Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Excitation à haut risque — Chapitre 1 · Histoire entière
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteure
Excitation à haut risque
Chapitre 1 · Histoire entière
EXCITATION A HAUT RISQUE
Une histoire qui arriva à mon meilleur ami. Je me mets à sa place pour la rédiger.
SEPTEMBRE 1985
A cette époque, je travaillais depuis cinq ans dans la vente de bateaux de loisir, voiliers et hors-bords. La boîte avait organisé sa traditionnelle fête annuelle à Paris pour rendre hommage aux vendeurs qui avaient réussi remarquablement la saison. Chiffre d'affaires et bénéfices en forte hausse, bravos, applaudissements, repas dans un restaurant étoilé, sortie en discothèque, entrées prépayées et boissons prises en charge par la boîte, frais de déplacement remboursés. C'est tout juste si on ne nous aurait pas offert des filles, ou bien des Chippendales pour les collègues femmes.
Non, les filles n'étaient pas prévues. Mais des potes vendeurs en avaient déniché des pas mal sur place. Ils les arrosaient au champagne, ça riait, ça flirtait. La suite ne se tenait pas sur place, mais plutôt à l'arrière des bagnoles ! Donc j'en ignore tout.
Moi, j'étais assez éméché, un peu vaseux. Je n'avais trouvé personne, et je n'en avais plus l'envie, une fois passée l'excitation sans suite du début de soirée. Je savais que dans ces cas-là, même si j'avais conclu avec une Miss France, je n'aurais pas eu l'air malin devant la fille, au pied du mur:
— Excuse-moi, c'est la première fois que ça m'arrive !
— Si je ne crois pas celle-là, tu m'en raconteras une autre !
— Si je ne crois pas celle-là, tu m'en raconteras une autre !
Et elle aurait eu bien raison de se payer ma tête à défaut d'autre chose.
Vers 3 heures du matin, je décidai de rentrer chez moi. De Paris, j'avais trois heures de route vers la Normandie où j'habitais avec femme et enfants. Même en sachant que j'avais dépassé la limite en alcool, je me fiais à ma certitude de pouvoir conduire droit sans manquer de réflexes. Et je restais assez clair pour faire attention à mon Audi toute neuve dont j'étais fier et heureux.
Je roulais à cent sur l'autoroute, ni trop vite ni trop lentement, en restant sur la file de droite. Tout allait bien, je ne me faisais pas remarquer. Des flics passèrent, me doublèrent. Je pensais qu'en portant costume-cravate, ça devait suffire à ce qu'ils ne s'intéressent pas à moi. Effectivement ils me dépassèrent et s'éloignèrent.
Une fois l'alcool assimilé, ma tête ne tournait plus, j'avais les idées plus claires, et en ouvrant la vitre en grand, le risque de m'endormir disparut. Je m'arrêtai juste sur une aire de repos pour me soulager d'une envie pressante.
Ce que je n'avais pas prévu, c'est qu'en tenant mon sexe dans ma main, le temps d'évacuer le trop-plein de champagne, il me reprendrait une diablerie d'excitation que la vue des filles court vêtues et aguichantes de tout à l'heure avait contribué à faire monter en moi. Jusqu'à cet arrêt sur l'autoroute, j'étais resté anesthésié par les vapeurs d'alcool sans doute. Mais j'avais soudain envie de me faire sucer alors que, faisant un tour de piste sur l'aire de stationnement, je devais me rendre à l'évidence, il n'y avait personne sur qui pouvoir compter, à cette heure, en pleine nuit. Pas une main susceptible de me secourir, ni celle d'une femme, ni même, mais vraiment en dernier recours, celle d'un homme !
C'est là que commence vraiment mon histoire de cette nuit maudite...
Me rasseyant dans la voiture, je baisse le haut de mon pantalon en levant un peu mes fesses, je baisse aussi mon caleçon jusqu'aux genoux puis, calé au fond de mon siège, je me fais quelques agréables va-et-vient à la main. Tout de suite, une belle érection annonce un plaisir imminent. Je caresse mon gland qui finit par mouiller. Quelques gouttes perlent à son orifice. Je me rassure, personne ne peut me voir, sauf quelqu'un qui viendrait faire une pause en se garant à côté de ma voiture, alors qu'il y a de la place partout ? Peu probable. Mais c'est alors qu'il me vient une idée tordue.
Je me dis qu'effectivement, je ne peux pas être vu, mais en revanche, si je me retiens bien maintenant, au péage un peu plus loin, dans dix minutes, je peux passer dans cette tenue indécente à une caisse tenue par une femme, n'importe laquelle, qui en me surplombant de sa guitoune pour me rendre la monnaie me verrait me masturber. Rien qu'à cette pensée, je devine déjà mon excitation à venir, et je me décide, je tente le coup, pour voir. Et en effet, la femme me rend la monnaie du haut de son guichet, mais je n'ose pas la regarder, car je risquerais d'avoir honte. Mon sexe tendu est on ne peut plus visible, il touche même le bas du volant. Mais rien que supposer qu'elle ait pu le voir en pleine érection ne serait-ce qu'une poignée de secondes suffit à m'exciter encore plus que je ne l'étais avant d'arriver au péage.
Je continue donc ma route en gardant intacte mon envie de jouir, sachant que je pourrais l'éteindre en m'arrêtant à l'aire suivante pour éjaculer, et on n'en parlerait plus, si j'étais raisonnable.
Mais je ne suis pas raisonnable ! Non, je préfère garder mon excitation telle qu'elle est. La route me paraît plus agréable comme ça, d'ailleurs. Arrivé dans les faubourgs de ma ville, vers 7 heures, je m'arrête à un kiosque à journaux pour acheter une revue érotique. Eh oui, en 1985, on n'a pas encore inventé les smartphones ni l'accès à Internet ! A cette époque, c'est la nouvelle mode, dans ces journaux érotiques, les femmes y ont la chatte épilée comme l'abricot d'une jeune fille.
Je me rends dans une rue où passent des gens qui se rendent au travail, et me gare en chevauchant le trottoir. J'ouvre en grand mon magazine sur le siège passager. Je me mets à l'aise, comme devant le guichet d'autoroute, pour reprendre ma masturbation. Dans le rétroviseur latéral, je vois un homme arriver vers moi. Je cache mon sexe à l'aide du magazine et fais semblant de lire. Au pire, ça amusera le quidam qui passe s'il remarque ce que je lis.
Après plusieurs hommes, c'est une femme seule qui s'approche d'un pas plus lent. Le trottoir n'est pas très large, alors elle va forcément frôler ma voiture, dont j'ai laissé les veilleuses allumées afin que l'étonnement de la dame dû à ma présence la pousse à tourner son regard vers moi, et surtout vers ce que je fais. Mon cœur s'affole, mon envie de jouir décuple.
Après plusieurs hommes, c'est une femme seule qui s'approche d'un pas plus lent. Le trottoir n'est pas très large, alors elle va forcément frôler ma voiture, dont j'ai laissé les veilleuses allumées afin que l'étonnement de la dame dû à ma présence la pousse à tourner son regard vers moi, et surtout vers ce que je fais. Mon cœur s'affole, mon envie de jouir décuple.
Mon stratagème fonctionne ! Au moment où je sens que la jeune femme me voit, ou même m'observe peut-être, je regarde à droite, vers les photos pornos, et j'éjacule sans retenue en décalottant complètement mon gland. Je tire à fond sur la hampe afin de gicler plus fort.
Dans ma tête, je me dis que c'est pour elle que j'ai joui, elle devrait donc en être flattée, non ? Je suis certain qu'elle m'a bien vu éjaculer, car cinq mètres plus loin, elle se retourne vers moi tout en avançant. Mais je fais alors semblant de ne pas avoir remarqué son passage, tant absorbé que je me montre par ma lecture et les images sexy de femmes en chaleur écartant leurs cuisses impudiquement, en grand et en couleur !
Mon sexe se détend, du sperme qui s'est répandu dans mes poils commence à goûter entre mes cuisses que d'instinct, je resserre pour éviter de tacher le tissu noir du siège de mon Audi. Ma femme serait furieuse !
Par la suite, je récidive plusieurs fois, et je jouis toujours aussi fort. Chaque fois, je sens mon cœur battre à plein régime à l'approche de ma victime, voyeuse malgré elle. C'est très puissant, jamais je n'ai pratiqué une masturbation aussi violente avec un plaisir qui me vient d'aussi loin, du fond de mes tripes.
Mais les ennuis arrivent. Je me savais coupable d'actes condamnables, mais sur le coup tant pis, je m'étais laissé aller.
Je finis par avoir des troubles du sommeil à l'idée qu'une ou des femmes aient pu porter plainte en donnant aux flics mon numéro de plaques.
Quelques mois après, sans plus m'y attendre, je vois deux flics arriver effectivement chez moi pour me conduire au poste.
Je dois vendre mon Audi pour me payer un bon avocat, et je me contenterai de bosser en vieille CX d'occasion.
On me condamne à six mois avec sursis. A l'époque, on parle d'attentat à la pudeur, d'exhibitionnisme, pas encore d'agression sexuelle.
Connaissant bien le patron du journal local, ma femme fait jouer nos relations pour que l'affaire ne s'ébruite pas trop en ville.
On fait croire aux enfants que j'ai été condamné pour excès de vitesse sous emprise alcoolique.
Ma femme demande le divorce. Et l'obtient.
Et me voilà tout seul comme un con, ce soir, sans mes enfants, sans ma femme, sans mon Audi.
Je voulais me mettre à poil ? Maintenant, j'y suis.
FIN
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Commentaires ()
Je pense qu'au contraire, si je ne l'avais pas précisé tout de suite, on aurait pu croire que cette histoire était totalement inventée. Moi écrivant dans la peau d'un homme, ça aurait fait louche, et pas crédible surtout, au vu de mon orientation assez explicite depuis mon premier texte ! .
J'ai mis ma plume au service d'histoires vraies vécues par des amis. Parfois par des amies aussi..
La plus vraie de mes histoires personnelles c'est "P'tite pomme d'amour 1". (Dans les 2.3 et 4 il y a aussi du vrai, mais moins. J'y ai ajouté des fantasmes). J'évite de la relire, la 1, car j'ai la larme à l'oeil à chaque fois. Et la vraie fin de cette histoire avec Julie, on la trouve dans "Orgasme partagé; sexe entre femmes". Je n'aime pas la relire non plus.
Mais je suis heureuse d'avoir réussi à transmettre l'émotion, d'après les retours que j'en ai eus.
J'ai beaucoup aimé ce rappel qu'en 1985, la vie était bien différente.
C'est une belle histoire, avec une fin triste quelque part car on ne sent aucune méchanceté de la part du personnage, juste une forme de perversion. Mais qui n'en a pas ?
En critique : tu aurais dû préciser uniquement à la fin que tu la racontes à la place ton meilleur ami.