Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La chambre blanche — Chapitre 2 · Le test
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La chambre blanche
Chapitre 2 · Le test
J'entends la porte s'ouvrir. Depuis la visite surprise de Blanche, je suis à l'affût de tout mouvement de l'extérieur… On ne sait jamais, peut-être que ma bienfaitrice aux mains expertes reviendra me rendre une petite visite ? Mais non, depuis son départ, mes seules visites ont été celles des habituels hommes en blanc me livrant mes plateaux repas. Toujours aussi infects, ces repas. Ce moment de douceur et d'extase devra-t-il donc être le seul plaisir qui me sera accordé ? Un plaisir que je serai condamné à revivre en boucle dans mes souvenirs, de plus en plus déformé avec le temps.
Et là, la porte s'ouvre. Et avec elle, l'espoir d'une nouvelle visite de Blanche. De ses lèvres roses qu'elle maintenait à peine entrouvertes tout en m'astiquant. Sa nuque à la peau de velours. Ses mains délicates, comme taillées dans un bloc de marbre. Sa blouse gonflée par ses seins lourds que je n'ai cessés de m'imaginer depuis. Mais ce ne sera pas pour cette fois : mon visiteur est un homme, la cinquantaine, l'air grave dans sa blouse blanche. Il tient à la main un petit carnet et s'approche de moi en silence. Il s'assoit sur le rebord de mon lit et me détaille un instant de la tête aux pieds. Puis il sort un stylo de la poche de sa blouse.
— Votre nom ?
Je le regarde, surpris. L'homme répète : “Votre nom ?” Surpris, je bafouille un vague “Je… Je ne sais pas”. L'homme ne répond rien, il se contente de grifonner quelque chose dans son carnet. Ce doit être un médecin. Il continue :
— Et vous savez qui je suis ?
— Non.
— Pas la moindre idée ?
— Pas la moindre idée.
Je le regarde, surpris. L'homme répète : “Votre nom ?” Surpris, je bafouille un vague “Je… Je ne sais pas”. L'homme ne répond rien, il se contente de grifonner quelque chose dans son carnet. Ce doit être un médecin. Il continue :
— Et vous savez qui je suis ?
— Non.
— Pas la moindre idée ?
— Pas la moindre idée.
Il continue de prendre des notes. Je me sens un peu troublé, car j'ai l'impression que ma réponse le déçoit, dans une certaine mesure. Mais je ne peux évidemment pas mentir, et je n'ai effectivement pas la moindre idée de qui cet homme peut être.
— Il y a deux jours, vous avez reçu une visite un peu particulière. Vous vous en souvenez ?
— Bien sûr.
— Vous sauriez me dire ce que votre invitée a fait ?
— Euh… Oui, elle m'a… elle m'a masturbé.
— Et vous avez joui ?
— Oui.
— Cela vous a fait du bien ?
— Ou… Oui.
— Parfait. Maintenant, la femme, savez-vous son nom ?
— Euh… Je crois…
— Alors ?
— Blanche.”
— Bien sûr.
— Vous sauriez me dire ce que votre invitée a fait ?
— Euh… Oui, elle m'a… elle m'a masturbé.
— Et vous avez joui ?
— Oui.
— Cela vous a fait du bien ?
— Ou… Oui.
— Parfait. Maintenant, la femme, savez-vous son nom ?
— Euh… Je crois…
— Alors ?
— Blanche.”
L'homme s'arrête d'écrire et me regarde. J'ai l'impression que ses yeux sont en train de sonder mon âme. À quoi pense-t-il ? Pourquoi est-ce si surprenant que je connaisse le prénom de la femme ? Qui est-elle ? Et qui suis-je, par rapport à elle ?
— Est-ce que vous seriez capable de la reconnaître ?
— Oui, je suppose.
— D'accord, faisons le test.
— Oui, je suppose.
— D'accord, faisons le test.
Il sort de sa poche deux enveloppes, numérotées 1 et 2. Il prend la première et en sort une dizaine de photos de femmes. Il me demande de les regarder et de me dire si je saurais reconnaître ladite Blanche. Je m'exécute : je passe les photos en revue, une à une, jusqu'à sentir comme une boule au ventre.
— C'est elle.
— Vous en êtes sûr ?
— Absolument certain.
— Vous en êtes sûr ?
— Absolument certain.
Il regarde la photo, me regarde, et griffonne quelque chose dans son carnet. Puis il range les photos dans l'enveloppe avant de sortir celles de la seconde enveloppe. Il me les tend et me demande si je serais capable de la reconnaître sur celles-ci. Je les prends et manque de m'étouffer. Cette fois, ce ne sont plus des photos du visage, mais de la chatte. Une vingtaine de paires de lèvres, toutes différentes.
— Je ne pense pas être en mesure de la reconnaître sur ces photos… Elle était habillée quand…
— Essayez quand même.
— Essayez quand même.
Son ton autoritaire ne semble pas vraiment me laisser de choix. Je commence à regarder les photos, une à une… Face à ces vulves aux morphologies si variées, je ressens une certaine excitation monter en moi et mon pénis se gorger de sang… Environ au milieu du paquet, je m'arrête sur une photo précise. Deux lèvres roses, d'aspect tendre, qui se referment sur un adorable petit bouton avec lequel j'aimerais pouvoir jouer, un léger duvet blond. Je ne sais pas pourquoi, mais je le sais : c'est elle. C'est Blanche. J'en ai la certitude.
— Vous en êtes sûr ? Vous ne voulez pas regarder les autres photos ?
— Inutile, je sais que c'est Blanche.
— Très bien, je n'insiste pas. (Il griffonne encore quelque chose dans son carnet, avant de lever la tête pour me regarder) Je vois que ces photos vous ont excité. Veuillez vous déshabiller s'il vous plaît.
— Inutile, je sais que c'est Blanche.
— Très bien, je n'insiste pas. (Il griffonne encore quelque chose dans son carnet, avant de lever la tête pour me regarder) Je vois que ces photos vous ont excité. Veuillez vous déshabiller s'il vous plaît.
Je m'exécute et, quelques secondes plus tard, me retrouve nu comme un ver sur le lit, bandant comme un taureau face à cet homme qui me regarde comme un cobaye. Il sort des cordes de sa poche.
— N'ayez pas peur, je vous promets que nous ne vous voulons aucun mal.
Sans vraiment savoir pourquoi, je le crois et me sens étrangement assez léger. Je le laisse attacher mes poignets et mes chevilles au cadre du lit, de sorte que je me retrouve étalé sur ce lit blanc, bras et jambes écartées, la bite dressée vers le plafond. L'homme vient alors me bander les yeux. J'entends ses pas s'éloigner de moi. J'identifie qu'il se dirige vers la porte, et ai rapidement confirmation : celle-ci s'ouvre, et j'entends distinctement plusieurs personnes entrer. Cela ne devrait pas, mais d'une certaine manière, cela m'excite horriblement…
— J'ai fait rentrer trois femmes. L'une d'entre elle est celle que vous nommez Blanche. J'aimerais que vous l'identifiez.
J'entends des pas s'approcher de moi. La femme marche pieds nus sur le sol. Je la sens toute proche, et soudain je sens sa main s'emparer de mon membre et commencer un mouvement de va-et-vient très doux et sensuel. Mais pas aussi doux que celui d'hier. Je le fais savoir :
— Ce n'est pas elle.
— Vous en êtes bien sûr ? Je peux envoyer la deuxième ?
— Sûr et certain. Allez-y.
— Vous en êtes bien sûr ? Je peux envoyer la deuxième ?
— Sûr et certain. Allez-y.
À la seconde où la deuxième femme touche ma bite, je sais que c'est elle. La même sensualité, la même fermeté, le même rythme… Et cette douceur… Je sens mon érection se renforcer… Je pourrais donner mon verdict, mais je décide de profiter un peu de ce moment de plaisir… Je m'abandonne à ces mains expertes pendant quelques instants. Le plaisir monte, monte, intensifié par le sentiment de me savoir vulnérable et observé. Je commence à me tortiller en gémissant.
— Ne jouissez pas. Concentrez-vous sur votre tâche. Est-ce la femme qui vous a branlé l'autre jour ?
— Oui, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
— Oui, ça ne fait pas l'ombre d'un doute.
La femme s'en va, ce qui me permet de me détendre un peu et de sentir mon excitation retomber. J'entends l'homme écrire frénétiquement dans ses notes. Puis soudain :
— On va passer au dernier test. Une fois encore, vous me dîtes qui est la femme de l'autre jour.
La première candidate s'avance et pose ses lèvres sur mon gland. Elle commence à jouer avec sa langue, sans que ses mains ne me touchent. Sa bouche s'agite, je la sens aspirer, engloutir… Mais ce n'est clairement pas Blanche. La seconde prend le relai. Elle est plus douce dans ses mouvements. Moins passionnée. Mais non moins douée. Au contraire, je ressens une osmose plus grande et sens que je pourrais bien venir… Mais je me retiens pour la troisième. J'informe l'homme que je ne suis pas encore certain. Il envoie la troisième et dernière. À peine sa langue effleure-t-elle mon chibre que je sens, très profondément en moi, que c'est Blanche. Comme si cette fellation, je l'avais déjà reçue par le passé. Mais ce n'est pas possible, non, non, non…. Oh oui ! Oh oui mon dieu que c'est bon ! Mon corps se fige, ma bite se contracte et lâche trois puissants jets dans la bouche de la femme, tandis que je pousse un râle sourd « Oh oui Blanche, c'est si bon ! »
La femme ralentit, lèche le sperme qui dégouline encore de ma queue et avale le tout. Puis elle repart, aussi silencieusement qu'elle est arrivée. J'entends la porte se fermer. L'homme m'enlève mon bandeau et les liens à mes articulations. Je peux enfin bouger.
— Alors, laquelle des trois ?
— La dernière.
— J'en prends note. Merci pour votre coopération. Nous nous reverrons bientôt, mais avant de partir j'aimerais vous poser une dernière question. Quel est votre nom ?
— La dernière.
— J'en prends note. Merci pour votre coopération. Nous nous reverrons bientôt, mais avant de partir j'aimerais vous poser une dernière question. Quel est votre nom ?
Il a déjà posé cette question, mais d'une certaine manière, je comprends pourquoi il la repose. Il sait que des choses se sont passées durant les dernières minutes. Quoi exactement ? Je ne saurais pas le dire. Mais une chose est sûre : il y a eu plus, bien plus, qu'un simple échange sexuel. Je le sais car, au moins de jouir, une pensée m'a traversé l'esprit. Une pensée dont je ne connais pas l'origine.
— Je m'appelle Henri.
L'homme lève la tête de son carnet et me regarde pendant quelques secondes, avant de me faire un bref sourire et de retourner à ses notes.
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