Rien ne va à l'Evêché !
Chapitre 3 · Le séminariste et le père de famille : quand la foi vacille
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✦ Variabe89 Rien ne va à l'Evêché ! XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Rien ne va à l'Evêché ! — Chapitre 3 · Le séminariste et le père de famille : quand la foi vacille

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Rien ne va à l'Evêché !

Chapitre 3 · Le séminariste et le père de famille : quand la foi vacille

Le soleil matinal peinait à filtrer à travers les rideaux épais de la chambre qu'occupait Philippe à l'évêché, non loin de la cathédrale. Le séminariste, allongé sur son lit, fixait le plafond, les pupilles encore dilatées par la nuit qu'il venait de vivre. Son corps était moite, marqué par une chaleur étrange, un frisson qui ne l'avait pas quitté depuis qu'il s'était donné à Laurent. Un feu nouveau brûlait en lui, insatiable, rongeant jusqu'à sa conscience.
Il tourna la tête vers la petite croix de bois accrochée au mur. D'instinct, il voulut prier, retrouver une paix qu'il croyait irrévocablement perdue. Mais les mots se refusaient à lui. Chaque verset récité dans son esprit était étouffé par des souvenirs débordants — les mains de Laurent, son souffle rauque, l'ombre puissante de son corps dominé par une ferveur noire.
Il ferma les yeux et inspira profondément. Rien ne pouvait effacer ce qu'il était en train de devenir
Un peu plus tard, cherchant à retrouver un semblant d'ordre en lui, Philippe se rendit à la cathédrale. Il voulait prier, se fondre dans l'ombre des nefs silencieuses.
— Philippe ? l'interrompit une voix humaine, apaisante et légère.
Il sursauta et leva les yeux. Devant lui, Gabriel, un homme respecté dans la paroisse, le regardait avec bienveillance. Méticuleusement vêtu, une alliance scintillant à son doigt, il incarnait tout ce que Philippe considérait comme l'exemple avant sa chute : un homme de foi, dévoué à sa grande famille et à Dieu.
— Tu sembles troublé, reprit Gabriel, posant une main paternelle sur son épaule. Si tu veux parler… ou prier ensemble ?
L'idée d'une prière commune le déstabilisa. Il hocha la tête et le suivit jusqu'à un banc sur lequel ils s'agenouillèrent.
La voix de Gabriel résonna dans le silence de la cathédrale, chaque mot murmuré avec une ferveur sincère. Philippe aurait voulu fermer les yeux et se laisser porter, mais son regard était attiré par cet homme, par sa posture droite, par la force tranquille qui émanait de lui.
Une chaleur montait en lui, le dévorait, le consumait. C'était impossible d'y résister.
Laurent observait la scène depuis l'ombre d'une colonne. Il n'avait pas besoin d'entendre leurs mots pour comprendre. L'attirance de Philippe pour Gabriel était une évidence. Ce désir interdit était une opportunité qu'il ne pouvait laisser passer.
Le soir même, Laurent fit venir Philippe dans ses appartements.
— Tu ressens quelque chose pour cet homme, n'est-ce pas ? murmura l'évêque en versant du vin dans une coupe d'argent.
— Je… Non. Je ne ressens rien, s'empressa-t-il de répondre dans un sursaut.
Laurent s'approcha lentement, posant une main sur sa nuque, le forçant à le regarder dans les yeux.
— Ne mens pas à ton maître, Philippe. Tu l'as désiré, l'ombre d'un instant. Je l'ai vu.
Le silence s'étira. Puis, lentement, Philippe baissa la tête avec un sentiment de honte autant qu'un désir profond de se laisser aller à cette tentation.
— Je n'ai jamais pensé à un homme de cette façon avant… confessa-t-il alors.
Laurent sourit.
— C'est un homme de foi, marié, père de famille. Un édifice trop parfait, trop fragile… poursuivit l'évêque. Ne serais-tu pas curieux de voir ce qu'il y a sous cette armure ?
Philippe tressaillit. Une partie de lui refusait d'entendre ces mots, mais une autre frissonnait à leur simple évocation. Laurent fit glisser ses doigts le long de son cou.
— Invite-le à venir te parler en privé, lui proposa-t-il alors dans un sourire provocant. Fais-moi confiance et tu verras que la morale n'est qu'un voile.
Philippe ferma les yeux. Il savait que s'il acceptait, il ne pourrait plus revenir en arrière.
Philippe n'avait pas fermé l'œil de la nuit. Son échange avec Laurent le hantait, chaque mot de l'évêque résonnant en lui comme un appel irrépressible. Toute la journée, il lutta contre cette obsession grandissante, incapable de se libérer de l'idée qui s'immisçait toujours plus profondément dans son esprit. En fin d'après-midi, incapable de lutter davantage, il prit une décision irrévocable.
À dix-huit heures, Philippe attendit Gabriel dans l'ombre d'un confessionnal de la cathédrale. L'éclairage tamisé projetait des ombres vacillantes sur les murs de pierre, enveloppant le sanctuaire d'une aura mystique et solennelle. Lorsque Gabriel arriva, Philippe distingua dans ses yeux un mélange d'inquiétude et de curiosité, une lueur hésitante qui témoignait d'un trouble qu'il ne parvenait pas à nommer.
— Que se passe-t-il Philippe ? s'empressa de lui demander Gabriel, que la foi et la fidélité aux enseignements de l'Église ne pouvaient amener à douter de la moralité du séminariste.
Philippe inspira profondément et baissa les yeux.
— Je suis perdu, j'ai besoin de votre aide ! avoua-t-il.
Le fidèle posa une main chaleureuse sur son bras, cherchant à l'encourager. Mais ce contact fut un électrochoc pour Philippe. Son corps tout entier réagit, et avant qu'il ne puisse s'empêcher, il posa sa main sur celle de Gabriel.
L'homme ne bougea pas immédiatement. Une tension s'installa, pesante, déconcertante.
— Philippe… que fais-tu ?
Son souffle s'accéléra, son regard se perdit dans le sien. Tout en lui criait de s'arrêter. Mais une autre voix, plus profonde, ancestrale, presque mystique, murmurait de continuer. Ses doigts glissèrent lentement sur le poignet de Gabriel. Une caresse d'une douceur troublante, effleurant la peau avec une lenteur calculée, éveillant un frisson indéfinissable, un trouble sacrilège.
Un silence abyssal s'installa.
Puis, au fil des secondes, un frisson sembla parcourir Gabriel. Il aurait pu s'éloigner, rompre cet instant suspendu, mais il n'en fit rien. Ses muscles se tendirent sous la caresse de Philippe, et pourtant, il resta là, immobile, vulnérable, comme pris au piège d'un vertige dont il ne voulait s'extirper. Sa respiration s'accéléra à peine, un trouble imperceptible glissant sur son visage, mais ce n'était pas la peur ni l'hésitation — c'était une onde de désir caché en lui, réveillée d'un sommeil profond. Son regard s'assombrit, sa peau frissonna sous la caresse de Philippe, et il s'abandonna à cette sensation qui le déstabilisait autant qu'elle l'envoûtait. Un soupir effleura ses lèvres tandis qu'il ne cherchait plus à fuir, mais à prolonger cet instant interdit.
Ses doigts glissèrent lentement le long du bras de Gabriel, traçant une ligne brûlante sur sa peau frémissante. Le paroissien ferma brièvement les paupières, comme s'il acceptait enfin de s'abandonner à la fièvre qui montait en lui. Philippe s'approcha davantage, et dans ce silence sacrilège, un désir insoupçonné s'alluma entre eux.
Gabriel frissonna sous le contact, et sa main, hésitante, vint saisir celle de Philippe, non pour l'éloigner, mais pour prolonger ce frisson coupable. L'air était devenu épais, lourd d'une tension électrique, une attente insoutenable suspendue entre eux. Philippe inclina légèrement la tête, son regard plongeant dans celui de Gabriel, y cherchant une permission muette qu'il trouva dans l'éclat fiévreux de ses prunelles. Il n'y avait plus de doutes.
Leurs lèvres se trouvèrent dans un baiser d'abord timide, presque fragile, mais qui, en l'espace d'un souffle, s'approfondit en une étreinte affamée. Leurs corps se rapprochèrent, se pressèrent l'un contre l'autre, abolissant la distance et la morale qui les avaient séparés jusqu'alors. Gabriel gémit faiblement contre les lèvres de Philippe, ses mains glissant sur son dos avec une urgence contenue.
Dans la pénombre de la cathédrale, à l'abri des regards, leurs corps s'accordèrent dans une danse secrète, un rituel charnel aussi interdit que transcendant. Les mains tremblantes de Philippe défirent les premiers boutons de la chemise de Gabriel, dévoilant une peau brûlante sous l'effet de la fièvre qui les consumait. L'homme ne protesta pas ; au contraire, il le laissa faire, sa respiration saccadée trahissant son propre abandon. Un instant encore, leurs regards se croisèrent, une dernière hésitation suspendue dans l'air, avant que Philippe ne scelle leur chute d'un dernier murmure.
— Laisse-toi aller…
Et Gabriel, dans un soupir, ferma les yeux et se livra tout entier à lui.
Leurs lèvres se retrouvèrent dans une fièvre inassouvie, et Philippe sentit le corps de Gabriel frémir sous le poids de cette nouvelle ivresse. Le père de famille céda totalement, laissant ses instincts refoulés prendre le pas sur la morale qui l'avait jusqu'ici guidé. Leurs souffles se mêlèrent, leur peau s'échauffa sous les caresses précises et avides.
Philippe fit glisser ses doigts le long du torse de Gabriel, traçant des sillons de feu sur sa peau tendue. L'homme tressaillit, ses muscles se contractant sous chaque effleurement, mais il ne recula pas. Il voulait aller plus loin, sentir l'interdit dans sa chair, éprouver pleinement cette folie qui lui retournait l'âme. Il se laissa faire lorsque Philippe défit les derniers boutons de sa chemise, exposant la chaleur de son corps à la pénombre complice.
Le silence n'était plus que respiration, soupirs et frissons. Leurs corps se découvraient, se cherchaient et se possédaient. Gabriel, pantelant, s'accrocha aux épaules de Philippe, son front appuyé contre le sien, comme s'il voulait savourer chaque seconde de cette transgression.
— Je n'aurais jamais cru... murmura-t-il entre deux baisers fiévreux.
— Ne pense plus, lui chuchota Philippe, guidé par une ardeur toujours plus puissante. Ressens !
Et il l'entraîna plus profondément dans l'obscurité du désir, là où la culpabilité n'existait plus, où seule comptait la fusion des âmes et des corps dans l'abandon total.
Le séminariste, emporté par le désir, glissa le long du corps de Gabriel, embrassant chaque partie de son torse, jusqu'à atteindre son bas ventre, où une bosse s'était entretemps formée. Il déboutonna alors le pantalon du père de famille et en sortit un sexe épais, bien que plus petit que le sexe de l'évêque. Un filet baveux coulait de son prépuce, que Philippe lécha immédiatement en levant les yeux vers son amant.
Gabriel lâcha un gémissement, tandis que Philippe découvrait son sexe avec sa langue. Puis il se mit à le sucer, d'abord délicatement puis, assez vite, avec davantage d'énergie et d'envie. Bientôt, le gland humide frappa la glotte du séminariste.
Dans l'obscurité complice, Philippe lui offrit ce que son épouse n'avait jamais consenti à lui donner, éveillant en Gabriel une extase qu'il n'avait jusqu'alors imaginée. Il se vida entièrement dans la bouche du séminariste, qui ne voulait pas en manquer une goutte. Gabriel, qui n'avait pas succombé à la tentation charnelle depuis plusieurs semaines, avait donc lâché une importante quantité de jus.
Tremblant et essoufflé, il resta planté là sans prononcer le moindre mot. Sans doute un sentiment de culpabilité s'était emparé de son esprit.
C'est à cet instant précis que la porte principale de la cathédrale s'ouvrit. Un groupe de fidèles paroissiens venait assister aux vêpres du soir. Ils s'empressèrent de se rhabiller et, sans un mot, Gabriel quitta discrètement les lieux.
Caché dans l'ombre, Laurent avait observé la scène avec un sourire satisfait. Son disciple n'allait plus faire marche arrière, leur quête pouvait commencer.
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papidu26
4 avril 2026 à 09:59
cela me fais revenir des souvenirs avec un jeune prêtre pres de chez mes parents qui m'aimait beaucoup
Soyez respectueux
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Photo de profil de molly-scatie
molly-scatie
4 avril 2026 à 09:51
J'ai pris beaucoup de bonheur à lire les trois sensationnels chapitres de cette belle histoire d'amour entre hommes d'église homosensibles. Bravo à l'auteur .
Soyez respectueux
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hm33
4 avril 2026 à 07:00
Belle histoire bien écrite, dommage qu'il n'y ai pas de suite
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Photo de profil de Pathenri0665
Pathenri0665
23 février 2025 à 19:01
Très belle histoire bien écrite et qui me rappelle de très bon souvenir avec un ami prêtre et un aumônier aux armées.
Merci
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