Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
S3 : Jayson, le temps d’un été — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
S3 : Jayson, le temps d’un été
Chapitre 1
Jayson, le temps d’un été
28 juillet 2021 (Diyarbakir, Kurdistan turc)
28 juillet 2021 (Diyarbakir, Kurdistan turc)
Citation : « Se séparer sans peine, ni regret et à la dernière minute aimer » Leah Goldberg, femmes de lettres israéliennes
La rancœur peut-être très tenace et encore plus celle d’un enfant. Est-ce que choisir sa famille est un choix égoïste ? Surtout dans l’intérêt général, surtout quand il y a des vies à sauver. Mais peut-on avoir de l’amertume si on ne sait pas tout, si on ne connait qu’une partie des éléments.
I got the horses in the back, horse tack is attached, hat is matte black, got the boots that’s black to match, riding on a horse, ha, youwhip your Porsche, I been in the valley, you ain’t been up off the porch now.
— Tu entends Jay, le flow de Nas ? Tu veux être Lil Jay comme il y a eu Lil Wayne et Lil Nas mais tu n’as pas encore bien intégré les règles de base de la composition, on dirait, explique Mike Will Made It à l’un de ses nouveaux protégés, Jayson.
Mike, de son vrai nom Michael Len Williams, s’est fait un nom dans le milieu du rap US notamment par la production des ses beats trap (un genre musical issu du hip-hop sudiste) mais surtout pour ses collaborations avec des artistes très connus et divers allant de Kendrick Lamar à Miley Cyrus en passant par Busta Rhymes, Mariah Carey ou Rihanna. Alors quand il donne une leçon de composition, Jay est comme tous les connaisseurs de rap, il se tait et écoute.
— Bon je ne t’apprends rien sur les mesures et notamment les seize mesures des couplets et du refrain. Tu sais aussi que chaque mesure est composée de quatre temps. Donc écrire un morceau de rap équivaut à écrire soixante-quatre temps. Tu dois surtout adapter le tempo en fonction de l’instrument que tu auras choisi :, plus ton tempo sera élevé, plus tes temps seront courts. Tu me suis toujours Jay ? Tu ne t’es pas endormie comme un fainéant j’espère ?
— Non Mike ! Je vous écoute bien entendu. Vous permettez que je prenne des notes ?
— Putain ! Arrête de me vouvoyer ! Je n’ai pas encore soixante piges, J’ai une tête à avoir soixante ans ? Et je ne suis ni ton pasteur, ni ton bookmaker. Donc c’est Mike c’est tout et maintenant tu me tutoies c’est clair !
— Oui Mike ! C’est enregistré, tu…peux continuer.
— Ensuite l’élément très important c’est d’avoir de l’inspiration, cela peut être n’importe quoi, la violence que l’on subit dans ce pays quand on est noir, le prix trop cher du plein de ton pickup ou ton rottweiler qui a encore pissé son la nouvelle moquette de la mère de ta gonzesse. Ne force pas, cela ne sert à rien, écrire pour écrire ne rendra que ton travail merdique. Là écoute moi bien mon gars et réponds à cette question : est-ce qu’il vaut mieux un instrument à 180 BPM ou une à 120 pour rapper ?
— Eh bien je pense que celle à 180 serait la plus adapté ; lui répond Jayson
— Donc tu sais rapper comme Eminem, vas-y fais moi donc une intro pour voir si tu arrives à suivre le rythme.
La démo fut catastrophique, le jeune rappeur se montra incapable de suivre le rythme mais surtout il ne parvint pas à varier ses flows.
— Oublies les règles préconçues, tu peux même utiliser une instru à 90, cequi te permettrait de placer plus de mots au sein de ta mesure pour dire plus de choses mais est-ce que tu serais plus impactant avec seize mots qu’avec quatre ? Tandis qu’intru plus élevé comme une 156 te donnerait la possibilité d’avoir un flow plus varié voir plus agressif. Enfin le dernier conseil que je te donnerai ce serait de bien placer tes mots pour les rimes ou pour tes résolutions de punchlines. Tu te taperais la honte sur scène si tes punchlines tombaient dans la fosse septique de ta grand-mère. Sois inventif, tout simplement. Ose mon gars !
Après ce cours improvisé de la part de Mike, il est temps pour Jay de quitter le LSD Records Production sur Wabach Street pour se rendre au Underground sur West Illinois où l’attendent ses potes, ils doivent soutenir l’un des leurs : Derrick alias D-Pain qui a une Battle de prévu ce soir.
Jayson a un autre objectif plus secret, il espère bien conclure avec Kanesha, une des danseuses du Underground. Putain ! Il a rarement vu un boule pareil, il aimerait bien qu’elle fasse du bootyshake sur son mandingo.
Il est à peine 23h00 quand il arrive au club, le videur le laisse entrer facilement, Vinny le connaît bien. Jayson y est quasiment une fois voir deux soit par semaine. Toute la bande est déjà là, il check tout le monde, cela prend un peu de temps car ils sont au moins une dizaine, la plupart sont originaires comme lui du secteur de Douglas au nord de Bronzeville : le quartier noir historique de la ville. C’est dans ce quartier que se trouve notamment L’Illinois Institute of Technology (IIT). Mais le quartier issu notamment de la ségrégation spatiale opérait par les autorités est très criminogène avec un taux de criminalité très élevé, une espérance de vie plus basse qu’ailleurs dans la ville mais surtout un très fort taux de mortalité infantile.
Ce soir justement D-Pain va affronter lors de sa battle, un membre du secteur de Pershing au sud de Bronzeville, à proximité des Grands Boulevards. Le pote de Jay va vraiment allumer à plusieurs reprises son adversaire faisant remonter des « Ooohh » de la part de la foule.
Alors qu’ils congratulent Derrick, les gars de Douglas sont pris à partie par ceux de Pershing. Si au départ c’est purement verbal, cela va dégénérer quand un idiot de Pershing leur balance dessus une chope de bière pleine. A partir de là, les coups pleuvent et tous ce qui est à portée de main vole : Cendriers, tabourets ou verres. La sécurité intervient mais étant en sous-nombre, ils ne peuvent rien faire donc c’est la police de Chicago qui va ramener le calme.
Pour Jay, cela va encore être une nuit au poste comme ses copains et les « asshole » de Pershing. Le jeune homme connaît la suite, sa mère va encore débarquer totalement énervée, elle va lui passer un savon, ils rentreront et la vie reprendra son cours normal.
Mais elle n’arrive pas seule au poste, oncle Tyrese l’accompagne. Ce n’est pas tout à fait son oncle, c’est le meilleur ami de son père qui lui au moins est présent à la différence de son paternel. C’est limite si tous les policiers présents n’arrêtent pas leurs discussions quand il arrive, sans parler de ceux qui bégaient quand ils le saluent. Il faut dire aussi que le Capitaine Tyrese Booker en impose, il dirige d’une main de fer le commissariat du dixième district autour de North Ogden. Jayson a toujours eu du respect pour cet homme qui a souvent été là pour lui, il se garde par exemple bien de critiquer la police dans ses morceaux eu égard du travail d’oncle Tyrese.
Sa mère a un air totalement désabusé mais aujourd’hui par rapport à d’habitude il croit y déceler de la tristesse, quant au Capitaine il ne laisse rien transparaitre comme d’habitude mais la façon qu’il a de faire friser sa moustache est un peu plus prononcé que d’habitude. Une fois les formalités réglées, tout le monde repart dans la voiture d’oncle Tyrese qui les ramène à South Wells Street, un tout petit peu à l’Ouest du quartier où il a grandi. Seul le pont qui enjambe la I-90 Express sépare les deux secteurs. Le silence qui y règne est très pesant, Jay aurait encore aimé prendre des remontrances comme à chaque fois mais là rien. Ce n’est qu’une fois entrés dans leurs appartements que la mère de famille daigne enfin s’adresser à son fils :
— Franchement Jay qu’est-ce que je vais faire de toi ? C’est au moins la cinquième fois en deux mois que je vais te récupérer au poste. Si Tyrese n’intervenait pas, tu passerais ta nuit dans une cellule. La prochaine fois je t’y laisserai croupir pour que tu comprennes…
— Mais ce n’est pas moi Mom ! La coupe son fils. Ce sont ces fils de pute de Pershing…
— Ton langage Jayson Jarett Thompson, je ne t’ai élevée et me suis tuée au travail pour que tu parles comme ces racailles que tu as pour « amis », j’ai été clair ?
— Oui Maman ! je suis désolé ! En tout cas c’est eux qui ont commencé, tu peux demander à Oncle Tyrese. Je suis sûr qu’il a cette information.
Ce dernier qui après s’être servi un verre d’eau, s’est assis sur un tabouret de bar s’éclaircit la gorge avant de répondre :
— Effectivement le rapport de l’équipe d’intervention du dix-huitième district rapporte que le trouble a commencé quand un des jeunes de Pershing s’en est pris à ceux de Douglas.
— Tu vois maman ! On a rien fait..
— Je n’ai pas fini jeune homme le coupe à son tour le policier, le rapport mentionne aussi que la fouille a permis de retrouver deux armes de poing sans permis, quelques couteaux et chez l’un de tes potes quelques grammes d’ecstasy. On dira pour l’occasion que tu as probablement été le moins pire.
— Fils, je voudrais que le temps d’un été tu t’éloignes de cette ville, afin de te faire un peu oublier. Tu auras tout le temps à la rentrée pour composer. J’ai parlé à ton père avant de revenir te récupérer au poste, il sera ravi de t’accueillir en Turquie.
— Quoi hors de question que j’aille voir ce connard dans ce pays de plouc !
— Ton Langage Jayson ! J’ai peut-être eu des différents avec ton père mais jamais je ne te laisserai parler de ton père comme tu viens de le faire ! De toute façon c’est acté tu vas quitter cette ville. On te laisse le choix soit c’est deux mois en Turquie chez ton père soit…
Elle ne finit pas sa phrase mais regarde vers Oncle Tyrese qui a un regard qui ne rassure pas le jeune homme :
— Soit c’est la Turquie lui explique le policier, soit c’est deux mois à travailler dans la ferme des Hansen à Hudson dans l’Iowa. Tu parlais de plouc c’est bien ça ? Eh bien tu vas être parmi eux, fais attention mon garçon, apparemment l’odeur de fumier c’est très difficile à faire partir.
Le regard de Jayson à cet instant vaut tout l’or du monde, bon terminer son premier album attendra. Ce sera direction la Turquie, d’ailleurs c’est où ce pays ? Quelque part en Afrique sûrement se dit-il.
Apparemment oncle Tyrese a posé quelques jours de congés pour l’accompagner, il doit craindre que le jeune homme leur fausse compagnie lors d’une escale. Le 1er juillet, il décolle donc de l’aéroport Internationale O’Hare pour un vol d’une durée de près de vingt heures avec escale de sept heures à Istanbul. Apparemment son père n’habite pas dans la capitale de ce pays se dit-il. Ils doivent donc avec oncle Tyrese prendre un autre avion, plus petit que le premier pour aller plus à l’Est.
Pendant les vols il a bien essayé de brancher quelques hôtesses mais comment vous voulez aller baiser alors qu’Oncle Tyrese ne le lâche pas d’une grappe. Ce type c’est une machine ! Il ne dort presque pas, passant son temps à consulter des rapports d’enquêtes.
Au moment où l’écran de bord lui indique qu’ils sont au-dessus de la ville, le jeune homme relève le hublot pour jeter un coup d’œil. Ce qu’il peut dire c’est que c’est très vert avec beaucoup de tours et de forteresse en pierre. Ils vont voir son père ou ils vont sur le plateau de tournage d’une éventuelle nouvelle saison de Game of Thrones ? Il a l’impression qu’à tout moment il va voir Jon Snow en haut d’une tour avec des sujets des sept royaumes en dessous.
Une fois l’avion atterri, Jayson entre dans l’aérogare où il reconnaît aisément son père avec sa haute stature et ses longs bras, il se rappelle que lui et oncle Tyrese ont fait du basket à l’Université. Son paternel vient à leurs rencontres :
— Salut fils, tu as fait bon voyage ? Je suis content de te voir. Cela fait si longtemps !
— Bonjour Marvin lui répond Jay en utilisant son prénom au lieu du sobriquet plus respectueux de papa ou père.
Cela décontenance totalement Marvin qui ne sait quoi répondre mais Tyrese vole tout de suite à son secours :
— Jay, il est où le respect que l’on t’a enseigné ? Alors adresse toi mieux à ton père et excuse toi !
— Excuse-moi papa ! Répond-t-il en accentuant bien sur le dernier mot.
Cela semble contenter le policier qui peut alors s’adresser à son meilleur ami :
— Salut mon frère ! Comment tu vas ? Dit Tyrese plein de sollicitude à l’égard de son ami qu’il n’a pas vu depuis trop longtemps. Ce n’est pas trop dur ici avec les politiques ?
— Ah mon ami si tu savais mais on ne va pas en parler ici, les murs ont vraiment des oreilles.
Jay suit les deux hommes vers la sortie mais voit de quoi parle son père, certains hommes les scrutent bien peu discrètement. La CIA locale est bien discrète se dit le jeune homme. A la suite de son père et de son oncle, il sort de l’aérogare sous le regard des deux hommes qui le regardent à la dérobée l’air amusé. Whoauw, il comprend pourquoi finalement ! Une fois sorti de l’espace climatisée de l’aéroport, il a pris la chaleur de face comme une sorte de chape de plomb qui est tombé dessus. Oncle Tyrese s’adresse alors à lui :
— T’inquiete mon garçon ! La première fois que je suis venu j’ai eu droit à la même surprise. On dira que c’est une sorte de bizutage. C’était il y a déjà quinze ans pour moi. Dis donc ça ne me rajeunit pas !
— A l’époque au moins tu avais encore du charisme, en revanche aujourd’hui…
— Eh ! C’est un coup bas ça ! Myrah trouve que malgré ma calvitie naissante et ma petite brioche je suis toujours aussi beau à ses yeux.
— Ah cette chère Myrah, tu ne t’es toujours pas décidé à en faire une honnête femme ?
— Tu sais Marvin, après quatre mariages, quatre divorces et autant de pension alimentaire. Je crois que j’ai passé l’âge de repasser devant le pasteur. Surtout que la dernière fois que je me suis marié, il a dit « Encore vous ? »
— Outch ça fait mal, tu ne l’as pas arrêté au moins ?
— Non ! Bien sûr que non. J’ai juste transmis son dossier à la division financière rétorque oncle Tyrese avec un sourire mauvais.
Les trois hommes montent dans la Jeep Mitsubishi Pajero de Marvin et remontent vers le centre-ville en passant sur Kamisli Boulevard en direction du nord, après pas mal de circulation et un long moment, ils prennent à gauche pour longer un parc public qui s’appelle le Parqa Meryem Xan d’après la pancarte. Marvin arrête la voiture sur une place de stationnent au niveau de Mahabad Boulevard et les invite à entrer au Kadim Café.
Là apparemment tout le monde semble connaître son père et celui-ci est fier de présenter son fils, le futur grand rappeur américain. Mais au lieu de faire plaisir au jeune homme, cela ne fait que grandir son amertume vis à vis de son père. Celui-ci n’est pas resté auprès de sa mère et lui mais il a choisi de vivre parmi ces arabes.
On les installe à une très bonne table, apparemment où le service est impeccable il n’y a pas à dire. On leur sert sans même qu’ils aient passés commande trois thé noir d’où monte une fumée odorante, Jay a déjà senti cette senteur dans la cuisine de sa mère mais il ne sait pas la reconnaitre. Avec le thé, ils ont aussi des gâteaux à base de pâte feuilleté avec des amendes, Jayson va quand même reconnaître la pistache en goutant sa part qui est très délicieuse, le sirop qu’il y a dessus est tellement fondant. Apparemment Oncle Tyrese a le même avis :
— Ah mon avis, tu connais toujours aussi bien mes goûts. Je peux te dire que j’ai essayé mais impossible de retrouver ces baklavas chez nous sans parler du thé noir à la cannelle de Hayat dit-il tout en levant son verre à une vieille femme dans l’arrière-salle.
— Oui Hayat est incroyable, je prends souvent mon petit-déjeuner ici sans compter les fois où je reçois des clients ici. Les baklavas sont toujours parfaits mais Hayat a dû se conformer aux nouvelles contraintes de l’institut turc des normes si elle voulait continuer à vendre ses produits sous l’appellation officielle. Pour la couleur et l’aspect je comprends mais bon, un sirop pas trop épais ça ne veut pas dire grand-chose et puis sirop de sucre blanc ou sirop de maïs pour moi c’est la même chose. Et puis le summum de la bêtise, les trente-cinq millimètres d’épaisseur minimale, la dernière fois ils ont utilisé une règle pour mesurer quand leurs inspecteurs sont venus faire un contrôle.
— C’est Erdogan et sa quête perpétuelle traditionnaliste qui vous impose cela ?
— Oui ! Ici je ne risque rien de dire ce que je pense mais à certains endroits en ville, tu risques vite de te faire embarquer par ses agents pour outrages.
— Ce Erdogan c’est qui ? demande Jayson qui depuis tout à l’heure se demande bien de qui il parle tous les deux.
— Eh bien fait pour t’expliquer simplement, c’est le président du pays en exercice depuis 2014 mais avant il a été premier ministre pendant douze ans donc autant te dire que c’est lui qu’il contrôle tout. C’est encore pire pour les libertés individuelles depuis le putsch raté contre lui de 2016. Lui et son parti l’AKP haïssent les kurdes et ici à Diyarbakir, on est dans la capitale non officielle des Kurdes en Turquie. Il y a donc des agents du gouvernement partout.
— C’est une sorte de dictateur en somme répond prudemment Jay
— Je connais pas mal de monde ici qui serais d’accord avec toi et qui prendrait bien moins de pincettes lui explique son père.
Puis regardant sa montre :
— Mais qu’est-ce qu’elle fait ? Elle devrait déjà être là depuis dix minutes ! Marmonne Marvin
— Tu attends quelqu’un ? Lui demande Tyrese
— Oui Yaïma, la ponctualité ce n’est pas son fort et puis elle est toujours retenue par pas mal d’occupations.
— C’est quelqu’un que tu veux nous présenter ? Lui dit son meilleur ami avec un hochement de sourcil sans équivoque sur le sens de sa phrase
— Non du tout ! Tu es toujours aussi incorrigible Tyrese. Je me demande comment Myrah te supporte parfois. C’est l’ingénieur agronome de l’ONG. Elle doit me remettre des plans pour l’intégration des puits dans nos nouveaux projets de construction. Je lui ais fixé un horaire précis car j’ai prévu de passer à la maison pour que vous déposiez vos affaires avant de vous emmener dîner. Il y a quelques plats locaux que j’ai hâte de te faire découvrir fils. Ah tiens la voilà !
Jay ne pouvait pas la rater, tous les hommes présents se sont retournés bien peu discrètement sur son passage. Il faut dire qu’entre sa peau mate, ses beaux nibards qu’elle a pourtant tentés de bien cacher sous son pull noir en cachemire mais que dire de ce boule bien mis en valeur par un jean slim noir. Là Kanesha peut aller se rhabiller. Jayson est complètement en chien, Tyrese se contient mieux mais il a l’œil qui pétille, l’hispanique ne le laisse pas complètement de marbre.
En bon gentleman, Marvin fait les présentations, propose à manger et à boire à la jeune femme pendant qu’il étudie rapidement les plans avant de les valider en y apposant sa signature. La jeune après les avoir salués notamment avec des bises bien sonores, s’en va parce qu’elle doit aller voir le patron de l’entreprise de construction.
C’est déjà avec la belle cubaine plein la tête que Jayson commence ses congés. Les choses se passent très bien pendant les premiers dix jours tant qu’Oncle Tyrese est là mais, au soir du départ de ce dernier,. notre héros commence à prendre ses distances avec son père, s’isolant un peu plus dans sa chambre où en sortant souvent de bonne heure et pour toute la journée.
Le jeune homme va en profiter un peu pour découvrir ce pays auquel son père est très attaché mais qu’il ne connaît pas :
Le jeune homme va en profiter un peu pour découvrir ce pays auquel son père est très attaché mais qu’il ne connaît pas :
Au Hasan Pasa Inn, qui a été construit en 1573 par le gouverneur ottoman Vezirzade Hasan Pacha d’après la pancarte présente sur la façade et que lui a traduit son guide. Il a pu acheter des cadeaux de voyage et notamment pour sa mère. En effet, l’auberge a deux étages et à l’étage inférieur, on trouve des magasins, des restaurants, des cafés, des librairies et donc des boutiques de cadeaux.
Mais aussi dans la mansion Iskender Pacha qui est le plus beau manoir de Diyarbakir où Jayson a pu se rendre au harem. Mais bon ce n’est pas là qu’il croisera des femmes puisqu’il se trouve dans la section selamlik, c’est à dire exclusivement réservé aux hommes comme lui explique son guide. Les femmes, elles sont au sérail.
Mais aussi dans la mansion Iskender Pacha qui est le plus beau manoir de Diyarbakir où Jayson a pu se rendre au harem. Mais bon ce n’est pas là qu’il croisera des femmes puisqu’il se trouve dans la section selamlik, c’est à dire exclusivement réservé aux hommes comme lui explique son guide. Les femmes, elles sont au sérail.
Un jour, il est même tombé par hasard sur les bureaux de l’ONG où travaille Yaïma, la cubaine est même étonnée de le voir là, croyant qu’il cherchait son père alors que Marvin travail exclusivement depuis chez lui. Mais le jeune a secrètement l’envie de mieux la connaître et donc il va revenir plusieurs d’affilé. Il y a l’ersatz d’un jeu de séduction qui se joue entre eux.
Mais alors que les choses semblent bien avancer entre eux, Jayson va commettre l’erreur de mal parler de son père sans savoir, alors que la jeune femme s’étonne de ne pas le voir déjeuner plus souvent avec son père alors qu’ils sont attablés à la terrasse d’un restaurant :
Mais alors que les choses semblent bien avancer entre eux, Jayson va commettre l’erreur de mal parler de son père sans savoir, alors que la jeune femme s’étonne de ne pas le voir déjeuner plus souvent avec son père alors qu’ils sont attablés à la terrasse d’un restaurant :
— Oh ne me parle pas de lui ! Il n’a jamais été là pour ma mère et moi ! Je ne vois pas pourquoi je lui accorderai plus de temps que ce père en carton m’en a accordé. Donc oublions mon paternel et revenir où nous en étions termine-t-il d’une voix suave tout en regardant la cubaine.
Mais la jeune femme se rembrunit :
— Tu penses vraiment que ton père n’a jamais rien fait pour toi ? Viens j’ai des choses à te montrer. Dépêche Chiquillo
Le jeune homme ne comprend pas pourquoi la cubaine a changé d’attitude mais bon il se dit que de toute façon les femmes c’est versatile, elles ne savent pas ce qu’elles veulent. Ils tombent encore plus des nues quand ils s’arrêtent devant chez son père. Marvin ne semble pas être là car la Pajero n’est pas devant l’allée de garage. Yaïma récupère la clé dans le quatrième pot de fleurs en prêtent de la gauche, elle semble bien connaître les lieux.
Ils montent directement jusqu’au bureau de l’architecte qui est remplit de maquettes d’immeubles avec de l’espace vert tout autour. Yaïma fouille dans un tiroir et sort du fond une boîte antique avec gravés sur l’avant les prénoms Jayson Jarett.
Ils montent directement jusqu’au bureau de l’architecte qui est remplit de maquettes d’immeubles avec de l’espace vert tout autour. Yaïma fouille dans un tiroir et sort du fond une boîte antique avec gravés sur l’avant les prénoms Jayson Jarett.
— Vas-y ouvre et regarde, tu vas comprendre lui explique la jeune femme avec une voix plus doucereuse
D’abord un paquet de lettres attachés ensemble qu’il met de côté, il les regardera après. Son regard étant attiré par une rangée de photo où il se découvre le jour de sa naissance dans les bras de sa mère avec son père qui les enlacent. Jay ne connait que la version où il est dans les bras de sa mère. Sur une autre photo, on le voit âgé d’environ un an et demi avec son père dans un parc de jeu, en arrière-fond on distingue la Sears Tower de Chicago. Jay est très étonné par la suivante puisqu’on le distingue avec sa mère et son père ici à Diyarbakir puisqu’il reconnait sans peine le petit lac d’une eau très verte qui serpente dans Golëtli Park, un parc public où il s’est pas mal promené seul ou avec Yaïma. Mais surtout il ne se rappelle pas être venu dans cette ville il y a plus de quinze ans. Il découvre ensuite des photos de lui prise de loin en train de pratiquer le baseball ou du basket mais également en train de rapper dans divers clubs de Chicago et de ses alentours.
Le jeune homme se dit que c’est sa mère ou Oncle Tyrese qui lui ont envoyés les photos. Mais les lettres vont lui apporter une réalité bien différente, au ton très romantique et même certaines très enflammés où sa mère a hâte de voir le retour de son époux au pays vont succéder des courriers plus acides avec des reproches donc une qui a dû beaucoup affecter son père quand elle lui écrit « qu’il n’en a rien à foutre de sa son fils et qu’il préfère se consacrer aux enfants d’étrangers ». Malgré la violence des attaques, son père garde toujours un ton très doucereux dans ses réponses et tente d’arranger les choses. Une nouvelle lettre lui apprend que sa mère a fini par demander le divorce pour « abandon de famille ».
Pendant un certain temps, les lettres suivantes viennent de Tyrese qui donne à Marvin des nouvelles de son fils, de ses progrès et de ses passions. Jayson en a presque les larmes aux yeux quand il apprend que son père est venu de nombreuses fois à Chicago et qu’il se sentait privilégié d’avoir pu apercevoir son fils même de loin et qu’il a pu le prendre en photo derrière les grilles du stade. A cet instant, le ressentiment qu’il a contre son père se dirige contre sa mère mais là encore les écrits de son père l’apaisent quand il écrit à Tyrese qu’il n’en veut pas à Harriet, qu’il comprend à quel point elle a dû se sentir délaissée et le pourquoi de son attitude si négative à son égard.
Probablement avec l’aide de Tyrese, au fil des années, le contact se renoue entre Marvin et Harriet, les courriers sont cette fois ci dénués d’amertume. C’est même sa mère qui parle à son père de la passion de leurs fils pour le rap et de son talent, c’est elle qui lui a envoyé les places pour le City Winery de Randolph Street, la première salle où Jay s’est produit, mais là encore le jeune homme ne comprend pas pourquoi il ne l’a pas vu ce jour-là alors que ses parents se sont réconciliés. C’est dans la lettre suivante que Jayson apprend que son père ne voulait pas le perturber lors de sa première scène, il tenait à ce que son fils savoure ce moment rien que pour lui.
Le jeune homme se dit que c’est sa mère ou Oncle Tyrese qui lui ont envoyés les photos. Mais les lettres vont lui apporter une réalité bien différente, au ton très romantique et même certaines très enflammés où sa mère a hâte de voir le retour de son époux au pays vont succéder des courriers plus acides avec des reproches donc une qui a dû beaucoup affecter son père quand elle lui écrit « qu’il n’en a rien à foutre de sa son fils et qu’il préfère se consacrer aux enfants d’étrangers ». Malgré la violence des attaques, son père garde toujours un ton très doucereux dans ses réponses et tente d’arranger les choses. Une nouvelle lettre lui apprend que sa mère a fini par demander le divorce pour « abandon de famille ».
Pendant un certain temps, les lettres suivantes viennent de Tyrese qui donne à Marvin des nouvelles de son fils, de ses progrès et de ses passions. Jayson en a presque les larmes aux yeux quand il apprend que son père est venu de nombreuses fois à Chicago et qu’il se sentait privilégié d’avoir pu apercevoir son fils même de loin et qu’il a pu le prendre en photo derrière les grilles du stade. A cet instant, le ressentiment qu’il a contre son père se dirige contre sa mère mais là encore les écrits de son père l’apaisent quand il écrit à Tyrese qu’il n’en veut pas à Harriet, qu’il comprend à quel point elle a dû se sentir délaissée et le pourquoi de son attitude si négative à son égard.
Probablement avec l’aide de Tyrese, au fil des années, le contact se renoue entre Marvin et Harriet, les courriers sont cette fois ci dénués d’amertume. C’est même sa mère qui parle à son père de la passion de leurs fils pour le rap et de son talent, c’est elle qui lui a envoyé les places pour le City Winery de Randolph Street, la première salle où Jay s’est produit, mais là encore le jeune homme ne comprend pas pourquoi il ne l’a pas vu ce jour-là alors que ses parents se sont réconciliés. C’est dans la lettre suivante que Jayson apprend que son père ne voulait pas le perturber lors de sa première scène, il tenait à ce que son fils savoure ce moment rien que pour lui.
Cet homme qu’il a longtemps appelé son géniteur plutôt que papa a tant fait pour lui. Il a pris contact avec le frère de Mike, qu’il a connu du temps de l’université où il pratiquait le basket ensemble. C’est clairement à son père qu’il doit que Mike l’est pris sous son aile.
Jay qui se retenait de pleurer jusque-là devant Yaïma craque complètement en apprenant dans la dernière lettre que les médecins ont diagnostiqué une leucémie à son père, il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Marvin demande une faveur à son ex-épouse, celle de pouvoir passer un dernier été avec son fils.
Maintenant il comprend pourquoi sa mère a tant insisté pour qu’il parte en Turquie, c’était pour son père, pour lui-même mais aussi pour eux deux.
Jay qui se retenait de pleurer jusque-là devant Yaïma craque complètement en apprenant dans la dernière lettre que les médecins ont diagnostiqué une leucémie à son père, il ne lui reste que quelques semaines à vivre. Marvin demande une faveur à son ex-épouse, celle de pouvoir passer un dernier été avec son fils.
Maintenant il comprend pourquoi sa mère a tant insisté pour qu’il parte en Turquie, c’était pour son père, pour lui-même mais aussi pour eux deux.
Yaïma le prend dans ses bras pour le consoler et lui expliquer qu’il lui reste encore du temps avant la fin, il ne tient qu’à lui de rattraper le temps perdu, mais le jeune homme veut avant tout éclaircir quelques points avec elle :
— Depuis quand tu le sais pour son cancer ?
— Cela fait environ trois mois, il a fait un malaise en pleine réunion de travail. J’étais avec lui à l’hôpital Américain d’Istanbul quand les médecins lui ont annoncés. Mais tu le connais, il ne s’est pas apitoyé sur son sort et a essayé de continuer à vivre normalement. Comme tu le sais la dernière chose qu’il veut c’est passer du temps avec son fils une dernière fois mais sans que celui-ci est pitié de lui. C’est pour ça que tu ne vas rien lui dire sur ce que tu sais. Jusqu’au bout il devra penser que tu le fais pour lui et non vis à vis de sa maladie.
— Bien, avec ce que j’ai appris avec ces lettres, je l’aurai fait pour lui. Je n’arrive pas à croire tout le temps qu’on a perdu et qu’on ne récupérera jamais.
— Un de mes amis français que j’ai connus il y a longtemps m’a répété un jour, une phrase que lui a dit le psy de son petit frère : « Ne regrette pas le passé, il ne te permettra pas d’avancer mais fais en sorte que ton présent et ton futur ne soit pas à nouveau une mer de regret » lui explicite-t-elle
Après quelques secondes pour le laisser assimiler ce qu’elle a dit, Yaïma reprend alors :
— Écoute Jay, je sais que ton père aurait pu faire les choses différemment mais il a un bien trop grand cœur. Il est venu ici avec toi et ta mère quand tu étais encore bébé pour faire une étude sur les Gecekondu, ce sont les habitats qui se construisent ici sans permis et souvent mal construit et insalubres. Mais il a choisi de rester après la catastrophe humanitaire connut par la ville pour aider mais surtout pour faire construire des logements décents. Il est une légende ici à Diyarbakir, tout le monde le connaît car il a supervisé la construction de la plupart de leurs maisons. Malheureusement ta mère a vécu ce que beaucoup de femmes d’expatriés vivent, à savoir un mal du pays qui aurait pu conduire à la dépression. Je suis la première à dire qu’il aurait rentrait là-bas avec vous deux. Il l’a fait mais son travail et sa vocation lui manquait.
Pour ton père, une maison ce n’est pas seulement une construction, c’est ce qui rattache une personne, une famille à un lieu, c’est l’endroit où grandit l’amour d’un couple, des parents pour leurs enfants. Mais surtout c’est l’endroit où se construit les racines de la famille pour toute la vie. Selon lui, tout le monde peu importe ces moyens doit pouvoir construire ces racines familiales dignement. J’ai énormément d’admiration pour l’homme qu’est ton père, c’est pour ça que je n’ai pas supporté ce que tu as dit de lui.
Pour ton père, une maison ce n’est pas seulement une construction, c’est ce qui rattache une personne, une famille à un lieu, c’est l’endroit où grandit l’amour d’un couple, des parents pour leurs enfants. Mais surtout c’est l’endroit où se construit les racines de la famille pour toute la vie. Selon lui, tout le monde peu importe ces moyens doit pouvoir construire ces racines familiales dignement. J’ai énormément d’admiration pour l’homme qu’est ton père, c’est pour ça que je n’ai pas supporté ce que tu as dit de lui.
— Yaïma, je ne suis qu’un idiot, j’ignorais tout cela mais tu as raison je ne dois pas penser au passé et tenter de construire quelques choses avec papa pour le temps qu’ils nous restent. Merci infiniment, je te dois tant.
S’il n’était pas aussi bouleversé, Jay l’aurait sûrement embrassé et il aurait sûrement vu que la cubaine n’aurait pas dit non.
Ce même jour, Jay est allé retrouver son père non loin de l’aéroport où il supervise un chantier. Conformément à la promesse qu’il a faite à Yaïma, il ne dit rien à son père. Marvin lui est vraiment ravi de revoir son fils qu’il a si peu vu ces derniers jours, car chaque jour qui passe est un moment de moins qu’il aurait pu passé avec entre père et fils.
Il a tant de choses à lui faire découvrir et il est très étonné que Jayson s’intéresse à son travail mais surtout qu’il pose des questions très pertinentes. Marvin craignait par-dessus tout de ne rien pouvoir laisser en héritage à son fils et ce savoir c’est quelque chose qui lui servira peut-être un jour. Alors qu’ils sont sur le chantier d’une maison deux jours plus tard, Marvin explique à son fils les spécificités d’une maison turque :
— Tu vois fils, une des grandes spécificités c’est la notion de respect entre voisins. On ne s’espionne pas à travers nos fenêtres donc on construit de hauts murs et l’entrée se fait par une porte intérieure juste au-dessus du jardin pour préserver l’intimité des invitées. Si on veut discuter avec les voisins, on peut le faire depuis les fenêtres supérieures comme tu peux le voir là.
— Oui effectivement les murs sont très hauts mais je voulais savoir, vous demandez aux futurs habitants ce qu’ils veulent ou construisez tous en série ? Demande Jay
— Très bonne question encore fils, en fait pour une question de gestion des coûts, ce sera plutôt de la série mais on a un modèle qui plutôt traditionnel. On part de la pièce centrale, c’est ce qu’on appelle ici le sofa ou hall chez nous. On construit ensuite les chambres autours. Il faut aussi bien veiller à la superficie du salon qui est une pièce centrale, l’écartement des portes doit permettre de faire entrer les très longs divans comme ceux que tu as vu l’autre jour chez Hakan.
— Et vous utilisez quoi comme matériaux pour la construction ? Se demande le jeune rappeur. De la pierre ?
— Crois moi fils que j’aimerai utiliser de la pierre ce serait plus simple mais ici en Anatolie, c’est coûteux et difficile de s’en procurer donc on utilise une combinaison de brique de boue et du bois.
Mais étonnement, Marvin va aussi beaucoup apprendre des choses à son fils sur le rap en lui faisant découvrir le rap turc d’abord avec le clip d’un collectif de dix-neuf rappeurs et une rappeuse : Susanam qui veut dire selon Marvin « Je ne peux pas me taire ». Jayson découvre un rap turc plutôt éducatif avec des phrases chocs selon la traduction de Marvin « Tu souhaites que la musique t’écarte de la réalité. Mais nous sommes persuadés que la musique peut changer certaines choses ». Il lui fait aussi découvrir le rappeur Ezhel et en particulier le morceau Olay qui veut dire « évènement ». Le morceau rap de plus de quatre minutes avance des thèmes qui parlent au jeune homme : répression violente, bavures policières mais aussi corruption et négation des droits humains. Pour Jay ce sont des choses que vivent aussi la communauté noire selon lui.
Mais Marvin va faire une plus belle surprise à son fils en l’emmenant voir un concert en direct de la scène rap kurde. Le rappeur Heijan parle des problèmes sociaux-politiques qu’il observe mais surtout rend visibles les discriminations dont sont victimes les Kurdes en Turquie : difficulté à s’intégrer, interdiction d’étudier dans leur langue maternelle, assimilation forcée. Là encore Jay fait l’analogie avec la communauté noire des années 60 mais aussi encore aujourd’hui. Le rappeur s’estime chanceux que son père est pu lui faire découvrir cette richesse culturelle. Il a pu retisser ce lien à temps car la situation médicale va de dégrader vers la fin du mois de juillet.
En effet aux alentours du 27, le père va faire un malaise nécessitant son transport à l’hôpital de Diyarbakir. Là Marvin n’a plus le choix, il doit dire la vérité à son fils. Le jeune homme bien qu’au courant va parfaitement jouer son rôle pour ne pas blesser celui qui lui a donné la vie. Deux jours plus tard, décision est prise de transférer Marvin à Istanbul, son état s’étant dégradé. Jayson et Yaïma l’y accompagnent.
Le Dr Jared Kluster qui s’occupe de Marvin à l’hôpital américain est direct avec lui comme il a toujours été depuis qu’il est son patient :
— Monsieur Thompson…
— Combien de fois je vous ais dis de m’appeler Marvin le coupe dans sa phrase le père de Jay. Depuis le temps que l’on se connait et puis vous allez certainement m’annoncer que je vais bientôt passer l’arme à gauche, vous pouvez donc m’appelez par mon prénom.
— Bien Marvin se reprend le médecin. Je ne vais pas aller par quatre chemins, la dernière fois que l’on s’est vu je vous ais annoncé que vous entriez dans la phase d’accélération avec notamment un taux de globules blancs anormaux compris entre quinze et vingt-neuf pour cent. Là je suis désolé mais votre taux de blaste dépasse les trente pour cent entrainant une chute libre de vos globules rouges. Et comme pouvez le voir sur la radio, la taille de la rate a encore doublé.
— Docteur ? Demande Jayson. Combien de temps nous reste-t-il svp ?
Le fils semble encore plus démoralisé que le père à cet instant.
— C’est difficile de faire un diagnostic précis mais je tablerai sur une période de quelques semaines à deux mois maximums surtout si on arrive à contenir un peu la propagation de la phase blastique. Justement Marvin, j’ai eu la chance de suivre un essai clinique récemment à Los Angeles et j’aimerai pouvoir vous faire profiter du protocole si vous voulez bien.
— En quoi cela consistera se demande Yaïma
— C’est une thérapie génique mis au point récemment par une consœur de Californie. Cela permet de freiner pendant un court de temps la formation de nouveaux globules blancs anormaux. On peut avec votre accord Marvin, commencer dès aujourd’hui. En revanche Yaïma et vous Jayson, vous avez pris un hôtel ou avez un pied à terre ici à Istanbul.
— Oui docteur, rassurez vous j’ai un appartement dans le centre. J’imagine que c’est parce que le traitement va durer plusieurs jours ?
— Effectivement, ce seront plusieurs phases réparties sur trois jours, je ne veux prendre aucun risque avec mes patients donc on va y aller progressivement. Je vais demander à une de nos infirmières de vous conduire à votre chambre. Si vous êtes d’accord Marvin, on commencera d’ici deux heures, cela vous laissera le temps de dîner ensemble. Je vous le promets Jay, je vais bien prendre soin de votre père, je vous tiens au courant bien entendu de la moindre évolution.
Puis alors qu’une infirmière arrive au bureau du docteur, ce dernier se lève pour les saluer :
— Marvin je vous dis à tout à l’heure, Jayson je pense que je vous reverrai demain probablement, pareillement pour vous madame termine-t-il en s’adressant à Yaïma avec un regard différent de celui du médecin.
L’échange de regard que lui rend la jeune femme ne plaît guère au jeune homme. Même s’ils ne sont pas ensemble, les avancées entre eux des derniers temps mériteraient selon lui plus de respect.
Après avoir dîner à la cafétéria de l’hôpital, un repas très américain, ils disent au revoir à Marvin. Yaïma reconduit chez elle un jeune homme quelques peu désemparé.
Yaïma possède donc un appartement au deuxième étage sur Kirazli Mescit dans le secteur d’Eminönu, les rangées d’immeubles dans cette rue donnent une impression de western avec des rangées d’immeubles pas très hautes en bois rouge. Le jeune homme est aussi surpris par le premier niveau qui est systématiquement renfoncé par rapport au reste du bâtiment. De grandes grilles recouvrent les fenêtres du rez-de-chaussée pour préserver l’intimité.
Yaïma possède donc un appartement au deuxième étage sur Kirazli Mescit dans le secteur d’Eminönu, les rangées d’immeubles dans cette rue donnent une impression de western avec des rangées d’immeubles pas très hautes en bois rouge. Le jeune homme est aussi surpris par le premier niveau qui est systématiquement renfoncé par rapport au reste du bâtiment. De grandes grilles recouvrent les fenêtres du rez-de-chaussée pour préserver l’intimité.
A l’intérieur, le jeune homme y trouve un trois pièces très cosy et fonctionnel, beaucoup de pièces semblent venir tout droit de Cuba. D’ailleurs de nombreuses photos la représentent avec un homme plus âgé qui lui ressemble trait pour trait. Les photos sont prises dans divers lieux : sur une plage probablement dans le pays de Fidel Castro, avec la statue du Dieu rédempteur à Rio ou encore lors d’un concert en plein milieu du désert. Sur d’autres photos, Yaïma est avec ses amis probablement, Jay constate qu’il y a beaucoup d’hommes. Mais sur les photos qui sont accrochés sur le réfrigérateur, on la voit entourée d’enfants turques.
La jeune femme l’a laissé faire son petit tour avant de venir se blottir derrière lui alors qu’il été face à la baie vitrée. Là jeune homme peut sentir ses seins en pointes contre son dos, il sent son souffle chaud contre son cou et sa voix est une douce caresse à ses oreilles :
— Je sais que cela doit être compliqué pour toi en ce moment mais fais confiance au seigneur, il a probablement un plan pour ton père. C’est comme cela, tu ne peux rien faire, il arrivera ce qui doit arriver. Tu t’étais préparé à cet instant depuis que je te l’ai dis. Ce soir tu dois penser à autre chose et je pense savoir comment te faire penser à autre chose. Mais avant j’ai certaines choses à t’expliquer et j’espère bien avoir toute ton attention.
Le jeune tente de se concentrer mais c’est compliqué alors qu’elle se colle toujours plus à lui et parle de plus en plats bas à son oreille. Par contre, il a de plus en plus de mal à cacher son érection à la cubaine :
— J’ai bien vu ton regard à l’hôpital chiquillo ! Et surtout tes regards dès qu’un autre homme me regarde. Il va falloir que tu comprennes que je décide de la façon dont je prends mon plaisir et avec qui mais surtout j’aime le danger et qu’on me regarde. Je suis comme ça et si tu veux jouer avec moi, il va falloir que tu joues selon mes règles, alors tu es prêt à jouer conclue-t-elle tout en sortant sa langue pour lécher le lobe de son oreille.
Jayson ne peut que déglutir et acquiescer de la tête, Yaïma glisse alors ses mains sous son pantalon de sport, directement au contact de sa peau en dessous de son boxer. Elle sort son paquet et baisse son pantalon. N’importe quel voisin pourrait les voir et Yaïma aime ça. Pendant de longues minutes, elle va le branler en cadence tout en étalant son liquide pré-séminal sur son membre. Après avoir lécher son lobe d’oreille, là jeune femme tourne la tête de Jayson sur le côté pour l’embrasser fougueusement. Mais comme le jeune américain a été bien docile jusque là, il mérite sa gâterie.
La cubaine le tourne donc dos à la baie vitrée, ce qui fait que si quelqu’un de l’autre côté de la rue regarderait vers chez elle, bien aidée par l’éclairage public, il pourrait une belle paire de femmes noires. Toujours le tenant par son manche de pioche qui commence à être bien long, la jeune femme continue de l’embrasser, elle finit par descendre progressivement. Tout le long du chemin, elle l’aura griffé sur le tee-shirt puis sur sa peau d’ébène avec ses longs ongles. Elle le prend directement en bouche sans jamais lâché son regard, sa langue tournoie tel un python autour de sa proie, elle le cajole, le mordille et l’aspire tout ça pour le plus grand plaisir de Jayson qui ne peut penser à autre chose. Elle l’envoûte totalement, tout son sang afflux vers cette zone centrale que la cubaine traite comme un trésor.
Au bout de longues minutes, les jambes de Jay faiblissent et celle qui le suce l’a remarqué puisqu’elle le pousse vers le long canapé devant la fenêtre avant de bien lui écarter les jambes qu’ils soient le plus a l’aise possible pour le bouquet final. Yaïma défait son soutien-gorge et lui laisse observer sa belle paire de seins avant de placer ensuite ses mains a elle de chaque côté des cuisses du jeune homme. Sans le lâcher des yeux et sans plier les jambes, elle se jette comme une affamée sur sa pine et le suce à toute allure. Jay n’a aucun moyen de résister et en très peu de temps il finit par juter au fond de sa gorge une énorme quantité de foutre.
La jeune femme en avale en partie en lui montrant bien sa déglutition mais elle en laisse couler une partie sur ses beaux seins, se masse la poitrine avec puis réunit ses deux globes pour aller masser son manche dans une belle branlette espagnole faisant juter une nouvelle fois le beau américain.
Après toute ces émotions, la jeune femme va se doucher tout en laissant la porte ouverte, Jayson pouvant bien se rincer l’œil. Yaïma va ensuite revêtir une belle lingerie composée d’un soutien-gorge pigeonnant et d’un slip brésilien de couleur mauve, puis d’un jeans slim bleu marine en bas et d’un t-shirt inscrit « Ramones » en noir sur fond blanc. Elle attrape son perfecto et invite le garçon à la suivre car ce soir elle l’emmène dans une boîte stambouliote où elle a ses habitudes.
Il est minuit quand ils arrivent au Taksim Bar dans le quartier Beyõglu, c’est une bel enseigne avec un gros logo en forme de Q lumineux. L’ambiance y est très festif et une longue file d’attente s’étale dans la rue mais eux n’attendent pas une seconde car Yaïma semble très connue ici. A l’intérieur, le club ne doit rien au boîte de nuit de Chicago, les danseurs et danseuses qui se déchaînent devant le DJ donne carrément une impression de strip-club. Heureusement que Yaïma l’a vidée avant de de venir sinon il aurait bien du mal à cacher son érection devant certaines des filles très peu vêtue.
On les installe dans une alcôve en hauteur où ils ont la vue sur toute la boîte mais où ils sont quand même légèrement cachés par un paravent. C’est une hôtesse en mini-jupe écossaise et collants résilles qui leurs sert un magnum de champagne. L’américain et la cubaine trinquent puis la jeune femme n’hésite pas à monter sur les genoux de Jay pour se trémousser au rythme de la musique. Le rappeur américain passe une très agréable soirée même s’il ne sait pas à quoi s’attendre avec Yaïma. Au bout de presque une heure, un homme vient les rejoindre. Il doit faire dans les deux mètres, porte de très grosse lunettes noires, arbore une barbe comme beaucoup d’hommes dans cette ville. Jay a l’impression de voir un type tout droit sorti de Scarface à la sauce turque avec sa chemise largement ouverte sur un torse très velu, il s’exprime d’une voix a la fois mielleuse et très grave :
— Ah ma chère Yaïma, c’est un plaisir de te revoir au Taksim. J’espère que tu as apprécié mes petites attentions.
— Merci Erkan, c’est toujours un plaisir même si avec toi il y a toujours une arrière pensée lui répond une Yaïma pas dupe du manège du turque.
— On ne peut rien te cacher bebegįm, mais as-tu déjà perdu au change avec moi ?
Voyant l’absence de réponse pour une approbation, il se tourne vers Jayson :
— Bienvenue l’ami dans mon pays, tu es Lil Jay je crois. C’est bien ça ?
— Mai..s comment ? Comment savez-vous pour mon nom de scène ? Lui répond un Jay totalement décontenancé.
— Rien n’échappe à Erkan dans sa ville et encore moins dans son club. J’ai des amis influents partout et bien entendu je connais des personnes dans le monde du rap made in America. Tu connais Dr Dre ou Snoop ? Il était ici à ta place il y a encore quelques jours. J’ai même eu Kanye West et Kim Kardashian il y a pas si longtemps. Dès que tu seras assez connu dans ton pays, tu viendras te produire ici, sur cette scène car Erkan reçoit ce qui se fait de mieux.
Après avoir fini sa tirade, le propriétaire s’installe sur la banquette et fais reposer Yaïma sur ses cuisses tout en s’allumant un cigare qu’il commence à fumer avant de le tendre à la cubaine qui ne se fait pas prier. Le Turc descend sa longue main gauche en conquérant sous le jean et probablement à travers la culotte de la femme que convoite Jayson.
Celle-ci ne dit rien et fixe dans les yeux le jeune homme qui comprend qu’elle veut jouer, Erkan manifestement au courant de ses lubies, pousse son avantage en la doigtant toujours de plus en plus loin, si bien qu’une tâche commence à se former à l’entrejambe de la jeune femme. Yaïma se mord la lèvre au moment où de son autre main, Erkan commence à lui dénuder le haut et la pelote allègrement. Il va réussir à la porter jusqu’à l’orgasme sans qu’elle ne soit entendue de personne d’autre que Jayson du fait du bruit assourdissant.
Une fois remis de ses émotions, elle semble chuchoter quelque chose à Erkan qui acquiesce et affiche à nouveau un regard de conquérant. Il fait un signe à l’un de ses hommes qui s’en va puis revient à peine deux minutes plus tard pour leurs demander de le suivre. Ils sortent de la boîte par une porte dérobée et vont monter dans une limousine en mode hummer comme Jay en a vu beaucoup à Chicago et surtout à Las Vegas.
Erkan et Yaïma sont assis d’un côté et Jay de l’autre de la limousine où on trouve de tout mais surtout du champagne. Le turque se sert du champagne frais pour arroser la poitrine dénudée de la cubaine avant de lui manger les seins, la jeune femme prenant là encore son pied.
Erkan et Yaïma sont assis d’un côté et Jay de l’autre de la limousine où on trouve de tout mais surtout du champagne. Le turque se sert du champagne frais pour arroser la poitrine dénudée de la cubaine avant de lui manger les seins, la jeune femme prenant là encore son pied.
Puis le patron de la boîte s’installe bien au fond de son siège et ouvre sa braguette pour en extraire une queue énorme comme Jay n’en a jamais vu.
Yaïma a qui il ne reste que son slip brésilien mauve et ses escarpins se place parallèlement au turque en relevant bien sa croupe, commence à lui tailler une pipe. Jayson est sidéré par ce qu’elle arrive à absorber dans sa bouche de cette énorme chibre, Erkan savoure quelques instants avant de s’adresser au jeune homme :
Yaïma a qui il ne reste que son slip brésilien mauve et ses escarpins se place parallèlement au turque en relevant bien sa croupe, commence à lui tailler une pipe. Jayson est sidéré par ce qu’elle arrive à absorber dans sa bouche de cette énorme chibre, Erkan savoure quelques instants avant de s’adresser au jeune homme :
— Je parie qu’elle joue aussi comme ça avec toi, elle a fait pareil avec moi à l’époque où elle a bossé pour moi. Cette chienne aime qu’on la regarde quand elle prend son pied, elle aimé se faire toucher ou prendre par des clients sous mes yeux. Oui ma belle ! Comme ça ! Vas-y lèche mes boules ! Putain, aucune fille ne suce comme toi… Ahh… encore, vas-y lèche moi bien la tige. Où j’en étais gringo ? Ah oui, j’ai dû attendre avant de pouvoir enfin lui rentrer ma bite mais quand j’ai enfin pu le faire c’était encore meilleur. Savoure tout ce qu’elle peut te donner, elle est vraiment unique. T’aime que je te complimente bebegįm on dirait ! Tiens un peu de champagne sur ma belle pine, tu vas la sucer ma tige hein ? Oui je vais pas tarder à tout te lâcher dans ta petite bouche si tu continues comme ça !
Erkan va littéralement lui baiser la bouche tout en appuyant bien fort sa tête tout en la doigtant à plat avec trois doigts dans la chatte et un autre long doigt dans le cul. C’est un poussant un bruit de bête féroce qu’il se déverse au fond de sa bouche, une bonne partie de la substance blanchâtre filant dans l’estomac directement. Il va la garder longtemps au dessus de sa queue pour qu’elle le lustre et le nettoie complètement.
Jayson s’est finalement rendu compte qu’ils sont revenus devant chez Yaïma et apparemment la soirée ne fait que commencer car Erkan les suit dans l’immeuble.
Jayson s’est finalement rendu compte qu’ils sont revenus devant chez Yaïma et apparemment la soirée ne fait que commencer car Erkan les suit dans l’immeuble.
Une fois dans l’appartement, le Turc lui force de nouveau la bouche pour le plus grand plaisir de la cubaine qui continue à regarder l’américain dans le fauteuil qui sirote son raki, l’alcool national turc à base de figue notamment. La pipe à genou de la jeune femme sur son tapis oriental va durer un moment, Erkan n’hésitant pas à mitrailler la jeune femme qui ne porte plus que son sa culotte avec son smartphone.
Il la couche ensuite sur le dos juste à côté de Jay, baisse à peine son slip noir, enfile une capote qui ne descend même pas jusqu’à son pubis puis embroche la jeune cubaine qui forme un grand O avec sa bouche. Erkan impose tout de suite un rythme exigeant avec beaucoup d’amplitude, il ressort régulièrement, tape son mandrin sur la chatte de Yaïma puis rentre de nouveau.
Jayson continue de regarder la scène mais n’hésite pas à prendre des initiatives comme tirer fortement sur les tétons de la cubaine pour la faire pointer, ce qui a pour mérite de la faire défaillir. L’américain est encouragé dans ses initiatives par le turque qui pousse Jay à explorer les replis intimes de la jeune femme avec ses doigts à chaque fois qu’Erkan ressort. Ce dernier la prend successivement ensuite en cowgirl puis en cowgirl inversé pour bien profiter de ce « gros cul » comme il dit, rebondissant sur son membre turgescent. Le rappeur imite une pénétration buccale avec deux de ses doigts, Yaïma se montrant plus déchaînée que jamais. La façon très sensuelle qu’elle a de manger des dattes puis une banane que lui tend le jeune homme ferait éjaculer n’importe quel homme.
Après avoir démoli le trou de balle de la cubaine en cowgirl inversé, le Turc la prend à quatre pattes sur le long canapé, la jeune femme pouvant voir par la vitre si des voisins l’observent mais aussi le reflet de Jayson totalement fasciné par la scène. La sodomie que lui impose Erkan avec son monstre de chair est impressionnante car à chaque fois que le Turc ressort, l’Américain voit un anus aussi élargie qu’une balle de tennis. Totalement à bout après plus d’une heure de sexe intense, le Turc accélère la cadence tout en attrapant les cheveux de la cubaine qui crient son plaisir face a la fenêtre. L’orgasme anal la terrasse totalement, le Turc ressort, retourne celle qu’il a baisé tel une poupée de chiffon et la pose tête à l’envers sur le canapé. Il arrache sa capote et commence à se masturber furieusement au dessus de son visage. Sous les yeux impressionnée de Jay, il lui en met partout : cheveux, joues, bouche, yeux, seins et même sur son ventre coulant jusqu’à sa chatte. Erkan rentre ensuite une queue encore épaisse dans la petite bouche de la cubaine qui, à l’envers et à bout de forces, ne peut se soustraire à l’intromission. Elle le pompe une dernière fois pour tout extraire, le nettoie entièrement sur toutes les surfaces avant que le Turc ne ressorte sa queue tout propre, qu’il montre ostensiblement à Jayson avant de remballer son falzar.
Il salue Jayson, puis tire fortement une dernière fois sur le sein droit de Yaïma pour la faire couiner puis s’en va tranquillement, les couilles totalement vides mais bien content de sa soirée. Une fois Erkan parti, le jeune homme attrape la jeune femme complètement épuisée et va la porter jusqu’à la baignoire à pied où il va la nettoyer consciencieusement de toutes les souillures qu’elle a subies ce soir. Jay va ensuite à l’aide du sèche-cheveux la sécher et la réchauffer en même temps sur le lit à baldaquin de la chambre à coucher. Yaïma savoure cette instant où un homme la bichonne mais n’oublie pas de l’observer à la dérobée malgré ses paupières à demi-close.
Après l’avoir séché, alors qu’il s’apprête à repartir, la cubaine se relève et l’attire sur le lit où elle lui fait prendre sa place. C’est contraire à ses habitudes mais elle en a envie au vue des très bonnes initiatives de ce soir du jeune homme. La cubaine lui baisse sa braguette sous le regard étonné de l’afro-américain qui voit cette femme qui le captive tant, se mettre à le sucer entièrement nue. Il a à peine le temps de savourer qu’elle s’arrête pour mieux l’enjamber et se laisser tomber sur sa masculinité. Ils n’ont pas mis de préservatif mais elle a confiance en lui comme il a confiance en elle. La jeune femme entame une danse lascive sur le vit de l’américain qui est encore presque totalement habillé. Elle l’invite à lui masser de nouveaux ses seins lourds, à les bichonner mais aussi à les maltraiter comme il sait si bien le faire.
Le coït dure un long moment et quand elle sent les soubresauts de la jouissance chez le jeune homme alors qu’elle a déjà eu le sien, Yaïma le ressort de son fourreau humide et chaud puis le branle énergiquement afin qu’il se répande sur son ventre dans un cri d’ours.
Le coït dure un long moment et quand elle sent les soubresauts de la jouissance chez le jeune homme alors qu’elle a déjà eu le sien, Yaïma le ressort de son fourreau humide et chaud puis le branle énergiquement afin qu’il se répande sur son ventre dans un cri d’ours.
Une fois repue, elle le déshabille entièrement et se couche contre sa peau nue. Le contact de cette peau couleur caramel contre la peau couleur d’ébène du jeune homme offre un contraste saisissant. Ils échangent baiser sur baiser avant de se mettre à se parler pour la première fois depuis un moment, c’est la cubaine qui brise la glace :
— Merci de la confiance que tu m’as accordée ce soir, pas beaucoup d’hommes aurait eu le lâcher prise que tu as eu. Je voulais que tu le saches parce que c’est pour ça que j’ai dérogé à mes habitudes. Comme l’a dit Erkan, à la base je prévoyais de te faire attendre avant que tu puisses enfin goûter à mon fruit mais au vue de ta réaction si compréhensive et détaché de ce soir, j’ai pas pu résister.
— C’est à moi de te remercier pour l’honneur que tu m’as offert ce soir, je n’ai jamais pris un tel pied. Pas seulement quand on a enfin baisé mais aussi pendant toute la soirée depuis la pipe de fin de journée et même pendant que tu te donnais à Erkan. Je n’ai jamais rencontré une fille comme toi et je ne sais si j’aurai à nouveau un jour cette chance, j’ai seulement profité de l’instant présent comme tu me l’as appris sans arrière pensée. Sincèrement sans les conseils que tu m’avais donnés vis à vis de mon père, jamais j’aurai pu profiter de l’instant présent. Tu n’es pas obligé de me répondre, mais ça fait longtemps que tu vis de cette façon ?
— En fait, tu te rappelles d’Aurélien l’ami français dont je t’ai parlé ? Lui explique-t-elle. (Voir S2 : Yaïma, Crazy Cuba) En fait sans le savoir on a couché ensemble quand je travaillé dans un bar à La Havane, alors que c’est un ami de mon père. La situation était très bizarre mais aussi très excitante quand on s’est retrouvé chez mon père. Je t’épargne les détails mais un soir on a remis le couvert en étant complètement bourré, mon père nous a découvert. Malgré l’incongruité de la situation, j’ai trouvé la scène follement excitante et j’ai donc découvert que j’aimé prendre des risques en matière sexuelle.
Avec Aurélien on s’est revu plusieurs fois pour explorer cette nouvelle facette de ma personnalité puis j’ai continué ma vie de mon côté notamment quand je suis venu travailler ici en Turquie. Même si les mœurs ici sont très différentes, j’ai réussi à trouver le bon endroit pour vivre ce que je suis. J’ai parfois l’impression d’être deux personnes différentes : Celle que tu as rencontré à Diyarbakir et celle que tu as vu au Taksim.
Avec Aurélien on s’est revu plusieurs fois pour explorer cette nouvelle facette de ma personnalité puis j’ai continué ma vie de mon côté notamment quand je suis venu travailler ici en Turquie. Même si les mœurs ici sont très différentes, j’ai réussi à trouver le bon endroit pour vivre ce que je suis. J’ai parfois l’impression d’être deux personnes différentes : Celle que tu as rencontré à Diyarbakir et celle que tu as vu au Taksim.
— Eh bien sache que j’aime les deux facettes de ta personnalité lui répond Jayson tout en lui déposant un doux baiser sur les lèvres. Merci de t’être ouvert à moi, j’aime cette confiance que tu m’accordes. Mais je suis curieux, comment ça s’est terminé quand ton père vous a découvert avec son ami ? Il a pas dû apprécié j’imagine ?
— C’est peu de le dire ! Il a essayé de plomber Aurélien avec un vieux pistolet dont je croyais même pas qu’il pouvait tirer des balles. Heureusement qu’Aurélien a eu la lucidité de prendre ses jambes à son cou. On en ri souvent quand on se revoit lui et moi. Avec papa, cela a été très compliqué pendant un temps avant qu’on ne finisse par se rabibocher. C’est pour cela que j’ai autant insister pour que tu fasses la paix avec ton père.
— Tu es vraiment un ange, je te dois tant vis à vis de papa. Sans ce que tu m’as dis je n’aurai pas cette chance de pouvoir encore un peu en profiter avec papa. Mais là c’est plutôt ton côté diablesse qui ressort avec ce que tu es en train de me faire.
En effet depuis quelques instants, Yaïma branle la bonne queue de black de Jayson qui retrouve des proportions tout à fait honorable.
— Si tu n’arrêtes pas rapidement lui explique Jay tout en tentant de garder la tête froide, je ne réponds plus de moi et je vais te faire subir tout ce qu’Erkan t’a infligée ce soir.
Mais la cubaine continue à le branler avec un air de défi dans le regard. Il n’en faut pas plus au jeune homme pour se placer au dessus d’elle et l’embrocher d’un seul coup avec son dard et de l’honorer une bonne partie de la nuit comme a pu le faire Erkan.
C’est avec de bonnes cernes et avec beaucoup de courbatures dû à leurs nombreuses folies des trois derniers jours, qu’ils retrouvent le père du jeune homme qui semble avoir bien récupéré. Selon le docteur Kluster, le protocole a très bien fonctionné et il a bon espoir d’avoir fait gagner de précieux mois à son patient.
En effet, Marvin aura la chance de pouvoir vivre l’enregistrement studio du premier album de son fils et sa première scène en première partie d’un autre rappeur de Chicago, Chance the Rapper lors d’un showcase virtuel, Covid oblige. Le Noël 2020 est aussi un moment inoubliable avec toute la famille réunit à Chicago, Jay est content de revoir ses parents ensemble avec une relation apaisée, Harriet est au petit soin pour son ex-mari, le fils en vient même à se dire que sans cette foutue maladie il pourrait se remettre ensemble. Oncle Tyrese profite de chaque instant qu’il peut encore passer avec son meilleur ami tandis que Jayson lui est content d’avoir Yaïma à ses cotés même s’il n’y a rien d’officiel entre eux.
Au tout début de l’année, ils repartent tous à Diyarbakir car Marvin sent venir la fin et c’est dans sa ville d’adoption qu’il souhaite mourir.
Ce funeste jour arrive le 2 janvier au soir, au dehors plus d’un millier de personnes sont là avec leurs lanternes pour l’accompagner dans son dernier voyage. Ils sont tous autant au Mar Petyun Keldani Church devant cette belle église en pierre grise pour dire avoir à Marvin le bâtisseur comme on l’appelait ici. Les discours des officiels et des anciens rappellent quel homme il a été et tous ce qu’il a accompli dans un pays mais aussi une ville qui n’est pas la sienne. Jay lui ne sait pas s’exprimer autrement qu’à travers le rap alors c’est avec un magnifique run en compagnie du rappeur kurde Heijan pour rendre hommage à celui qui lui a donné la vie et lui a appris l’importance des fondations et les racines familiales qu’il le fait. Sa mère et Yaïma ne purent retenir leurs larmes pendant le morceau. Jayson non plus en posant après avoir posé le micro tout en pointant son doigt vers le ciel.
Ce morceau il l’a écrit après que Yaïma lui est montré une cassette où son père reprend Foundation de Xzibit, en s’adressant à Jayson pour lui prodiguer ces conseils :
When I look you in your eyes, I can see my own
Straight love manifested in flesh and bone
[…]
Take care of your mother
Keep yourself on track
[…]
Son, if you ever pull heat
Then use it
If you got a chance to walk away
Then do it
[…]
You are the foundation
Begining of a new generation
[…]
Take heed when it's your turn to bring new life
Be prepared for the worst
But expect the best
[…]
From a father to a son
Foundation.
Straight love manifested in flesh and bone
[…]
Take care of your mother
Keep yourself on track
[…]
Son, if you ever pull heat
Then use it
If you got a chance to walk away
Then do it
[…]
You are the foundation
Begining of a new generation
[…]
Take heed when it's your turn to bring new life
Be prepared for the worst
But expect the best
[…]
From a father to a son
Foundation.
Marvin n’aurait pas pu être plus fier de son fils et du chemin qu’il a parcouru. Il serait aussi content de voir que c’est la belle Yaïma qui l’aide à traverser cette épreuve. Jay noie son chagrin dans les bras de la belle cubaine à qui il fait l’amour pendant des heures le soir même, le tout sous le regard très intéressé du docteur Jared Kluster.
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Commentaires ()
J’ai toujours eu à l’esprit que faire voyager son lecteur sans bouger de chez soi c’est la base. Merci encore.