Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
L'étreinte des étoiles — Chapitre 2
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
L'étreinte des étoiles
Chapitre 2
Le bond en hyperespace nous a propulsés dans un maelström de lumière, les étoiles s’étirant en traînées argentées qui dansaient sur les écrans du cockpit. Le vaisseau vibrait doucement, un ronronnement grave résonnant dans la coque, comme un battement de cœur mécanique. Je me tenais au centre de la salle de commande, mes doigts glissant sur la console tactile, ajustant la trajectoire avec une précision rodée. Derrière moi, Jenny et Isa observaient en silence, leurs silhouettes se reflétant dans la lueur bleutée des écrans holographiques. Jenny, à ma droite, semblait hypnotisée par l’infini, ses yeux noisette pétillant d’une fascination presque enfantine. Sa mèche châtain, fidèle à elle-même, tombait sur son œil gauche, et je me surpris à vouloir la repousser, un geste intime que je réprimai. Isa, à ma gauche, était plus réservée, ses bras croisés, ses yeux verts scrutant les écrans avec une intensité qui trahissait une curiosité aiguisée. La tension de la mission, mêlée à la proximité de leurs corps dans cet espace confiné, faisait monter en moi une chaleur que je peinais à ignorer.
“Arrivée dans le secteur de Téryak dans trente secondes,” annonça l’IA du vaisseau, sa voix monocorde contrastant avec l’adrénaline qui pulsait dans mes veines. J’ai jeté un œil aux écrans de détection, mes doigts dansant sur la console pour affiner les scans. L’image se précisa : un champ d’astéroïdes flottant dans l’obscurité, leurs surfaces irrégulières scintillant sous la lumière pâle d’une étoile mourante. Au centre, le vaisseau de Téryak, un engin krath aux lignes anguleuses, était posé sur un astéroïde massif, ses réacteurs éteints, ses flancs marqués par des traces de brûlures. Il semblait vulnérable, une proie facile dans ce coin perdu de l’espace.
“Thomas, tu m’entends ?” La voix rauque de Téryak crépita dans les haut-parleurs, accompagnée de son image sur un écran secondaire. Sa peau écailleuse, d’un vert profond, luisait sous la lumière tamisée de son cockpit, et ses yeux jaunes, fendus comme ceux d’un serpent, trahissaient une tension rare pour un Krath, d’ordinaire stoïque. “Je suis cloué sur cet astéroïde. Réacteur en surcharge, boucliers à 20 %. Les pirates syphéens sont dans le coin, et ils ne rigolent pas.”
“Reçu, Téryak. On est là,” répondis-je, ma voix calme malgré le nœud dans mon estomac. J’ai zoomé sur les écrans de détection, et mon cœur se serra. Cinq vaisseaux pirates, des modèles légers mais rapides, apparaissaient en périphérie du secteur, leurs signatures énergétiques clignotant comme des prédateurs en chasse. Leurs coques, bardées d’armes improvisées, étaient typiques des Syphéens, une espèce opportuniste connue pour piller les vaisseaux en détresse. À deux contre cinq, même avec nos boucliers avancés et les canons à particules de mon vaisseau, les chances de survie étaient minces. “Je m’approche discrètement. Donne-moi la liste de ce dont tu as besoin pour les réparations.”
Téryak énuméra une série de composants – conduits à plasma, stabilisateurs quantiques, bobines de confinement, filtres à neutrinos – sa voix grondante ponctuée par le cliquetis des outils dans son cockpit. Je hochai la tête, mémorisant la liste, tout en guidant le vaisseau vers l’astéroïde. J’ai réduit la signature énergétique au minimum, éteignant les systèmes non essentiels pour éviter les radars ennemis. Le vaisseau glissait dans l’ombre des astéroïdes, un fantôme dans l’obscurité, ses moteurs à peine audibles.
Jenny s’approcha, sa combinaison moulante scintillant sous la lumière des écrans. Le tissu gris argenté épousait ses courbes avec une précision troublante, soulignant la ligne de ses hanches, la cambrure de son dos. “C’est toujours comme ça, tes missions ?” demanda-t-elle, un sourire en coin, sa voix teintée d’une malice qui me ramena à nos années sur Terre. Elle se tenait assez près pour que je sente son parfum, un mélange subtil de jasmin et de chaleur humaine, et je dus me concentrer pour ne pas laisser mon regard s’attarder.
“Parfois, c’est plus calme,” répondis-je, un éclat amusé dans la voix. “Mais pas aujourd’hui. Les Syphéens ne sont pas du genre à négocier.” Isa, restée en retrait, décroisa les bras et s’avança, ses yeux verts fixant l’écran principal. “Et ces pirates, ils sont dangereux à quel point ?” Sa voix était posée, presque analytique, mais une lueur d’excitation dans son regard suggérait qu’elle n’était pas étrangère à l’adrénaline.
“Dangereux,” dis-je simplement, mes doigts ajustant la trajectoire pour contourner un astéroïde errant. “Ils pillent, ils tuent, et ils ne laissent pas de témoins. Mais on sera partis avant qu’ils nous repèrent.” J’ai stabilisé le vaisseau à quelques mètres du vaisseau de Téryak, posant l’engin sur la surface rocailleuse dans un nuage de poussière cosmique. Les amortisseurs gravitationnels absorbèrent l’impact, et le cockpit retrouva son calme. “Téléporte les composants à Téryak, maintenant,” ordonnai-je à l’IA. Les soutes du vaisseau s’activèrent, un bourdonnement discret accompagnant le transfert des pièces vers le vaisseau krath.
Je me levai, attrapant une tablette de communication sur la console. “Vous restez ici,” dis-je, me tournant vers Jenny et Isa. “Ne touchez à rien, surtout pas aux commandes. Si vous avez besoin de me parler, utilisez ça.” Je tendis la tablette à Jenny, nos doigts se frôlant une fraction de seconde. Le contact, aussi bref fût-il, envoya une décharge électrique dans mon bras, et son regard croisa le mien, intense, chargé d’une promesse silencieuse. “Compris, capitaine,” murmura-t-elle, un sourire malicieux aux lèvres, son ton taquin faisant battre mon cœur plus vite. Isa, à côté, haussa un sourcil, un éclat amusé dans les yeux. “On sera sages,” ajouta-t-elle, sa voix légèrement rauque, comme si elle jouait avec l’idée de ne pas l’être.
“Je reviens vite,” dis-je, avant d’activer la téléportation. Un éclair de lumière m’engloutit, et je réapparus dans le cockpit de Téryak, entouré de panneaux clignotants et d’une odeur métallique, mêlée de sueur krath. L’éclairage, d’un rouge sombre, donnait à la pièce une ambiance oppressante. Téryak, penché sur une console éventrée, leva les yeux, ses crocs luisant dans un sourire narquois. “T’as fait vite, Errant,” grogna-t-il, utilisant mon titre zynari. “Aide-moi à connecter ces bobines, ou on va finir en poussière cosmique.”
Le sauvetage fut rapide mais tendu. Les écrans de Téryak montraient les vaisseaux pirates se rapprochant, leurs trajectoires convergeant vers l’astéroïde comme des vautours. Chaque seconde comptait. Je m’agenouillai près d’un conduit à plasma, mes doigts travaillant vite pour visser les connecteurs, tandis que Téryak recalibrait les stabilisateurs quantiques. La tablette crépita soudain. “Thomas, c’est Jenny,” dit sa voix, claire mais teintée d’inquiétude. “Vos écrans clignotent, là. Des lumières rouges, c’est normal ?”
Je jetai un œil à Téryak, qui grogna sans lever les yeux. “Oui, c’est les détecteurs de proximité,” répondis-je, concentré sur le conduit. “Les pirates s’approchent, mais on est presque prêts. Restez calmes, tout va bien.” Téryak, à côté, releva la tête, ses yeux jaunes plissés. “C’est elle, Jenny ? La femme dont tu m’as parlé cent fois ?” lança-t-il, un sourire moqueur dévoilant ses crocs acérés.
Je me figeai, sentant mes joues s’échauffer. Les communications étaient ouvertes, et Jenny avait tout entendu. “Téryak, tais-toi et concentre-toi,” sifflai-je, lui lançant un regard noir tout en faisant un geste discret pour qu’il se calme. Un silence gêné suivit, brisé par un petit rire d’Isa à travers la tablette. “Oh, Jenny, on dirait que t’as marqué des points,” taquina-t-elle, sa voix pleine de malice. Je pouvais presque voir Jenny rougir, son visage enfoui dans ses mains, et l’image me fit sourire malgré la tension.
“On en reparlera plus tard,” marmonnai-je, finissant de connecter les bobines. Téryak, amusé, haussa les épaules et redémarra ses réacteurs, un grondement sourd emplissant le cockpit. Les écrans s’allumèrent, confirmant que le vaisseau était opérationnel. “Rendez-vous à la station orbitale de Klyros,” dis-je, me relevant. “Et fais gaffe aux pirates. Ils ne lâcheront pas facilement.” Téryak hocha la tête, ses yeux brillant d’une lueur guerrière. “Merci, Errant. À bientôt.”
Je me téléportai de retour sur mon vaisseau, réapparaissant dans le cockpit. Jenny et Isa étaient toujours là, assises dans les sièges secondaires, la tablette posée sur les genoux de Jenny. Je détournai les yeux, évitant le regard de Jenny, encore troublé par la remarque de Téryak. “Décollage immédiat,” ordonnai-je à l’IA, mes doigts volant sur la console. Le vaisseau s’arracha de l’astéroïde, ses moteurs rugissant alors que nous plongions dans l’espace. Les premiers tirs de canons laser des pirates frappèrent nos boucliers, secouant la coque dans une série de vibrations sourdes. Les écrans affichaient les impacts, des éclairs rouges contre l’énergie bleutée des défenses. “Boucliers à 85 %,” annonça l’IA. J’ai poussé les moteurs à fond, et en quelques secondes, l’hyperespace nous engloutit, laissant les pirates derrière nous.
Téryak, de son côté, avait réussi à s’échapper, son vaisseau filant vers une trajectoire différente. Les écrans confirmèrent qu’aucun poursuivant ne nous suivait. Je relâchai un souffle que je n’avais pas réalisé retenir, mes épaules se détendant. “On est tirés d’affaire,” dis-je, me tournant enfin vers Jenny et Isa. Jenny esquissa un sourire, mais ses joues étaient encore légèrement roses, probablement à cause de la remarque de Téryak. Isa, elle, me fixait avec un sourire en coin, ses yeux verts pétillant d’amusement. “Joli boulot, capitaine,” lança-t-elle, son ton taquin me faisant secouer la tête.
De retour en orbite autour de la Terre, je stabilisai le vaisseau, les écrans affichant le cyclone monstrueux qui ravageait l’Europe. Ses nuages noirs, striés d’éclairs, semblaient moins furieux, mais la tempête restait trop dangereuse pour un retour immédiat. Je me tournai vers Jenny et Isa, toujours assises dans les sièges secondaires du cockpit. “Le cyclone devrait se calmer d’ici quelques jours,” expliquai-je, pointant l’écran principal. “Je peux vous téléporter sur Terre à ce moment-là, dans une zone sûre, loin des radiations. Qu’en pensez-vous ?”
Jenny hocha la tête, sa mèche tombant sur son œil. Elle la repoussa d’un geste impatient, un réflexe qui me fit sourire. “Ça nous va. Merci, Thomas,” dit-elle, sa voix douce mais assurée. Isa acquiesça, un sourire discret sur les lèvres. “Mais d’ici là, on fait quoi ? On campe dans ton vaisseau ?” demanda-t-elle, une lueur espiègle dans les yeux.
Je ris, détendant l’atmosphère. “Pas exactement. Venez, je vous fais visiter.” Je les guidai à travers les couloirs du vaisseau, leurs parois lisses éclairées par des panneaux luminescents qui pulsaient doucement, comme un battement de cœur cosmique. Le vaisseau, conçu pour un équipage minimal, était à la fois fonctionnel et luxueux. Nous passâmes par le salon, une pièce circulaire avec une table holographique projetant des constellations mouvantes. La cuisine automatisée, capable de synthétiser des plats à partir de bases moléculaires, sentait encore la liqueur zynari que nous avions partagée au dîner. Les cabines, alignées le long d’un couloir, étaient équipées de lits suspendus par gravité artificielle, leurs matelas s’adaptant à la morphologie de l’occupant.
“Vous voulez une cabine chacune, ou une seule pour deux ?” demandai-je, me tournant vers elles. Isa prit la main de Jenny, ses doigts s’entrelçant avec une aisance naturelle qui trahissait leur complicité. Jenny me regarda, une lueur indéchiffrable dans les yeux, un mélange de tendresse et de défi. “Une cabine pour deux, ça ira,” dit-elle, sa voix douce mais ferme. Isa serra sa main, un sourire complice aux lèvres. “Parfait,” dis-je, masquant une pointe de trouble. “Je vous installe dans la cabine double. Elle est… confortable, avec une vue sur l’espace.”
Je les conduisis à la cabine, une pièce spacieuse aux parois vitrées donnant sur l’infini étoilé. Un lit large, flottant à quelques centimètres du sol, dominait l’espace, entouré de panneaux de contrôle discrets pour ajuster la lumière, la gravité, ou même la musique ambiante. “Si vous avez besoin de quoi que ce soit, la console près de la porte me contactera directement,” expliquai-je, pointant un écran tactile. Jenny hocha la tête, ses doigts frôlant la console comme pour en tester la texture. Isa, elle, s’approcha de la vitre, observant les étoiles. “C’est magnifique,” murmura-t-elle, presque à elle-même.
Le soir, après un dîner dans le salon – des plats synthétisés aux saveurs terriennes, accompagnés d’une liqueur zynari légèrement euphorisante qui fit rire Jenny un peu trop fort – les deux femmes se retirèrent dans leur cabine. “Bonne nuit, Thomas,” murmura Jenny, son regard s’attardant sur moi une seconde de trop, ses lèvres entrouvertes comme si elle hésitait à dire autre chose. Isa, derrière elle, me lança un clin d’œil taquin. “Repose-toi, capitaine,” dit-elle, sa voix teintée d’une malice qui me fit sourire malgré moi.
Je regagnai la salle de commande, vérifiant les systèmes par habitude. Les écrans confirmaient que tout était en ordre : le vaisseau orbitait paisiblement autour de la Terre, les boucliers en veille, les détecteurs silencieux. Les données météorologiques montraient une légère dissipation du cyclone, mais il faudrait encore trois jours avant que la zone soit sûre pour un retour. Satisfait, je me dirigeai vers la salle des douches, un espace compact mais élégant, avec des parois de verre dépoli et un système d’eau recyclée chauffée à la perfection. La solitude du vaisseau m’avait habitué à une routine simple : après une mission, je laissais l’eau chaude chasser la tension, mes pensées dérivant librement.
Ce soir-là, les images de la journée tournaient dans mon esprit comme une nébuleuse. Les tirs de laser des pirates, la voix grondante de Téryak, le rire d’Isa. Et Jenny. Toujours Jenny. Son étreinte dans le cockpit, la courbe de son corps dans cette combinaison moulante, son parfum de jasmin qui semblait s’accrocher à moi. Un désir, longtemps refoulé, montait en moi, faisant battre mon pouls plus vite. Je me déshabillai, jetant ma combinaison sur un banc métallique, et entrai dans la cabine de douche. L’eau jaillit, brûlante, cascadant sur mes épaules, mes muscles se relâchant sous la chaleur. Je fermai les yeux, laissant le jet masser ma nuque, mes pensées s’égarant vers Jenny. L’imaginer ici, sous l’eau avec moi, sa peau luisante, ses lèvres contre les miennes… La vision était si vive que je sentis mon corps réagir, une chaleur intense se répandant dans mes veines.
Perdu dans mes pensées, je sortis de la douche, oubliant complètement la présence de Jenny et Isa à bord. Par habitude, je ne pris pas la peine de m’envelopper d’une serviette – la solitude du vaisseau m’avait rendu négligent. Nu, l’eau encore perlant sur ma peau, je franchis la porte de verre dépoli… et me retrouvai nez à nez avec Jenny.
Elle se tenait là, immobile, une serviette à la main, vêtue seulement d’un haut court et d’une culotte, probablement tirés des vêtements de rechange stockés dans le vaisseau. Le tissu léger, d’un blanc translucide, laissait deviner les courbes de ses seins, la ligne de ses hanches. Ses yeux s’écarquillèrent, glissant involontairement sur mon corps – mes épaules, mon torse, plus bas – avant de remonter à mon visage. Ses joues s’empourprèrent, mais elle ne détourna pas le regard. “Oh… Thomas,” murmura-t-elle, sa voix tremblante, un mélange de surprise et d’une chaleur qui fit accélérer mon pouls.
“Jenny, je… merde, j’ai oublié,” bafouillai-je, cherchant instinctivement à me couvrir, mais il n’y avait rien à portée de main. Mon embarras ne fit qu’amplifier la tension, et je sentis mon corps réagir à sa présence, à la façon dont elle me regardait. Elle esquissa un sourire, mordillant sa lèvre inférieure, un geste qui envoya une décharge dans tout mon être. “C’est… pas grave,” dit-elle, sa voix plus basse, presque rauque, chargée d’une promesse qui me coupa le souffle. Elle s’approcha d’un pas, la serviette tombant au sol, oubliée. “Je venais prendre une douche, mais… je crois que je peux attendre.”
L’air entre nous crépitait, chargé d’une tension accumulée depuis nos retrouvailles. Je sentais la chaleur de son corps, à quelques centimètres du mien, son souffle rapide caressant ma peau humide. “Jenny,” murmurai-je, mon regard plongeant dans le sien. Ses yeux noisette, brûlants, ne laissaient aucun doute sur ce qu’elle ressentait. Sans un mot, elle tendit la main, ses doigts frôlant mon torse, traçant une ligne lente, électrisante, jusqu’à mon abdomen. Ma respiration s’accéléra, un désir brut prenant le dessus, effaçant toute retenue.
“Tu m’as manqué,” souffla-t-elle, ses lèvres si proches que je sentais leur chaleur. Je n’y tins plus. Je l’attirai contre moi, mes mains glissant autour de sa taille, pressant son corps contre le mien. Elle gémit doucement, ses doigts s’enfonçant dans mes cheveux, et nos lèvres se trouvèrent dans un baiser fiévreux, avide, comme si dix ans d’attente se libéraient en un instant. Sa langue dansa avec la mienne, un mélange de douceur et d’urgence, tandis que mes mains exploraient son dos, descendant jusqu’à la courbe de ses hanches, serrant sa chair avec une possessivité que je ne me connaissais pas.
Elle se pressa plus fort contre moi, ses seins fermes contre mon torse, son souffle saccadé trahissant son excitation. Je la soulevai légèrement, la plaquant contre la paroi de verre dépoli, encore tiède de la vapeur. Le contact du verre contre son dos la fit frissonner, et elle enroula ses jambes autour de ma taille, son corps s’ouvrant à moi dans une invitation silencieuse. “Thomas,” gémit-elle, ses lèvres quittant les miennes pour mordiller mon oreille, envoyant des vagues de plaisir dans tout mon corps. Mes lèvres tracèrent un chemin brûlant le long de son cou, mordillant la peau sensible sous sa mâchoire, puis descendant vers sa clavicule.
Je glissai une main sous son haut, caressant la peau douce de son ventre, puis remontant jusqu’à ses seins. Elle haleta quand mes doigts trouvèrent un mamelon durci, le taquinant doucement avant de le pincer, arrachant un gémissement plus fort. “Tu es tellement belle,” murmurai-je contre sa peau, mes lèvres descendant pour soulever son haut, exposant sa poitrine. Ma langue effleura un téton, le faisant durcir davantage, et elle se cambra, ses doigts tirant mes cheveux avec une urgence qui me rendit fou. Je suçai doucement, alternant avec des mordillements légers, chaque son qu’elle émettait attisant le feu en moi.
“Thomas, je… s’il te plaît,” souffla-t-elle, son corps tremblant d’anticipation, ses hanches se pressant contre moi. Je relevai les yeux, cherchant son regard. “Tu es sûre ?” demandai-je, ma voix rauque, presque méconnaissable. Elle hocha la tête, ses yeux brûlant de désir. “Je te veux. Maintenant.”
Je la reposai doucement, mes mains descendant pour faire glisser sa culotte le long de ses cuisses, révélant sa peau lisse et l’éclat de son excitation. Elle me guida, ses doigts enroulés autour de moi, me caressant avec une assurance qui me fit grogner de plaisir. La sensation de sa main, chaude et ferme, était presque trop intense, et je dus me concentrer pour ne pas perdre tout contrôle. Je l’attirai à nouveau contre la paroi, nos corps s’alignant, et d’un mouvement fluide, je la pénétrai, lentement, savourant chaque sensation – sa chaleur, son étroitesse, la façon dont elle se contractait autour de moi. Elle gémit, ses jambes se resserrant autour de ma taille, ses ongles s’enfonçant dans mes épaules.
Le rythme s’accéléra, nos corps trouvant une cadence instinctive, chaque poussée amplifiant le plaisir, nos souffles se mêlant dans un concert de gémissements. Le verre vibrait sous nos mouvements, la vapeur nous enveloppant comme un cocon, amplifiant la sensation d’intimité. Jenny s’agrippa à moi, ses lèvres cherchant les miennes, et je sentis son corps se tendre, son plaisir montant vers un crescendo. “Thomas, je vais…” murmura-t-elle, sa voix brisée. Je redoublai d’intensité, mes mains soutenant ses hanches, et elle s’abandonna, un cri étouffé résonnant alors que l’orgasme la traversait, son corps secoué de spasmes. La voir ainsi, vulnérable et magnifique, me poussa à bout, et je la suivis, un grognement rauque m’échappant alors que le plaisir m’emportait, une vague aveuglante qui me laissa tremblant.
Nous restâmes là, haletants, nos corps encore enlacés, l’eau gouttant doucement autour de nous. Jenny posa son front contre le mien, un sourire tremblant sur les lèvres. “Je ne m’attendais pas à ça,” murmura-t-elle, un rire léger dans la voix, ses doigts caressant ma nuque. Je l’embrassai doucement, mes mains glissant sur son dos, savourant la douceur de sa peau. “Moi non plus,” admis-je, le cœur battant. “Mais je ne regrette rien.”
Soudain, un bruit de pas légers nous fit sursauter. Isa se tenait dans l’embrasure, une serviette à la main, ses cheveux noirs légèrement ébouriffés, ses yeux verts pétillant d’amusement. Elle portait un haut similaire à celui de Jenny, révélant la courbe de sa taille, et une culotte qui soulignait ses hanches fines. “Eh bien, on dirait que je rate une sacrée douche,” lança-t-elle, un sourire malicieux aux lèvres, son ton taquin masquant une lueur de curiosité dans son regard. Jenny rougit, mais ne se détacha pas de moi, ses doigts serrant mon bras. “Isa, je…” commença-t-elle, mais Isa l’interrompit d’un geste nonchalant.
“Pas besoin d’explications,” dit-elle, s’appuyant contre le cadre de la porte, ses yeux glissant sur nous avec une lenteur délibérée. “Vous avez l’air… occupés. On en reparle demain.” Elle nous fit un clin d’œil, un geste qui semblait à la fois joueur et chargé d’une promesse, puis tourna les talons, ses pas s’éloignant dans le couloir. Jenny laissa échapper un petit rire nerveux, enfouissant son visage contre mon épaule. “Elle est incorrigible,” murmura-t-elle.
Je ris doucement, l’embrassant sur le front. “Et toi, tu es incroyable,” dis-je, ma voix encore rauque. Nous nous séparâmes à contrecœur, ramassant nos vêtements épars. Jenny enfila son haut et sa culotte, ses joues encore roses, tandis que je récupérai une serviette pour me couvrir, soudain conscient de ma nudité. “On devrait… dormir,” suggérai-je, bien que l’idée de la laisser partir me coûtait. Elle hocha la tête, mais avant de sortir, elle se hissa sur la pointe des pieds et m’embrassa, un baiser doux mais chargé de promesses pour l’avenir.
“Bonne nuit, Thomas,” murmura-t-elle, avant de disparaître dans le couloir. Je restai là, seul dans la salle des douches, l’écho de notre étreinte résonnant encore dans mon corps. L’espace, avec ses dangers et ses merveilles, n’avait jamais semblé aussi vibrant.
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Commentaires ()
Merci @Oracle77
Je suis ravi que l'histoire te plaise. La suite est déjà prete
Ahlala... que c'était bon de palpiter dans l'astronef de mes rêves éveillés !
Cette histoire fouette mon sang gelé par trop de vide. 💫
OK, j'en fais des tonnes mais j'aime ça 🫣
Les circonstances ont fait qu'il était bien trop difficile de côtoyer Jenny sans bouillir. 😇
La vapeur est lâchée. Ouf ! 😮💨
J'ai plaisir à lire ce genre d'histoire, c'est tout à fait charmant.
Cerise : C'est bien écrit, dans une langue fluide et souple... pas en porc-chiasse.
Tu sais que je vais devoir tout te lire maintenant ? C'est malin ! ☺️
Halala, comme je te comprends. Je suis "obligé" d'écrire des histoires que j'aimerais découvrir en les lisant. Je suis un brin frustré haha, d'autant que je connais déjà ce qui va se passer dans le prochain épisode ... et aussi le suivant !! (Pour juillet) Je ne vais avoir aucune surprise. Mais des fois, je me dis que j'aime bien mon imagination.
Ne me dis pas que tu vas lire toutes les bêtises que j'ai publiées ici. Il y en a pour lesquelles, je ne suis pas fier du tout... mais absolument pas fier !! Et en plus, cela risque de te prendre du temps... c'est malin ça... après _ça sera ma faute hahaha