Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Collocation thérapie — Chapitre 2 · Eva
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Collocation thérapie
Chapitre 2 · Eva
Chapitre 2
La bille du stylo d'Eva se déplaçait aussi vite que la fluence des mots de monsieur Jersen, son professeur de physiologie cellulaire. Seul son surligneur qu'elle prenait et lançait frénétiquement à côté de son bloc-notes n'était pas rangé à la perfection sur sa table, un inconnu jetant un coup d'œil au premier rang de l'amphithéâtre aurait pu tout de suite parier sur sa réussite scolaire. Il aurait aussi pu voir une jeune femme brune, les cheveux toujours tressés en une queue-de-cheval caressant sa nuque. Aux extrémités d'une bouche fine mais expressive des fossettes discrètes ornait son visage rond. Ses yeux bleus semblaient animés par une débordante curiosité juvénile.
Ce goût à la connaissance, Eva le devait à sa mère. Une anglaise partie seule de son pays avec sa fille pour faire carrière en droit international. Une femme indépendante et une mère aimante et pédagogue. Eva l'admirait au point d'avoir cultivé ce désir de la rendre fière et de l'égaler dans son domaine, la biologie. Eva avait été la fille modèle et idéale tout au long de son enfance, première de toutes ses classes, préférée de ses professeurs, elle avait développé une addiction à la perfection et attendait constamment l'approbation de ses ainés qu'elle obtenait facilement surtout dans la campagne qui l'avait vu grandir, loin de la ville. C'est comme cette campagnarde qu'Eva s’était sentie en arrivant en licence dans une grande ville. Elle n'avait aucun intérêt pour la mode, la surconsommation et le paraitre mais dû comprendre qu'ici, ses choix de vie allaient être bousculés et qu'elle devrait se battre pour conserver son image lisse et rassurante qu'elle aimait tant.
Ce goût à la connaissance, Eva le devait à sa mère. Une anglaise partie seule de son pays avec sa fille pour faire carrière en droit international. Une femme indépendante et une mère aimante et pédagogue. Eva l'admirait au point d'avoir cultivé ce désir de la rendre fière et de l'égaler dans son domaine, la biologie. Eva avait été la fille modèle et idéale tout au long de son enfance, première de toutes ses classes, préférée de ses professeurs, elle avait développé une addiction à la perfection et attendait constamment l'approbation de ses ainés qu'elle obtenait facilement surtout dans la campagne qui l'avait vu grandir, loin de la ville. C'est comme cette campagnarde qu'Eva s’était sentie en arrivant en licence dans une grande ville. Elle n'avait aucun intérêt pour la mode, la surconsommation et le paraitre mais dû comprendre qu'ici, ses choix de vie allaient être bousculés et qu'elle devrait se battre pour conserver son image lisse et rassurante qu'elle aimait tant.
C'était presque la moitié du premier semestre mais Eva n'avait pas eu le temps de se refaire une garde-robe à elle, manquant de temps et d'envie à cette besogne. Elle se sentait maintenant jugée habillée de ses vieux tee-shirts trop grands et ses pantalons trop large. Eva avait pris quelques affaires à sa mère malgré la petite différence de taille qu'elle avait avec elle. Elle avait mis un jean qui tirait au blanc et un haut à encolure drapé qui lui valait quelques regards indiscrets qu'elle ne remarquait pas.
Le plus gâté de ces spectateurs était monsieur Jersen, son professeur. Elle buvait assidûment toutes ses paroles se penchant sur son cahier au premier rang offrant un panoramique sur son décolleté peu rembourré mais suffisant pour que la peau pâle se dénivèle en deux débuts de colline au goût de son professeur.
Monsieur Jersen était un pervers suffisamment discret pour ne pas souffrir de réputation en ce sens. La quarantaine, père d'un jeune garçon et marié ce qui ne l'empêchait pas d'apprécier la vue de certaines étudiantes dont Eva était l'une de ses préférées. Il ne se cachait pas de la regarder tant son regard n'était perçue d'elle que comme un regard approbateur mais cachait en réalité un réel désir de cet être presque angélique au défaut de sa naïveté. C'est ainsi qu'au creux des seins de « la protégée de M. Jersen », que les yeux perdus pendant qu'il récitait machinalement son cours que la sonnerie de fin de cours retentit.
Un dernier coup d'œil sur sa jeune étudiante de dos lui confirma que cette petite était définitivement bien proportionnée. M. Jersen resta à l'abri de son bureau, camouflant le fruit incontrôlé de son désir défendu.
Un dernier coup d'œil sur sa jeune étudiante de dos lui confirma que cette petite était définitivement bien proportionnée. M. Jersen resta à l'abri de son bureau, camouflant le fruit incontrôlé de son désir défendu.
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