Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Printemps — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Autrice
Printemps
Chapitre 1
Partagée entre la fatigue qui me tient chaudement au lit, et l'envie de m'activer pour ne pas m'y ensevelir, le compromis était vite trouvé.
Une motivation.
Une promesse d'un moment sans déception.
Une promesse d'un moment sans déception.
Les prémices des chaleurs d'été annoncées par la venue du printemps me poussent toujours à ne vouloir rater aucunes lumières. Celles qui peuvent réchauffer chaque parcelle de mon corps, du petit matin ensoleillé à ces soirées qui laissent traîner ce léger rayon de lumière que je ne veux jamais voir tomber dans l'horizon.
Je hais le froid.
Hormis lorsque le réconfort d'une chaleur vient tuer celui-ci.
La nature se réveille en ces temps et je veux profiter de ça, au maximum.
La nature se réveille en ces temps et je veux profiter de ça, au maximum.
Mais mon lit est mon meilleur amant, témoin de ma paresse, de mon oisiveté, et de mes caresses.
Ce vieil amant qui ne parle pas, qui me laisse me rouler sur le moelleux du matelas et le réconfort de la couette, qu'il ne conteste pas, et de l'oreiller que l'on retourne pour équilibrer une grasse matinée dans un mélange agréable de frais éphémère et de tiédeur qui s'installe ensuite.
Ce vieil amant qui ne parle pas, qui me laisse me rouler sur le moelleux du matelas et le réconfort de la couette, qu'il ne conteste pas, et de l'oreiller que l'on retourne pour équilibrer une grasse matinée dans un mélange agréable de frais éphémère et de tiédeur qui s'installe ensuite.
Mon lit se tait, c'est agréable.
Témoin de mes petits pieds frais que j'aime glisser au chaud, témoin de mes jambes presque entièrement dévêtues de tissu au moment du coucher puis libérées en pleine nuit en ôtant ma culotte serrée sur l'entre jambes, dans le creux de mes fesses, et qui me libère de ce petit fardeau volontaire pour encore mieux apprécier ma fin de nuit.
J'aime libérer mon corps des tissus le plus tard possible. Laisser respirer mes seins en retirant mon soutien-gorge dans la nuit, au milieu de mon léger sommeil, pour apprécier me rendormir. Nue.
Avalée par mon amant.
Avalée par mon amant.
Les caresses matinales entourées de la brume du réveil, de mes cheveux ébouriffés, de mes yeux aveuglés, de mon corps courbaturé, de mes cinq heures de sommeil qui semblent trop souvent me faire croire avoir hiberné des mois ... Le printemps réveille mes sens.
J'aime retrouver ça.
J'ai toujours aimé la masturbation matinale, la meilleure pour moi.
Celle qui réveille le corps. Celle qui se pratique presque machinalement, sans s'imaginer un quelconque fantasme.
Celle qui réveille le corps. Celle qui se pratique presque machinalement, sans s'imaginer un quelconque fantasme.
Sans support visuel, sans imagination.
Connaître son corps est un luxe, pourquoi un tiers viendrait assouvir à ma place ce plaisir de l'aube ?
La mécanique du corps au plus simple.
Je connais mon corps.
La pression de la paume de ma main est un geste répété, comme si je m'étais entraînée des années durant pour l'appliquer.
'Va au plus simple.'
Si bien répété.
Puis l'exploration de mes doigts, qui viennent visiter une zone si parfaitement connue que je les laisse sans guide.
Ils viennent s'associer.
Ils viennent s'associer.
Paume et doigts.
J'ai souri, presque ris, comme pour mettre en marche ma journée, me sortir du lit. Un rire forcé mais avec ce soupçon d'avoir fait le nécessaire.
Comme par obligation.
Forcer mon lever pour ne pas culpabiliser de traîner avec mon vieil amant.
Mes pieds usés, pieds nus, ayant fait temps de fois fait craquer mon vieux parquet, mon bassin ayant caressé ce doux matelas de mes mouvements, ayant bousillé mon dos, ma bave, après avoir toussé contre mon coussin et ayant expiré dans un grand soupir ce sentiment de fait accompli ...
Mes pieds usés, pieds nus, ayant fait temps de fois fait craquer mon vieux parquet, mon bassin ayant caressé ce doux matelas de mes mouvements, ayant bousillé mon dos, ma bave, après avoir toussé contre mon coussin et ayant expiré dans un grand soupir ce sentiment de fait accompli ...
Je me suis extirpée, laissant mon amour de toujours.
Puis j'ai glacé peu à peu mon corps sous ma douche. Sous l'eau, je me réveillais. Respirer, ouvrir les yeux, sourire.
De nouveau.
J'ai une autre vieille connaissance.
Ma douche est aussi mon amante.
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