Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Métamorphe — Chapitre 1 · Premier contact
Auteur
Métamorphe
Chapitre 1 · Premier contact
Je suis Zel, j'utilise votre langue apprise à votre arrivée sur notre planète il y a cinq cycles de cela, vous avez été attirés par les similitudes avec celle que vous nommez Terre : pesanteur + 1 %, composition de l'air + ou – 0,5 %, océan cinquante-six pour cent de la surface planétaire, durée d'une rotation vingt-trois heures quinze de vos heures, année de trois cent six jours.
Vos observations ne montrent ni cités, ni villages, pas d'activités industrielles. Que des éléments positifs pour une colonisation, colonisation entamée sans attendre et pour cause : vous ignorez notre présence.
Tout d'abord je dois vous parler de nos origines, nous avons dû fuir notre planète d'origine qu'une comète allait percuter et détruire. Pour échapper à la destruction de notre race, certains d'entre nous ont émigré sur ce nouveau monde que nos ancêtres ont appelé Asile il y a des millénaires de cela. Même sur Asile, la comète perturbe le climat : les températures varient subitement en réaction aux déluges, tempêtes et ouragans, la terre tremble et engendre des tsunamis, des nuées sombres obscurcissent le ciel avec pour conséquence la destruction partielle de l'environnement et la quasi-éradication de notre espèce pourtant résistante et adaptable.
Nous sommes des métamorphes hermaphrodites. Les hermaphrodites peuvent tous devenir femmes et procréer, ce qui multiplie les chances de perpétuer notre espèce : quelques minutes nous suffisent pour que la transformation soit totale. Pourquoi est-ce nécessaire ? Tout simplement parce que ces fléaux ont réduit notre population à seulement quelques centaines d'individus solitaires aux contacts rares, en outre notre taux de natalité a fondu comme neige au soleil d'été.
Le poids et la taille sont les seules contraintes, nous les gardons obligatoirement tout en pouvant densifier ou relâcher notre musculature pour paraître plus mince ou plus gros. Dès votre arrivée, la question qui se pose pour moi est : que faire ?
Je prends ma décision : pas de conflit mais une étude pour connaître votre société, votre mentalité, vos besoins, vos modes de reproduction, vos envies, etc. Durant ces cinq années, je vous espionne, j'apprends à vous imiter, à parler votre langue. De cet examen, je constate que vous vous intéressez à votre travail, que vous aimez vous distraire, mais par-dessus tout c'est l'acte de reproduction qui prime, qui dicte votre emploi du temps, vous vous y adonnez dès que possible : toutes vos vies sont axées sur ce besoin atavique.
Cette passion m'interpelle, pour nous il s'agit d'une fusion temporaire des corps et des esprits pendant laquelle l'un des deux devient elle pour être ensemencée. Si le germe prend, le pourcentage de réussite est de un sur trois, au bout de deux ans un nouveau métamorphe nous rejoint. Je fais mien le principe : pour connaître un peuple, il faut maîtriser ce qu'il désire le plus. Il faut donc que je découvre ce qui vous pousse sans cesse à pratiquer l'acte reproducteur.
Maintenant, je suis prêt à me glisser dans votre colonie devenue si importante. Pour cette première incursion, je décide d'imiter une femme que je vois souvent à proximité de ma grotte. Elle a les cheveux roux coupés court, une façon particulière de rejeter la tête en arrière quand elle rit — et elle rit souvent, même après, même quand l'homme est parti. Je l'observe se livrer à cette lutte étrange où elle se plaint et crie, puis recommencer le lendemain, la tête toujours rejetée en arrière.
Le soir venu, après leur relation, l'homme part, je m'approche de la femme, l'enveloppe et fusionne partiellement avec elle, je prends connaissance de son anatomie, de ses sensations. La nuit tombe quand je la libère de mon étreinte, surprise qu'il soit si tard, sans aucun souvenir de moi.
Je rejoins ma grotte, je m'étale et absorbe toutes les informations avant d'entamer le complexe processus de métamorphose en être humain féminin. Le processus dure une journée pour arriver à un résultat qui me satisfait : un mètre soixante-huit, cinquante-six kilogrammes. Les autres fois ce sera beaucoup plus rapide.
J'en sais suffisamment mais je suis nue, alors je me faufile dans un entrepôt de vêtements, je ressors en tenue de prospectrice et il me manque encore une chose primordiale pour vous : l'argent.
Pour cela je n'ai pas besoin d'emprunter ou de voler, dans ma grotte j'ai retiré des pierres brillantes que vous appelez gemmes ou pierres précieuses, je trouve un acheteur qui, à ma demande, me donne l'adresse d'un loueur de chambre.
J'ai une base pour débuter avec une question qui me revient en boucle : habituellement on crie de douleur, alors pourquoi la femme recommence tous les jours ?
Puisant dans ses souvenirs, je me dirige vers un bar, m'installe en terrasse sous le regard de quelques mâles, confiante dans l'attrait que j'exerce, je sélectionne l'un d'entre eux et je lui souris, sourire qu'il me rend en venant à moi :
Vos observations ne montrent ni cités, ni villages, pas d'activités industrielles. Que des éléments positifs pour une colonisation, colonisation entamée sans attendre et pour cause : vous ignorez notre présence.
Tout d'abord je dois vous parler de nos origines, nous avons dû fuir notre planète d'origine qu'une comète allait percuter et détruire. Pour échapper à la destruction de notre race, certains d'entre nous ont émigré sur ce nouveau monde que nos ancêtres ont appelé Asile il y a des millénaires de cela. Même sur Asile, la comète perturbe le climat : les températures varient subitement en réaction aux déluges, tempêtes et ouragans, la terre tremble et engendre des tsunamis, des nuées sombres obscurcissent le ciel avec pour conséquence la destruction partielle de l'environnement et la quasi-éradication de notre espèce pourtant résistante et adaptable.
Nous sommes des métamorphes hermaphrodites. Les hermaphrodites peuvent tous devenir femmes et procréer, ce qui multiplie les chances de perpétuer notre espèce : quelques minutes nous suffisent pour que la transformation soit totale. Pourquoi est-ce nécessaire ? Tout simplement parce que ces fléaux ont réduit notre population à seulement quelques centaines d'individus solitaires aux contacts rares, en outre notre taux de natalité a fondu comme neige au soleil d'été.
Le poids et la taille sont les seules contraintes, nous les gardons obligatoirement tout en pouvant densifier ou relâcher notre musculature pour paraître plus mince ou plus gros. Dès votre arrivée, la question qui se pose pour moi est : que faire ?
Je prends ma décision : pas de conflit mais une étude pour connaître votre société, votre mentalité, vos besoins, vos modes de reproduction, vos envies, etc. Durant ces cinq années, je vous espionne, j'apprends à vous imiter, à parler votre langue. De cet examen, je constate que vous vous intéressez à votre travail, que vous aimez vous distraire, mais par-dessus tout c'est l'acte de reproduction qui prime, qui dicte votre emploi du temps, vous vous y adonnez dès que possible : toutes vos vies sont axées sur ce besoin atavique.
Cette passion m'interpelle, pour nous il s'agit d'une fusion temporaire des corps et des esprits pendant laquelle l'un des deux devient elle pour être ensemencée. Si le germe prend, le pourcentage de réussite est de un sur trois, au bout de deux ans un nouveau métamorphe nous rejoint. Je fais mien le principe : pour connaître un peuple, il faut maîtriser ce qu'il désire le plus. Il faut donc que je découvre ce qui vous pousse sans cesse à pratiquer l'acte reproducteur.
Maintenant, je suis prêt à me glisser dans votre colonie devenue si importante. Pour cette première incursion, je décide d'imiter une femme que je vois souvent à proximité de ma grotte. Elle a les cheveux roux coupés court, une façon particulière de rejeter la tête en arrière quand elle rit — et elle rit souvent, même après, même quand l'homme est parti. Je l'observe se livrer à cette lutte étrange où elle se plaint et crie, puis recommencer le lendemain, la tête toujours rejetée en arrière.
Le soir venu, après leur relation, l'homme part, je m'approche de la femme, l'enveloppe et fusionne partiellement avec elle, je prends connaissance de son anatomie, de ses sensations. La nuit tombe quand je la libère de mon étreinte, surprise qu'il soit si tard, sans aucun souvenir de moi.
Je rejoins ma grotte, je m'étale et absorbe toutes les informations avant d'entamer le complexe processus de métamorphose en être humain féminin. Le processus dure une journée pour arriver à un résultat qui me satisfait : un mètre soixante-huit, cinquante-six kilogrammes. Les autres fois ce sera beaucoup plus rapide.
J'en sais suffisamment mais je suis nue, alors je me faufile dans un entrepôt de vêtements, je ressors en tenue de prospectrice et il me manque encore une chose primordiale pour vous : l'argent.
Pour cela je n'ai pas besoin d'emprunter ou de voler, dans ma grotte j'ai retiré des pierres brillantes que vous appelez gemmes ou pierres précieuses, je trouve un acheteur qui, à ma demande, me donne l'adresse d'un loueur de chambre.
J'ai une base pour débuter avec une question qui me revient en boucle : habituellement on crie de douleur, alors pourquoi la femme recommence tous les jours ?
Puisant dans ses souvenirs, je me dirige vers un bar, m'installe en terrasse sous le regard de quelques mâles, confiante dans l'attrait que j'exerce, je sélectionne l'un d'entre eux et je lui souris, sourire qu'il me rend en venant à moi :
— Salut, t'es nouvelle dans le coin, de passage seulement ?
— Oui, je ne reste que quelques jours pour refaire le plein de provisions et me distraire un peu.
— Te distraire comment ?
— Discuter et plus éventuellement.
— Je suis pour le plus, ça t'intéresse ?
— Oui, je ne reste que quelques jours pour refaire le plein de provisions et me distraire un peu.
— Te distraire comment ?
— Discuter et plus éventuellement.
— Je suis pour le plus, ça t'intéresse ?
C'est rapide, je vais savoir ce qui plaît tant à la femme aux cheveux roux.
— D'accord, je te suis.
— D'accord, je te suis.
Nous nous levons et il me guide à sa maison, mon apprentissage sur le terrain commence immédiatement, je vais mettre en application ce que j'ai appris :
— J'ai bien compris, tu es pressée et moi aussi.
Il passe un bras derrière ma tête, colle sa bouche à la mienne, enfonce sa langue entre mes dents, son autre main empoigne un sein et le pétrit : première sensation étrange mais pas désagréable.
Il me pousse vers sa chambre puis sur son lit, je frotte ma langue contre la sienne en l'enlaçant, il déboutonne ma veste de brousse pour libérer mes seins avec sur le dessus les tétons bruns, il descend sa bouche vers eux et les suce. Très bon : je décide d'augmenter leur sensibilité, effet immédiat — ils gonflent, de petits frissons remontent le long de ma gorge.
Pendant qu'il suce et mordille mes tétons, il place sa main entre mes cuisses, je sais que je dois les écarter, il frotte un peu par-dessus mon pantalon, et un liquide sort doucement de l'appareil reproducteur. Il se relève :
Il me pousse vers sa chambre puis sur son lit, je frotte ma langue contre la sienne en l'enlaçant, il déboutonne ma veste de brousse pour libérer mes seins avec sur le dessus les tétons bruns, il descend sa bouche vers eux et les suce. Très bon : je décide d'augmenter leur sensibilité, effet immédiat — ils gonflent, de petits frissons remontent le long de ma gorge.
Pendant qu'il suce et mordille mes tétons, il place sa main entre mes cuisses, je sais que je dois les écarter, il frotte un peu par-dessus mon pantalon, et un liquide sort doucement de l'appareil reproducteur. Il se relève :
— Déshabille-toi, tu seras plus à l'aise, et moi aussi.
Nous sommes nus, il me regarde, émet un petit sifflement, m'oblige à me rallonger, bloque mes jambes avec ses mains, plonge sa tête entre mes cuisses et lèche ma vulve. Je suis surprise de l'effet — comme pour mes tétons j'amplifie les réactions nerveuses, et cette fois quelque chose lâche à l'intérieur. Je gémis. Perte de contrôle. C'est sublime.
Il aspire mon clitoris, le mordille, le suce en enfonçant deux doigts dans mon vagin. Je me trémousse, mon ventre est en feu, des courants électriques en remontent en me faisant crier. Une aspiration plus forte et je me cambre avant de retomber alanguie, les bras inertes de chaque côté du corps.
Il remonte vers mon visage, ses cuisses contre les miennes. Je sens son organe sexuel appuyer contre le mien avant de s'enfoncer d'une poussée lente et profonde, c'est ça qu'elles appellent : être prise !
Je n'ai pas le temps d'y réfléchir, il recule, se renfonce, encore, de plus en plus vite et cela dure. Je gémis, râle à chaque coup de boutoir, une nouvelle vague de chaleur monte vers ma tête, je ne résiste pas et, de nouveau, je crie quand elle explose.
Satisfait, il accélère et libère sa semence dans mon ventre en se crispant. Son sexe ramollit, sort peu à peu de moi, il se retire entièrement, quitte le ciseau de mes cuisses. Je pense que je dois partir :
Il aspire mon clitoris, le mordille, le suce en enfonçant deux doigts dans mon vagin. Je me trémousse, mon ventre est en feu, des courants électriques en remontent en me faisant crier. Une aspiration plus forte et je me cambre avant de retomber alanguie, les bras inertes de chaque côté du corps.
Il remonte vers mon visage, ses cuisses contre les miennes. Je sens son organe sexuel appuyer contre le mien avant de s'enfoncer d'une poussée lente et profonde, c'est ça qu'elles appellent : être prise !
Je n'ai pas le temps d'y réfléchir, il recule, se renfonce, encore, de plus en plus vite et cela dure. Je gémis, râle à chaque coup de boutoir, une nouvelle vague de chaleur monte vers ma tête, je ne résiste pas et, de nouveau, je crie quand elle explose.
Satisfait, il accélère et libère sa semence dans mon ventre en se crispant. Son sexe ramollit, sort peu à peu de moi, il se retire entièrement, quitte le ciseau de mes cuisses. Je pense que je dois partir :
— Où tu vas, j'ai pas fini avec toi : suce et je te la remets.
Il veut recommencer, ce n'est pourtant pas ce qui se passait dans la forêt, mais pourquoi pas, je me baisse pour commencer ma première pipe, j'aime bien et sa queue redurcit vite.
— Pour le deuxième round, viens sur moi.
Je n'ai jamais vu faire, par contre je comprends le principe : je dois m'asseoir sur ses cuisses en faisant rentrer son membre en moi. Je me mets en position, je m'empale sur lui, c'est à moi de monter et descendre, c'est moi qui donne le rythme.
Ses mains sont libres et il en profite pour triturer mes seins, prendre mes tétons entre ses doigts, les pincer. J'amplifie la vitesse, je n'en peux plus — mes jambes flanchent, le rythme m'échappe, je ne bouge plus que par saccades. Il sent le basculement, abandonne mes tétons, prend mes fesses à pleines mains et reprend la direction des opérations, me soulève à grands coups de reins. Je m'écroule sur lui dans un nouveau cri quand il jouit de nouveau.
Je me retire, lui se tourne et s'endort aussitôt : c'est fini.
Je récupère mes habits, une fois habillée je rentre à ma chambre en tirant un premier constat : à refaire d'urgence pour confirmation de ce plaisir jusqu'alors inconnu !
Nous autres métamorphes dormons peu et je suis dehors au lever du soleil pour explorer votre cité. Que de monde, de bruit, de mouvements — véhicules énormes ou individuels —, de piétons aux habits disparates qui m'examinent d'un air étrange.
Je finis par me rendre à l'évidence : je dois m'habiller comme eux et, surtout, cesser de tout regarder comme si c'était la première fois — même si c'est le cas. C'est une période chaude et tous sont vêtus légèrement, je dois les imiter : short, chemisier ou tee-shirt. La vente des bijoux m'a procuré une belle somme, j'en profite pour m'équiper puis faire un passage à ma chambre pour me changer avant de repartir en exploration.
Je déambule au hasard, un panneau retient mon attention : Bungalows aménagés, vente ou location ; prix attractifs. Je suis intéressée, je préfère être indépendante dans ce genre d'habitat que dans une chambre louée dans un immeuble.
Je me renseigne, le paiement en liquide est accepté, je peux prendre possession des lieux le jour même : c'est parfait. Le soir venu, j'ai aménagé et fait quelques achats — vêtements supplémentaires, produits courants dont les usages m'ont pris une bonne heure à déchiffrer.
Je choisis de dîner en ville, pour cela j'opte pour une jupe et un chemisier et pars vers un restaurant repéré cet après-midi. Je dîne d'un poisson d'Asile que le serveur me garantit comestible — il a une voix posée, légèrement chantante, et des mains longues qui déposent l'assiette avec une précision presque cérémonieuse. Je ne lui précise pas que je sais mieux que lui si le poisson est comestible : je ne compte plus ceux que j'ai dévorés.
Je traîne jusqu'à la fin du service, je sors, me promène un long moment avant d'être interrompue dans une rêverie :
Ses mains sont libres et il en profite pour triturer mes seins, prendre mes tétons entre ses doigts, les pincer. J'amplifie la vitesse, je n'en peux plus — mes jambes flanchent, le rythme m'échappe, je ne bouge plus que par saccades. Il sent le basculement, abandonne mes tétons, prend mes fesses à pleines mains et reprend la direction des opérations, me soulève à grands coups de reins. Je m'écroule sur lui dans un nouveau cri quand il jouit de nouveau.
Je me retire, lui se tourne et s'endort aussitôt : c'est fini.
Je récupère mes habits, une fois habillée je rentre à ma chambre en tirant un premier constat : à refaire d'urgence pour confirmation de ce plaisir jusqu'alors inconnu !
Nous autres métamorphes dormons peu et je suis dehors au lever du soleil pour explorer votre cité. Que de monde, de bruit, de mouvements — véhicules énormes ou individuels —, de piétons aux habits disparates qui m'examinent d'un air étrange.
Je finis par me rendre à l'évidence : je dois m'habiller comme eux et, surtout, cesser de tout regarder comme si c'était la première fois — même si c'est le cas. C'est une période chaude et tous sont vêtus légèrement, je dois les imiter : short, chemisier ou tee-shirt. La vente des bijoux m'a procuré une belle somme, j'en profite pour m'équiper puis faire un passage à ma chambre pour me changer avant de repartir en exploration.
Je déambule au hasard, un panneau retient mon attention : Bungalows aménagés, vente ou location ; prix attractifs. Je suis intéressée, je préfère être indépendante dans ce genre d'habitat que dans une chambre louée dans un immeuble.
Je me renseigne, le paiement en liquide est accepté, je peux prendre possession des lieux le jour même : c'est parfait. Le soir venu, j'ai aménagé et fait quelques achats — vêtements supplémentaires, produits courants dont les usages m'ont pris une bonne heure à déchiffrer.
Je choisis de dîner en ville, pour cela j'opte pour une jupe et un chemisier et pars vers un restaurant repéré cet après-midi. Je dîne d'un poisson d'Asile que le serveur me garantit comestible — il a une voix posée, légèrement chantante, et des mains longues qui déposent l'assiette avec une précision presque cérémonieuse. Je ne lui précise pas que je sais mieux que lui si le poisson est comestible : je ne compte plus ceux que j'ai dévorés.
Je traîne jusqu'à la fin du service, je sors, me promène un long moment avant d'être interrompue dans une rêverie :
— Tiens donc, ma dîneuse de ce soir, il était bon ce poisson local ?
— Très bon, vous en servez souvent ?
— Peu souvent, les gens se méfient encore des produits locaux, il n'y a pas beaucoup de personnes aussi téméraires que vous.
— Curieuses surtout. Vous connaissez bien la région ?
— Bien : non, un peu : oui. Par exemple il y a un endroit tranquille au bord de l'eau à deux pas d'ici, vous voulez voir ?
— Pourquoi pas, je vous suis.
— Très bon, vous en servez souvent ?
— Peu souvent, les gens se méfient encore des produits locaux, il n'y a pas beaucoup de personnes aussi téméraires que vous.
— Curieuses surtout. Vous connaissez bien la région ?
— Bien : non, un peu : oui. Par exemple il y a un endroit tranquille au bord de l'eau à deux pas d'ici, vous voulez voir ?
— Pourquoi pas, je vous suis.
Pour sûr que je connais l'endroit, mais je le laisse me guider jusqu'à un tapis de mousse où il s'assied avant de me saisir la main pour m'inviter à venir à ses côtés : nous sommes seuls. Il a toujours cette voix posée, légèrement chantante, et je me demande si ses mains longues sont aussi précises dans d'autres circonstances.
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