Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
(Pa)nique au musée — Chapitre 1 · Aphrodite
Auteur
(Pa)nique au musée
Chapitre 1 · Aphrodite
Il y a un musée dans ma ville. Ce genre de musée avec des vieux tableaux, des salles entières remplies de vieilles statues en pierre ou en bronze. Un musée assez boudé par les habitants et encore plus par les quelques touristes qui s'aventurent dans notre ville.
Le maire et le directeur du musée ont testé plein de choses pour attirer à nouveau des visiteurs, des prix cassés à certaines occasions jusqu'à une communication décalée sur les réseaux sociaux, la dernière trouvaille étant de proposer des nocturnes pour permettre aux habitants de venir visiter en dehors de leurs horaires de travail.
Le maire et le directeur du musée ont testé plein de choses pour attirer à nouveau des visiteurs, des prix cassés à certaines occasions jusqu'à une communication décalée sur les réseaux sociaux, la dernière trouvaille étant de proposer des nocturnes pour permettre aux habitants de venir visiter en dehors de leurs horaires de travail.
Comme je suis pigiste pour un journal local, ils m'ont demandé d'écrire un article pour parler de cette nouveauté et m'ont invité à la première nocturne pour que je m'imprègne de cette nouvelle ambiance. J'ai un peu la pression car les deux hommes m'ont dit que si le nombre de visiteurs n'augmentait pas significativement d'ici la fin de l'année, ils seraient obligés de fermer le musée qui commence à coûter cher à la ville.
Je me rends donc à la première nocturne. Il y a assez peu de monde. Je reconnais surtout les familles des élus locaux qui ont dû être invitées par le maire. Mais ils font le tour des salles assez rapidement parce qu'ils connaissent déjà le musée comme leur poche. Et puis les statues en bronze, ça n'intéresse pas beaucoup les enfants. Je fais exprès de prendre mon temps à flâner entre les salles. Après tout, je n'avais pas fait attention à certains détails la dernière fois que j'avais visité le musée il y a quelques années.
Moi qui pensais rester longtemps juste pour faire plaisir au maire, je suis finalement happé par cette ambiance de plus en plus silencieuse à mesure que les familles et les autres visiteurs quittent le musée. Je me prends au jeu d'analyser chaque coup de pinceau ou chaque sculpture : ça me donne même une idée pour mon article. Je pourrais parler de ces détails dont personne n'a dû jamais faire attention, et peut-être cela leur donnera l'idée de venir les découvrir par eux-mêmes.
Au bout d'un moment, je me rends compte que ça fait longtemps que je n'ai croisé personne. Même le vigile semble avoir disparu. J'erre seul dans les salles silencieuses à la recherche d'âmes qui vivent, mais il n'y a dans ce musée plus que moi, et les âmes des artistes décédés qui flottent autour de leurs œuvres respectives.
J'arrive dans une grande salle au fond du musée dans laquelle se trouve une dizaine de statues grecques en bronze et en marbre très bien conservées. Il manque quelques membres à certaines, mais la plupart sont complètes et en parfait état. Elles sont si bien taillées que leurs impeccables formes sont attirantes. Je profite de ma solitude et du temps devant moi pour mater la statue en bronze d'Aphrodite couverte d'un simple tissu qui ne couvre qu'une partie de ses fesses. Je lui tourne autour pour apprécier ses formes. Outrepassant la simple petite pancarte qui interdit de toucher la statue, je saisis d'une main ferme le sein droit de la déesse.
— Ah enfin !
Je suis surpris par une voix de femme. Je retire ma main du sein de la statue, pris en flagrant délit. Je me retourne et cherche aux quatre coins de la pièce d'où peut venir cette voix.
— Je suis là, reprend la voix de femme. Ça fait un bien fou de pouvoir s'étirer après des siècles !
Je crois rêver, mais la statue d'Aphrodite est en train de bouger et de me parler. Je me pince le bras, je me frotte les yeux, mais je ne rêve pas. Aphrodite a laissé tomber le tissu à ses pieds et est en train de s'étirer, découvrant son pubis en bronze.
— Désolé, je… je… je ne voulais pas vous déranger, je bafouille en restant pétrifié devant ce spectacle.
— Ça ne te dérangeait pas de me peloter les seins, à ce que je sache.
— C'est que je… euh…
— T'en fais pas, va. Ça fait trop longtemps que personne ne m'avait réveillée, et j'ai bien envie de me dégourdir les jambes. Comment tu t'appelles ?
— David, madame.
— Aphrodite, appelle-moi Aphrodite. Si tu veux David, et je pense que tu voudras vu que tu ne t'es pas gêné à me tripoter, je vais te laisser me baiser. C'est pas tous les jours qu'une déesse va te le proposer, alors déshabille-toi, et fais-moi jouir.
— Ça ne te dérangeait pas de me peloter les seins, à ce que je sache.
— C'est que je… euh…
— T'en fais pas, va. Ça fait trop longtemps que personne ne m'avait réveillée, et j'ai bien envie de me dégourdir les jambes. Comment tu t'appelles ?
— David, madame.
— Aphrodite, appelle-moi Aphrodite. Si tu veux David, et je pense que tu voudras vu que tu ne t'es pas gêné à me tripoter, je vais te laisser me baiser. C'est pas tous les jours qu'une déesse va te le proposer, alors déshabille-toi, et fais-moi jouir.
Plus la statue d'Aphrodite s'étire et me parle, plus j'ai l'impression que son corps se détend et devient aussi souple qu'un corps humain. Elle est de taille normale, comme la plupart des statues du musée. Sa peau en revanche reste couleur bronze. Je continue d'analyser le magnifique corps animé de cette statue quand je remarque qu'elle a son regard fixé sur moi. Je lis dans ses yeux que j'ai plutôt intérêt à me déshabiller rapidement. Je m'exécute et je me retrouve en tenue d'Adam en quelques secondes.
— Il va falloir me caresser un peu avant de passer aux choses sérieuses. Ça fait bien longtemps qu'il ne s'est rien passé là-dedans.
La statue d'Aphrodite descend de son piédestal me tire vers elle, attrape une de mes mains qu'elle colle à sa chatte. Je suis surpris de ressentir au bout des doigts à la fois la fraîcheur du métal, et en même temps la douceur d'une vulve. Je commence à la doigter doucement, me concentrant comme si c'était la première fois que je touchais l'intimité d'une femme. Aphrodite réagit assez naturellement à mes caresses. Je la contourne pour me retrouver dans son dos et l'enlacer. Une main toujours occupée à la doigter, l'autre prenant possession de ses seins un par un. Je ferme les yeux pour oublier que je suis en train de masturber et tripoter une statue d'Aphrodite. Seul son corps froid me rappelle qu'elle est en bronze. Pour le reste, c'est comme si elle était une vraie femme.
Je continue de la caresser, enfonçant de plus en plus profondément mes doigts dans son vagin. Je pétris ses seins et l'embrasse dans le cou. Je suis de plus en plus excité et je commence à sentir ma bite en érection contre ses fesses molles et métalliques à la fois. Je suis curieux de savoir quelle sera la sensation de la pénétrer car je ne sens aucune lubrification naturelle s'échapper de sa chatte. Pourtant j'ai quand même l'impression que mes doigts entrent et sortent plus facilement que tout à l'heure.
— Allez David, ne me fais plus attendre ! Rappelle-moi quelles sont les sensations d'une bonne bite !
Je retire mes doigts de sa chatte pour passer ma main sur ses fesses. Je lui écarte les jambes et pousse sur son dos pour la forcer à se baisser. Elle se rattrape avec ses mains sur son piédestal, le dos creusé, les fesses tendues vers moi. Je me branle quelques secondes pour maintenir mon érection, puis je présente mon gland luisant à l'entrée de son vagin. Je m'y attendais, mais je suis surpris par le contact de mon gland chaud sur sa vulve froide. Étonnamment par contre, j'arrive à la pénétrer sans aucune difficulté. Après m'être enfilé une première fois entièrement, je commence une série de va-et-vient en douceur. J'ai peur de m'écorcher la bite contre son corps métallique, mais sa chatte est aussi douce et accueillante que celle d'une vraie femme.
Je sens que je contrôle encore beaucoup mes mouvements, m'empêchant de prendre moi-même du plaisir. Je suis partagé entre le fait de traiter dignement cette déesse qui s'offre à moi, et baiser violemment cette statue qui, après tout, n'est qu'un morceau de bronze dans un musée que personne ne visite plus. J'accélère petit à petit mes coups de bassin, attendant de voir la réaction de la déesse. Aphrodite crie de plus en plus fort de plaisir et semble prendre son pied à être baisée énergiquement, alors je continue à donner tout ce que je peux pour lui enfoncer ma bite profondément.
Après une dizaine de minutes à prendre mon pied dans la chatte de la déesse, je ne peux plus retenir mon orgasme. Je jouis à l'intérieur d'elle, éjaculant une quantité de sperme qui me paraît plus importante que d'habitude. Je me retire une fois l'orgasme terminé. Aphrodite se redresse tranquillement.
— Merci David. C'était très bon. J'avais presque oublié la sensation. N'hésite pas à revenir me voir de temps en temps. Ce serait dommage de devoir attendre encore des centaines d'années…
Je ne sais pas quoi lui répondre, un peu sous le choc en reprenant mes esprits. Aphrodite se replace sur son piédestal, saisis son tissu avec lequel elle se recouvre les jambes, et je comprends qu'elle est en train de se figer à nouveau dans la position dans laquelle elle était avant que je la réveille. Cela prend quelques secondes seulement, et la voilà à nouveau une statue grecque en bronze au milieu d'une dizaine d'autres.
Je me rhabille rapidement, par crainte que quelqu'un arrive dans la pièce. Crainte qui, je m'en rends compte que maintenant ne m'avait pas effleuré l'esprit quelques minutes plus tôt. Et si le vigile avait été témoin de la scène via les caméras de surveillance ? Une fois rhabillé, je jette un dernier coup d'œil à la statue d'Aphrodite. Je distingue un liquide en train de couler entre ses jambes. Je m'approche pour me convaincre de mon intuition : c'est bien mon sperme qui s'échappe de la chatte de la statue.
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Commentaires ()
La mythologie a de toute façon toujours eu le bon goût de se moquer de la chronologie.
Le dépoussiérage du mythe de Pygmalion fonctionne.
Voir un bronze réclamer son dû charnel offre une jolie variante d'agalmatophilie.
Il faut croire que la poussière des musées a des vertus aphrodisiaques.
Plaisante et très sympathique lecture.
J'aime ce mélange qui rappelle le film la nuit au musée.
Texte efficace et non vulgaire. Tout ce que jaime. Je vais lire les autres chapitres.