Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Aventures Chinoises — Chapitre 1 · Arrivée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Aventures Chinoises
Chapitre 1 · Arrivée
Bonsoir !
J'espère que cette histoire vous plaira.
Bonne lecture !
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- - -
Sacha était parti loin, très loin. C'était sa façon à lui de digérer la séparation.
Il avait pris une mission à l'autre bout du monde, histoire de dire que c'était lui qui s'en allait et pas elle*.
Il avait pris une mission à l'autre bout du monde, histoire de dire que c'était lui qui s'en allait et pas elle*.
Une fois sa valise récupérée, il franchit le sas qui sépare les voyageurs du commun des mortels. Dans la foule qui attend les arrivés, une jeune femme à l'élégance fine et délicate, typiquement chinoise, semble le reconnaître sans qu'ils ne se soient rencontrés au préalable. Elle avance vers lui d'un pas sobre et déterminé.
Ses traits sont fins, comme dessinés, sa mâchoire carrée évoquant une certaine majesté. Elle a la silhouette d'une brindille dans son tailleur sur mesure, plate comme une limande; le tout en ligne avec la finesse de ses traits.
Elle se plante devant lui, un peu rigide.
— Sacha Maître ? Demande-t-elle en dardant ses yeux noirs sur son air encore ahuri par les heures de vol.
La question est rhétorique, elle sait qui il est. Il regarde les longues mèches noires à la tête de son carré plongeant, qui oscillent parallèlement de chaque côté de son visage.
— Euh, oui, répond-t-il, soulagé de pouvoir laisser les commandes à quelqu'un de lettré.
Après une légère courbette, elle ajoute sans empathie :
— Mon nom est Lynn, j'espère que vous avez fait bon vol. Suivez-moi, ordonne-t-elle, froide.
Un homme que Sacha n'avait jusqu'alors pas repéré attrape sa valise et s'élance à la suite de son hôtesse qui ne l'a pas attendu.
Contrairement à la majeure partie de ses congénères, Lynn avait su cultiver un fessier. Moulés dans leur tailleur, les muscles rebondissent, oscillent ostensiblement. Visiblement travaillées, ses fesses sont bombées, ses formes étirent le tissu qui épouse ses hanches, les muscles galbés propulsant puissamment ses jambes comme le pas d'un corps de l'armée rouge.
Sacha se laisse envoûter, ne sachant capter le sens des hiéroglyphes qui tapissent les murs lumineux de l'aéroport, ses yeux fatigués sont tout aussi bien lotis à imaginer l'empoignade du derrière de son guide.
Lynn fend la foule, l'escortant dans le grand hall, le porteur comme une ombre derrière eux. Elle est affublée de bas, dont sa robe, soulevée par sa marche forcée laisse deviner les sommets, il apprécie ce charme désuet, bien que le rythme de son pas tire sur ses jambes rincées.
Ses traits sont fins, comme dessinés, sa mâchoire carrée évoquant une certaine majesté. Elle a la silhouette d'une brindille dans son tailleur sur mesure, plate comme une limande; le tout en ligne avec la finesse de ses traits.
Elle se plante devant lui, un peu rigide.
— Sacha Maître ? Demande-t-elle en dardant ses yeux noirs sur son air encore ahuri par les heures de vol.
La question est rhétorique, elle sait qui il est. Il regarde les longues mèches noires à la tête de son carré plongeant, qui oscillent parallèlement de chaque côté de son visage.
— Euh, oui, répond-t-il, soulagé de pouvoir laisser les commandes à quelqu'un de lettré.
Après une légère courbette, elle ajoute sans empathie :
— Mon nom est Lynn, j'espère que vous avez fait bon vol. Suivez-moi, ordonne-t-elle, froide.
Un homme que Sacha n'avait jusqu'alors pas repéré attrape sa valise et s'élance à la suite de son hôtesse qui ne l'a pas attendu.
Contrairement à la majeure partie de ses congénères, Lynn avait su cultiver un fessier. Moulés dans leur tailleur, les muscles rebondissent, oscillent ostensiblement. Visiblement travaillées, ses fesses sont bombées, ses formes étirent le tissu qui épouse ses hanches, les muscles galbés propulsant puissamment ses jambes comme le pas d'un corps de l'armée rouge.
Sacha se laisse envoûter, ne sachant capter le sens des hiéroglyphes qui tapissent les murs lumineux de l'aéroport, ses yeux fatigués sont tout aussi bien lotis à imaginer l'empoignade du derrière de son guide.
Lynn fend la foule, l'escortant dans le grand hall, le porteur comme une ombre derrière eux. Elle est affublée de bas, dont sa robe, soulevée par sa marche forcée laisse deviner les sommets, il apprécie ce charme désuet, bien que le rythme de son pas tire sur ses jambes rincées.
Elle s'arrête et se retourne soudain, son regard surprend l'attention de Sacha encore attelée là où se situait son cul il y a un instant. Il interprète le subtil mouvement de bouche et de sourcils sur le visage de son guide comme un discret mélange de réprobation et de dégoût.
Soudain libéré de l'hypnose provoquée par le séant local, il lève les yeux et réalise que comme des lapins pris au collet, ils sont entrés dans l'impasse d'un grand ascenseur.
Derrière lui, d'autres passagers s'entassent avec leurs bagages. Leur porteur s'excuse d'un regard, de pousser Sacha vers sa patronne, pressé qu'il est par l'affluence dans la cage de métal. Sacha s'approche face à Lynn, qui s'est calée le dos contre la paroi, la promiscuité de l'ascenseur contraignant l'espace qui les sépare.
Elle le regarde l'air dépité, il sourit.
Sacha repose sa main sur la paroi de la cabine, au-dessus de l'épaule de son guide, puis approche son corps à quelques centimètres d'elle, soulignant, en creux, l'espace qu'aurait pu occuper son hypothétique poitrine.
Face à face, il est difficile pour leur regard de s'éviter.
Une famille en route pour un tour du monde à en juger par leurs bagages finit d'embarquer dans la cage d'ascenseur. Sacha, à la force du poignet, préserve le petit puits d'air devant lui et malgré la marée humaine derrière lui, garde son corps à courte distance de son guide.
La porte se ferme et la translation verticale commence doucement.
Peut-être est-ce un soupçon d'appréciation pour la préservation de son espace que Sacha peut lire dans le sursaut de la lèvre de la jeune femme. Dans le doute, il lui sourit à nouveau.
Lorsque la cabine est enfin arrêtée et que les passagers s'en sont vidés, Sacha détend son bras et ouvre l'abri autour Lynn, avant qu'ils ne se remettent en mouvement vers le véhicule.
Soudain libéré de l'hypnose provoquée par le séant local, il lève les yeux et réalise que comme des lapins pris au collet, ils sont entrés dans l'impasse d'un grand ascenseur.
Derrière lui, d'autres passagers s'entassent avec leurs bagages. Leur porteur s'excuse d'un regard, de pousser Sacha vers sa patronne, pressé qu'il est par l'affluence dans la cage de métal. Sacha s'approche face à Lynn, qui s'est calée le dos contre la paroi, la promiscuité de l'ascenseur contraignant l'espace qui les sépare.
Elle le regarde l'air dépité, il sourit.
Sacha repose sa main sur la paroi de la cabine, au-dessus de l'épaule de son guide, puis approche son corps à quelques centimètres d'elle, soulignant, en creux, l'espace qu'aurait pu occuper son hypothétique poitrine.
Face à face, il est difficile pour leur regard de s'éviter.
Une famille en route pour un tour du monde à en juger par leurs bagages finit d'embarquer dans la cage d'ascenseur. Sacha, à la force du poignet, préserve le petit puits d'air devant lui et malgré la marée humaine derrière lui, garde son corps à courte distance de son guide.
La porte se ferme et la translation verticale commence doucement.
Peut-être est-ce un soupçon d'appréciation pour la préservation de son espace que Sacha peut lire dans le sursaut de la lèvre de la jeune femme. Dans le doute, il lui sourit à nouveau.
Lorsque la cabine est enfin arrêtée et que les passagers s'en sont vidés, Sacha détend son bras et ouvre l'abri autour Lynn, avant qu'ils ne se remettent en mouvement vers le véhicule.
Sacha aime bien les grandes villes chinoises, la tête dans les étoiles et les pieds dans la merde. Une impression de tout est possible. Comme contempler l'humanité en mouvement. Une lambo dorée coincée derrière une charrue. Un gigantisme encore mal dégrossi qui conserve des fissures d'humanité.
Dans la voiture, Lynn le brief sur sa mission. Il écoute autant que sa concentration égarée par le vol le lui permet.
Barman. Club privé. Jeune riche. fils d'apparatchik. Espionnage. Kompromat. Bla bla bla, rien de neuf.
Dans la voiture, Lynn le brief sur sa mission. Il écoute autant que sa concentration égarée par le vol le lui permet.
Barman. Club privé. Jeune riche. fils d'apparatchik. Espionnage. Kompromat. Bla bla bla, rien de neuf.
Des tours élevées comme des dominos sont alignées le long de l'autoroute surélevée. Les bâtisses émergent du brouillard qui engloutit le tissu urbain pour finir dans un monochrome jaunâtre. Le regard de Sacha ne cesse de retomber sur les jambes de Lynn, enveloppées de leurs bas, fuselées et croisées, à l'arrière de l'habitacle du SUV.
Si elle ne semble pas apprécier particulièrement l'attention, elle n'en est pas pour autant surprise.
Peut-être est-elle aussi rassurée que son charme fonctionne. Cela doit faire partie de sa fiche de rôle : faire bander le laowai, le vieux pâle. Imposé au visiteur une vision concrète de la grandeur culturelle dans laquelle il pénètre. Sacha contemple avec admiration le travail de recrutement de ses commanditaires, un peu désolé pour la jeune femme.
— Voici mon numéro, dit-elle en lui tendant un code barre carré, appelé moi si vous avez besoin de quoique se soit.
Son air laissant clairement entendre que tout abus lui serait vertement reproché.
— Merci, Mademoiselle Lynn, je n'hésiterai pas, répond-t-il poliment.
Son nom délicatement employé par la bouche de ce sauvage semble interpeller la jeune femme un instant.
— Nous arrivons à votre hôtel, la mission commence après-demain, un chauffeur viendra vous chercher à 7:00.
Le véhicule ralentit et la porte s'ouvre automatiquement. Devant lui s'élève un grand pilier de verre. Deux employés déchargent déjà sa valise du véhicule.
Lynn lui tend un carte magnétique :
— Chambre 161, au dernier étage.
Si elle ne semble pas apprécier particulièrement l'attention, elle n'en est pas pour autant surprise.
Peut-être est-elle aussi rassurée que son charme fonctionne. Cela doit faire partie de sa fiche de rôle : faire bander le laowai, le vieux pâle. Imposé au visiteur une vision concrète de la grandeur culturelle dans laquelle il pénètre. Sacha contemple avec admiration le travail de recrutement de ses commanditaires, un peu désolé pour la jeune femme.
— Voici mon numéro, dit-elle en lui tendant un code barre carré, appelé moi si vous avez besoin de quoique se soit.
Son air laissant clairement entendre que tout abus lui serait vertement reproché.
— Merci, Mademoiselle Lynn, je n'hésiterai pas, répond-t-il poliment.
Son nom délicatement employé par la bouche de ce sauvage semble interpeller la jeune femme un instant.
— Nous arrivons à votre hôtel, la mission commence après-demain, un chauffeur viendra vous chercher à 7:00.
Le véhicule ralentit et la porte s'ouvre automatiquement. Devant lui s'élève un grand pilier de verre. Deux employés déchargent déjà sa valise du véhicule.
Lynn lui tend un carte magnétique :
— Chambre 161, au dernier étage.
La suite est spacieuse, Sacha a une vue imprenable sur le brouillard. Si dans la pièce, l'opulence est évidente, l'élégance est mise de côté. Le lit gigantesque aurait pu héberger une famille de chrétiens intégristes sur deux générations, des dorures improbables ornent les poignées et les lambris, un carreau permet de contempler la salle de bain depuis la chambre. Probablement pour ne pas perdre de vue la télé, allumée à son arrivée, lorsque l'on décide de s'alanguir sur le trône.
Sacha éteint l'écran, se défait de ses vêtements de voyage et prend une douche. Il laisse couler l'eau chaude sur sa peau le temps de délasser ses muscles des langueurs du vol, puis il se rase et enfile une chemise pour descendre au bar.
Sacha éteint l'écran, se défait de ses vêtements de voyage et prend une douche. Il laisse couler l'eau chaude sur sa peau le temps de délasser ses muscles des langueurs du vol, puis il se rase et enfile une chemise pour descendre au bar.
L'établissement ressemble à la chambre, inutilement décoré, chaque élément pris individuellement pourrait avoir un intérêt, mais leur accumulation provoque l'écœurement.
Prenant sur lui Sacha avance sous les hauts plafonds desquels pendent des lustres de mille cristaux. Il n'y a pas de client dans la pièce brutalement éclairée.
— Sir ?
Derrière son pupitre, le jeune homme en uniforme, l'accueille chaleureusement.
— Boire un verre, répond Sacha laconiquement.
Le jeune homme répond passant sans transition à un français impeccable :
— Bien sûr, Monsieur, je peux vous proposer un booth, une table ou au bar.
Sacha le remercie d'un signe de tête et avance vers le bar. Il prend place sur l'un des tabourets surélevés. Un homme discret apparaît devant lui.
— Ce sera ? Demande-t-il en français dans le texte
— Hibiki neat.
L'homme disparaît comme il est apparu.
— Hello !
À sa gauche, une jeune femme sortit de nul part, l'opposé de Lynn. Sa poitrine épaisse et plastique semble contenue à grande peine dans son top, alors qu'elle pose son minuscule sac à main sur le bar.
— Bonjour, répond Sacha.
— French ?
— Oui.
— J'aime Paris.
— Très original, bravo, commente Sacha.
Elle s'accroche à son bras et écrase sa poitrine sur lui.
— You're handsome.
— Oui et apparemment j'ai une grosse bite.
Elle rigole comme toute personne qui ne comprend pas en a le réflexe.
Sacha reprend en anglais.
— Thank you honey, I just landed, I won't be needing your services, avant de lui lancer un sourire compatissant.
La jeune femme apprécie sa transparence et lui sourit.
— You've got a cigarette ?
Sacha jette un œil au barman qui fait jaillir instantanément un paquet sur le bar à côté du whisky qui est apparu sans qu'il ne s'en aperçoive.
La jeune femme embarque le paquet dans son sac a main et s'en va, trémoussant son postérieur dans son jean trop serré.
— Bye-bye, see you around ! dit-elle, en se retournant une dernière fois.
Sacha contemple le cul s'éloigner puis porte le large verre à ses lèvres et laisse couler le liquide brûlant dans sa gorge.
La travailleuse rejoint les dames réunies à une table un peu plus loin et retourne à la contemplation de l'abîme numérique de leurs téléphones.
— C'est toujours aussi calme demande Sacha au barman.
— Non, il y a un peu plus de monde le week-end, mais nous avons toujours une table pour les résidents de l'hôtel.
— D'accord, merci.
— Je vous en prie, Monsieur. De l'autre côté de la rue, il y a des bars à touristes, ce sera animé. Mais moins propre, dit-il en astiquant un verre.
Sacha hoche la tête et finit son whisky.
— Comment je récupère du cash ?
— Combien voulez-vous ?
— l'équivalent de cinq cents euros.
— je vous donne cinq milles Yuan, la somme sera débitée à votre départ ? demande le serveur en comptant d'une main experte une liasse de portraits de Mao Tsé Tung. Sacha hoche la tête, et prend les grosses coupures. Il tire deux billets rouges qu'il rend pour le service avant d'empocher le reste.
Prenant sur lui Sacha avance sous les hauts plafonds desquels pendent des lustres de mille cristaux. Il n'y a pas de client dans la pièce brutalement éclairée.
— Sir ?
Derrière son pupitre, le jeune homme en uniforme, l'accueille chaleureusement.
— Boire un verre, répond Sacha laconiquement.
Le jeune homme répond passant sans transition à un français impeccable :
— Bien sûr, Monsieur, je peux vous proposer un booth, une table ou au bar.
Sacha le remercie d'un signe de tête et avance vers le bar. Il prend place sur l'un des tabourets surélevés. Un homme discret apparaît devant lui.
— Ce sera ? Demande-t-il en français dans le texte
— Hibiki neat.
L'homme disparaît comme il est apparu.
— Hello !
À sa gauche, une jeune femme sortit de nul part, l'opposé de Lynn. Sa poitrine épaisse et plastique semble contenue à grande peine dans son top, alors qu'elle pose son minuscule sac à main sur le bar.
— Bonjour, répond Sacha.
— French ?
— Oui.
— J'aime Paris.
— Très original, bravo, commente Sacha.
Elle s'accroche à son bras et écrase sa poitrine sur lui.
— You're handsome.
— Oui et apparemment j'ai une grosse bite.
Elle rigole comme toute personne qui ne comprend pas en a le réflexe.
Sacha reprend en anglais.
— Thank you honey, I just landed, I won't be needing your services, avant de lui lancer un sourire compatissant.
La jeune femme apprécie sa transparence et lui sourit.
— You've got a cigarette ?
Sacha jette un œil au barman qui fait jaillir instantanément un paquet sur le bar à côté du whisky qui est apparu sans qu'il ne s'en aperçoive.
La jeune femme embarque le paquet dans son sac a main et s'en va, trémoussant son postérieur dans son jean trop serré.
— Bye-bye, see you around ! dit-elle, en se retournant une dernière fois.
Sacha contemple le cul s'éloigner puis porte le large verre à ses lèvres et laisse couler le liquide brûlant dans sa gorge.
La travailleuse rejoint les dames réunies à une table un peu plus loin et retourne à la contemplation de l'abîme numérique de leurs téléphones.
— C'est toujours aussi calme demande Sacha au barman.
— Non, il y a un peu plus de monde le week-end, mais nous avons toujours une table pour les résidents de l'hôtel.
— D'accord, merci.
— Je vous en prie, Monsieur. De l'autre côté de la rue, il y a des bars à touristes, ce sera animé. Mais moins propre, dit-il en astiquant un verre.
Sacha hoche la tête et finit son whisky.
— Comment je récupère du cash ?
— Combien voulez-vous ?
— l'équivalent de cinq cents euros.
— je vous donne cinq milles Yuan, la somme sera débitée à votre départ ? demande le serveur en comptant d'une main experte une liasse de portraits de Mao Tsé Tung. Sacha hoche la tête, et prend les grosses coupures. Il tire deux billets rouges qu'il rend pour le service avant d'empocher le reste.
Dehors, l'air est doux, à la sortie du pilier de verre un homme qui semble garder une cohorte de prostitués lui court après en répétant agressivement : « chicken-chicken fuck-fuck ? ».
Sacha, pas tout à fait sûr de la recette, le remercie en continuant d'un pas pressé.
Les rues sont illuminées et des passerelles surplombent les grandes avenues. Un escalator le mène au-dessus du boulevard. Devant lui, un jeune couple rigole. Elle se penche, révélant sa culotte d'écolière sous sa courte jupe. Le garçon le regarde de haut avec d'un air de défi. Sacha lui sourit.
En haut, il s'appuie sur la balustrade pour regarder passer les voitures. Derrière, un ancien temple flambant neuf brille de mille feux. Les conducteurs klaxonnent sans raison apparente.
Sacha repense à Lynn, son air guindé, sa raideur militaire. Ce n'est pas la première fois qu'il travaille avec des commanditaires chinois, il sait que ses airs bravaches cachent une vulnérabilité profonde. Elle est au plus bas de la hiérarchie, à la merci de ses employeurs et de leurs clients. Quoiqu'il lui arrive personne n'en aura rien à foutre. Et quoiqu'il lui demande, elle devra d'une manière ou d'une autre obtempérer, si elle ne veut pas que sa carrière en pâtisse. La gloire de la méritocratie dans toute sa splendeur.
Sacha, pas tout à fait sûr de la recette, le remercie en continuant d'un pas pressé.
Les rues sont illuminées et des passerelles surplombent les grandes avenues. Un escalator le mène au-dessus du boulevard. Devant lui, un jeune couple rigole. Elle se penche, révélant sa culotte d'écolière sous sa courte jupe. Le garçon le regarde de haut avec d'un air de défi. Sacha lui sourit.
En haut, il s'appuie sur la balustrade pour regarder passer les voitures. Derrière, un ancien temple flambant neuf brille de mille feux. Les conducteurs klaxonnent sans raison apparente.
Sacha repense à Lynn, son air guindé, sa raideur militaire. Ce n'est pas la première fois qu'il travaille avec des commanditaires chinois, il sait que ses airs bravaches cachent une vulnérabilité profonde. Elle est au plus bas de la hiérarchie, à la merci de ses employeurs et de leurs clients. Quoiqu'il lui arrive personne n'en aura rien à foutre. Et quoiqu'il lui demande, elle devra d'une manière ou d'une autre obtempérer, si elle ne veut pas que sa carrière en pâtisse. La gloire de la méritocratie dans toute sa splendeur.
Sacha le déplore, mais il va devoir s'en servir. Il sort son téléphone et scan le code barre que lui a remis Lynn et lui envoi un message texte :
« Amène-moi une bouteille de whisky et attends-moi les yeux bandés dans ma chambre, tu connais l'étage. »
Même si c'est une supercherie et que jamais il n'abuserai de la jeune femme, il se sent sale.
Sacha continue de se balader pendant une bonne demi-heure, s'éloignant des boulevards pour s'aventurer dans les ruelles dans lesquelles sont installées des petites chaises en plastique devant des échoppes qui préparent les spécialités locales. Tout le monde s'arrête de manger pour regarder passer l'homme pâle.
« Amène-moi une bouteille de whisky et attends-moi les yeux bandés dans ma chambre, tu connais l'étage. »
Même si c'est une supercherie et que jamais il n'abuserai de la jeune femme, il se sent sale.
Sacha continue de se balader pendant une bonne demi-heure, s'éloignant des boulevards pour s'aventurer dans les ruelles dans lesquelles sont installées des petites chaises en plastique devant des échoppes qui préparent les spécialités locales. Tout le monde s'arrête de manger pour regarder passer l'homme pâle.
Devant la porte de sa chambre, Sacha frotte la carte magnétique sur la poignée. Le mécanisme se déclenche bruyamment et déverrouille le loquet. Dans la pièce les lumières sont allumées, il pousse lentement la lourde porte de la suite.
Lynn est là. Elle lui a obéit, elle a même dépassé ses demandes.
Il éteint le plafonnier les baignant dans la demi-obscurité, peignant les ombres sur la femme devant lui.
Lynn n'est pas du genre à faire les choses à moitié, une bouteille est sur la table, ses yeux sont bandés comme Sacha lui a spécifiée, mais elle a poussé le professionnalisme jusqu'à se défaire de ses vêtements et se planter, bras dans le dos, au milieu de la chambre, parée seulement de son string de ville Calvin Klein et de ses talons. Tant qu'à se taper le sale boulot, autant que se soit bien fait.
Lynn est très belle ainsi dévêtue. Son visage barré d'un bandeau blanc met en exergue sa petite bouche aux lèvres bombées, son cou est long et délicat, planté dans ses épaules sculptées, détaillant l'élégante mécanique sous sa peau mate et soyeuse. Sa poitrine est si plate que sa cage thoracique semble tendre vers l'intérieur, laissant ses tétons pointés être les héros de son torse.
Les yeux de Sacha coule sur elle, son ventre est plat, dans la droite ligne de ses seins, vertigineux, entraînant irrémédiablement le regard vers ses bassesses sensuelles. Comme il avait pu le noter lorsque Lynn portait encore ses vêtements, le galbe des fesses de la jeune femme est impériale. Elle doit le savoir car sa pose sous-entend la confiance qu'elle porte en la matière.
La petite bande de tissu de son string est puissamment étreinte par les deux muscles de part et d'autre de son plongeon vers le plus étroit. Plein et finement dessiné, son cul est comme celui d'une gazelle qui a passé sa vie à devoir s'enfuir. Sacha ne peut s'empêcher de désirer l'apanage de ses jambes longues et sculptées.
Lynn est tendue d'être exposée ainsi, mais elle ne montre pour autant aucune réaction à son arrivée. Elle est glorieuse, le menton haut. Elle, le fière cadeau pour un visiteur, démontrant que rien n'est hors de portée de l'organisation dont elle fait partie.
Lynn est là. Elle lui a obéit, elle a même dépassé ses demandes.
Il éteint le plafonnier les baignant dans la demi-obscurité, peignant les ombres sur la femme devant lui.
Lynn n'est pas du genre à faire les choses à moitié, une bouteille est sur la table, ses yeux sont bandés comme Sacha lui a spécifiée, mais elle a poussé le professionnalisme jusqu'à se défaire de ses vêtements et se planter, bras dans le dos, au milieu de la chambre, parée seulement de son string de ville Calvin Klein et de ses talons. Tant qu'à se taper le sale boulot, autant que se soit bien fait.
Lynn est très belle ainsi dévêtue. Son visage barré d'un bandeau blanc met en exergue sa petite bouche aux lèvres bombées, son cou est long et délicat, planté dans ses épaules sculptées, détaillant l'élégante mécanique sous sa peau mate et soyeuse. Sa poitrine est si plate que sa cage thoracique semble tendre vers l'intérieur, laissant ses tétons pointés être les héros de son torse.
Les yeux de Sacha coule sur elle, son ventre est plat, dans la droite ligne de ses seins, vertigineux, entraînant irrémédiablement le regard vers ses bassesses sensuelles. Comme il avait pu le noter lorsque Lynn portait encore ses vêtements, le galbe des fesses de la jeune femme est impériale. Elle doit le savoir car sa pose sous-entend la confiance qu'elle porte en la matière.
La petite bande de tissu de son string est puissamment étreinte par les deux muscles de part et d'autre de son plongeon vers le plus étroit. Plein et finement dessiné, son cul est comme celui d'une gazelle qui a passé sa vie à devoir s'enfuir. Sacha ne peut s'empêcher de désirer l'apanage de ses jambes longues et sculptées.
Lynn est tendue d'être exposée ainsi, mais elle ne montre pour autant aucune réaction à son arrivée. Elle est glorieuse, le menton haut. Elle, le fière cadeau pour un visiteur, démontrant que rien n'est hors de portée de l'organisation dont elle fait partie.
Sacha entre dans les toilettes, les yeux toujours rivés sur elle, pas sûr que les concepteurs du carreau de la salle de bain aient anticipé cet usage. Il délivre sa vessie de la pression accumulée.
Lynn a senti sa présence, maintenant il doit laisser traîner jusqu'à qu'elle soit à point. Sacha remonte sa braguette, se lave les mains et attrape une des robe de chambre molletonnée.
Lynn n'a pas bougé, il sort des toilettes et s'approche lentement de la jeune femme.
Elle se contracte imperceptiblement en attendant le contact. Elle sent son regard sur elle, elle l'imagine qui l'a toise sans vergogne. Elle rentre le ventre et creuse son dos, son cul sublime en prolongement de sa cambrure.
Sacha pose la robe de chambre sur les épaules de la jeune femme. Le contact doux et protecteur de l'épais tissu la prend par surprise. Sa bouche s'entrouvrent soudainement. Elle s'attendait à un contact vicieux ou impudique. C'est son sacerdoce, il doit la pincer, l'explorer, la prendre et user d'elle et elle de démontrer son abnégation.
Mais ça, ce n'est pas ce qui est écrit dans le script, généralement le gros porc la tripote, elle le fait jouir rapidement et elle s'en va, fissa.
Elle a peur. Peur de rater, de mal faire, de déplaire à ce partenaire et à ses employeurs. Elle pense à sa carrière.
— Che-me ? articule-t-elle.
— Si l'offrande est tentante, je ne saurais y succomber.
Lynn semble avoir du mal à comprendre.
— Qu'est-ce que vous voulez ? finit-elle par demander.
Le doute fait craquer le masque un instant et laisse voir la jeune femme vulnérable derrière l'uniforme psychologique.
Sur son visage, les questions semblent défiler les unes après les autres.
— Vous vous demandez si vous n'êtes pas assez belle pour moi.
— Mais..
Sacha s'avance vers la table et ouvre la bouteille, Lynn reste au milieu de la pièce, à demi nue, le peignoir sur les épaules, le bandeau sur les yeux. Elle laisse tomber ses bras le long de son corps.
Sacha sort deux verres et verse le whisky.
— Rassurez-vous, les circonstances auraient été différentes, j'aurais galamment succombé à vos charmes.
Un verre à la main, Sacha s'approche de Lynn, il tire sur le ruban autour de son visage pour laisser apparaître ses yeux. Il lui sourit.
Elle le regarde, incrédule, suivant son bras jusqu'au verre qu'elle attrape mécaniquement. Sacha saisit son propre verre et l'entrechoque avec délicatesse contre celui de Lynn. Le son cristallin semble déclencher une cascade de pensées.
— Ne vous inquiétez pas, demain vos employeurs seront notifiés de votre incomparable performance.
— Ah…?
— J'ai besoin d'un allié ici, je ne vous demanderai pas de trahir qui que ce soit, je veux juste pouvoir faire relativement confiance à quelqu'un.
— Je..?
— Ne vous sentez pas forcée de boire, je voulais que l'on trinque pour le principe.
La jeune femme réalise que rien ne sera fait de sa nudité, elle passe ses bras dans les manches du peignoir et en referme les pans, au grand damne de Sacha que la vu ne répugnait pas.
Lynn a senti sa présence, maintenant il doit laisser traîner jusqu'à qu'elle soit à point. Sacha remonte sa braguette, se lave les mains et attrape une des robe de chambre molletonnée.
Lynn n'a pas bougé, il sort des toilettes et s'approche lentement de la jeune femme.
Elle se contracte imperceptiblement en attendant le contact. Elle sent son regard sur elle, elle l'imagine qui l'a toise sans vergogne. Elle rentre le ventre et creuse son dos, son cul sublime en prolongement de sa cambrure.
Sacha pose la robe de chambre sur les épaules de la jeune femme. Le contact doux et protecteur de l'épais tissu la prend par surprise. Sa bouche s'entrouvrent soudainement. Elle s'attendait à un contact vicieux ou impudique. C'est son sacerdoce, il doit la pincer, l'explorer, la prendre et user d'elle et elle de démontrer son abnégation.
Mais ça, ce n'est pas ce qui est écrit dans le script, généralement le gros porc la tripote, elle le fait jouir rapidement et elle s'en va, fissa.
Elle a peur. Peur de rater, de mal faire, de déplaire à ce partenaire et à ses employeurs. Elle pense à sa carrière.
— Che-me ? articule-t-elle.
— Si l'offrande est tentante, je ne saurais y succomber.
Lynn semble avoir du mal à comprendre.
— Qu'est-ce que vous voulez ? finit-elle par demander.
Le doute fait craquer le masque un instant et laisse voir la jeune femme vulnérable derrière l'uniforme psychologique.
Sur son visage, les questions semblent défiler les unes après les autres.
— Vous vous demandez si vous n'êtes pas assez belle pour moi.
— Mais..
Sacha s'avance vers la table et ouvre la bouteille, Lynn reste au milieu de la pièce, à demi nue, le peignoir sur les épaules, le bandeau sur les yeux. Elle laisse tomber ses bras le long de son corps.
Sacha sort deux verres et verse le whisky.
— Rassurez-vous, les circonstances auraient été différentes, j'aurais galamment succombé à vos charmes.
Un verre à la main, Sacha s'approche de Lynn, il tire sur le ruban autour de son visage pour laisser apparaître ses yeux. Il lui sourit.
Elle le regarde, incrédule, suivant son bras jusqu'au verre qu'elle attrape mécaniquement. Sacha saisit son propre verre et l'entrechoque avec délicatesse contre celui de Lynn. Le son cristallin semble déclencher une cascade de pensées.
— Ne vous inquiétez pas, demain vos employeurs seront notifiés de votre incomparable performance.
— Ah…?
— J'ai besoin d'un allié ici, je ne vous demanderai pas de trahir qui que ce soit, je veux juste pouvoir faire relativement confiance à quelqu'un.
— Je..?
— Ne vous sentez pas forcée de boire, je voulais que l'on trinque pour le principe.
La jeune femme réalise que rien ne sera fait de sa nudité, elle passe ses bras dans les manches du peignoir et en referme les pans, au grand damne de Sacha que la vu ne répugnait pas.
— Qu'est-ce que tu veux ? demande la jeune femme en le regardant dans les yeux, désarmée.
— Des informations, répond Sacha
Lynn le regarde puis descend le verre d'une traite.
— Des informations, répond Sacha
Lynn le regarde puis descend le verre d'une traite.
*à lire dans « Balade »
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J'espère que cette histoire vous a plus, n'hésitez pas à faire un tour sur ma page pour croiser Sacha, Lynn et bien d'autres dans leurs précédentes histoires, et vous abonner à mon compte afin de ne rien manquer de leurs prochaines aventures.
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