Fiction
Lesbiennes
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jeux de piste — Chapitre 4
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jeux de piste
Chapitre 4
Quinze août, dix-sept heures.
Ma douce hôtesse me regarde tendrement, elle se dirige vers un petit placard et en sort un bout d’étoffe d’un blanc immaculé. Elle m’aide à finir de me déshabiller puis à revenir sur la terre ferme. Elle me fait courber en avant et d’un geste souple retire le petit jouet qui siégeait en moi depuis quelques heures. Mes jambes chancellent quelques instants, Sophie me soutient comme elle peut. Je sens mon sang recommencer à circuler correctement, mes vertiges disparaissent. Je fais quelque pas et Sophie me recouvre du kimono en soie qu’elle m’avait amené.
Enfin, je retrouve un peu de pudeur lorsqu’elle noue la ceinture autour de ma taille. Ce vêtement est comme une caresse voluptueuse qui m’enveloppe. C’est la première fois que je porte cette matière, et je me promets d’investir dans une garde-robe en soie.
J’ai la bouche pâteuse et je repense à cette étreinte fougueuse que je viens de vivre, malgré la fatigue physique que je ressens, je remercie intérieurement mon Steph de m’avoir offert un tel moment.
Sophie me tend la main et m’invite à passer par une porte dérobée que je n’avais pas encore remarquée. Nous entrons dans un boudoir feutré à la lumière tamisée et aux décors tout aussi soignés que ce que j’ai déjà visité. Elle m’invite à prendre place dans un fauteuil confortable en face d’une table basse en marqueterie de bois d’acajou. Je m’effondre plus que je m’assoie.
Elle pose sur la table un cendrier en cristal et me tend un paquet de cigarettes et un briquet, elle lit dans mes pensées. J’extrais un petit cylindre blanc de cet étui et l’amène à mes lèvres, j’approche la flamme et la première bouffée est salvatrice. La nicotine envahit mes poumons et m’aide à finir de me décontracter. Le dos bien calé, je m’amuse avec les volutes de fumée.
Je la vois revenir avec un plateau qu’elle pose devant moi. Une théière fumante une tasse et des petits gâteaux anglais s’offrent à moi. Je me sers, prends la tasse et retourne enfouir mes omoplates sur le coussin moelleux. Sophie passe derrière moi et commence à me brosser les cheveux. Plus qu’une séance de coiffure, c’est un moment de détente absolue, ses gestes souples sont accompagnés de caresse subtile sur mon visage.
Petit à petit le feu refait surface dans mes entrailles et me revient en tête la phrase mystérieuse du dernier message de mon mari : « Sache juste que c’est quand tu penses que tout est fini que tout commence. »
— Tu veux prendre une douche ma chérie ?
— Je n’osais pas te le demander Sophie, je veux bien.
— Je n’osais pas te le demander Sophie, je veux bien.
Elle m’attache les cheveux pendant que je bois les dernières gouttes de thé. Une fois la tasse posée sur sa soucoupe, mon hôte m’invite à me lever, j’ai repris des forces, je me dresse droite comme un I. Subitement elle se plante devant moi et dépose un baiser de collégienne sur mes lèvres, je suis tellement surprise que j’oublie de le lui rendre.
Sophie passe devant moi et me guide vers une salle de bain immense. La douche italienne doit bien faire plus de deux mètres carrés. En quelques mouvements, sa robe et ses sous-vêtements se retrouvent sur une chaise, mon kimono les rejoint aussi sec. Elle me pousse sous la douche et règle le jet d’eau tiède juste ce qu’il faut. Je la regarde, admirant son corps ferme malgré la dizaine d’années qu’elle a de plus que moi. Ses seins laiteux pointent vers le ciel et défient les lois de la gravité tellement ils sont tendus.
Elle enduit ses mains de savon, et commence à me laver délicatement, le cou, les épaules, les seins. Je ne sais pas si je me fais laver ou masser, en tout cas je prends un plaisir sans nom sous ses doigts. J’aimerais lui rendre la pareille, mais je n’ose pas. Elle descend le long de mon ventre de mes reins, ses caresses arrivent à un endroit indécent, mais ne s’y attardent pas à mon grand regret. Elle glisse sur mes jambes, se mettant à genoux. Mon dos vient s’appuyer sur le carrelage, elle me masse les chevilles.
— Viens.
C’est une supplique, j’écarte les jambes offrant mon sexe sans pudeur. Elle prend le pommeau de douche et le dirige vers mes lèvres ouvertes, ce massage hydrique est plus fort qu’espéré. Une fois de plus, un orgasme délicieux vient transpercer mon ventre. Mes genoux lâchent et me voilà à genoux en face de ma délicieuse tortionnaire. Sa bouche rejoint la mienne et je lui offre le baiser que j’aurai voulu la gratifier tout à l’heure. Nos langues se mélangent. Je commence à parcourir son corps et elle s’allonge à même le carrelage.
Pour la première fois de la journée, je prends le dessus. Je lèche ses seins, descends sur son ventre et inexorablement je me retrouve en face de son petit triangle d’or. Je dépose de petits baisers sur son ventre, tournant autour de son nombril décoré d’un petit pendentif discret. Bientôt ma langue commence à jouer avec ce bijou, le contact avec ce petit bout de métal froid contraste avec la chaleur de la peau de mon amante.
Je laisse durer le plaisir, mais je suis inexorablement attirée par le pôle sud de son anatomie. Me voilà en train de visiter du bout de la langue la fente humide de Sophie. Elle se trémousse, s’abandonnant à ma succion lubrique de son clitoris. Sa respiration change, prémisse d’un abandon volontaire.
Les muscles de ses cuisses se contractent et un son suraigu sort de la bouche de mon hôtesse. La voilà submergée d’un puissant orgasme qui la laisse inanimée les bras en croix quelques instants. Je pose la tête sur son ventre et caresse tendrement sa cuisse du bout des doigts en attendant qu’elle reprenne ses esprits.
Sa respiration change et se calme, je ferme les yeux voulant déguster à fond ces derniers instants de plaisir saphique. C’est Sophie qui décide de mettre fin au bal.
— Merci Justine.
Je relève la tête et me tourne vers elle.
— Merci à toi aussi Sophie, c’était délicieux.
Une fois de plus, son sourire est solaire, je ne pensais pas qu’une journée de débauche pouvait être aussi sensuelle. Nous nous aidons mutuellement à nous relever. Une dernière fois sous le jet d’eau et nous quittons notre lieu de débauche. Sophie me tend un drap de bain épais que j’enroule autour de moi.
— Tu as besoin de repos ma chérie, un petit bain de soleil te fera du bien !
J’acquiesce d’un coup de tête et nous voilà reparties dans un dédale de couloirs. Arrivées devant un ascenseur, nous montons au dernier étage, la porte s’ouvre sur un salon moderne contrastant avec la décoration du reste de la demeure. Une grande baie vitrée donne sur une terrasse immense, une piscine trône en son centre. Des palmiers parsemés de-ci, de-là donnent un peu d’ombre appréciable en cette fin de journée d’été. Je détache la serviette pour l’installer sur un transat, me retrouvant une fois de plus dans le plus simple appareil.
Je m’allonge offrant mon corps nu aux rayons du soleil, Sophie dépose à côté de moi un verre de vin blanc dont la fraîcheur transpire de buée sur le cristal. Un paquet de cigarettes, un briquet et un cendrier accompagnent le verre. Je me retrouve seule. Je commence à siroter ce nectar, et une fois de plus je m’adonne aux plaisirs destructeurs de la nicotine. Sitôt la cigarette écrasée, je rejoins les bras de Morphée.
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Commentaires ()
En tout cas j'ai passé un très bon moment dans ton univers. Au travers de tes descriptions j'ai pu avoir une image mentale claire des scènes. Le choix des adjectifs est judicieux. L'amour et la gratitude ressenti pour son mari est palpable. Une histoire originale j'ai beaucoup aimé. Merci pour ce récit ! Au plaisir de te lire.
Un petit bémol toutefois : il est bien dommage que l'héroïne est repris la cigarette et en fasse un usage assez intensif.
La suite !!!
Vite !!!