Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Un monde bien à nous — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Un monde bien à nous
Chapitre 2
Rendez-vous au marché
Delphine
Cela fait dix ans que je connais Damien. Nous nous sommes rencontrés sur l’aire de jeux de notre commune. Ce matin, une brume légère enveloppe le marché, où je dois retrouver Damien. L'air humide et frais de ce début octobre pénètre jusqu'aux os. Je le rejoins près de la fontaine au centre du village, notre point de rendez-vous habituel. Ses cheveux bruns légèrement ondulés lui tombent sur le front, encadrant un visage aux traits fins et à la mâchoire carrée. Ses yeux marrons, souvent comparés à de la noisette, scintillent d'une intelligence vive et parfois d'une mélancolie subtile. Ses mains, larges et fortes, contrastent avec la délicatesse de ses gestes. Il est de ces hommes qui marquent les esprits sans même s'en rendre compte. Son regard expressif, capable de transmettre une multitude d'émotions, semble parfois plonger au plus profond de l'âme de ceux qui le croisent.
Nos rencontres sont toujours un moment de pur plaisir. Il a ce don pour me mettre à l'aise. On peut parler de tout avec lui. C'est ce qui fait que je l'apprécie autant. Contrairement à mon mari, nos échanges sont toujours simples et agréables. Nous discutons tranquillement quand soudain le ciel s'assombrit. La météo semble avoir d'autres plans pour nous.
— Il va falloir rentrer, dis-je à Damien.
— Je te raccompagne à ta voiture, me propose-t-il.
— Je te raccompagne à ta voiture, me propose-t-il.
Mais nous n’avons pas le temps de la rejoindre, l’orage gronde et la pluie se met à tomber très fort. Les trottoirs sont immédiatement inondés, et nous courrons nous mettre à l’abri dans l’église du village.
— La vache, ça tombe ! s’exclame Damian.
Nous rions en chœur.
— Il ne faudrait pas prendre froid !
— Tu es pressée de rentrer ?
— Tu es pressée de rentrer ?
Je réfléchis un instant puis réalise que mon mari travaille.
— Non, je n’ai personne qui m’attend à la maison. Et toi ?
— Ma femme est au travail, me répond-il.
— Ma femme est au travail, me répond-il.
L'église nous offre un havre de paix. Loin du tumulte extérieur, nous nous confions nos pensées les plus intimes. C'est alors, sans y penser, que je lui confie que je pense souvent à lui.
— Comment ça ? s’étonne-t-il.
— Je me demande si c'est un simple désir passager ou si je cherche inconsciemment à combler un vide dans ma relation.
— Je me demande si c'est un simple désir passager ou si je cherche inconsciemment à combler un vide dans ma relation.
Damien
Je suis abasourdi. Cette révélation me laisse sans voix. Je pense exactement la même chose envers elle, et jamais je n’aurai cru qu’elle se confie à moi de cette façon. Mon cœur bat à tout rompre. Que dois-je faire ? Je me lève pour qu'elle ne remarque pas mon trouble.
Je suis abasourdi. Cette révélation me laisse sans voix. Je pense exactement la même chose envers elle, et jamais je n’aurai cru qu’elle se confie à moi de cette façon. Mon cœur bat à tout rompre. Que dois-je faire ? Je me lève pour qu'elle ne remarque pas mon trouble.
— Tu t'en vas ? me demande-t-elle fébrile. Je suis désolée, je n’aurai peut-être pas dû...
Je me retourne et je la découvre là, debout devant moi. Sans réfléchir, un élan irrésistible m'envahit. Je l'attire à moi et nos lèvres se rejoignent dans un baiser fougueux. Elle répond à mon baiser et nous nous embrassons avec une ardeur qui nous emporte tous les deux. L'instant est électrique. Je la pousse contre le mur et nos corps se répondent. Mes mains caressent sa peau, l'excitation monte. Nous sommes tous les deux envahis par une fièvre passionnée.
— Tu me fais mouiller, je suis toute trempée, me chuchote-t-elle à l’oreille.
Je lui souris et commence à déboutonner son pantalon. Je constate que c'est effectivement le cas lorsque je commence à la caresser d'un doigt. Elle ferme les yeux en passant sa langue sur ses lèvres.
— Mets-en un deuxième ! m’ordonne-t-elle excitée.
J'obéis et glisse mes doigts en elle, tout en continuant à l’embrasser. Elle gémit un peu plus fort. Je ralentis et baisse légèrement son jean. Elle se fige, surprise.
— Attends, qu’est-ce que tu fais ?
— Laisse-moi faire, sauf si tu veux qu’on s’arrête ?
— Laisse-moi faire, sauf si tu veux qu’on s’arrête ?
Elle rejette l'idée d'un simple mouvement de tête. Nous sommes seuls dans l’église, personne n’est entré. Je la libère de son jean, et glisse une de ses jambes sur mon épaule, la rapprochant ainsi de moi. J’écarte le tissu qui fait office de rempart, et je commence à passer ma langue sur son sexe. Elle cambre un peu plus le bassin vers l’avant et me tient la tête. Je lèche ses petites lèvres, elles sont si douces, puis je m’attarde sur son clitoris, ce qui la fait gémir de plus en plus. J’enfonce un doigt, puis un deuxième, je la pénètre lentement tout en continuant à jouer avec ma langue. Je la sens bouger sous mes assauts. J’accélère encore un peu, je sens ses parois se contracter sur mes doigts, signe qu’elle est proche de l’extase.
— Je vais te faire jouir avec mes doigts, tu ne vas pas tenir longtemps...
— Vas-y continue Damien, c’est trop bon.
— Vas-y continue Damien, c’est trop bon.
Je continue pendant quelques minutes avant qu’elle ne se cambre sous les spasmes de la jouissance.
— Mon Dieu, c’est la première fois que je jouis de cette façon, m’indique-t-elle toute haletante.
— Je suis heureux d’être le premier, je réplique fier.
— Je suis heureux d’être le premier, je réplique fier.
Elle se libère de mon emprise et me colle dos au mur pour m’embrasser.
Delphine
Je l’embrasse sensuellement, et desserre la ceinture de son pantalon. À mon tour de glisser ma main dans son caleçon. Je suis ravie de sentir que je l’excite, il est déjà au garde à vous. Je n’arrive toujours pas à croire ce que je m’apprête à faire, mais j’ai envie de lui rendre la pareille. Je descends son caleçon et libère ainsi son sexe bien érigé. Sans le quitter des yeux, je me mets à genoux. Je prends sa queue en main et je commence à lui lécher le gland. Il s’agite aux premiers coups de langue, mais je ne compte pas m’arrêter là. Je le mets en bouche, et le suce lentement, prenant bien soin de faire durer chaque passage de mes lèvres sur son sexe.
Je l’embrasse sensuellement, et desserre la ceinture de son pantalon. À mon tour de glisser ma main dans son caleçon. Je suis ravie de sentir que je l’excite, il est déjà au garde à vous. Je n’arrive toujours pas à croire ce que je m’apprête à faire, mais j’ai envie de lui rendre la pareille. Je descends son caleçon et libère ainsi son sexe bien érigé. Sans le quitter des yeux, je me mets à genoux. Je prends sa queue en main et je commence à lui lécher le gland. Il s’agite aux premiers coups de langue, mais je ne compte pas m’arrêter là. Je le mets en bouche, et le suce lentement, prenant bien soin de faire durer chaque passage de mes lèvres sur son sexe.
— J’adore ce que tu fais Delph, continue, m’encourage-t-il.
Je m’applique et accélère petit à petit mes mouvements, jusqu’au moment où il se retire pour jouir hors de ma bouche. Je m’arrête afin de reprendre mon souffle et me relève.
— J’ai envie de toi, je lui susurre alors.
— J’en ai envie aussi, mais pas ici, quelqu’un pourrait entrer et nous interrompre. J’ai une idée : pourquoi n’irions-nous pas au lac ?
— Au lac ? Mais il pleut !
— Personne n’a dit de sortir de la voiture, réplique-t-il joueur.
— J’en ai envie aussi, mais pas ici, quelqu’un pourrait entrer et nous interrompre. J’ai une idée : pourquoi n’irions-nous pas au lac ?
— Au lac ? Mais il pleut !
— Personne n’a dit de sortir de la voiture, réplique-t-il joueur.
J’acquiesce et nous nous rhabillons afin de rejoindre mon véhicule. Il pleut encore à verse, et nous prenons la route du lac. Je suis tellement excitée que le trajet me paraît être une éternité. Damien emprunte une route qui traverse la forêt, et se gare à proximité d’un petit parking. Ici, les arbres entourent les lieux et personne ne vient lorsqu’il fait mauvais temps de peur de se prendre la foudre. Advienne que pourra, je suis bien trop exaltée pour penser à tout ça.
La buée a envahi l’habitacle. Nous nous déplaçons vers la banquette arrière afin d’avoir plus d’espace. Je n’ai jamais fait l’amour dans une voiture, alors je me laisse guider par Damien. Il se déleste de son pantalon et de son caleçon et m’invite à en faire de même. Puis il me saisit par les hanches afin de me positionner au-dessus de lui. Je sens son sexe tressaillir sous mon poids. Je le fais entrer en moi, bien décidée à continuer ce que nous avions commencé plus tôt. Dans cette position, la pénétration et bien plus profonde, et je ferme les yeux le temps de m’habituer à sa présence.
— Tout va bien ? s’inquiète Damien.
— Ne t’en fais pas, je dois juste m’acclimater à ta taille.
— Ne t’en fais pas, je dois juste m’acclimater à ta taille.
Il faut dire qu’il est beaucoup plus imposant que mon mari, je ressens les contractions de sa queue. Je me rapproche de lui et le serre contre moi. Je passe mes mains dans ses cheveux, tout en commençant un va-et-vient. J’accélère mes coups de reins d’avant en arrière, et je peux entendre Damien gémir sous mes mouvements. L’excitation grimpe, mon plaisir également. Je me cambre en arrière et j’augmente mon rythme, à tel point que l’on peut entendre mes fesses claquer contre ses cuisses. Je suis au bord du précipice, les mains de Damien se posent sur mes hanches et amplifient mon plaisir. Je vais plus vite, je me donne à fond pour finalement exploser dans un cri de jouissance. J’essaie de ne pas flancher, et je sens Damien éjaculer quelques secondes après. Nous sommes essoufflés, et je me laisse aller contre son torse, afin de retrouver mes esprits. Je me retire et nous nous rhabillons sans un mot, réalisant enfin ce qui venait de se passer.
Nous nous sourions mutuellement, et reprenons la route du village. Notre amitié venait de prendre un tournant inattendu, nous avions franchi une ligne et savions que ce ne serait pas la dernière fois...
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