Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Carton plein — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Carton plein
Chapitre 1
Tout était enfin prêt ce vendredi matin. Après avoir passé deux ans dans notre premier appartement, Lucie et moi étions sur le point de déménager. Non sans un petit pincement au cœur. Après des années de résidences étudiantes et de collocations, ce studio que nous quittions représentait une étape importante pour notre couple. Une première expérience de l'indépendance et de l'intimité.
Ce matin-là nous n'avions plus de temps pour les états d'âme. Les derniers jours de préparation avaient été épuisants. Tant de choses auxquelles il avait fallu penser. Emballer nos affaires évidemment, mais également toute une foule de détails administratifs à régler. Nous nous en étions uniquement sortis grâce au talent de Lucie pour l'organisation. Je m'étais contenté de suivre ses ordres, et tout avait fini par se régler. Mon seul écart au plan fut de ne pas avoir trouvé l'énergie la veille pour une dernière partie de jambes en l'air. Après une dernière journée intense, j'avais sombré à peine allongé au lit, en dépit des signaux que m'avait envoyés Lucie. J'étais justement en train d'envisager de me rattraper quand nous entendîmes une camionnette se garer devant chez nous.
Notre studio était modeste, mais nous possédions quelques vieux meubles offerts par les parents de Lucie. Nous avions donc fait le choix de faire appel à deux déménageurs. Quand ils entrèrent chez nous, notre logement nous apparut bien étroit. Ils se chargeaient de tout. Ils déplaçaient nos meubles avec force et précision. J'essayais d'aider mais Brice, qui semblait être le meneur du duo, me fit comprendre qu'il serait plus simple que je les laisse travailler et m'assoie dans un coin pour ne pas les gêner. J'en fus un petit peu frustré. Lucie, qui avait pourtant revêtu pour l'occasion sa jolie salopette, semblait elle satisfaite de la situation. Soulagée de n'avoir plus rien à gérer, elle profitait de la matinée assise dans l'entrée. Elle semblait fascinée par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. À chaque passage, les déménageurs ne se gênaient pas pour la gratifier en retour d'un regard appuyé.
De leur point de vue, ils devinaient certainement que la salopette de Lucie avait été enfilée en catastrophe et qu'elle ne portait pas grand-chose dessous.
L'appartement fut enfin vidé. Après lui avoir jeté un dernier regard, nous descendîmes vers la camionnette. Étienne, le second déménageur, s'installa au volant. Lucie sauta sur le siège passager, pour le guider. Brice me proposa de m'installer à l'arrière avec les meubles. À ma surprise il ne monta pas avec moi. Il referma les portes, me laissant dans la quasi obscurité, et je l'entendis monter à l'avant. J'en étais désolé pour elle, car la cabine n'était pas très large et le contact avec les déménageurs qui avaient déjà bien transpiré ne devait pas être très agréable.
Le premier incident de la journée eut lieu à l'arrivée, quand les déménageurs découvrirent notre nouvel immeuble. J'avais oublié de leur préciser qu'il ne comportait pas d'ascenseur. La découverte leur fut déplaisante. Alors que je me confondais en excuses, Lucie prit le parti de les flatter. Tâtant leurs bras, elle leur dit que deux étages ne devraient pas leur poser de problème. Ils firent mine de résister à son jeu de charme quelques minutes. Puis Brice s'approcha de Lucie, la souleva sans ménagement et commença à monter l'escalier. Je fis un mouvement pour intervenir, mais en la voyant hilare je me retins. Une fois devant notre porte, il la déposa avec une facilité manifeste. Se disant convaincu, il redescendit pour se mettre au travail. Encore toute rouge, Lucie prit nos clés et entra dans notre nouvel appartement.
Le spectacle reprit. Inlassables, les déménageurs enchaînèrent les aller-retours dans l'escalier. J'étais toujours aussi inutile, errant dans notre nouveau deux pièces. Lucie, elle, était plus active. Elle indiquait aux deux hommes où poser nos meubles. En réponse, ils la taquinaient sur son ton, qu'ils trouvaient bien autoritaire pour un corps si frêle. Elle minaudait en retour. Me désignant, Brice lui dit qu'il trouvait mon attitude plus cohérente avec mes capacités physiques. Elle gloussa.
C'est alors que la fin du déménagement approchait que je commis ma seconde maladresse. Le prix du déménagement avait été réglé en amont, mais j'avais oublié de prendre de quoi donner un pourboire. Je sortis afin de chercher un distributeur, me sentant encore coupable pour l'incident de l'escalier. Ne connaissant pas encore bien le quartier, il me fallut vingt minutes pour retirer l'argent et revenir. Quand j'arrivai dans la rue, Etienne était seul dans la camionnette. J'allai droit vers lui, et lui tendis l'argent. Il m'observa en train de reprendre mon souffle avec un sourire narquois, et prit l'argent. Je me dirigeais alors vers l'immeuble pour rejoindre Lucie et Brice. Alors que je gravissais dans la cage d'escalier, des bruits de chocs lourds me parvinrent par les murs. Un meuble avait-il été abîmé pendant le transport ? Je m'inquiétai surtout de l'isolation de l'immeuble, qui était ancien. J'arrivai sur notre palier et ouvris la porte.
Il me fallut alors quelques instants pour comprendre ce que je vis. Je me trouvai face aux fesses nues de Brice. Son pantalon était sur ses chevilles. Deux mains étaient accrochées à son cou, deux jambes l'enlaçaient au niveau de la taille. Troublé, je reconnu Lucie, coincée entre Brice et le mur. Aux chocs de son corps contre le mur s'ajoutaient maintenant un mélange de grognements et de gémissements. Périodiquement, s'aidant d'un coup de rein plus fort que les autres, Brice replaçait ses avant-bras sous le genou de Lucie. Elle poussait alors un petit cri plus aigu que les autres, et faisait descendre sa main droite le long du dos de Brice, comme pour s'y agripper. Je restai debout, interdit. Le visage de Lucie se dégagea soudain du torse de Brice et apparut par-dessus son épaule. Elle était euphorique. Je ne pus m'empêcher de la trouver radieuse. Sachant qu'elle m'avait vu, j'ouvris la bouche pour dire quelque chose, mais rien n'en sortit.
Brice accéléra, poussa un grognement plus long que les autres. Les jambes de Lucie se serrèrent autour de sa taille. Il la laissa ensuite glisser contre le mur. Elle resta assise là, haletante, luisante de sueur. Son corps entier sembla infiniment relaxé. Elle regardait dans le vide, un sourire béat aux lèvres, les joues rosies. Brice me vit en se retournant. Il s'essuya le sexe avec un torchon qui trainait, le jeta, releva son pantalon, et s'avança vers moi.
Il plongea sa main dans sa poche, et en ressorti une liasse de papiers qu'il me tendit avec un stylo. De la paperasse. Il me tendait un reçu à signer. Avant d'avoir choisi comment réagir, je me rendis compte que mes yeux avaient commencé à parcourir les papiers. J'aperçus à peine Lucie qui après avoir remis sa salopette bondit vers l'escalier. Faute de mieux, j'essayais de me concentrer sur ma lecture. Mon esprit était si embrouillé qu'il me fallut cinq minutes pour comprendre quelles cases cocher et où apposer ma signature. Je tendis les papiers remplis à Brice qui m'attendait en silence. Sans réfléchir, je lui tendis sa moitié du pourboire. Il la refusa en souriant, et me serra la main. La moiteur de sa paume me rappela la situation, et je rougis. Nous descendîmes dans la rue en silence.
Quand je franchis la porte de l'immeuble, je crus tout d'abord qu'Etienne s'était endormi dans la camionnette. Je ne pouvais voir que son buste, qui reposait contre l'appuie-tête du siège conducteur. Ses yeux étaient fermés, sa bouche entrouverte. J'allais m'avancer pour toquer à la fenêtre quand Brice posa sa main sur mon épaule pour me retenir. Je lui lançai un regard interrogateur auquel il répondit par un clin d'œil. Mon regard se porta à nouveau sur la cabine. Le visage d'Etienne se contracta, et son corps eut comme un spasme. Il rouvrit les yeux, les baissa et sourit. La porte s'ouvrit côté passager. Lucie en sorti, hilare. En passant près de moi, elle m'embrassa sur la joue, puis disparut dans l'escalier. Brice rentra dans la camionnette, et ils partirent.
Je remontai lentement dans l'escalier. J'ouvris la porte de l'appartement et regardai autour de moi. Des meubles, des piles de cartons. Par terre, une salopette, un torchon. Le bruit de la douche qui coule. Je tendis la main vers un carton, l'ouvrit, et commençai à arranger notre nouveau foyer.
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Commentaires ()
Ravi que ça qu'elle vous ait fait cet effet !
C'est précisément ce qui m'amusait dans cette histoire :P
Peut-être aurait-il aimé vous surprendre ? :D
Le mec est amorphe de voir sa copine s offrir aux 2 déménageurs.
Il se laisse transporter comme un meuble.
Et la copine est hilare... Nul
De quoi faire que les queues durcissent ou que les minous mouillent.
Quelle coquine, cette Lucie !
Pas la dernière pour se donner...
J'espère ne pas bouder mon plaisir lorsque je vous lirai de nouveau !