Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Le retour du traître — Chapitre 1 · Prologue et chapitre 1: l'arrivée
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Le retour du traître
Chapitre 1 · Prologue et chapitre 1: l'arrivée
Prologue
Il y a des centaines d'années, alors que l'humanité vivait une époque plongée dans les ténèbres de l'âge sombre, six hommes et femmes naquirent et apportèrent le savoir et la paix à la contrée de Britannica. Ils portaient tous en eux une magie propre : La Lumière, L'Obscurité, La Terre, Le Vent, L'Eau et... Le Feu.
Leur puissance combinée permit de venir à bout des guerres civiles et des invasions barbares qui menaçaient la région depuis des années. Ils divisèrent par la suite les Terres Ralliées en six duchés, gouvernés par chacun d'eux. Afin de faire prospérer la paix, les décisions étaient prises par un conseil les réunissant tous les six et dans lequel chacun possédait le même pouvoir.
Cependant, la tranquillité ne pouvait durer plus longtemps. Le maître des flammes se rebella contre ses anciens alliés et tenta de conquérir les autres duchés. Après dix ans de guerre, le maître de la Lumière parvint à s'approcher de son adversaire. S'ensuivit alors un combat singulier qui fit, dit-on, trembler les montagnes et qui se solda par la défaite du traître.
Après cet affrontement, on ne vit plus un seul mage de feu. Les quatre maîtres magiciens restants jurèrent allégeance au maître de la Lumière et à sa lignée. Celui-ci devint le premier roi de Britannica : Arthur Ier
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Chapitre I
— Bonjour, mon héros, bien dormi ?
C'est une femme qui me parle. Elle est allongée sur un lit de nuage, nue.
— Bien dormi ? insiste-t-elle.
J'ai en effet l'impression de sortir d'un long sommeil, comme si je venais de naître. Je détaille son corps, elle est sublime, pas comme ces femmes qui envoûtent les cœurs des hommes. Non, chez elle c'est plus que ça. Tout son corps transpire la beauté et la perfection et je pourrais me perdre rien qu'en la regardant. Elle est sensuelle, mais pas vulgaire, son regard laisse transparaître une intelligence hors du commun, mais également une grande tristesse.
— C'est moi qui te fais cet effet ? demande-t-elle en éclatant d'un rire cristallin.
Je ne comprends pas sur le moment et je remarque alors que je suis nu et que mon entrejambe se dresse de toute sa longueur, pointée vers la femme. Je rougis, honteux, mais elle se moque de ma gêne. Elle s'approche et s'agenouille devant moi.
— Tâchons de nous occuper de ça alors, cela te fera un bon souvenir de moi, me dit-elle en me prenant en bouche.
J'ai le vague souvenir d'avoir déjà vécu ce type de situation, mais jamais un tel délice. Sa langue tourne autour de mon membre, sans le brusquer, comme on caresse un animal. Ses mains volent autour de mes testicules, les effleurant sans vraiment les toucher, me faisant ressentir des sensations divines,. Ses lèvres qui frottent mon gland amplifient le phénomène. Ses gestes sont harmonieux, parfaitement accordés, formant un hymne au plaisir et à l'amour comme jamais un homme n'en avait connu de pareil. Alors que je sens que ma résistance atteint ses dernières limites, elle arrête son ouvrage, se lève et, arrivée à mon niveau, m'embrasse et me souffle :
— Bon courage, Mordred...
Je me lève, je suis au centre d'un champ dans lequel se dressent d'étranges rochers. Il fait nuit. La lune, radieuse, veille sur des milliers d'étoiles et éclaire de sa sombre lueur les rares voyageurs dont je fais partie.
Je ne suis fort heureusement plus dénudé. Je porte désormais une armure de cuir sombre, assortie d'une cape cramoisie qui s'agite au gré de la brise nocturne. Je marche, au hasard, dans cette étendue obscure. L'herbe humide ne me gêne pas le moins du monde, car les gouttes glissent sur mes bottes de cuir sombre.
Je ne suis fort heureusement plus dénudé. Je porte désormais une armure de cuir sombre, assortie d'une cape cramoisie qui s'agite au gré de la brise nocturne. Je marche, au hasard, dans cette étendue obscure. L'herbe humide ne me gêne pas le moins du monde, car les gouttes glissent sur mes bottes de cuir sombre.
Un craquement se fait soudain entendre. Je me sens observé. J'ai à peine le temps d'esquiver l'attaque du bandit qui me saute dessus, la dague en avant. En reculant, par un étrange réflexe, je frappe son bras afin de le désarmer. Je sens ses os se briser sous mon coup et un cri de douleur sortir de sa bouche. Je récupère la lame au vol et me place en position de combat, à raison. Trois bandits me font face, sans un regard pour leur camarade qui se tortille dans les hautes herbes à quelques pas de là.
— Tu nous paieras ce que tu as fait subir à Aodren, me lance le plus grand, qui semble être le chef.
Ils n'ont pas le temps d'attaquer. Je bondis, la dague à la main, avec laquelle je transperce l'abdomen du plus faible. La sensation de la lame traversant la chair molle emplit mon âme d'une joie assassine. Je pare à l'attaque du second sbire et en profite pour lui taillader les jambes. Il se retrouve à genoux et sa tête roule sur le sol pour aller se blottir entre les bras de son compagnon.
Je me redresse et fais face à mon dernier adversaire qui me regarde avec des yeux emplis de haine à l'état pur. En voyant ma lame maintenant écarlate, il est terrorisé par l'éclair qui brille dans ses pupilles. J'en profite pour passer à l'assaut. Il pare mon premier coup à l'aide de son épée, mais il est trop lent, c'est comme s'il se mouvait au ralenti. Le second coup brise sa lame, le troisième passe à travers son crâne.
C'est dommage pour moi, mais je ne suis pas un voleur, je vais rendre sa dague au premier bandit et, en constatant qu'il tente de s'enfuir malgré son bras en miettes, je la lui plante dans le cœur. Je ne peux me permettre de laisser un quelconque témoin.
Je me remets à marcher et prends soudain conscience de ce qu'il vient de se passer : j'ai ôté la vie à quatre hommes armés et probablement entraînés. Je suis un assassin. Pire que ça, car je les ai tués de sang-froid et je sens bien que je serai prêt à le refaire quand ce sera nécessaire.
J'ignore tout de mon passé, sauf deux choses : d'une part que je suis probablement un soldat - impossible sans cela d'expliquer l'issue funeste de l'affrontement - d'autre part un nom, peut-être le mien : Mordred.
J'ignore tout de mon passé, sauf deux choses : d'une part que je suis probablement un soldat - impossible sans cela d'expliquer l'issue funeste de l'affrontement - d'autre part un nom, peut-être le mien : Mordred.
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Commentaires ()
Merci d'avoir lu cette histoire, c'est ma première.
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