Le Duc du Sud
Chapitre 1 · Offerte au Sud
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✦ Infinity_rose Le Duc du Sud XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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Le Duc du Sud — Chapitre 1 · Offerte au Sud

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Certifiée écrite par un humain D'après nous ce texte a été rédigé par un humain

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Le Duc du Sud

Chapitre 1 · Offerte au Sud

Le feu crépite dans la cheminée, lançant des ombres menaçantes sur les pierres froides de la salle. Les silhouettes sombres de mes parents se confondent sur le mur. Leurs voix énervées s'élèvent entre les poutres de pin. Ils se disputent alors que mon père vient à peine de rentrer de la guerre, encore couvert à moitié de ses mailles. Et ils se disputent pour moi. Un homme avait sauvé la vie de mon père, alors pour le remercier mon père lui a demandé ce qui lui ferait plaisir, et ce fut ma main qui fut demandée. Ma vie de jeune fille pour avoir sauvé la vie de mon père. Moi je ne dis rien, je reste immobile, je n'ai pas mon mot à dire dans cette histoire, je serai mariée dans tous les cas. Les papiers sont déjà signés. La seule chose que je peux faire c'est espérer que mon futur mari ne sera pas trop dur avec moi. Ma mère finit par quitter la pièce en pleurant. Mon père a l'air désespéré, la main sur le visage, l'esprit perdu.
Je quitte la pièce aussi, mes pas résonnent sur les dalles grise des longs couloirs. Je pousse la porte lourde de ma chambre et entre. Le feu brûle toujours, sur la couette de mon lit dort mon chat, Félix, un angora turc blanc. Je me pose près de la fenêtre. A travers le carreau, je vois la pinède. Les grands sapins sont recouverts de petits chapeaux de neige. Le vent froid fait vibrer leurs feuilles. Est-ce la dernière fois que je vois ce paysage ? Surment, je ne serai plus la fille du compte mais la femme du duc. Je ne sais pas qui il est, juste qu'il est duc et qu'il vient du sud. J'ignore même jusqu'à son visage. Ici on dit que les gens du sud sont petits, poilus, sombres, le soleil brûlant leurs peaux. J'ai un peu peur, et en même temps cela me va aussi. Autant partir, je n'ai rien à faire ici, j'aide un peu ma mère à gérer les affaires du domaine, mais je suis loin d'être indispensable.
A part ça je ne fais rien, je passe mon temps à lire dans ma chambre, de temps en temps je sors avec les gardes, me balade au village, visite les scieries. J'avais même commencé à tailler le bois il y a quelques années, avec mon ami. Mais voila maintenant deux ans qu'il a quitté le comté pour aller gagner sa vie en vendant son art à la capitale. Je me demande si tout s'est bien passé pour lui ? Des fois il me manque un peu, quand je revois les sculptures qu'on avait fait ensemble…A part lui personne n'est proche de moi ici, les servantes et les gardes ne font que leur travail, qui serait perturbé si je disparaissais pour le sud. J'espère que mon nouveau mari aimera Félix. Je vais sur le lit le rejoindre. Je passe ma main dans sa fourrure, il ronronne. La seule âme vraiment proche de moi. Alors je m'endors, son pelage contre ma peau.
Les yeux fermés je m'imagine de nouvelles contrées, le sable chaud brûle sous mes pieds. Je marche sur le rivage. Je vois de l'eau, jusqu'à loin, à l'infini. Je rejoins un homme. Plus je m'approche de lui plus je le distingue, la peau matte, bien plus foncée que moi, des abdos saillants et pour seul vêtement un pantalon court bouffant et blanc. Mais je n'arrive pas à voir son visage, seulement son corps. Je devrais être gênée par ce manque de pudeur, et pourtant je ne le suis pas, j'envie son corps, je le veux pour moi seule, contre moi. Alors je me pose dans le sable avec lui. On parle, j'ignore ce que l'on se dit, mais à mesure que la discussion avance nos mains se rapprochent. Je sens le contact, d'abord juste quelques frôlements, puis la chaleur de nos peaux qui se touchent. Sa main migre sur ma cuisse, caressant ma peau. Alors il finit par m'embrasser et nos corps jouent un autre dialogue. Je rêve de nos corps qui se touchent.
Je le sens contre moi, ses mains caressant ma peau nacrée. Puis il descend entre mes cuisses, rêve humide. Alors il me fait du bien, ses doigts contre mes lèvres et les siennes embrassant mon cou. Puis il enlève le reste de tissus, dévoilant son sexe, je le frôle de mes doigts, je ne sais pas vraiment quoi faire, mais il se penche rapidement sur moi, écartant mes cuisses. Alors il entre en moi, déferlement de plaisir. Je le sens, j'aime ce qu'il fait, j'aime ce que je ressens, j'aime ce dont je rêve. On continue ainsi, nos corps sur le sable chaud, les accoups réchauffants nos âmes. Puis je viens, jouissance absolue d'une extase divine. Alors j'ouvre les yeux.
Mon corps est encore chaud, mon âme est encore dans mon rêve. Un rêve érotique a vingt ans ! Ce n'est plus de mon âge, encore moins alors que je vais me marier. Un autre homme vient de voir mon corps, je viens de rêver offrir mon corps a un autre. De bras fort et de main passionné, mon mari en fera t-il de même ? Je ne sais pas. Je me lève, les joues encore rouges. Je passe à la salle de bain, dans le miroir mes longs cheveux noirs sont tout emmêlés, je revois les mains de l'homme passer dedans. Je dois chasser son image de mon esprit ! Je n'ai pas le droit de rêver. Une servante entre dans la chambre. Elle m'aide à me préparer puis je descends dans la salle à manger. Mon père est assis avec ma mère, mais le silence est maître de la table. Le grand feu brûle, mais j'ai l'impression que le leur est éteint depuis longtemps. J'avale le repas, puis repars dans ma chambre. Les heures finissent par défiler, les jours se succèdent, et la nuit mon tendre prince ne me revient pas.
Alors la semaine se finit, et voilà la date de mon départ.
Je sors dans la cour du château, ma grande robe rouge tombe sur mes bottes, une écharpe en laine protège mon cou. Il fait particulièrement froid pour le printemps, même pour le nord. Une calèche blanche m'attend, sur la porte je reconnais les armoiries de la famille, un bouclier sur deux haches, avec en son centre une tête de panthère des neiges. Je monte sur les sièges en cuir de la voiture. J'adresse un dernier au revoir à mes parents, puis les chevaux partent au trot. On sort rapidement du château et on traverse le village. Alors on arrive à l'orée des bois. Les pins gigantesques ombres le chemin de terre. Entre les arbres sont dissimulées toute sorte de créatures, dangereuses pour la plupart. Le chef de la garde se porte à ma fenêtre, son armure de fer est terne, la peau blanche de son visage et une balafre sur la joue lui donnent un air sérieux. Il me prévient qu'il y a une possibilité que nous soyons attaqués, dans ces cas là je ne dois pas bouger de la calèche.
Mais dans le cas où il y aurait un trop gros problème, il me demande de fuir pour ma vie. Je le remercie, et le rassure, je suis sûr que tout devrait bien se passer. Il reprend son poste. Alors je profite du calme pour caresser un peu Félix. Puis je sors un des livres que j'ai pris pour le voyage, un livre d'explorateur, d'aventure, puis j'enchaîne avec de l'économie, c'est un sujet qui m'a toujours passionné, et puis ce sera mon rôle de tenir les comptes du domaine. La route est longue, il faut une bonne semaine pour relier le nord au sud. La seconde nuit commence déjà à tomber. Deux jours que nous roulons dans l'ombre de la forêt. Tout le monde est à cran, il faut dire que l'obscurité est si présente qu'on commence tous à avoir des visions. Des yeux qui éclairent les bois, des cris, des ombres fantomatiques. Mais ce n'est que la forêt qui se joue de nous. Le chef de la garde donne ses ordres pour la nuit, moi je continue mon livre dans ma tente.
Le feu central éclairant assez pour la lecture. Soudain les ombres à l'extérieur s'excitent, bougent dans tous les sens. Alors un cris résonne dans la nuit. J'entend les armes qui se cognent et les grincements des armures. La voix du chef monte dans le tumulte, réorganisant les troupes. Moi je ne sais pas ce que je dois faire, je sors ou pas ? Je dois rester calmement là alors que les soldats se battent pour moi ? Mais je ne vais pas juste les gêner ? Et si une bête arrivait jusqu'ici ? Je pourrais me défendre ? Je me tourne vers ma malle, je l'ouvre et sort mes vêtements. Alors je la trouve, une petite dague dont le manche avait été gravé. La région étant dangereuse j'avais un peu appris petite a m'en servir, il doit encore me rester des réflexes. Soudain, l'ouverture de ma tente s'écarte. Ma main se crispe sur la garde, je veux crier à l'aide, mais aucun son ne sort de ma bouche. Je vois la fin devant moi. Un monstre se déplace lentement vers moi.
Une véritable vision d'horreur, un torse et une tête humanoïde, mais ses multiples bras ou jambes traînaient contre le sol, les griffes raclant la terre. Sur son crâne s'élevaient deux cornes d'élan. La lumière du feu se reflétait sur ses dents pointues. J'avais peur, Félix aussi. Il s'était relevé sur le lit, le dos rond, crachant sur l'horreur. Mes mains tremblaient. Soudain le monstre se jette sur moi dans un cris strident. Sa tête se rapproche de moi. Ses dents s'écartent. Je le sens prêt à me dévorer. Je vois ses mains griffues qui essaient de m'attraper. Je reprends mes esprits et l'esquive à la dernière minute. Mais je sens tout de même ses griffes rapper ma peau. La douleur se ressent sur mes côtes. Dans mon élan mes pieds se prennent dans ma robe et je tombe. Me voila au sol, toujours tremblante, en sursis. J'ai peur. Je sens la mort qui s'approche. Le monstre tourne la tête vers moi. Lentement. Comme un chat jouant avec sa proie. J'ai mal. Je ne veux pas mourir.
Soudain Félix saute sur le monstre. Je le vois qui se déchaîne sur lui, ses petites griffes essayant en vain de couper la bête. Sans succès. Je me relève, j'hésite à attaquer. Soudain le monstre se secoue, faisant voler mon chat. Il pousse un petit miaulement en s'écrasant sur le lit. Je sens les larmes monter au visage. Tout s'enchaîne alors très vite. Je fonce sur le monstre, la dague en avant. Ma dague se plante dans son torse et je sens ses griffes perforer mes cuisses. Un cri sort de ma bouche. Je me dégage. J'ai l'impression que j'ai réussi à le blesser un peu. Alors il fonce sur moi. Ses dents se rapprochant de mon cou. Je tente un dernier mouvement. Une dernière chance de survie. Je sens ma lame qui découpe la peau de sa gorge. Alors le corps du monstre s'étale sur le sol. Le sang s'échappe de son corps. Mes jambes et mes côtes me font mal. Je tremble de tout mon corps. Le sang coule, liquide chaud et répugnant. Soudain, l'ouverture de ma tente s'ouvre à nouveau.
Alors un soldat en armure entre l'air terrifié. Il court vers moi. Et commence à me demander si je suis blessée quelque part. Alors je fond en larmes. Encore terrifiée et si heureuse d'être en vie. Félix se relève, boitant un peu, pour venir se blottir contre moi. On m'apprend la situation. Le campement a été attaqué par de nombreuses bêtes sauvages et monstres. On a réussi à les chasser, mais deux gardes sont morts, et nombreux sont les blessés. Seul un mage guérisseur est avec nous, alors les soins sont un peu longs. Alors on me fait de simples bandages, mes blessures n'étant pas si profondes. Je passe le reste de la nuit allongée dans mon lit, deux gardes me protégeant fermement. Mais dès que j'essaie de fermer les yeux je revois le monstre, ses yeux, ses dents, ses griffes. Je ne dors pas de la nuit. Au matin on reprend la route. On sort rapidement de la forêt. Les plus grandes menaces sont maintenant derrière nous. Et pourtant j'ai toujours peur quand je ferme les yeux.
On traverse les larges plaines des territoires centraux. Les champs de blé s'étendent à perte de vue durant encore deux jours. Puis le territoire devient plus sec. On arrive sur les terres arides des domaines du sud. Mon mari possède un château sur la côte, tout au sud du royaume. Ici les bâtiments sont si différents. Beaucoup plus cubiques, plus ouverts, rare sont ceux avec des fenêtres en verre. La chaleur est bien plus forte aussi. J'ai depuis lentement abandonné mes robes fourrées et mes écharpes pour des jupes longues et des chemises en lin. Encore une journée de route et nous voila arrivés sur les terres de ma nouvelle vie. On traverse les dernières routes montagneuses, alors on la voit, la grande étendue d'eau. La même que dans mon rêve. Le soleil brille entre les bateaux. Sur la côte s'étend une ville et en son centre le château. La calèche continue sur le chemin. Rapidement, on pénètre le village. C'est si différent du nord. Ici les couleurs sont partout.
Les maisons sont orange ou rouge comme le sol. Des draps jaunes, bleus ou roses pendent aux fenêtres. On traverse un marché. J'ouvre la fenêtre à cause de la chaleur. Alors des senteurs nouvelles s'offrent à moi. Les sons sont plus forts, les accents plus chantants. Les gens ont l'air plus souriants. Ils ont l'air aussi plus petits, la peau et les cheveux plus foncés aussi. On file entre les rues. Alors on arrive devant le château. On s'arrête net. Devant nous s'élève l'immense bâtisse de pierre blanche et ocre. Des soldats armés de sabres montent la garde devant la porte. Le chef de ma garde descend de son cheval et vient m'ouvrir la porte. Un léger vent frais me fait du bien. Alors un groupe de trois hommes s'approche de nous. Mes yeux se fixent sur le premier. Des yeux aussi noir que ses cheveux, un sourire de marchant, une carrure athlétique couverte d'une chemise noir et d'un pantalon blanc.
Mais je connaissais cette peau matte, ces grandes mains et cette bouche aux lèvres si douces. C'était l'homme de mes rêves. Je rougis en le reconnaissant. Je repense à la nuit torride, à nos corps sur le sable chaud. Je sens que mes joue s'empourprent de plus en plus. Alors le voilà, juste en face de moi. Nos corps sont à moins d'un mètre l'un de l'autre. Je sens mon poul s'accélérer. Je lève la tête vers lui, d'ici je vois encore mieux son corps. Son torse se dessine sous sa chemise à moitié ouverte. Alors il me prend la main, et tout en me brisant il me dit : “
— Enchanté comtesse, je suis Kyle, le Duc des terres de feu.
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Monsieur Plume
1 septembre 2025 à 19:48
Intéressant. J'ai été agréablement surpris par le basculement du conte vers quelque chose de plus fantastique avec l'arrivée des monstres. Et j'aime bien cette naïveté qui se dégage de la narratrice.
Soyez respectueux
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Photo de profil de aime28
aime28
1 septembre 2025 à 15:30
Bon début
Vivement la suite
Soyez respectueux
Répondre

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