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✦ Galaxie rouge Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Jusqu’à ce que mon corps dise “oui” — Chapitre 26 · La proie dans le confessionnal

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Galaxie rouge
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Jusqu’à ce que mon corps dise “oui”

Chapitre 26 · La proie dans le confessionnal

Note de l'auteur

Résumé du chapitre précédent : Dans ce chapitre tendu et charnel, Gérard, patron brutal en quête d'une nouvelle secrétaire, pousse l'entretien bien au-delà des limites classiques. Après deux premières candidates rapidement écartées, Camille entre en scène avec une assurance troublante. Le jeu de pouvoir s'inverse peu à peu. D'abord provocante, elle se soumet ensuite avec une docilité déroutante, mais sans jamais céder sur l'essentiel : le contrôle de l'instant. Gérard la teste, la pousse, la frappe. Elle encaisse, silencieuse, cambrée, les fesses en feu. Et pourtant, c'est elle qui repart avec la maîtrise du moment. Tremblante, brûlante, mais debout. Et avant de franchir la porte, elle glisse une phrase qui laisse Gérard seul, haletant, désarmé et obsédé.
L'église Saint-Luc repose dans une douce torpeur d'après-midi. La lumière chaude du soleil découpe les vitraux et projette leurs couleurs sur les pierres séculaires. Le père Julien, est dans la nef, agenouillé, priant plus pour lui-même que pour ses fidèles. Car depuis quelques jours, une présence trouble sa foi, l'ébranle dans sa chair plus encore que dans son esprit.
Elle revient. Toujours à la même heure. Toujours vêtue avec une élégance déroutante, d'une féminité discrète, mais souveraine. Chaque détail semble étudié, et pourtant naturel. Sa robe ondule avec grâce, caresse ses hanches, glisse sur ses cuisses, frôle les marges du sacré. Et ce décolleté.
Julien tente de ne pas y poser les yeux, mais il y revient sans cesse. Il a l'impression que, subtilement, il s'ouvre un peu plus à chaque visite. Comme si elle le testait. Comme si elle défiait ses vœux, son courage, sa foi elle-même. Il lutte, mais son regard glisse, sa peau frissonne, son souffle se suspend. À genoux devant Dieu, c'est une autre tentation qui l'agenouille.
Julien ressent d'abord la chaleur dans sa nuque, puis l'odeur. Ce parfum de musc discret, de peau douce, et de quelque chose de chaud, d'indicible. Lola. Son cœur se serre, son bas-ventre se contracte, et il lutte contre cette chaleur insidieuse qui grimpe dans sa gorge. Il sent ses pores s'ouvrir, sa peau picoter sous la soutane. Il tente de prier plus fort, mais les mots se dissolvent dans un brouillard de désir.
Il l'entend approcher. Il ne la voit pas encore, mais son corps tout entier réagit. Chaque jour, sa foi chancelle un peu plus. Elle est la tentation incarnée, le feu qui passe à travers les vitraux pour s'incarner en femme. Et ce décolleté, ce léger arrondi, cette promesse en demi-teinte qui vibre chaque fois qu'elle avance résonne comme un défi sous la nef silencieuse. Julien ferme les yeux. Mais les images restent. Et ce parfum, il le sent jusqu'au creux de ses reins.
Ce soir, elle porte une robe noire fluide, ceinturée haut, qui souligne sa taille avec une précision troublante. Le tissu épouse ses formes comme une seconde peau bénie, glissant sur ses hanches avec une sensualité presque délibérée. Son décolleté, à peine plus échancré que les jours précédents, trace une ligne provocante entre ses seins, et ce léger repli du tissu semble respiré à chaque pas, laissant entrevoir le frisson vibrant d'une gorge vivante.
Elle avance, et Julien sent son souffle s'accélérer sans comprendre pourquoi son ventre se serre. Elle fait quelques pas encore, puis s'arrête à l'entrée du confessionnal, le regard baissé, mais son corps tendu comme une offrande silencieuse.
— Mon père… je suis revenue. Je crois que j'ai besoin d'aide.
Sa voix est posée, mais tremblante, comme un tissu délicat au bord de la déchirure. Il l'invite à entrer dans le confessionnal. La pénombre y est tiède, presque moite, saturée d'encens et de souffle retenu. Le rideau se referme et la bulle sacrée se transforme en alcôve dangereuse. Il sent aussitôt le trouble s'insinuer en lui, comme une coulée lente, charnelle, dans ses veines en feu. La proximité de son parfum, la chaleur de son corps tout proche, le son soyeux de sa respiration. Tout l'enveloppe.
Sa voix à lui est tendue, rugueuse, comme s'il parlait à travers une gorge trop sèche, trop serrée. Chaque mot qu'elle prononce semble le déshabiller un peu plus de l'intérieur, effleurer son ventre, tirer un frisson au creux de ses reins. Il ne voit d'elle qu'une ombre, mais c'est comme si ses mots, eux, se glissaient sous sa soutane, s'enroulaient autour de son sexe qui se tend malgré lui. Il ferme les yeux. Il lutte. Mais c'est un combat de moins en moins saint.
— J'ai menti, mon père. Je ne suis pas là pour changer. Je suis là pour comprendre pourquoi j'attire toujours la faute. Pourquoi les hommes, même les plus saints, finissent par me regarder autrement. Est-ce moi le mal ? Ou est-ce eux ?
Julien ne répond pas. Il a la gorge serrée. Elle continue.
— Je n'ai plus d'endroit où aller. Je dors dans un foyer tenu par des sœurs. Elles me regardent comme si j'étais sale. Vous êtes le seul qui me voyez encore autrement. Et ça me fait du bien. Trop de bien.
Un silence. Mais ce silence n'est pas vide. Il est chargé de frissons, de soupirs contenus, de larmes retenues. Elle pleure. Ses épaules frémissent doucement, et le tissu de sa robe bruisse à peine sous le mouvement. Julien sent sa poitrine se contracter comme si un étau invisible se resserrait. Une douleur douce, étrange, qui descend jusqu'à son bas-ventre. Il veut parler, tendre la main, consoler. Mais ses mots s'emmêlent, lourds de désir refoulé, de compassion tremblante. Sa main tremble. Pas seulement d'émotion, mais de cette tension brûlante qui lui traverse la nuque, le dos, les cuisses. Il lutte pour ne pas la toucher, pour ne pas s'approcher davantage de cette chaleur qui l'aspire, le trouble, le défi.
Le lendemain, elle revient. Puis encore. Et chaque confession devient plus intime. Elle parle d'un homme. Sa voix se fait plus basse, plus vibrante. Elle dit qu'elle l'observe, qu'elle l'admire, qu'elle rêve de poser ses lèvres sur sa peau, de le réchauffer, de goûter la douceur de son ventre, de sentir sa chaleur jusque dans sa bouche. Julien tente de rester distant, mais ses genoux se resserrent sous la grille, son souffle se bloque.
Il ose, un jour, lui demander :
— Cet homme… il est marié ? Elle sourit dans l'ombre.
— Marié à Dieu, peut-être… Julien sent son estomac se contracter, un frisson le traverse. Elle continue :
— Il porte le noir. Mais sous ses habits, je sens qu'il brûle. Parfois, j'imagine que mes lèvres pourraient le sauver… ou le perdre.
Il ferme les yeux. Chaque mot d'elle est un fil tendu entre la faute et le vertige. Il sait. Il devine. Il sent que c'est lui. Et pourtant, il reste là. Il écoute. Il attend le prochain aveu, comme on attend le prochain frisson d'un rêve trop réel.
Un soir, elle ne passe pas par le confessionnal. Elle attend à la sacristie. Julien la rejoint, surpris.
— Pardon, j'avais besoin de vous voir autrement. De voir vos yeux quand je vous parle.
Elle est belle dans cette lumière rasante. Trop belle. Assise, droite, mains croisées, elle pourrait passer pour une madone en détresse, mais la ligne de son cou, l'ombre délicate entre ses seins dévoilés par un décolleté vertigineux, trouble l'image pieuse. Le tissu ondule à peine, mais laisse entrevoir les mouvements de sa respiration, les frissons qui traversent sa peau.
Elle parle de fatigue, de solitude, de son envie de disparaître, et ses mots glissent entre ses lèvres comme des aveux masqués. Julien s'approche, hypnotisé, lutte pour garder les yeux au bon endroit, mais sa foi vacille. Il pose une main sur son épaule. Elle tressaille, un frisson parcourt son dos, soulève sa poitrine, mais elle ne se dérobe pas. Elle accueille ce contact comme une permission implicite. Un lien s'est noué, incandescent, insidieux. Et Julien sent la chaleur monter le long de sa colonne, envahir son ventre, ébranler ses résolutions.
— Vous êtes bon, murmure-t-elle. Trop bon.
Il retire sa main, honteux, le souffle court. Une vague de chaleur lui grimpe le long de la nuque. Son cœur cogne dans sa poitrine. Le tissu de sa soutane colle à son dos, moite. Elle baisse les yeux, mais pas sans avoir laissé glisser un dernier regard vers lui, chargé de trouble. Le silence qui s'installe entre eux est dense, charnel, tendu comme un fil prêt à rompre. Il balbutie une excuse, mais sa voix tremble. Elle, en face, murmure à peine, presque sans souffle, comme si chaque mot était une caresse :
— Vous n'avez rien fait de mal, mon père… C'est moi. Toujours moi…
Et dans ce murmure, il sent une faille, un appel. Il lutte pour ne pas y répondre. Mais son corps, lui, est déjà parti au combat.
— Non, dit-elle. C'est moi. J'ai toujours tout abîmé. Même ce qui est pur. J'en ai marre d'être seule.
Julien sent son cœur battre trop fort. Il fuit. Mais le lendemain, c'est lui qui l'appelle. Il veut parler. Il dit qu'il est perdu. Il dit qu'il a peur.
Elle lui propose de se retrouver dans une petite salle de rangement attenante à la nef. Une pièce oubliée, emplie de vieux bancs, de tissus liturgiques, de chandeliers rouillés. Il entre. Elle l'attend. Portes fermées.
— Je veux que vous entendiez ma dernière confession. Mais sans mur. Sans bois. Juste moi.
Elle s'approche. Pose sa main sur la sienne. Il ne bouge pas.
— Je vous confesse à mon tour. J'ai envie de vous. Mais pas comme un homme veut une femme. J'ai envie de vous faire du bien. Du vrai. Vous êtes si tendu. Si brûlant…
Il se lève brusquement, recule, heurte un meuble. Il est en feu. Elle le suit, lentement.
— Laissez-moi vous apaiser. Pas de sexe. Juste, laissez-moi m'agenouiller. Laissez-moi vous libérer.
Elle le pousse doucement sur une chaise, un frisson évident vibrant dans la tension de ses gestes mesurés. Puis elle se met à genoux devant lui avec une lenteur étudiée, laissant son large décolleté offrir une vue imprenable sur la courbe pulpeuse et vibrante de ses seins. Le tissu noir de sa robe s'écarte légèrement sous le mouvement, révélant la naissance de sa poitrine, haletante, troublante. Julien détourne un instant les yeux, le souffle saccadé, mais son regard revient, captivé malgré lui.
Ses mains glissent le long de ses cuisses, frôlent le tissu rugueux de la soutane, puis remontent en effleurant avec insistance les muscles contractés de ses jambes. Il ferme les yeux, mais chaque nerf en lui est à vif. Elle est si proche. Le parfum de sa peau, l'humidité tiède de son souffle contre son bas-ventre, tout l'envahit. Il lutte, mais son sexe se tend violemment sous le tissu, douloureux de désir contenu. Elle murmure, ses lèvres frôlant presque son nombril :
— Ne parlez pas. Laissez-moi faire.
Elle défait lentement sa ceinture, puis sa braguette. Son sexe jaillit, gonflé, palpitant, dressé comme une offense au silence du lieu. Ses doigts le frôlent d'abord, en caresses lentes, exploratoires, presque révérencieuses. Elle le sent contre sa paume, chaud, vibrant, plein. Elle le regarde, fascinée, puis ferme les yeux comme pour s'imprégner de sa texture, de sa vie propre.
Ses lèvres s'avancent, effleurent d'abord le gland, le goûtent du bout de la langue, à peine une touche, une promesse. Puis elle y revient, plus sûre, plus lente, le lèche avec délicatesse, le contourne, le trace de volutes douces et brûlantes. Elle le goûte comme un fruit interdit, chaque geste nourri de silence, de feu, d'une dévotion trouble. Puis elle l'englobe lentement, jusqu'à ce que ses lèvres l'enserrent entièrement, et elle commence à le sucer avec une lenteur calculée, sensuelle, presque liturgique.
Ses mains soutiennent ses mouvements, une sur sa cuisse tendue, l'autre sur son bas-ventre en feu. Sa bouche travaille chaque centimètre, le suce avec une ferveur païenne, comme si ce plaisir lui appartenait. Le prêtre gémit faiblement, en lutte avec lui-même, les mains crispées sur la chaise, ses reins à peine soulevés par les vagues de plaisir qu'elle fait monter en lui. Tout son corps se tend, se cambre. Il est pris entre la honte et l'abandon, entre Dieu et la chair. Mais il ne la repousse pas. Il s'offre à elle, silencieux, en feu.
Il lutte de tout son être, mais le feu est trop puissant. Il voudrait hurler, fuir, prier. Mais il cède. Il la sent l'envelopper, l'absorber, comme si elle cherchait à boire toute sa culpabilité dans l'élan même de son plaisir. Sa bouche est chaude, vivante, envoûtante.
Elle ralentit, puis accélère, joue avec le rythme comme on joue avec le souffle d'un feu sacré. Sa salive, tiède et gourmande, coule le long de son sexe tendu, y trace des frissons, des promesses. Il sent chaque vibration de sa gorge, chaque va-et-vient comme une onde qui remonte jusqu'à ses tempes. Il lutte encore, mais ses reins le trahissent : une pulsion monte, irrésistible.
Il veut poser ses mains sur sa tête, accompagner ses mouvements, guider ce plaisir dévorant. Ses hanches frémissent, il les retient de justesse, mais son corps tremble, tendu, en feu. Et quand elle soupire entre deux gorges, c'est un frisson immense qui le traverse, une décharge qui embrase tout, jusqu'à sa foi elle-même.
— Voilà… respire… laisse-toi aller, mon chéri…
Sa voix est un souffle doux, presque maternel, mais chargé d'un venin brûlant. Elle accompagne le va-et-vient de ses lèvres par cette caresse verbale, sucrée, perverse, irrésistible. À ces mots, Julien tressaille. L'interdit n'est plus une frontière : c'est un fil qu'elle a rompu d'un murmure tendre. Il voudrait répondre, mais sa gorge est nouée, et c'est tout son corps qui gémit à sa place. Une onde brûlante le traverse. Il vacille, sur le fil de la damnation et de la béatitude.
Il craque. Il jouit, profondément, dans un râle sourd qui gonfle sa poitrine et fait trembler ses cuisses. Des spasmes violents lui arrachent les reins tandis qu'il explose dans la chaleur accueillante de sa bouche. Une giclée épaisse jaillit avec force, perle sur ses lèvres, tandis que quelques gouttes s'égarent, chaudes et brillantes, tombant sur son décolleté et la soie noire de sa robe. Elle les sent glisser sur sa peau, entre ses seins, comme une onction impure. Elle le regarde, encore haletante, le souffle coupé, une lueur de triomphe dans les yeux. Il est vidé, désarmé, en silence, son sexe encore frémissant entre ses doigts.
Elle avale, lentement, profondément, sans quitter Julien des yeux. Son regard est fixe, intense, presque mystique. Puis, dans un geste troublant de solennité, elle incline la tête, ferme les yeux, et presse doucement ses paumes sur sa poitrine comme si elle recevait une hostie sacrée. Une goutte perle sur son menton, glisse entre ses seins, rejoint l'étoffe soyeuse de sa robe. Elle rouvre les yeux, le fixe de nouveau, comme si elle venait d'accomplir un rituel. Julien, hébété, vidé, reste assis, la tête basse, incapable de parler, le souffle absent, la foi vacillante.
— Maintenant, murmure-t-elle, vous êtes à moi.
Elle se lève lentement, comme repue, le regard voilé d'une satisfaction qu'elle n'essaie même pas de cacher. D'un geste lent, presque cérémoniel, elle remet sa robe en place, réajuste le tissu sur sa poitrine, y laissant encore briller quelques traces du péché. Ses doigts glissent dans ses cheveux, les lissent comme si rien ne s'était passé, alors que tout a changé. Il ne dit rien. Il n'en a pas la force. Elle s'avance vers la porte, son pas souple, félin, puis, la main sur la poignée, elle se retourne. Son regard est doux, presque amusé, mais chargé d'un feu tranquille.
— Je reviendrai demain. Pour une autre confession.
Lola pense, un sourire effleurant ses lèvres encore humides : Je ne sais pas encore bien ce que je vais devenir… mais toi, mon chéri… toi, je sais déjà ce que tu me seras utile.
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