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L'étreinte des étoiles — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'étreinte des étoiles
Chapitre 1
Je m’appelle Thomas, j’ai 35 ans, et je pilote un vaisseau spatial, seul, dans l’immensité de l’univers. Ce n’est pas un simple engin : c’est une merveille d’ingénierie extraterrestre, un colosse de 200 mètres de long, 70 de large, avec quatre niveaux d’acier luisant, de corridors baignés de lumière tamisée, et de systèmes autonomes qui semblent presque vivants. Ses flancs sont hérissés d’armes – canons à particules, boucliers énergétiques – car dans l’espace, la paix est un luxe rare. Les espèces belliqueuses rôdent, leurs vaisseaux surgissant des ténèbres comme des prédateurs. J’ai appris à ne jamais baisser ma garde, à sentir le frisson du danger mêlé à l’excitation de l’inconnu. Ce navire est plus qu’un outil : c’est mon refuge, mon compagnon silencieux dans une vie que je n’aurais jamais imaginée il y a dix ans.
Tout a basculé une nuit, sur une route forestière déserte. J’étais au volant de ma vieille berline, l’esprit perdu dans des pensées banales – un dîner manqué, une dispute oubliée – quand une lumière blanche, si intense qu’elle semblait palpiter, a déchiré l’obscurité. J’ai freiné brutalement, les pneus crissant sur l’asphalte. Mon cœur battait à tout rompre, mais étrangement, je n’avais pas peur. Devant moi, à quelques mètres de la route, ils se tenaient : une poignée de créatures, à peine un mètre de haut, à la peau grise et lisse comme du métal poli, leurs yeux noirs immenses scintillant comme des étoiles captives. Leur présence m’attirait, m’envoûtait, comme un appel venu d’un autre monde. Sans un mot, sans hésitation, j’ai quitté ma voiture, abandonnant les clés sur le contact. J’ai marché vers eux, mes pas résonnant dans le silence de la forêt. Ils m’ont guidé dans leur vaisseau, une sphère argentée flottant à quelques centimètres du sol. Quelques secondes plus tard, je regardais la Terre s’éloigner par un hublot, un point bleu pâle perdu dans l’infini.
Ces êtres, que j’ai appris à appeler les Zynari, étaient bienveillants, presque candides. Leur langage, un mélange de vibrations télépathiques et de sons doux, m’a d’abord dérouté, mais ils ont vite adapté leur communication pour me comprendre. Quand ils ont saisi le concept terrien d’“enlèvement” – un mot chargé de peur et de violence – ils ont insisté pour me ramener. Ils m’ont montré des images de ma planète, de ma maison, comme pour me rassurer. Mais au dernier moment, debout face à la rampe de leur vaisseau, j’ai secoué la tête. “Non,” ai-je dit, ma voix ferme. La Terre, avec ses guerres incessantes, ses promesses brisées, ses leaders avides de pouvoir, ne me retenait plus. Je voulais autre chose : explorer l’espace, découvrir des mondes où la vie pulsait différemment, où les sensations dépassaient tout ce que j’avais connu. Les Zynari ont incliné leurs têtes, un geste que j’ai interprété comme du respect. Ils m’ont accueilli, non pas comme un prisonnier, mais comme un apprenant.
Les années qui ont suivi ont été une renaissance. Les Zynari m’ont formé, m’enseignant les bases de la navigation interstellaire, les subtilités des technologies avancées, et les coutumes de peuples bien plus anciens que l’humanité. J’ai voyagé avec eux, visitant des planètes aux cieux d’émeraude, des stations orbitales grouillantes de vie, des mondes où la gravité jouait avec les sens. J’ai rencontré des espèces fascinantes : les Lyréens, dont les corps éthérés semblaient danser avec la lumière ; les Krath, des guerriers reptiliens à l’honneur inflexible ; et d’autres, plus énigmatiques, dont les caresses mentales laissaient des frissons d’extase. Certaines rencontres ont été brèves, d’autres… plus intimes. J’ai appris que l’univers ne se limitait pas à la survie, mais à la connexion, à l’exploration des désirs, qu’ils soient physiques ou spirituels.
Après cinq ans d’apprentissage, les Zynari m’ont offert ce vaisseau, un geste de confiance rare. Ils m’ont nommé “Errant”, un titre honorifique dans leur culture, signifiant celui qui voyage librement, sans attaches, mais avec un but. Depuis, je sillonne l’univers, effectuant des missions entre des planètes lointaines : transport de ressources, négociations diplomatiques, ou simples observations. J’ai tissé des liens d’amitié avec certains peuples, des liens si profonds que j’ai parfois envisagé de rejoindre leurs communautés. Mais la liberté de mon vaisseau, l’appel des étoiles, m’a toujours retenu. Cette vie est une drogue, un mélange d’adrénaline, de solitude et de découvertes qui me fait vibrer. Chaque nouvelle étoile, chaque rencontre, chaque danger me rappelle pourquoi j’ai tout abandonné.
Pourtant, dans les moments de calme, quand les moteurs du vaisseau bourdonnent doucement et que l’univers s’étend à l’infini devant moi, des visages du passé refont surface. Ma mère, son sourire fatigué mais chaleureux. Mes amis, leurs rires autour d’une bière. Et surtout, Jenny. Ma meilleure amie, ma confidente, celle qui connaissait mes failles mieux que moi. Son visage revient sans cesse : sa mèche châtain tombant sur son œil gauche, son rire qui éclatait comme une étoile filante, la chaleur de ses étreintes amicales qui, je l’avoue maintenant, m’ont parfois troublé. Je me demande ce qu’elle est devenue, si elle pense encore à moi, si elle a survécu au chaos que j’ai laissé derrière. Les regrets ? Je n’en ai aucun. Mais Jenny… elle est la seule ombre dans ma nouvelle vie, un souvenir qui refuse de s’effacer.
En 2035, mes commanditaires zynari m’ont confié une mission d’observation de la Terre. Ils surveillent notre planète depuis des siècles, glanant des données dans l’ombre, cartographiant nos progrès et nos échecs. Les gouvernements terriens, bien sûr, n’ont jamais admis leur présence, préférant nier les évidences. Dix ans plus tôt, le monde que j’avais quitté était au bord de l’abîme : conflits armés en cascade, présidents mégalomanes jouant avec des boutons nucléaires, une planète étouffant sous la pollution. J’imaginais retrouver ce désordre, peut-être aggravé par une décennie de folie. Mais ce que j’ai découvert en approchant de la Terre m’a glacé le sang.
Je me tenais dans le cockpit, une salle circulaire aux parois tapissées d’écrans holographiques, baignée d’une lumière bleutée. Les commandes, intégrées à une console tactile, vibraient sous mes doigts comme un prolongement de mon corps. J’ai ajusté la trajectoire, guidant le vaisseau vers une orbite haute. Les radars, d’une précision presque surnaturelle, ont balayé l’espace environnant. Rien. Pas un satellite, pas une station spatiale, pas un débris. L’absence était assourdissante. “Qu’avez-vous fait ?” ai-je murmuré, un frisson me parcourant l’échine. J’ai ordonné au vaisseau de se placer en orbite géostationnaire au-dessus de ce qui devait être mon pays natal. L’écran principal, un mur de trois mètres de large, s’est allumé, révélant une vision cauchemardesque.
Un cyclone colossal engloutissait l’ouest de l’Europe, ses nuages noirs tourbillonnant comme une bête affamée, striés d’éclairs. Les données affluaient sur les écrans secondaires : vents de 300 km/h, températures anormales, niveaux de radiation alarmants. L’ordinateur de bord, une IA zynari d’une intelligence presque humaine, a signalé six autres tempêtes similaires, errant sur la planète comme des spectres. “Analyse complète,” ai-je ordonné, la voix tendue. Les résultats ont défilé, implacables : pollution atmosphérique à des niveaux critiques, océans saturés de microplastiques, traces de fallout nucléaire sur tous les continents. La population mondiale ? Réduite à un dixième, soit moins de 800 millions d’âmes. “Bande de fous…” ai-je soufflé, le cœur lourd, les poings serrés.
Je me suis assis dans le fauteuil du pilote, un siège ergonomique qui épousait mes formes, et j’ai fixé l’écran. La Terre, autrefois un joyau bleu, n’était plus qu’une sphère blessée, marbrée de gris et de brun. Comment en était-on arrivé là ? Les souvenirs de ma vie d’avant m’ont submergé, comme une vague. Les dimanches en famille, les rires de ma mère préparant son éternelle tarte aux pommes. Les soirées avec mes amis, les discussions enflammées sur l’avenir du monde. Et Jenny. Toujours Jenny. Son visage s’imposait, plus net que jamais : ses yeux noisette pétillants de malice, sa mèche châtain qu’elle repoussait d’un geste impatient, son parfum léger de jasmin. Nous avions partagé tant de moments – des confidences tardives, des fous rires, des silences complices. Elle était ma meilleure amie, mais il y avait toujours eu autre chose, une tension jamais avouée, un désir refoulé par peur de briser notre lien.
Était-elle encore en vie ? L’idée qu’elle ait pu survivre à ce cauchemar m’a poussé à agir. J’ai activé le système de connexion planétaire, une interface zynari capable d’infiltrer n’importe quel réseau humain. Les bases de données des pièces d’identité, bien que fragmentées, étaient encore accessibles via des serveurs souterrains. En quelques secondes, l’IA a retrouvé son nom : Jenny, 34 ans, enregistrée dans une zone de confinement en Europe. Vivante. Un soulagement m’a envahi, mêlé d’urgence. Mais où était-elle, précisément ? J’ai ordonné à l’IA de pirater les systèmes de surveillance européens, un réseau de caméras encore partiellement opérationnel malgré le chaos. La technologie zynari, des siècles en avance sur la nôtre, a scanné des milliers de flux en un instant, croisant les données avec une précision chirurgicale.
Puis, sur l’écran géant, elle est apparue. Jenny, dans un parking souterrain, aux côtés d’une autre femme. Elle n’avait pas changé : mêmes cheveux châtains tombant en vagues souples, même mèche rebelle sur son œil gauche, même posture assurée malgré la peur dans son regard. Elle portait un manteau usé, ses joues creusées par la fatigue, mais sa beauté restait intacte, magnétique. Mon cœur s’est serré. Elle était là, si proche et pourtant si loin, à des milliers de kilomètres sous l’orbite de mon vaisseau. L’autre femme, plus petite, avec des cheveux noirs coupés court, semblait nerveuse, jetant des regards autour d’elle. Elles discutaient à voix basse, leurs silhouettes éclairées par une lampe de fortune.
Soudain, un craquement a retenti à travers le flux audio. Sur l’écran, le plafond du parking s’est fissuré, des fragments de béton tombant en pluie. Jenny et son amie ont levé les yeux, tétanisées. “Non…” ai-je murmuré, mon estomac se nouant. Sans réfléchir, j’ai hurlé : “Ordinateur ! Téléporte ces deux femmes, maintenant !” La technologie de téléportation zynari, un miracle d’ingénierie, était précise mais risquée, nécessitant des coordonnées exactes et une fenêtre temporelle étroite. L’IA a verrouillé leurs positions en une fraction de seconde, synchronisant les particules de leurs corps avec le récepteur du vaisseau. L’écran a montré le plafond s’effondrer dans un nuage de poussière, engloutissant l’endroit où elles se tenaient. Puis, silence.
J’ai couru vers la salle médicale, mes pas résonnant dans les couloirs du vaisseau. La pièce, stérile et baignée d’une lumière blanche, abritait deux capsules de décontamination, des cocons de verre alignés contre le mur. Les écrans de contrôle bourdonnaient, affichant des graphiques complexes. Jenny était dans la première capsule, flottant dans un liquide transparent, un masque couvrant son nez et sa bouche pour l’aider à respirer. Ses yeux, clos, s’agitaient sous ses paupières, comme si elle rêvait. L’autre femme, dans la seconde capsule, semblait plus agitée, ses doigts crispés contre la paroi. Un robot médical, un automate aux bras articulés glissant avec une grâce mécanique, surveillait les moniteurs. “État ?” ai-je demandé, la voix rauque. “Stables. Décontamination en cours. Radiation éliminée à 98 %,” a répondu le robot, sa voix monocorde contrastant avec mon anxiété.
Deux heures plus tard, les capsules ont émis un sifflement. Celle de Jenny s’est ouverte en premier, le liquide s’écoulant dans des conduits invisibles. Elle a ouvert les yeux, clignant face à la lumière. Son regard, d’abord paniqué, a croisé le mien à travers la vitre. Un éclair de reconnaissance a traversé ses traits. Le robot lui a fait signe de rester calme, l’aidant à sortir. Jenny a posé les pieds sur le sol métallique, ses jambes tremblantes. Le liquide de décontamination, encore collant, faisait luire sa peau, soulignant chaque courbe de son corps. Elle ne portait qu’une culotte blanche et une bande étroite, à peine suffisante pour couvrir sa poitrine. Ses joues ont rosi, mais elle a redressé les épaules, son menton levé avec cette assurance que j’avais toujours admirée.
“Mes vêtements ?” a-t-elle demandé, sa voix tremblante mais ferme, ses yeux scrutant la pièce. “Trop radioactifs. Détruits,” a répondu le robot, lui tendant une combinaison moulante, d’un gris argenté qui semblait épouser la peau comme une seconde peau. Jenny a pris la tenue, ses doigts frôlant le tissu avec méfiance. À côté, la seconde capsule s’ouvrait, libérant l’autre femme. Elle était plus petite, avec des cheveux noirs coupés court et des yeux perçants, d’un vert intense. Elle a jeté un regard autour d’elle, ses lèvres pincées, mais a suivi l’exemple de Jenny, s’habillant en silence. Sa combinaison, identique à celle de Jenny, soulignait sa silhouette élancée, ses mouvements empreints d’une grâce féline.
“Où sommes-nous ?” a demandé Jenny, ses yeux scrutant les parois lisses de la salle, éclairées par une lumière douce qui semblait pulser comme un battement de cœur. “Je ne suis pas habilité à répondre. Suivez-moi vers le pilote,” a dit le robot, pivotant vers la sortie. Les deux femmes, désormais vêtues de combinaisons qui laissaient peu de place à l’imagination, ont emboîté le pas à un autre automate. J’ai regagné le cockpit, mon pouls s’accélérant à l’idée de les revoir. La salle de commande, avec ses écrans holographiques et son fauteuil central, était mon domaine, un lieu où je me sentais maître de mon destin. J’ai ajusté ma veste, un réflexe nerveux, et me suis préparé à les accueillir.
Quand elles sont entrées, je me suis retourné, un sourire incontrôlable éclairant mon visage. Jenny m’a fixé, incrédule, ses yeux s’embuant. “Thomas ?” a-t-elle murmuré, sa voix brisée par l’émotion. Sans un mot, elle s’est jetée dans mes bras. Ses mains ont glissé autour de mon cou, ses doigts s’enfonçant dans mes cheveux. Je l’ai enlacée, sentant la chaleur de son corps à travers la combinaison, son souffle rapide contre mon épaule. Son parfum, même après dix ans, était familier, un mélange de jasmin et de quelque chose d’unique, d’elle. Dix ans d’absence se dissolvaient dans cette étreinte, une vague d’émotions m’envahissant – joie, nostalgie, et une tension nouvelle, plus brûlante, que je n’osais nommer. “Tu es vivant,” a-t-elle chuchoté, ses lèvres frôlant mon oreille. “Et toi, tu es là,” ai-je répondu, ma main caressant doucement son dos, un geste à la fois familier et chargé d’un désir refoulé.
Elle s’est écartée, essuyant une larme, et m’a présenté son amie. “Thomas, voici Isa.” Isa m’a observé, un sourire en coin jouant sur ses lèvres. “Alors, c’est toi, le Thomas dont Jenny parlait sans cesse ?” a-t-elle lancé, son ton taquin masquant une curiosité évidente. Ses yeux verts, perçants, semblaient me jauger, chercher quelque chose au-delà de mes mots. “En bien, j’espère,” ai-je rétorqué, amusé, mon regard glissant brièvement sur sa silhouette. Elle était différente de Jenny – plus réservée, mais avec une intensité dans les yeux qui promettait des surprises. Sa combinaison, légèrement luisante sous la lumière du cockpit, soulignait ses formes avec une précision troublante.
Nous nous sommes installés dans le salon du vaisseau, une pièce circulaire aux parois tapissées de panneaux luminescents qui imitaient un ciel étoilé. Une table holographique trônait au centre, projetant des images de constellations que je pouvais manipuler d’un geste. Jenny et Isa se sont assises en face de moi, leurs combinaisons scintillant doucement. Pendant deux heures, nous avons parlé, partagé nos vies, comme si le temps n’avait jamais existé.
J’ai raconté mes années dans l’espace : les peuples rencontrés, des Lyréens aux danses hypnotiques aux Krath, dont les rituels guerriers m’avaient fasciné. J’ai décrit des planètes aux cieux d’émeraude, des stations orbitales grouillantes de vie, des nuits passées à contempler des nébuleuses, seul dans le cockpit, un verre de liqueur extraterrestre à la main. Certaines rencontres, je l’ai admis avec un sourire, avaient été plus… charnelles. Les Zynari, malgré leur apparence asexuée, comprenaient le désir, et d’autres espèces, comme les Sylphéens, avaient des approches du plaisir qui défiaient l’imagination humaine. Jenny écoutait, captivée, ses yeux brillant d’une curiosité qui me rappelait nos nuits de confidences sur Terre. Isa, plus réservée, posait des questions précises, son ton trahissant un mélange d’admiration et de méfiance.
Elles ont partagé leur histoire, celle d’une Terre en ruine. Après mon départ, en 2025, les tensions géopolitiques avaient dégénéré. Une guerre nucléaire limitée, déclenchée par un malentendu entre deux superpuissances, avait ravagé plusieurs régions. Les cyclones, amplifiés par le changement climatique, avaient balayé des continents entiers. Jenny et Isa s’étaient rencontrées dans un camp de survivants, un bunker souterrain où elles avaient appris à se protéger mutuellement. Jenny, avec son optimisme têtu, avait gardé le moral du groupe, tandis qu’Isa, pragmatique et débrouillarde, avait organisé leur survie. Leur lien, forgé dans l’adversité, était palpable, leurs regards complices révélant une amitié profonde, peut-être plus.
À plusieurs reprises, nos échanges ont pris une tournure plus intime. Quand Jenny a frôlé ma main en riant, un courant électrique m’a traversé. Quand Isa m’a fixé un peu trop longtemps, ses lèvres entrouvertes, j’ai senti une chaleur monter en moi. La tension entre nous trois, subtile mais grandissante, était comme une étoile sur le point d’exploser. Je me surprenais à détailler Jenny – la courbe de son cou, la façon dont sa combinaison épousait ses hanches – et à remarquer les gestes d’Isa, ses doigts jouant nerveusement avec une mèche de cheveux. Le vaisseau, avec son ambiance feutrée et ses technologies sensorielles, semblait amplifier cette alchimie.
Soudain, un signal d’urgence a retenti, brisant l’instant. L’écran du cockpit s’est allumé, affichant le visage de Téryak, un pilote krath avec qui j’avais partagé des missions. Sa peau écailleuse, d’un vert profond, luisait sous la lumière de son propre vaisseau. “Thomas, j’ai besoin d’aide,” a-t-il grondé, sa voix rauque. “Mon réacteur est en surcharge, et des pirates syphéens rôdent à vingt minutes en hyperespace. Je ne tiendrai pas longtemps.” Son regard, d’ordinaire stoïque, trahissait une urgence rare.
“Désolé, les filles,” ai-je dit, me levant d’un bond. “Pas le temps de vous ramener sur Terre. Vous venez avec moi.” Jenny et Isa ont échangé un regard, un mélange de surprise et de détermination. “On te suit,” a dit Jenny, sa voix ferme. Isa a hoché la tête, ses yeux brillant d’une lueur d’aventure. Nous avons regagné le cockpit, mes doigts dansant sur la console pour programmer la trajectoire. Le vaisseau a vibré, ses moteurs s’éveillant avec un ronronnement grave. “Accrochez-vous,” ai-je lancé, activant l’hyperespace.
L’espace s’est déformé autour de nous, les étoiles devenant des traînées de lumière. Dans le silence vibrant du voyage, je sentais leurs présences derrière moi, leurs silhouettes se reflétant sur les écrans. Jenny, à ma droite, observait l’infini avec une fascination presque enfantine. Isa, à ma gauche, restait silencieuse, mais son souffle régulier trahissait une excitation contenue. La mission qui nous attendait, je le pressentais, allait nous rapprocher bien au-delà de ce que j’imaginais. Dans l’espace, tout était possible – danger, désir, et peut-être quelque chose de plus profond encore.
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Commentaires ()
Cela commence très bien, téléportation Scotty et combinaisons mouillantes, hmmm Hououraaaahhh 😁
Vas-y, embarque-nous vers les étoiles, passons dans l'hyper-espace, propulseurs à fond ! 🚀
Un demi-siècle de SF (oh putain, déjà ? 🤖) et toujours prêt à partir 🧑🏼🚀 explorer de nouveaux mondes étranges, découvrir de nouvelles vies, d'autres civilisations et, au mépris du danger, avancer vers l'inconnu. 💫 l'inconnue aussi 🙆🏼♀️
euh ça me rappelle quelque chose 🤔 j'ai peut-être trouvé ce raccourci que l'oncle David avait cherché la nuit, fatigué...
Un bon vieux space opera serait un vrai bonheur,🫠
Allez, droit devant ! vers l’infini et au-delà !
Et Star Trek, franchement... au risque de facher Star Wars... C est nettement mieux hahaha
Je prends ca comme un compliment. le second chapitre arrive dans quelques jours. Par contre, pour la suite, il faudra attendre. C est encore dans ma tete, et j'ai une petite liste de textes en attente. En ce moment, j'ai beaucoup d idées de textes...
Je n oublie pas notre petite cadette et Skynet. Il va y avoir aussi les petites annonces de rencontre. Il y a cette histoire qui vient de commencer, les urgences... et aussi des petites histoires de 3 chapitres uniquement.
Bref, je n ai pas l impression d etre un prof de maths en ce moment haha