Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Jeux de piste — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Jeux de piste
Chapitre 1
Je tiens à vous raconter une folle histoire qui n’a duré que vingt-quatre heures, mais c’est les instants les plus intenses que j’ai vécus jusqu’ici.
Je m’appelle Justine, petite brunette mince aux petits seins en poire. Des yeux verts qui pétillent dès qu’on me parle de sexe. Mais voilà, pour des raisons strictement professionnelles, mon mari et mes enfants sont partis à notre maison de campagne avant moi. Je me retrouve seule dans notre appartement avant de les rejoindre après cette P... de réunion du seize août. Je suis très en colère, en douze ans de carrière, jamais il n’y avait eu d’obligation de travailler à cette date-là.
Je rentre à l’appartement et je jette presque mon ordinateur portable et mon sac à main sur le canapé afin d’exorciser ma colère. Heureusement qu’une bouteille de vin blanc du Jura trône dans la porte de notre frigo, je ne me souviens pas l’y avoir mise. Un post-it est en évidence à côté de l’étiquette :
Un petit cadeau pour ma chérie, passe une bonne soirée.
Quatorze août 2024, dix-huit heures
J’allume la télévision, sans chercher un programme précis, juste pour me faire de la compagnie. Je débouche la bouteille, me sers un verre et vais fouiller dans le réfrigérateur pour trouver un truc à grignoter, sans trop d’espoir. Nous l’avons presque vidé en vue de nos futures vacances.
Je découvre un plateau recouvert d’un papier alu avec un autre ticket jaune dessus :
Je pense que ceci accompagnera magnifiquement ton verre de vin !
Je découvre le plateau, un buffet digne des grandes réceptions s’offre à moi, tout ce que j’aime, un doux mélange de charcuteries tranchées très fines, des petits feuilletés aux fromages, des dés de melon et de fruits exotiques, deux trois tomates cerises, des légumes croquants et la sauce au yaourt épicée que j’adore.
Je reconnais bien Steph, il sait comment apaiser mes mauvaises humeurs. Je pose le plateau sur la table basse, à côté de mon verre de vin. Enfin je file dans la chambre pour mettre à l’aise, il fait très chaud ce jour-là. Je me retrouve très vite nue, je mets une petite culotte propre et une nuisette légère, je peux enfin profiter du repas que m’a préparé mon mari avant de partir en vacances.
Je m’écroule sur le sofa, me sers un verre de vin blanc et commence à grignoter. Ma colère s'apaise doucement. Je zappe de chaîne en chaîne sans chercher quelque chose de précis. Le troisième verre m’apporte l’ivresse nécessaire pour oublier mes déboires professionnels.
Je suis assise en tailleur les cuisses écartées, une position aussi agréable qu’obscène que je m’interdis en présence de ma famille. Je me penche en avant pour ouvrir le tiroir de la table basse, je sors un vieux paquet de cigarettes, un cendrier et un briquet. Cet attirail est enfoui depuis des années, mais j’ai envie de transgresser.
J’allume ce mégot, la première bouffée me fait un peu tousser, la tête me tourne, inconsciente, ma main gauche se pose sur ma culotte. Je ferme les yeux, commence à me caresser au travers de ce fin tissu qui commence à s’humidifier au gré de mes mouvements masturbatoires. Je pars entre rêveries érotiques et semi-inconscience.
Le téléphone me tire de ma torpeur. Cette sonnerie détestable m’oblige à m’étirer pour atteindre l’objet de communication posé sur le rebord du canapé. Le souffle court du fait de mes activités solitaires et du tabac me fait répondre un « allô » guttural. C’est Steph au bout du fil.
— Salut ma chérie, tu vas bien ?
— Ho Steph, merci pour ce super repas, j’en avais bien besoin, vous avez fait bonne route ?
— Ho Steph, merci pour ce super repas, j’en avais bien besoin, vous avez fait bonne route ?
Notre discussion tourne autour des banalités d’un couple ordinaire. Avant de raccrocher, Steph m’envoie comme un missile cette phrase énigmatique:
— Ne t’inquiète pas Justine, je t’ai préparé une journée inoubliable. Bises.
Et le téléphone coupe sans même que je ne puisse répondre. J’ai envie de le rappeler afin d’avoir plus d’explications, mais je me retiens. Je sors une nouvelle cigarette de son étui, après des années d’abstinence, c’est toujours aussi délicieux. Une fois le mégot écrasé, je file au lit et m’effondre attendant la surprise de mon mari.
Quinze août sept heures quinze.
Le soleil brille de mille feux, malgré l’heure matinale il fait déjà chaud. A travers la fenêtre entrouverte, le chant des oiseaux m’aide à ouvrir les yeux. Pour un jour férié, abandonnée par ma petite smala, j’aurais pu rester au lit bien plus tard, mais la dernière phrase de Steph résonne dans ma tête et m’interdit toute grasse matinée.
Je me lève d’un pas léger. Je me déshabille sur le chemin de la salle de bain, semant ma culotte et ma chemise de nuit au fil de ma progression. J’ai l’impression d’être redevenue étudiante, à l’époque où le vendredi soir, tous mes vêtements de la semaine gisaient sur le sol de ma chambre en cité universitaire.
J’entre donc nue dans la salle de bain et regarde ma frimousse dans la glace, mes cheveux ébouriffés ne m’offrent pas le meilleur reflet de moi-même. Je souris quand même lorsque j’aperçois un petit carré jaune dans un coin du miroir. Le jeu de piste commence. J’arrache le morceau de papier et lis la missive.
Prends une douche, fais-toi belle et descends au garage juste vêtue de la petite robe que tu trouveras dans le tiroir sous le lavabo. PS mange un bout pour prendre des forces, tu en auras besoin.
Je suis à peine surprise, je m’attendais un peu à ça. Ni une ni deux, je me glisse sous la douche, me savonne copieusement. Je me lave les cheveux, j’adore jouer avec ma crinière. Puis je rectifie mon épilation en deux trois coups de rasoir, me voilà prête. Je dirige le pommeau sur mon sexe afin d’évacuer les derniers poils éliminés. Cette action a un deuxième effet, je mets la pression plus forte et le jet vient s’immiscer entre mes grandes lèvres.
Je joue avec cette caresse hydrique, mon excitation va grandissante. Mes doigts rejoignent mon clitoris et prise de frénésie, je m’excite sans ménagement. Sous l’action de l’eau et de mon majeur, mon vagin se contracte, je vis une jouissance matinale hors normes.
Je me sèche et m’enroule dans un drap de bain. Je file à la cuisine, le café est brûlant, il a même programmé mon petit-déjeuner. J’allume la radio sur une station musicale, je sirote mon breuvage noir avec une tartine de pain beurrée. Je prends mon temps, une journée seule, sans toutes les obligations d’une femme mariée avec enfants se savoure.
Une fois rassasiée, je regagne la salle de bain et m’occupe de mes cheveux, séchés, brossés, un coup de fer à friser et de belles boucles encadrent ma petite frimousse.
Je passe au maquillage, que je force plus qu’à l’habitude. Des traits noirs sous les yeux pour faire ressortir mon regard vert. Fond de teint, blush, fard à paupières, rouge à lèvres, je m’apprête comme quand j’avais dix-sept ans pour aller en boîte. Le reflet que me renvoie le miroir me satisfait.
Enfin j’ouvre le tiroir et découvre une petite robe d’été blanche ornée de petites fleurs bleues. Je l’avais oubliée celle-là. Elle doit bien avoir dix ans, mais ne s’est pas démodée. Je la mets, malgré le temps passé, elle me va comme un gant.
Je me dirige vers l’entrée, ouvre le placard à chaussures, et choisis une paire d’espadrilles ouvertes à talons compensés attachées par des liens qui s’entortillent autour de mes jambes jusque sous les genoux. Je prends mon sac à main, et sors sur le palier.
Je me rappelle que je ne porte aucun sous-vêtement, cela me fait sourire. Je dévale les escaliers quatre à quatre pour rejoindre notre garage. Un clic sur la télécommande et la porte s’ouvre. Je m’engouffre dans la voiture et la sors du box. Je pars à la recherche des instructions suivantes. Je parcours des yeux ce local exigu, cherchant un nouveau message de Steph.
Je ne trouve rien, en plein désespoir, je commence à fouiller un peu partout, ouvrant même les vieux cartons de déménagement qui sont là depuis des lustres.
Enfin je tombe sur une petite boîte posée en évidence sur une étagère, elle me crevait les yeux. Je lis le message.
Enfin je tombe sur une petite boîte posée en évidence sur une étagère, elle me crevait les yeux. Je lis le message.
Va prendre un café à la brasserie Charles, puis à onze heures précises commande un kir framboise. PS: Mets la boîte dans ton sac sans l’ouvrir et laisse la voiture au garage.
Je regarde l’heure sur mon portable, il est à peine neuf heures trente, j’ai du temps devant moi. Je replace l’auto à sa place, après avoir glissé le petit écrin dans mon fourre-tout. Je me dirige vers l’arrêt de tram à quelques pas de chez nous, j’en profite pour faire une halte au bureau de tabac pour prendre un magazine pour tuer le temps et un paquet de cigarettes. Je suis en train de replonger.
Vers dix heures quinze, me voilà en terrasse de cette brasserie centenaire, je commande un café, le soleil estival est agréable et un petit vent du sud me rappelle mon absence de culotte. Je ne croise pas les jambes pour profiter de cette caresse éolienne.
En attendant l’heure dite, je me plonge dans la revue féminine. Je fume une cigarette. J’ai l’impression que le temps s’est arrêté. Les minutes s’égrainent lentement et finalement l’instant de l’action arrive. Je lève le bras pour appeler le serveur et je demande ce fameux kir framboise. Le verre arrive, accompagné d’une enveloppe que je me dépêche de décacheter.
Si tu lis ce message ma chérie, c’est que tu portes cette magnifique robe blanche et bleue que j’adore, sans rien dessous. Tu dois être magnifique, regarde autour de toi, tous les hommes doivent te manger des yeux.
Je quitte la feuille quelques instants et jette un regard circulaire autour de moi. C’est vrai que je ne laisse pas indifférent mes voisins de terrasse. Rêveuse, je continue ma lecture.
A midi, tu te rendras à la consigne Amazon juste à côté et tu rentreras le code 2048. Profite de cette heure pour t’exhiber un peu, je suis sûr que le serveur n’a pas encore vu tes seins. Je t’aime. Steph.
Discrètement je défais un bouton de ma robe et écarte mon décolleté sur mes épaules. Le serveur s’approche de moi pour se faire payer, je me penche pour aller chercher mon porte-monnaie, sachant très bien que je lui offre une vue imprenable sur mes seins libres.
Un petit frisson me parcourt le long de la colonne vertébrale. Lorsque je relève les yeux, je n’ai plus de doute sur la direction de son regard. Je lui tends un billet avec un grand sourire, il me rend la monnaie, content de lui.
Ayant fini mon verre, je me rends à la consigne et rentre le code. Comme par magie, une porte se déverrouille. Je me saisis du sac et la referme.
Sur le sac encore un post-it avec juste une adresse dessus :
12 rue de la Bièvre.
Le sac en papier est scellé par deux grosses agrafes, je n’ose pas l’ouvrir. Je regarde sur mon portable, active le GPS et entre cette adresse mystérieuse. C’est à deux rues d’ici. Je déambule, me laissant guider par l’écran de mon smartphone.
Au bout de quelques minutes, je me retrouve devant une porte métallique sans intérêt. Je reste quelques instants indécise avant d’appuyer sur l’interphone.
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Commentaires ()
Où cela va-t-il nous mener?
J'ai hâte de lire la suite...
Un petit mot pour vous remercier de ces messages qui me vont droit au cœur.
Pour les plus impatients, je vous informe que le prochain chapitre sera en ligne vendredi.
Bonne lecture !
Justine.