Inspiré du réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Là où le désir s’était endormi — Chapitre 4 · Ce qu’elle a pris dans sa bouche
Auteur
Là où le désir s’était endormi
Chapitre 4 · Ce qu’elle a pris dans sa bouche
Damien retira son pull d'un geste lent. Camille resta figée sur le comptoir. Sous le tissu, le torse était exactement comme elle l'avait imaginé, sauf que c'était encore mieux. Des pectoraux dessinés, fermes sans être massifs, avec une ligne de poils fins qui descendait du sternum. Les abdominaux formaient des carrés visibles, pas sculptés de compétition, mais nets, vivants. Et les tatouages — noirs, fins — couraient le long des côtes, disparaissaient sous le jean, remontaient sur une épaule. Camille tendit la main sans y penser. Ses doigts touchèrent d'abord le sternum, sentirent la peau chaude sous la paume. Elle descendit lentement, suivit la ligne des muscles, sentit chaque relief comme une carte qu'elle découvrait. Damien ne bougea pas. Il laissa faire. Ses doigts atteignirent la ceinture. Le cuir était usé, souple. Elle tira la languette. Le clic résonna dans la cuisine silencieuse. Elle défit le bouton, tira la fermeture éclair d'un geste hésitant. Le jean glissa le long de ses hanches, tomba sur le sol. Damien portait un boxer gris, tendu. Et là, à travers le tissu, Camille vit. Une bosse épaisse, déjà dure, qui dessinait le contour net d'une queue bien proportionnée. Pas monstrueuse. Juste grosse. Pleine. Elle avala sa salive.
— Regarde tant que tu veux, dit Damien. C'est à toi.
Elle posa une main sur le tissu. La chaleur la traversa. Elle sentit le bout dur sous sa paume, le contour, la longueur. Damien posa sa propre main sur la sienne et la guida doucement. Il la fit bouger, de bas en haut, une fois. Deux fois. Camille sentit le tissu glisser, le bout de la queue pousser contre sa paume.
— À genoux, dit-il. Doucement.
Elle descendit du comptoir. Le marbre était froid sous ses genoux. Damien se pencha, attrapa le bord de son boxer et le tira. Sa queue sortit, déjà dure, épaisse, lisse. La peau était tirée, rosée au bout. Bien épilée, propre, avec une ligne de poils sombres à la base. Camille la regarda. C'était la première fois qu'elle voyait un sexe comme ça, de près, sans urgence, sans que ce soit le sien à elle qu'on lui demandait de toucher.
— Ouvre la bouche, dit Damien. Juste les lèvres. Pas encore.
Elle obéit. Ses lèvres s'entrouvrirent. Il guida le bout de sa queue vers elle, lentement. Le gland toucha sa langue. Salé. Chaud. Elle gémit. Il fit glisser un centimètre de plus.
— Lèche. Juste le bout. Comme une glace.
Sa langue tourna autour du gland. Damien posa une main dans ses cheveux, pas pour forcer, juste pour la sentir. De l'autre, il descendit le long de sa joue, puis sur sa robe noire, trouva son sein à travers le jersey et le serra doucement. Camille sentit le téton durcir sous sa paume. Elle sentait aussi ses propres genoux sur le marbre, la fraîcheur remontant le long de ses tibias, et malgré ça — ou à cause de ça — une chaleur basse, insistante, qui s'installait entre ses cuisses.
— Maintenant, ouvre plus. Prends le bout.
Elle referma les lèvres autour. Le gland glissa dans sa bouche. Elle goûta. Damien soupira. Sa main dans ses cheveux resta douce, caressante, pendant que l'autre continuait de masser son sein à travers le tissu.
— Comme ça. Bouge la tête. Lentement.
Elle commença. De haut en bas. Sa langue suivait le mouvement. Damien la regardait, les yeux mi-clos, la respiration qui s'accélérait. Il poussa un peu plus. Un autre centimètre. Camille sentit le bout toucher le fond de sa gorge. Elle toussa légèrement. Il recula.
— T'es parfaite. Continue.
Il enfonça à nouveau. Plus profond. Ses hanches bougèrent doucement, au rythme de sa bouche. Camille sentait sa queue remplir sa bouche, chaude, dure, pulsante. Ses mains trouvaient les cuisses de Damien, les agrippaient. Elle remarqua, presque avec surprise, qu'elle serrait — pas pour s'accrocher, mais parce qu'elle voulait le retenir là. Il caressait ses cheveux, ses seins, sa nuque. Le plaisir montait chez lui, elle le sentait — sa respiration, ses gémissements bas, la façon dont ses doigts se crispaient.
— Camille. Je vais jouir. T'as le choix. Bouche ou pas.
Elle ne recula pas. Elle serra les lèvres, prit plus profond, et hocha la tête. Damien gémit. Sa queue trembla dans sa bouche. Puis il jouit — chaud, épais, plusieurs jets qu'elle avala sans hésiter, le goût salé et amer qui remplissait sa gorge. Il resta là, les mains dans ses cheveux, le souffle court, jusqu'à ce que ce soit fini.
Il se pencha, l'attrapa sous les bras et la releva. Il l'embrassa. Elle goûta encore sur sa propre langue. Puis il s'écarta, posa un instant son front contre le sien. Aucun mot. Juste le bruit de leurs respirations dans la cuisine. Camille sentit quelque chose se déposer en elle — pas de la honte, pas de la fierté. Autre chose. Plus calme.
Il la porta. Vers l'escalier. Vers la chambre.
Damien la déposa sur le lit. La robe noire glissa sur le drap. Il resta debout au bord du lit, à la regarder. Pas pressé. Ses yeux descendaient de son visage à ses seins, à son ventre, à l'entrejambe encore humide, et remontaient. Camille croisa les bras sur sa poitrine, un réflexe de quinze ans. Il secoua la tête doucement.
— Non. Pas toi. Moi, j'ai le droit de te regarder.
Il s'agenouilla sur le lit, à califourchon au-dessus d'elle, sans la toucher. Sa queue pendait, encore dure, lourde entre ses cuisses. Il la prit dans sa main, la fit glisser le long de son ventre, puis la posa au creux de ses seins. Le bout chaud toucha sa peau. Camille retint son souffle.
— Bouge pas.
Il rapprocha les deux seins de ses mains, les serra autour de sa queue. Le tissu de peau lisse l'enveloppa. Il commença à bouger, lentement, de haut en bas. Camille regardait, fascinée. C'était nouveau. Personne ne lui avait jamais montré ça. La tête de sa queue ressortait à chaque mouvement, rosée, brillante. Damien gémissait doucement, les yeux mi-clos, les abdominaux tendus.
— T'aimes voir ça ?
— Oui.
— Alors regarde. C'est toi qui fais ça.
— Oui.
— Alors regarde. C'est toi qui fais ça.
Il accéléra. Ses mains serraient plus fort. Le frottement était régulier, presque hypnotique. Camille sentait sa propre excitation remonter, chaude, basse. Elle leva les mains et posa ses paumes sur le dos de ses mains, pour l'aider. Damien ouvrit les yeux. Il sourit.
— T'es incroyable.
— Continue.
— Continue.
Il continua jusqu'à ce que son souffle se fasse court. Puis il s'arrêta. Il se pencha, l'embrassa au front, aux tempes, aux lèvres. Un baiser long, tendre, qui n'avait rien à voir avec ce qu'ils venaient de faire. Camille sentit ses larmes monter encore. Pas de honte. De gratitude.
— Maintenant, dit-il, je vais te faire l'amour. Pour de vrai. Pas comme un dimanche soir. Comme une première fois.
Il se positionna entre ses cuisses. Il prit sa queue, la guida contre son entrée. Le bout la frôla, et Camille sentit son corps s'ouvrir avant même qu'il pousse — une tension douce, presque impatiente, qu'elle ne reconnut pas tout de suite. Il entra lentement. Elle ferma les yeux. Son corps s'étirait autour de lui, s'adaptait, accueillait. C'était différent de tout ce qu'elle avait connu. Plus plein. Plus réel. Quand il fut entièrement en elle, il s'immobilisa. Les deux mains de chaque côté de son visage.
— Regarde-moi.
— Je te regarde.
— T'es belle. Là. Maintenant. Comme ça.
— Je te regarde.
— T'es belle. Là. Maintenant. Comme ça.
Il commença à bouger. Très lentement. Camille sentait chaque centimètre, chaque frottement. Ses mains trouvèrent son dos, le serrèrent. Le rythme s'accéléra doucement. Les hanches de Damien devinrent plus amples. Plus profondes. Le plaisir montait, différent de celui de la cuisine — plus large, plus diffus, qui venait de partout à la fois.
— Damien…
— Je sais. Je sens.
— Plus fort.
— Pas encore. J'ai promis de prendre mon temps.
— Je sais. Je sens.
— Plus fort.
— Pas encore. J'ai promis de prendre mon temps.
Il ralentit. Encore. Camille gémit de frustration. Il rit contre son cou. Alors — sans réfléchir, les mains à plat sur ses reins — elle le tira vers elle, d'un coup. Damien eut un souffle court, surpris. Il leva les yeux vers elle.
Elle soutint son regard sans ciller.
— T'es impatiente.
— Quinze ans d'attente, ça use.
— Alors on va rattraper.
— Quinze ans d'attente, ça use.
— Alors on va rattraper.
Il changea d'angle. Ses hanches poussèrent plus fort. Plus profond. Le lit craqua sous eux. Camille sentait ses seins rebondir à chaque coup. Le plaisir devenait plus aigu, plus précis. Damien attrapa une de ses jambes, la plia contre son épaule. L'angle changea encore. Camille cria.
— Comme ça ?
— Oui. Exactement comme ça.
— Alors tiens-toi.
— Oui. Exactement comme ça.
— Alors tiens-toi.
Le rythme devint bestial. Damien la prenait maintenant sans retenue, les hanches claquant contre les siennes, la respiration rauque. Camille s'accrochait à lui, les ongles dans son dos. Le plaisir montait comme une marée qu'on ne peut plus arrêter. Ses gémissements remplissaient la chambre. Damien la regardait, les yeux sombres, la bouche ouverte.
— Jouis, Camille. Jouis pour moi.
Et elle jouit. Fort. Son corps se cambra, ses cuisses se serrèrent autour de lui, et elle cria son nom. Damien suivit peu après, un gémissement grave, ses hanches qui se figeaient au plus profond d'elle.
Ils restèrent là. Lui sur elle. Le souffle qui revenait. Le silence de la chambre. Camille sentait son cœur battre contre le sien. Pas celui de Thomas. Le sien à elle, qui battait enfin pour quelqu'un.
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