Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le Jardin de vie — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le Jardin de vie
Chapitre 1
Le Jardin de vie
Qu'est-ce que je fais là, il n'y a personne autour de moi, je suis dans une végétation luxuriante, il fait une température très agréable, au-dessus de ma tête le ciel est bleu. Il doit faire bon vivre ici, mais je me demande ce que je fais là, je ne sais même pas qui je suis et pourquoi je suis nue au milieu de cette végétation. Paradoxalement, je reconnais toutes les plantes et tous les animaux qui gravitent autour de moi, mais je ne me connais pas moi-même, je ne me souviens même pas d'hier. Intuitivement, je sais que je suis une femme, mais je ne sais pas qui, je sais aussi que je dois rejoindre quelqu'un, mais je ne sais pas non plus qui c'est, je sais simplement que je le reconnaitrai.
Je marche dans les hautes herbes, je suis bien, je vois arriver un trio de lions, je reconnais Mufasa, Sarabi et Simba le petit lionceau, il se promènent eux aussi, je me dirige vers eux, Sarabi vient plus près.
–Enfin te voilà Sharon, j'en connais un qui a hâte de te rencontrer.
–Qui ça ?
–Et bien Arnold, ton mari, il vit seul ici depuis quarante ans, je peux te dire qu'il sera content de te rencontrer. Tu es sorti spontanément de sa cuisse ce matin en une sorte de nuage, mais tu t'es volatilisé dans les airs avant même de te matérialiser et qu'il ait pu te voir, il était endormi. Mais, il sait que tu existes et il te cherche.
–Voilà pourquoi je ne me souviens de rien.
–Evidemment, tu n'existais pas hier.
–C'est donc Arnold que je cherche, et je dois le retrouver quelque part.
–Exact, et lui non plus ne t'a jamais vu, mais vous vous reconnaitrez, et vous êtes l'avenir de notre Jardin de vie, ne l'oublie pas.
–Je suis donc dans le Jardin de vie, c'est quoi ce jardin ?
–Une immense étendue de végétation où l'on peut vivre en cueillant tout ce dont nous avons besoin sans rien faire d'autre, je n'en connais pas les limites, Mufasa non plus.
–Donc, je m'appelle Sharon, c'est ça ?
–Bien sûr, tu es Sharon et tu seras la mère de l'humanité.
–C'est quoi l'humanité ?
–L'ensemble des personnes qui peupleront la terre entière.
–C'est quoi la terre ?
–La planète sur laquelle nous vivons, c'est une grosse boule qui flotte dans l'air, ne m'en demande pas plus, je ne sais rien d'autre.
–Ça donne le vertige.
–Oui, mais ça ne se fera pas en un jour.
Simba vient se coller à moi pour que je le caresse, j'aime bien faire glisser ma main sur sa fourrure douce. Après un dernier salut, ils continuent leur chemin.
Je n'ai pas très bien compris ce qu'elle me disait, c'est quoi être l'avenir du jardin ou la mère de l'humanité, je sais simplement que je m'appelle Sharon et je dois rejoindre Arnold qui est mon mari. Cette situation est assez étrange, il semble que je connaisse tout le monde dans cette prairie, mais je ne sais pas qui je suis et d'où je viens, apparemment d'une cuisse d'Arnold. J'avance dans la végétation jusqu'à arriver sur une grande étendue d'eau, je trempe le pied, c'est assez agréable, je vois pour la première fois le reflet de mon corps dans l'eau. J'ai de beaux cheveux blonds assez longs, de très beaux seins pas trop gros avec de petites aréoles, un ventre plat et lisse, des fesses assez rondes et hautes. Ma peau n'a pas un seul poil sur elle, au contraire des animaux qui m'entourent. Mon pubis rebondi est lisse comme le reste de mon corps et on peut voir la fine fente de mon sexe entre mes cuisses, je suis une belle femme, je m'en réjouit. Encore une réflexion que je sors de nulle part, comment puis-je savoir que je suis une belle femme alors que je viens d'apparaitre dans le coin et que je n'ai encore vu aucune femme. Je commence à en avoir marre de me poser toutes ces questions auxquelles je ne peux pas répondre, autant se détendre un peu.
Je rentre dans l'eau jusqu'à mi-cuisses, je m'accroupie pour en avoir jusqu'au cou, je n'ose pas aller plus loin, je ne sais pas où je suis et ce qu'il y a au-delà de ma position, je suis bien, cette fraicheur de l'eau me détend. Après un bon moment passé dans l'eau, je sors pour aller m'allonger sur l'herbe haute au bord de l'étendue pour sécher, je sens la chaleur du soleil sur ma peau, encore une sensation assez agréable, cet endroit est merveilleusement calme. Je vois des animaux venir vers moi, ce sont deux chimpanzés bonobos que je reconnais aussi bien que ne les ayant jamais vu, Cheeta et Cornélius. Ils se tiennent par la main, ils s'arrêtent pour s'assoir à côté de moi, Cornélius me regarde.
–Ne traine pas trop Sharon, nous savons que cet endroit est très agréable, mais tu dois rejoindre Arnold, lui aussi te cherche, vous devez vous retrouver assez vite pour vous reproduire, c'est la loi de la nature, c'est pour ça que tu es sorti de sa cuisse.
–Je sais, mais je prends un petit moment pour me reposer, je marche depuis des heures, je suis fatiguée, je ne suis qu'une femme.
–Oui, et une femme qui va beaucoup plaire à Arnold, tu es merveilleusement belle, il va t'adorer.
–Je sais qu'il ne me connait pas, ne t'en fait pas, je vais repartir, tu peux me dire dans quelle direction je dois aller ?
–Non, nous ne pouvons pas, vous devez vous retrouver par vous-même.
Sur ces mots, ils se lèvent et s'en vont enlacés. Je me lève, je reprends mon chemin, en fait, je ne sais pas où je vais mais je marche droit devant moi. Je rentre dans une forêt, en marchant, au bout d'un long moment, je m'approche de la lisière opposée, à l'extérieur le spectacle est totalement différent du jardin. Ce ne sont qu'herbes sèches, gros cailloux, arbres desséchés, la végétation est à moitié morte je ne vois pas d'animaux, rien à voir avec l'autre côté de la forêt, je n'ai pas envie d'aller dans cette direction. Allongé sur la branche d'un arbre, je vois Kaa un magnifique python royal aux énormes yeux hypnotiques.
–Ne va pas dans cette direction Sharon, tu dois retrouver Arnold, il est de l'autre côté de la forêt, il te cherche lui aussi, va le rejoindre.
–Mais que fais-tu là ?
–Je vis dans cette forêt comme d'autres animaux, je suis une sorte de conseiller, j'ai des dons spéciaux et je suis à ton service si tu veux des réponses à certaines questions. Il faut que tu rejoignes Arnold, le monde vous attend pour vivre. Tu sauras me retrouver si tu as besoin de moi, je reste toujours dans les alentours, mais continue vers l'est, le bonheur t'attend au bout du chemin.
–Merci Kaa.
Je constate qu'à part moi, tout le monde connait mon nom, je sors de la forêt, je suis de nouveau dans cette végétation luxuriante, je progresse pendant un bon moment quand j'aperçois Bagheera qui vient vers moi.
–Je vois que tu as du mal à trouver ton chemin, suis moi Sharon, je vais te guider vers Arnold, vos retrouvailles n'ont que trop tardé.
–Mais je croyais que personne ne devait m'aider.
–Oui, pendant un certain temps, mais il y a trop longtemps que tu cherches, tu ne sais pas où aller, la nuit va bientôt tomber et tu risques de te perdre au milieu de cette luxuriance bien qu'il n'y ai pas de danger dans ce jardin.
–Merci Bagheera, je te suis, mais souviens toi que je ne suis pas une panthère, je ne suis qu'une femme qui ne marche pas très vite.
–Allons-y.
Elle me guide au milieu des herbes hautes, au bout d'un moment, elle s'efface, je suis surprise quand j'aperçois une silhouette à une vingtaine de pas. Elle se précipite vers moi, je vois débouler une masse qui se jette sur moi en m'enlaçant, mes pieds décollent du sol, je tourne en rond mes seins écrasés contre un torse nu et puissant, ce que je ne trouve pas très agréable.
–Sharon, enfin tu es là, ça fait si longtemps que je vis seul, quarante ans.
–Je ne peux t'en dire autant, je ne crois pas que j'étais vivante hier, je ne connaissais même pas mon nom ce matin.
–Je sais, on m'a dit que tu es sortie de ma cuisse ce matin pendant que je dormais et tu t'es façonnée de manière à devenir une femme, mais tu as disparu avant d'être formée, je n'ai pas eu le temps de te voir. Tu as été éloignés de moi pour qu'on puisse s'apprécier lors de nos retrouvailles et nous aimer.
–Tu me l'apprends, tu es donc Arnold, mon mari ?
–Oui, nous allons partager notre vie.
Il me repose à terre, nous nous regardons, il est beaucoup plus foncé que moi qui suis très claire de peau, il se penche sur moi, je vois ses lèvres venir sur les miennes, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je le laisse faire. Elles touchent les miennes, sa langue essaye de m'ouvrir la bouche, ce que je fais de bonne grace. Elle vient titiller la mienne, je dois dire que je trouve ce contact un peu bizarre voire désagréable, c'est donc ça l'amour ?
Quand nos bouches se séparent, Arnold me prend la main et m'entraine vers un coin qu'il a préparé pour nous. Il a construit une grande hutte qui pourra nous abriter tous les deux et a même prévu pour la suite car nous devons avoir des enfants. Nous avons chacun notre natte à un coin de la hutte. Nous sommes accueillis par Cheeta et Cornélius, le couple de bonobo vit juste à côté de lui.
–Tu connais Cheeta et Cornélius je crois.
–Oui, je les ai rencontré tout à l'heure, mais ils n'ont pas voulu me dire où tu étais, alors qu'ils vivent avec toi.
–Ils ne pouvaient pas, tu devais me trouver toute seule.
–Ça, je l'ai vite compris.
–Le principal c'est que vous soyez enfin réunis. Vous êtes le futur du monde, vous allez partager votre vie, croissez et multipliez-vous. Vous avez tout à disposition, vous pouvez cueillir et manger tout ce dont vous avez besoin dans cet endroit, mais surtout, ne mangez aucun fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
–Et c'est quoi l'arbre de la connaissance du bien et du mal ?
–Le grand manguier au bord de la forêt, le seul à faire d'énormes fruits mais qui sont sacrés et on dit qu'ils sont nocifs, voire mortels.
–D'où sors tu ça ?
–C'est une règle qui existe depuis la nuit des temps, les fruits de l'arbre de la connaissance ne doivent pas être mangés. Vous êtes dans le Jardin de vie, sachez le garder tel qu'il est maintenant.
–Ok, nous respecterons cette règle, bien qu'elle me paraisse bizarre.
–Maintenant, il va falloir procréer pour assurer l'avenir de votre descendance, tout le monde est là depuis des temps immémoriaux, vous venez juste d'arriver, Arnold depuis quarante ans, mais c'est si peu par rapport à nous.
–Nous le savons Cornélius, mais nous ne savons pas comment faire pour procréer, comme tu le dit, nous arrivons.
–Justement, Cheeta est en période de reproduction et nous voulons un autre enfant, si vous voulez, nous vous montrons comment faire, vous êtes un peu comme nous, il vous suffira de faire la même chose.
–Bien sûr, montrez nous.
Je vois Cheeta se mettre à quatre pattes, Cornélius vient derrière elle, je vois son sexe en bas de son ventre bien droit, il le glisse entre les cuisses de Cheeta, il donne quelques coups de rein rapides, s'immobilise quelques secondes et se retire.
–Voilà, je lui ai donné ma semence, mais ça ne marche pas à tous les coups, je vais recommencer tout à l'heure et demain deux fois pour être sûr qu'elle soit fécondée. Je sens que Sharon est fécondable, à toi de jouer ton rôle de mari Arnold.
Je me mets à quatre pattes, je vois qu'en bas du ventre d'Arnold se dresse son sexe bien droit, il me parait bien gros, il est plus gros que celui de Cornélius avec une boule au bout. Il le positionne entre mes cuisses et pousse pour le faire entrer en moi. Je sens qu'il force pour élargir mon sexe, il finit par y pénétrer non sans mal. Je sens sa progression dans mon sexe, son sexe frotte le mien, il donne des coups de rein assez rapides, je ne ressens rien de particulier si ce n'est un frottement pas très agréable. D'un seul coup il s'enfonce le plus profond possible et s'immobilise, je sens qu'il se crispe, il a des soubresauts, il est secoué de spasmes. Il me déverse un liquide dans le sexe, ce doit être ça qui féconde les femmes, il finit par se retirer, je me sens beaucoup mieux. Comme pour Cheeta, Arnold devra recommencer ce soir et demain, je suis prête à le recevoir bien que je n'en retire rien, il le faut nous sommes là pour ça. Cornélius semble heureux de ce qui se passe, il nous regarde d'un air attendri.
–Allez dans le jardin cueillir ce dont vous avez besoin pour manger, il y a tout ce qu'il faut pour vous et tous les êtres vivant qui vivent ici.
Nous nous promenons dans le jardin, nous cueillons des fruits et tout ce qu'il faut pour nous nourrir. J'en profite pour mieux regarder Arnold, il est bien plus grand que moi, très large d'épaules, des pectoraux très volumineux, des bras très musclés aussi gros que mes cuisses, un ventre nerveux, des cuisses énormes sur des jambes puissantes, des fesses hautes et nerveuses et un sexe qui pend entre ses cuisses. Sa peau est assez foncée, je ne sais pas pourquoi la mienne est beaucoup plus claire, je viens de sa cuisse, donc de lui, je devrais avoir la même couleur de peau. Au moment de se coucher, après avoir mangé, Arnold essaye de nouveau de me féconder, c'est toujours aussi insipide et peu agréable. Le lendemain, il recommence deux fois et le jour d'après aussi. Le reste du temps, nous le passons à nous promener et à cueillir notre nourriture, cet endroit est très agréable à vivre.
Au bout de trois jours, Arnold a arrêté de me féconder, je pense que ça suffit, bien qu'il semble le regretter au contraire de moi. Le temps passe lentement, nous nous sommes organisés pour le rendre le plus agréable possible, petit à petit mon ventre s'arrondi, j'ai été fécondée, j'ai senti le bébé grandir en moi. Les jours passent, j'ai appris à allumer du feu, à sélectionner les fruits et les plantes que l'on peut manger, je suis bien dans cet environnement calme. Nous passons notre temps à nous promener et à cueillir de quoi manger. Nous nous baignons dans le lac, Cheeta nous a appris à nous maintenir en surface, c'est assez agréable, nous pouvons aller assez loin dans l'étendue. Il y a une multitude d'animaux qui viennent nous voir, des troupeaux d'éléphants, des familles de lions, des gazelles, des loups, des tigres, et je ne les cite pas tous, tout ce petit monde vit en parfaite harmonie. Je trouve Arnold très doux et prévenant, il dit m'aimer, ce que je pense lui rendre bien que je ne sache pas exactement ce que ça veut dire. Il passe souvent son bras sur mes épaules, nous marchons côte à côte, mais le contact de sa peau contre la mienne ne m'est pas très agréable. Nos bouches ne se sont plus jamais rencontrées, j'ai fait comprendre à Arnold que je n'appréciais pas beaucoup ce geste, lui non plus, nous ne nous touchons pratiquement jamais. Je suis maintenant de sa couleur, en fait, c'est le soleil qui fonce la peau, je me trouve encore plus belle.
Un jour, au bout de neuf lunes, je sens un liquide s'échapper de mon sexe, Cheeta le voit.
–Tu vas faire ton enfant, accroupie toi, je m'en occupe.
Qu'est-ce que je fais là, il n'y a personne autour de moi, je suis dans une végétation luxuriante, il fait une température très agréable, au-dessus de ma tête le ciel est bleu. Il doit faire bon vivre ici, mais je me demande ce que je fais là, je ne sais même pas qui je suis et pourquoi je suis nue au milieu de cette végétation. Paradoxalement, je reconnais toutes les plantes et tous les animaux qui gravitent autour de moi, mais je ne me connais pas moi-même, je ne me souviens même pas d'hier. Intuitivement, je sais que je suis une femme, mais je ne sais pas qui, je sais aussi que je dois rejoindre quelqu'un, mais je ne sais pas non plus qui c'est, je sais simplement que je le reconnaitrai.
Je marche dans les hautes herbes, je suis bien, je vois arriver un trio de lions, je reconnais Mufasa, Sarabi et Simba le petit lionceau, il se promènent eux aussi, je me dirige vers eux, Sarabi vient plus près.
–Enfin te voilà Sharon, j'en connais un qui a hâte de te rencontrer.
–Qui ça ?
–Et bien Arnold, ton mari, il vit seul ici depuis quarante ans, je peux te dire qu'il sera content de te rencontrer. Tu es sorti spontanément de sa cuisse ce matin en une sorte de nuage, mais tu t'es volatilisé dans les airs avant même de te matérialiser et qu'il ait pu te voir, il était endormi. Mais, il sait que tu existes et il te cherche.
–Voilà pourquoi je ne me souviens de rien.
–Evidemment, tu n'existais pas hier.
–C'est donc Arnold que je cherche, et je dois le retrouver quelque part.
–Exact, et lui non plus ne t'a jamais vu, mais vous vous reconnaitrez, et vous êtes l'avenir de notre Jardin de vie, ne l'oublie pas.
–Je suis donc dans le Jardin de vie, c'est quoi ce jardin ?
–Une immense étendue de végétation où l'on peut vivre en cueillant tout ce dont nous avons besoin sans rien faire d'autre, je n'en connais pas les limites, Mufasa non plus.
–Donc, je m'appelle Sharon, c'est ça ?
–Bien sûr, tu es Sharon et tu seras la mère de l'humanité.
–C'est quoi l'humanité ?
–L'ensemble des personnes qui peupleront la terre entière.
–C'est quoi la terre ?
–La planète sur laquelle nous vivons, c'est une grosse boule qui flotte dans l'air, ne m'en demande pas plus, je ne sais rien d'autre.
–Ça donne le vertige.
–Oui, mais ça ne se fera pas en un jour.
Simba vient se coller à moi pour que je le caresse, j'aime bien faire glisser ma main sur sa fourrure douce. Après un dernier salut, ils continuent leur chemin.
Je n'ai pas très bien compris ce qu'elle me disait, c'est quoi être l'avenir du jardin ou la mère de l'humanité, je sais simplement que je m'appelle Sharon et je dois rejoindre Arnold qui est mon mari. Cette situation est assez étrange, il semble que je connaisse tout le monde dans cette prairie, mais je ne sais pas qui je suis et d'où je viens, apparemment d'une cuisse d'Arnold. J'avance dans la végétation jusqu'à arriver sur une grande étendue d'eau, je trempe le pied, c'est assez agréable, je vois pour la première fois le reflet de mon corps dans l'eau. J'ai de beaux cheveux blonds assez longs, de très beaux seins pas trop gros avec de petites aréoles, un ventre plat et lisse, des fesses assez rondes et hautes. Ma peau n'a pas un seul poil sur elle, au contraire des animaux qui m'entourent. Mon pubis rebondi est lisse comme le reste de mon corps et on peut voir la fine fente de mon sexe entre mes cuisses, je suis une belle femme, je m'en réjouit. Encore une réflexion que je sors de nulle part, comment puis-je savoir que je suis une belle femme alors que je viens d'apparaitre dans le coin et que je n'ai encore vu aucune femme. Je commence à en avoir marre de me poser toutes ces questions auxquelles je ne peux pas répondre, autant se détendre un peu.
Je rentre dans l'eau jusqu'à mi-cuisses, je m'accroupie pour en avoir jusqu'au cou, je n'ose pas aller plus loin, je ne sais pas où je suis et ce qu'il y a au-delà de ma position, je suis bien, cette fraicheur de l'eau me détend. Après un bon moment passé dans l'eau, je sors pour aller m'allonger sur l'herbe haute au bord de l'étendue pour sécher, je sens la chaleur du soleil sur ma peau, encore une sensation assez agréable, cet endroit est merveilleusement calme. Je vois des animaux venir vers moi, ce sont deux chimpanzés bonobos que je reconnais aussi bien que ne les ayant jamais vu, Cheeta et Cornélius. Ils se tiennent par la main, ils s'arrêtent pour s'assoir à côté de moi, Cornélius me regarde.
–Ne traine pas trop Sharon, nous savons que cet endroit est très agréable, mais tu dois rejoindre Arnold, lui aussi te cherche, vous devez vous retrouver assez vite pour vous reproduire, c'est la loi de la nature, c'est pour ça que tu es sorti de sa cuisse.
–Je sais, mais je prends un petit moment pour me reposer, je marche depuis des heures, je suis fatiguée, je ne suis qu'une femme.
–Oui, et une femme qui va beaucoup plaire à Arnold, tu es merveilleusement belle, il va t'adorer.
–Je sais qu'il ne me connait pas, ne t'en fait pas, je vais repartir, tu peux me dire dans quelle direction je dois aller ?
–Non, nous ne pouvons pas, vous devez vous retrouver par vous-même.
Sur ces mots, ils se lèvent et s'en vont enlacés. Je me lève, je reprends mon chemin, en fait, je ne sais pas où je vais mais je marche droit devant moi. Je rentre dans une forêt, en marchant, au bout d'un long moment, je m'approche de la lisière opposée, à l'extérieur le spectacle est totalement différent du jardin. Ce ne sont qu'herbes sèches, gros cailloux, arbres desséchés, la végétation est à moitié morte je ne vois pas d'animaux, rien à voir avec l'autre côté de la forêt, je n'ai pas envie d'aller dans cette direction. Allongé sur la branche d'un arbre, je vois Kaa un magnifique python royal aux énormes yeux hypnotiques.
–Ne va pas dans cette direction Sharon, tu dois retrouver Arnold, il est de l'autre côté de la forêt, il te cherche lui aussi, va le rejoindre.
–Mais que fais-tu là ?
–Je vis dans cette forêt comme d'autres animaux, je suis une sorte de conseiller, j'ai des dons spéciaux et je suis à ton service si tu veux des réponses à certaines questions. Il faut que tu rejoignes Arnold, le monde vous attend pour vivre. Tu sauras me retrouver si tu as besoin de moi, je reste toujours dans les alentours, mais continue vers l'est, le bonheur t'attend au bout du chemin.
–Merci Kaa.
Je constate qu'à part moi, tout le monde connait mon nom, je sors de la forêt, je suis de nouveau dans cette végétation luxuriante, je progresse pendant un bon moment quand j'aperçois Bagheera qui vient vers moi.
–Je vois que tu as du mal à trouver ton chemin, suis moi Sharon, je vais te guider vers Arnold, vos retrouvailles n'ont que trop tardé.
–Mais je croyais que personne ne devait m'aider.
–Oui, pendant un certain temps, mais il y a trop longtemps que tu cherches, tu ne sais pas où aller, la nuit va bientôt tomber et tu risques de te perdre au milieu de cette luxuriance bien qu'il n'y ai pas de danger dans ce jardin.
–Merci Bagheera, je te suis, mais souviens toi que je ne suis pas une panthère, je ne suis qu'une femme qui ne marche pas très vite.
–Allons-y.
Elle me guide au milieu des herbes hautes, au bout d'un moment, elle s'efface, je suis surprise quand j'aperçois une silhouette à une vingtaine de pas. Elle se précipite vers moi, je vois débouler une masse qui se jette sur moi en m'enlaçant, mes pieds décollent du sol, je tourne en rond mes seins écrasés contre un torse nu et puissant, ce que je ne trouve pas très agréable.
–Sharon, enfin tu es là, ça fait si longtemps que je vis seul, quarante ans.
–Je ne peux t'en dire autant, je ne crois pas que j'étais vivante hier, je ne connaissais même pas mon nom ce matin.
–Je sais, on m'a dit que tu es sortie de ma cuisse ce matin pendant que je dormais et tu t'es façonnée de manière à devenir une femme, mais tu as disparu avant d'être formée, je n'ai pas eu le temps de te voir. Tu as été éloignés de moi pour qu'on puisse s'apprécier lors de nos retrouvailles et nous aimer.
–Tu me l'apprends, tu es donc Arnold, mon mari ?
–Oui, nous allons partager notre vie.
Il me repose à terre, nous nous regardons, il est beaucoup plus foncé que moi qui suis très claire de peau, il se penche sur moi, je vois ses lèvres venir sur les miennes, je ne sais pas ce que ça veut dire, mais je le laisse faire. Elles touchent les miennes, sa langue essaye de m'ouvrir la bouche, ce que je fais de bonne grace. Elle vient titiller la mienne, je dois dire que je trouve ce contact un peu bizarre voire désagréable, c'est donc ça l'amour ?
Quand nos bouches se séparent, Arnold me prend la main et m'entraine vers un coin qu'il a préparé pour nous. Il a construit une grande hutte qui pourra nous abriter tous les deux et a même prévu pour la suite car nous devons avoir des enfants. Nous avons chacun notre natte à un coin de la hutte. Nous sommes accueillis par Cheeta et Cornélius, le couple de bonobo vit juste à côté de lui.
–Tu connais Cheeta et Cornélius je crois.
–Oui, je les ai rencontré tout à l'heure, mais ils n'ont pas voulu me dire où tu étais, alors qu'ils vivent avec toi.
–Ils ne pouvaient pas, tu devais me trouver toute seule.
–Ça, je l'ai vite compris.
–Le principal c'est que vous soyez enfin réunis. Vous êtes le futur du monde, vous allez partager votre vie, croissez et multipliez-vous. Vous avez tout à disposition, vous pouvez cueillir et manger tout ce dont vous avez besoin dans cet endroit, mais surtout, ne mangez aucun fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal.
–Et c'est quoi l'arbre de la connaissance du bien et du mal ?
–Le grand manguier au bord de la forêt, le seul à faire d'énormes fruits mais qui sont sacrés et on dit qu'ils sont nocifs, voire mortels.
–D'où sors tu ça ?
–C'est une règle qui existe depuis la nuit des temps, les fruits de l'arbre de la connaissance ne doivent pas être mangés. Vous êtes dans le Jardin de vie, sachez le garder tel qu'il est maintenant.
–Ok, nous respecterons cette règle, bien qu'elle me paraisse bizarre.
–Maintenant, il va falloir procréer pour assurer l'avenir de votre descendance, tout le monde est là depuis des temps immémoriaux, vous venez juste d'arriver, Arnold depuis quarante ans, mais c'est si peu par rapport à nous.
–Nous le savons Cornélius, mais nous ne savons pas comment faire pour procréer, comme tu le dit, nous arrivons.
–Justement, Cheeta est en période de reproduction et nous voulons un autre enfant, si vous voulez, nous vous montrons comment faire, vous êtes un peu comme nous, il vous suffira de faire la même chose.
–Bien sûr, montrez nous.
Je vois Cheeta se mettre à quatre pattes, Cornélius vient derrière elle, je vois son sexe en bas de son ventre bien droit, il le glisse entre les cuisses de Cheeta, il donne quelques coups de rein rapides, s'immobilise quelques secondes et se retire.
–Voilà, je lui ai donné ma semence, mais ça ne marche pas à tous les coups, je vais recommencer tout à l'heure et demain deux fois pour être sûr qu'elle soit fécondée. Je sens que Sharon est fécondable, à toi de jouer ton rôle de mari Arnold.
Je me mets à quatre pattes, je vois qu'en bas du ventre d'Arnold se dresse son sexe bien droit, il me parait bien gros, il est plus gros que celui de Cornélius avec une boule au bout. Il le positionne entre mes cuisses et pousse pour le faire entrer en moi. Je sens qu'il force pour élargir mon sexe, il finit par y pénétrer non sans mal. Je sens sa progression dans mon sexe, son sexe frotte le mien, il donne des coups de rein assez rapides, je ne ressens rien de particulier si ce n'est un frottement pas très agréable. D'un seul coup il s'enfonce le plus profond possible et s'immobilise, je sens qu'il se crispe, il a des soubresauts, il est secoué de spasmes. Il me déverse un liquide dans le sexe, ce doit être ça qui féconde les femmes, il finit par se retirer, je me sens beaucoup mieux. Comme pour Cheeta, Arnold devra recommencer ce soir et demain, je suis prête à le recevoir bien que je n'en retire rien, il le faut nous sommes là pour ça. Cornélius semble heureux de ce qui se passe, il nous regarde d'un air attendri.
–Allez dans le jardin cueillir ce dont vous avez besoin pour manger, il y a tout ce qu'il faut pour vous et tous les êtres vivant qui vivent ici.
Nous nous promenons dans le jardin, nous cueillons des fruits et tout ce qu'il faut pour nous nourrir. J'en profite pour mieux regarder Arnold, il est bien plus grand que moi, très large d'épaules, des pectoraux très volumineux, des bras très musclés aussi gros que mes cuisses, un ventre nerveux, des cuisses énormes sur des jambes puissantes, des fesses hautes et nerveuses et un sexe qui pend entre ses cuisses. Sa peau est assez foncée, je ne sais pas pourquoi la mienne est beaucoup plus claire, je viens de sa cuisse, donc de lui, je devrais avoir la même couleur de peau. Au moment de se coucher, après avoir mangé, Arnold essaye de nouveau de me féconder, c'est toujours aussi insipide et peu agréable. Le lendemain, il recommence deux fois et le jour d'après aussi. Le reste du temps, nous le passons à nous promener et à cueillir notre nourriture, cet endroit est très agréable à vivre.
Au bout de trois jours, Arnold a arrêté de me féconder, je pense que ça suffit, bien qu'il semble le regretter au contraire de moi. Le temps passe lentement, nous nous sommes organisés pour le rendre le plus agréable possible, petit à petit mon ventre s'arrondi, j'ai été fécondée, j'ai senti le bébé grandir en moi. Les jours passent, j'ai appris à allumer du feu, à sélectionner les fruits et les plantes que l'on peut manger, je suis bien dans cet environnement calme. Nous passons notre temps à nous promener et à cueillir de quoi manger. Nous nous baignons dans le lac, Cheeta nous a appris à nous maintenir en surface, c'est assez agréable, nous pouvons aller assez loin dans l'étendue. Il y a une multitude d'animaux qui viennent nous voir, des troupeaux d'éléphants, des familles de lions, des gazelles, des loups, des tigres, et je ne les cite pas tous, tout ce petit monde vit en parfaite harmonie. Je trouve Arnold très doux et prévenant, il dit m'aimer, ce que je pense lui rendre bien que je ne sache pas exactement ce que ça veut dire. Il passe souvent son bras sur mes épaules, nous marchons côte à côte, mais le contact de sa peau contre la mienne ne m'est pas très agréable. Nos bouches ne se sont plus jamais rencontrées, j'ai fait comprendre à Arnold que je n'appréciais pas beaucoup ce geste, lui non plus, nous ne nous touchons pratiquement jamais. Je suis maintenant de sa couleur, en fait, c'est le soleil qui fonce la peau, je me trouve encore plus belle.
Un jour, au bout de neuf lunes, je sens un liquide s'échapper de mon sexe, Cheeta le voit.
–Tu vas faire ton enfant, accroupie toi, je m'en occupe.
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