais.
— Oui, je le reconnais.
Que dire d'autre ? Que j'ai été troublée par tout ce que j'ai vu ? Que vraiment, je n'aurais jamais pu imaginer une telle complicité dans un couple qui baise avec tout le monde ?
Bien sûr, je ne l'avouerai pas, mais ma culotte est humide et mon soutien-gorge, devenu trop petit, irrite mes tétons...
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Commentaires ()
Merci d’apprécier mes écrits.
On peut considérer que les textes « La luxure de Marie » et dans une moindre mesure « enculés, nous jamais » constituent une suite.
C'est de bon augure, vous/tu prends ton temps et c'est tellement prenant (comme sur d'autres récits d'ailleurs), à quand la suite svp/stp ?