Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
La chambre blanche — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
La chambre blanche
Chapitre 1
Je suis allongé depuis des jours, peut-être des semaines, à regarder le plafond dans cette pièce blanche. C'est un cube parfait, quatre murs immaculés, sans fenêtre, juste une porte, blanche elle aussi. Mes draps sont blancs, mon oreiller blanc. Dans un coin, un lavabo en faience, une douche vitrée et une cuvette de toilettes, blanche, cela va de soi. Je peux me déplacer péniblement, car je sens en moi une immense fatigue. Et un grand vide que je n'arrive pas à m'expliquer. Quand je commence à réfléchir à ce que je fais là, mon crâne résonne comme une grosse cloche qu'on frapperait de toutes ses forces et dont rien ne sort sinon un son creux et vide.
La vérité est que je ne sais pas où je suis, ni ce que je fais là. Ni même qui je peux bien être. Alors j'attends, car évidemment je ne peux rien faire. Je mange quand l'un des hommes vêtus de blanc m'apporte mon plateau repas. Je vaque à mes besoins primaires. Quand je trouve assez de forces, je prends une longue douche chaude, qui détend mes muscles douloureux à force de ne pas être sollicités.
J'essaie parfois d'adresser la parole à ceux qui me nourrissent, mais ils ne me répondent pas, ne me regardent même pas, me laissant seul face à mon incompréhension. Dit ainsi, cela peut paraître terrifiant, mais en vérité je suis dans un état serein et apaisé assez indescriptible. Je n'ai pas peur et ne m'ennuie pas. Je ne vis pas au sens où on l'entend, je survis juste comme un animal en captivité mais ne ressens aucune frustration ni quoi que ce soit. C'est ainsi, et je l'accepte.
Ainsi, lorsque j'entends quelqu'un déverrouiller la porte, je ne me pose pas vraiment de question. Ce doit être mon plateau repas, un point c'est tout. Je me demande ce que je vais avoir à manger aujourd'hui. Probablement la traditionnelle bouillie ? C'est rare que j'aie mieux, mais ça arrive.
Mais non. Ce n'est pas ma nourriture. Ce n'est même pas l'un des types habituels. À vrai dire, ce n'est même pas un type mais une femme, assez grande; blonde, la trentaine, vêtue d'une blouse blanche (naturellement). Elle entre, referme la porte derrière elle et s'avance en direction de mon lit. Ses talons claquent sur le sol, son nouveau pour moi dans ma cellule. Elle s'arrête à un mètre de mon lit et me détaille du regard; comme un patient. Je me dis que ce doit être un docteur, à sa tenue. Je lui demande, mais elle ne répond pas, se contente de me fixer.
Puis elle avance de nouveau et s'assoit sur le rebord du lit et, toujours en silence, baisse mon pantalon, dévoilant mon sexe mollement posé sur le côté. Je me dis que c'est un médecin, qu'elle sait ce qu'elle fait, donc je me laisse faire. Et justement, elle le saisit d'une main ferme et commence à le caresser, d'abord lentement, puis de plus en plus fermement, au fur et à mesure que mon membre se raidit. Je ne peux retenir des soupirs de plaisir. Cette sensation, elle m'était devenue étrangère. J'ai le sentiment que j'avais connu le plaisir sexuel par le passé, mais il ne m'en restait aucun souvenir. Comme de rien d'autre.
Ses doigts, doux et agiles, s'agitent le long de ma queue dressée, caressent mes couilles, jouent avec mon gland. Je ne remarque que maintenant que la femme est très belle, que j'aime les traits de son visage, ses fines lèvres roses que j'imagine déjà engloutir ma verge, et je me figure ses formes féminines qui me sont cachées par la blouse ample. J'ai envie de la toucher, mais quelque chose en moi me dit que je n'en ai pas le droit. Alors je la laisse juste me branler, silencieusement. Mais je n'arrive pas à me retenir très longtemps. Je décide d'y aller progressivement. Tout d'abord en posant juste ma main sur sa cuisse. Aucune réaction de sa part, c'est plutôt encourageant. En même temps, sentir la jambe d'une femme dans ma main m'excite énormément, même si le contact ne se fait qu'au travers du tissu de sa blouse et de sa jupe. Je remonte ma main jusqu'à son bassin, je sens le creux de ses hanches, puis je remonte peu à peu jusqu'à sentir le relief de son sein.
Je le sens plutôt gros, rond et ferme, comme je les aime. Je le caresse sous la blouse, imaginant son téton rose pointer même s'il m'est inaccessible...
Alors une pensée me traverse l'esprit...
Peut-être que je pourrais ouvrir cette blouse, déshabiller cette femme qui se donnne visiblement de la peine pour me faire jouir...
Peut-être même que je pourrais la pénétrer, sentir la chaleur de sa chatte, glisser ma langue dans sa fente...
Ces pensées me rendent fou, alors je commence à déboutonner sa blouse, mais la femme s'arrête et me signifie que je n'ai pas le droit...
Tant pis, cela restera de l'ordre du fantasme, mais pour l'instant je ne peux de toute façon pas me plaindre car la femme sait visiblement ce qu'elle fait. Elle me touche avec un mélange de douceur et de fermeté, de force et de tendresse...
Peut-être que je pourrais ouvrir cette blouse, déshabiller cette femme qui se donnne visiblement de la peine pour me faire jouir...
Peut-être même que je pourrais la pénétrer, sentir la chaleur de sa chatte, glisser ma langue dans sa fente...
Ces pensées me rendent fou, alors je commence à déboutonner sa blouse, mais la femme s'arrête et me signifie que je n'ai pas le droit...
Tant pis, cela restera de l'ordre du fantasme, mais pour l'instant je ne peux de toute façon pas me plaindre car la femme sait visiblement ce qu'elle fait. Elle me touche avec un mélange de douceur et de fermeté, de force et de tendresse...
Je suis de plus en plus dur et sens une chaleur monter dans tout mon corps. Le plaisir s'intensie, je pousse des gémissements de plus en plus forts jusqu'à soudain sentir de violentes contractions dans mon bassin, mon sexe s'immobiliser puis, une seconde plus tard, une vague de plaisir me traverser de la tête aux pieds tandis que je crache de longs jets de semence blanche et visqueuse sur la main de ma bienfaitrice.
Elle cesse alors ses mouvements de va-et-vient, se lève et va se laver les mains, puis elle repart, sans m'adresser un seul regard, comme si rien ne s'était passé. Pour ma part, je reste immobile sur mon lit, encore épuisé par la puissance de l'orgasme, ne comprenant pas ce qu'il venait de se passer. Je sais juste une chose, que je n'arrive pas à m'expliquer. Cette femme s'appelle Blanche.
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