Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Soirée d'humeur Dorcelienne — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Soirée d'humeur Dorcelienne
Chapitre 1
Bonne année, Julien, je te souhaite le meilleur pour toi et tes proches. J'espère que tu vas bien…
Le WhatsApp (eh oui, fini le temps des SMS) arrive par ce lundi 2 janvier brumeux et nuageux, telle une éclaircie légère et intrigante.
Cela fait 10 ans que je n'ai pas vu Magali et plusieurs mois que je n'ai pas eu de ses nouvelles. Et pour cause, peu de temps après nos derniers ébats, elle a rencontré son prince charmant, eu un troisième enfant (suite aux deux premiers d'une première union) et plus récemment un quatrième. J'imagine son quotidien de mère de famille recomposée, quatre enfants, la reprise du boulot… Je suis à sa disposition quand elle veut donner des nouvelles et patiente lorsqu'elle n'en donne pas.
Je tente une réponse sympa sans être ridicule.
— HNY Magali. Que te souhaiter de plus, tu es déjà une femme comblée. J'espère que 2023 t'apportera à nouveau mille joies, bonheurs et plaisirs. Gros bisous.
— Joies, bonheurs, plaisirs, ça me plaît bien. Je prends. J'ajoute échanges, partages, écoutes respectives…
— Ah, je sens que tu as besoin de parler, toi.
— Mmmhhh, oui, en fait j'adorerais un dîner, on aurait le temps de parler de plein de choses, sans stress. Ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas parlé en face à face.
— C'est vrai, le temps a filé très vite. Je vais m'arranger pour être disponible, cela me fait très plaisir de passer du temps avec toi.
— Joies, bonheurs, plaisirs, ça me plaît bien. Je prends. J'ajoute échanges, partages, écoutes respectives…
— Ah, je sens que tu as besoin de parler, toi.
— Mmmhhh, oui, en fait j'adorerais un dîner, on aurait le temps de parler de plein de choses, sans stress. Ça fait tellement longtemps qu'on ne s'est pas parlé en face à face.
— C'est vrai, le temps a filé très vite. Je vais m'arranger pour être disponible, cela me fait très plaisir de passer du temps avec toi.
Ni une ni deux, je suis sur l'organisation de notre soirée, car je sens que Magali a besoin d'une pause confort, voire réconfort. Je trouve un resto très agréable et cosy sur l'île Saint Louis et envoie un message à Magali pour lui confirmer l'adresse et l'heure. Une semaine plus tard, nous nous y retrouvons.
Je vois arriver Magali et donner son vêtement au chef de salle. Malgré les dix années qui nous séparent de notre précédente rencontre, Magali a peu changé. Elle reste telle que dans mon souvenir. Des cheveux blonds mi-longs, une jolie poitrine, sa taille s'est un peu épaissie, mais surtout elle a toujours ses yeux bleus coquins, rieurs, pétillants. J'adore, je suis sous le charme immédiatement.
Je me lève immédiatement pour lui faire la bise.
— Salut, beau gosse !
— Salut, belle dame !
— Salut, belle dame !
La bise est chaleureuse et, Magali, comme pour raccrocher les wagons des dix années passées et s'assurer que c'est bien réel, pose sa main droite juste au-dessus de ma hanche. Son sourire est radieux et elle semble aussi sous le charme.
— C'est fou, tu ne changes pas. Comment tu fais ?
— C'est sympa, mais je t'assure que je vieillis comme tout le monde.
— Tu rigoles, à part quelques cheveux blancs sur les tempes, tu n'as pas pris une ride et je ne dirai même pas un kilo.
— C'est sympa, mais je t'assure que je vieillis comme tout le monde.
— Tu rigoles, à part quelques cheveux blancs sur les tempes, tu n'as pas pris une ride et je ne dirai même pas un kilo.
Une case s'allume dans ma tête et je me demande si la main sur la hanche n'était pas le prétexte pour confirmer le bon état de la marchandise.
— Je m'entretiens. Mais je te renvoie le compliment au centuple, tu as eu ton 3e et ton 4e enfant et tu restes au top. Je vais t'appeler wondermum.
Le dîner est lancé, on se parle comme si on s'était vu la veille, de nos vies, de nos boulots, de nos espoirs ou de nos illusions. Il n'y a pas de faux semblants entre nous et notre immense respect mutuel nous permet de tout nous dire. Vraiment tout…
— J'ai senti dans ton message, pas un appel à l'aide, mais un besoin de te libérer ou de partager quelque chose. Il y a un problème avec Hugo ?
Je sens une pointe d'émotion dans la voix de Magali et ses joues rosissent légèrement.
— Non, non. Enfin, c'est résolu, c'est derrière nous.
— ???
— Écoute, je ne veux pas t'embêter avec mes histoires de couple ou que tu te méprennes ce que je vais te dire, mais, on se fait toujours confiance à 100 % ?
— À 100 %.
— OK, je me lance. En fait, ça a été très fort avec Hugo, juste après nous. J'ai vraiment cru au conte de fées en me disant que tu étais un amour impossible et inaccessible, puis, finalement comme par magie, Hugo est arrivé sur son beau cheval blanc… Mais le rêve s'est un peu cassé lorsque j'ai accouché de Manon. Hugo m'a avoué un peu plus tard avoir une aventure avec une infirmière de la maternité où je me faisais suivre. Au début, j'étais en furie, j'avais envie de la tuer, la salope, et puis après j'étais en furie après Hugo qui a osé me faire ça pendant mes séances prénatales, puis enfin en colère contre moi-même qui ne sais pas garder un homme à mes côtés sans qu'il aille voir ailleurs. Enfin, bref, comme je l'ai dit, c'est du passé et j'ai remonté la pente. On s'est expliqué et je pense que nous en sommes sortis renforcés. Mais là, avec l'arrivée de Gaspard, mes 41 ans, mes kilos post-grossesse, je me suis regardée dans la glace et je me suis dit : c'est bon, ma vieille, tu es sur la pente descendante. Hugo a 10 ans de moins que moi et il pourra toujours retrouver une jeunette, alors que moi, je me fane. Et puis, inconsciemment, je repense à de belles expériences et je me dis que j'ai le droit à un joker. Et ce joker, je ne veux pas le rater…
— ???
— Écoute, je ne veux pas t'embêter avec mes histoires de couple ou que tu te méprennes ce que je vais te dire, mais, on se fait toujours confiance à 100 % ?
— À 100 %.
— OK, je me lance. En fait, ça a été très fort avec Hugo, juste après nous. J'ai vraiment cru au conte de fées en me disant que tu étais un amour impossible et inaccessible, puis, finalement comme par magie, Hugo est arrivé sur son beau cheval blanc… Mais le rêve s'est un peu cassé lorsque j'ai accouché de Manon. Hugo m'a avoué un peu plus tard avoir une aventure avec une infirmière de la maternité où je me faisais suivre. Au début, j'étais en furie, j'avais envie de la tuer, la salope, et puis après j'étais en furie après Hugo qui a osé me faire ça pendant mes séances prénatales, puis enfin en colère contre moi-même qui ne sais pas garder un homme à mes côtés sans qu'il aille voir ailleurs. Enfin, bref, comme je l'ai dit, c'est du passé et j'ai remonté la pente. On s'est expliqué et je pense que nous en sommes sortis renforcés. Mais là, avec l'arrivée de Gaspard, mes 41 ans, mes kilos post-grossesse, je me suis regardée dans la glace et je me suis dit : c'est bon, ma vieille, tu es sur la pente descendante. Hugo a 10 ans de moins que moi et il pourra toujours retrouver une jeunette, alors que moi, je me fane. Et puis, inconsciemment, je repense à de belles expériences et je me dis que j'ai le droit à un joker. Et ce joker, je ne veux pas le rater…
Gloups… Quand Magali a prononcé le mot « joker », j'ai failli avaler de travers ma gorgée de Côte-rôtie.
— Ah, euh, je, enfin, je ne m'y attendais pas. C'est en tout cas très flatteur. J'imagine que tu as ressassé tout ça un bon nombre de fois avant d'arriver à cette conclusion ?
— Oh, excuse moi mille fois, je ne voulais pas te choquer ni te mettre dans l'embarras. Mais je voulais quand même te l'avouer. Me prouver aussi que je pouvais encore te plaire.
— Rassures toi là-dessus, tu m'as toujours plu et tu me plais toujours. Et à plein d'autres hommes sans aucun doute. Mais je ne sais pas trop quoi te dire. J'ai peur que tu sois déçue, j'ai peur de souffler sur les braises dans ton couple, j'ai peur d'accentuer ton amertume ou tes doutes. En fait, je ne souhaite que ton bonheur et là je ne suis pas sûr que cela y contribue.
— Oh, excuse moi mille fois, je ne voulais pas te choquer ni te mettre dans l'embarras. Mais je voulais quand même te l'avouer. Me prouver aussi que je pouvais encore te plaire.
— Rassures toi là-dessus, tu m'as toujours plu et tu me plais toujours. Et à plein d'autres hommes sans aucun doute. Mais je ne sais pas trop quoi te dire. J'ai peur que tu sois déçue, j'ai peur de souffler sur les braises dans ton couple, j'ai peur d'accentuer ton amertume ou tes doutes. En fait, je ne souhaite que ton bonheur et là je ne suis pas sûr que cela y contribue.
Magali me regarde avec des yeux de cocker.
— Tu ne changes vraiment pas, tu es toujours aussi gentleman. C'est toi, le vrai prince charmant.
Puis, la gêne dissipée, la discussion dévie un peu. Nous parlons de nos couples, de la façon dont nous abordons les années à venir, de sexe aussi. Magali est très nature et parle facilement sans tabou de ce qu'elle aime et ce qu'elle aime moins, et me pose aussi des questions très intimes.
— Quel est ton film porno préféré ?
— Hahaha, s'il y en avait qu'un ! Cela change suivant les périodes, mais j'ai vu un Dorcel très bon récemment ou une femme est initiée au libertinage. Pour une fois, il y avait un peu de scénarii, et comme toujours, les filles portaient des lingeries superbes.
— Oui, moi aussi j'aime bien les Dorcel. Aussi pour la lingerie et pour certains beaux acteurs bruns qui me plaisent beaucoup. Tu me diras le titre, je le regarderai en me disant qu'il t'a plu aussi.
— Hahaha, s'il y en avait qu'un ! Cela change suivant les périodes, mais j'ai vu un Dorcel très bon récemment ou une femme est initiée au libertinage. Pour une fois, il y avait un peu de scénarii, et comme toujours, les filles portaient des lingeries superbes.
— Oui, moi aussi j'aime bien les Dorcel. Aussi pour la lingerie et pour certains beaux acteurs bruns qui me plaisent beaucoup. Tu me diras le titre, je le regarderai en me disant qu'il t'a plu aussi.
Le dîner touche à sa fin et Magali me propose de marcher un peu, car il ne fait pas trop froid ce soir, et elle adore les lumières de Paris la nuit.
Au détour d'une rue, nous passons devant un club libertin.
— Tiens, regarde, comme dans ton Dorcel. Es-tu déjà rentré dans un club comme celui-ci ?
— Non, jamais, je n'en ai pas eu l'occasion. Et toi ?
— Oui, une fois avec Sophie, que tu connais bien d'ailleurs, me dit-elle en rigolant. On s'était fait un délire toutes les deux pour savoir laquelle irait le plus loin. On a vraiment bien rigolé et gardé un super souvenir. Genre, Sophie s'est fait brancher par un mec de l'âge de son grand-père et qui lui parlait comme un poète de la renaissance et moi sa femme qui me proposait d'ouvrir mon corps à de nouvelles expériences. Mais en général, la fréquentation est plutôt classe et tu peux juste regarder sans participer.
— Ah oui, je vois bien le tableau.
— On entre ? C'est l'occasion de vivre le Dorcel qui te fait triper, non ? Je veux bien jouer le rôle de l'épouse initiée ou initiatrice.
— Non, jamais, je n'en ai pas eu l'occasion. Et toi ?
— Oui, une fois avec Sophie, que tu connais bien d'ailleurs, me dit-elle en rigolant. On s'était fait un délire toutes les deux pour savoir laquelle irait le plus loin. On a vraiment bien rigolé et gardé un super souvenir. Genre, Sophie s'est fait brancher par un mec de l'âge de son grand-père et qui lui parlait comme un poète de la renaissance et moi sa femme qui me proposait d'ouvrir mon corps à de nouvelles expériences. Mais en général, la fréquentation est plutôt classe et tu peux juste regarder sans participer.
— Ah oui, je vois bien le tableau.
— On entre ? C'est l'occasion de vivre le Dorcel qui te fait triper, non ? Je veux bien jouer le rôle de l'épouse initiée ou initiatrice.
Booomm, j'ai le cœur qui bat à cent à l'heure, les tempes qui me chauffent, le cerveau en ébullition.
J'ai feint l'indifférence, mais la réalité est que je n'ai jamais osé rentrer dans un club, et une fois de plus, comme dix ans plus tôt, c'est Magali qui me pousse dans mes retranchements, me proposant de réaliser un de mes vieux fantasmes. Mais d'un autre côté, je sais que je perds le contrôle, que Magali va mener le jeu et ce n'est pas très fair-play avec cette posture de gentleman protecteur bienveillant.
— Allez, relax, Monsieur le Directeur, ce qui se passe au club reste au club, et normalement ils prêtent des loups à l'accueil. Laisse-toi aller…
Bon peut-être qu'elle en a très envie, qu'elle souhaite utiliser son joker à tout prix et que ma présence peut lui plaire ! Homme de peu de foi :
— OK, je te suis.
Nous entrons dans le club où l'ambiance est assez sombre et la clientèle plutôt bien habillée. L'accueil est sympa et prévenant en nous demandant si nous souhaitons découvrir le club par nous-mêmes ou être guidés. Magali toujours surprenante répond avec beaucoup d'aplomb que nous allons prendre un verre au bar directement.
— Euh, on ne devait pas récupérer des loups à l'accueil ?
— Ah, mince, j'ai oublié de demander. D'un autre côté, on ne connaît personne ici et il fait quand même bien sombre.
— Ah, mince, j'ai oublié de demander. D'un autre côté, on ne connaît personne ici et il fait quand même bien sombre.
Nous sirotons nos caïpirinhas au bar tranquillement, mais j'ai le sentiment que l'on nous observe un peu. Genre, il y a des petits nouveaux dans la cour de récré. Les femmes surtout, plutôt dans la cinquantaine, cherchent à accrocher mon regard et me font de grands sourires. L'une d'elles s'approche :
— Bonsoir jeune homme. Votre compagne a tapé dans l'œil de mon mari. Voulez-vous vous joindre à nous, nous avons une table proche de la piste.
Avant que je ne prononce le moindre mot, Magali répond :
— Non merci, pas tout de suite, nous sommes là pour mon mari ce soir, pas pour moi.
— Ah, très bien, à plus tard, peut-être…
— Ah, très bien, à plus tard, peut-être…
Et elle s'éloigne en me faisant un clin d'œil.
Je suis scié par l'aisance de Magali à répondre du tac au tac dans de telles circonstances. Elle en a profité pour se rapprocher de moi et me tient par le bras, comme pour affirmer sa possession.
— Elles sont chaudes, les cougars, mais je te chaperonne ce soir, on a le temps d'observer et tu mérites mieux.
Ouh là là, je perds complètement le contrôle, là. Magali semble de nouveau démoniaque.
— Tiens, regarde notre amie, elle commence un show sur la barre de pole dance avec une de ses copines.
Effectivement, les deux femmes dansent très lascivement en nous regardant très régulièrement. Tels des fauves prêts à fondre sur leur proie. Elles se déshabillent mutuellement et laissent apparaître un très bel ensemble bas et string pour l'une, guêpière et tanga pour l'autre. Il n'y a pas à dire, elles en jettent, mais bizarrement, je ne suis pas super excité. Celle en guêpière passe derrière l'autre et empaume ses seins, nous les montre ostensiblement, telle une offrande. Leurs bouches s'unissent pour un baiser humide et langoureux. Je prends subitement conscience de la présence de Magali collée à moi.
— Ça te plaît, me chuchote-t-elle dans un souffle.
— Oui, elles sont belles.
— Tu aimerais les rejoindre ? Ou que je les rejoigne ?
— Huuummm, non, je les trouve trop… carnassières. Et leurs mecs bedonnants qui te matent comme une jeunette qu'ils vont soumettre à toutes leurs perversions je n'aime pas trop.
— Je suis d'accord. Il doit y avoir mieux à se mettre sous la dent. Viens, on fait le tour des salons et des coins coquins si tu veux.
— Oui, elles sont belles.
— Tu aimerais les rejoindre ? Ou que je les rejoigne ?
— Huuummm, non, je les trouve trop… carnassières. Et leurs mecs bedonnants qui te matent comme une jeunette qu'ils vont soumettre à toutes leurs perversions je n'aime pas trop.
— Je suis d'accord. Il doit y avoir mieux à se mettre sous la dent. Viens, on fait le tour des salons et des coins coquins si tu veux.
Nous nous enfonçons dans le club qui est finalement une cave assez grande aménagée de recoins. Nous passons devant une grande croix de Saint-André inoccupée sans nous y attarder, ce n'est pas notre créneau. Puis nous entendons gémir dans une alcôve séparée par une vitre. Accompagnés de trois couples, nous regardons ce qu'il s'y passe. Un homme est confortablement assis dans un fauteuil club, un verre à la main, et regarde une femme, visiblement sa compagne, se faire lécher par un jeune étalon qui a bien vingt ans de moins qu'elle. Allongée sur le dos, ses talons sont posés sur ses épaules musclées, ses jambes repliées haut, elle agrippe plus qu'elle ne caresse les cheveux de son amant.
Il semble bien s'y prendre, car l'épouse laisse exprimer son plaisir par des mots crus et encourageants.
Le bel étalon utilise ses doigts aussi et amène rapidement la femme à un premier orgasme.
— Ça, tu sais faire, mon époux. Et plutôt très bien. Je sais de quoi je parle, me dit Magali tout sourire.
— Merci, mais je te renvoie le compliment. Personne ne peut résister à un fruit mûr et juteux à souhait, dis-je en riant.
— Regarde, on dirait qu'il y a un groupe qui semble se former au fond de la salle rouge.
— Merci, mais je te renvoie le compliment. Personne ne peut résister à un fruit mûr et juteux à souhait, dis-je en riant.
— Regarde, on dirait qu'il y a un groupe qui semble se former au fond de la salle rouge.
Je détourne les yeux de Magali et lui donne raison. Plusieurs personnes se regroupent autour d'une sorte de très grand lit en forme ronde, rouge flashy, inondé de lumière par des projecteurs au plafond. Des poufs et tabourets entourent le lit. C'est visiblement le spot du club où l'on souhaite se montrer et être vu. D'ailleurs, trois personnes s'avancent vers le centre du lit au milieu de chuchotements des observateurs. Intrigués, nous nous approchons. Le spectacle est au rendez-vous. Le trio est composé d'une black sublime, aux cheveux très longs, avec une chute de rein à réveiller un mort et deux apollons blonds qui l'entourent déjà de leurs bras puissants. Le contraste est saisissant et ajoute une touche esthétique indéniable au show. C'est très beau, trop beau et je comprends qu'il s'agit de gogos payés par le club pour animer et/ou lancer la soirée.
D'ailleurs, j'entends certains nommer la belle black Tigra, certainement une habituée… J'en suis dans mes pensées lorsque je vois Tigra ne pas perdre de temps et s'agenouiller entre les deux hommes pour prendre leur sexe en bouche alternativement, puis parfois simultanément. Elle est très active et montre une grande énergie à lécher, aspirer, masturber les deux verges d'une belle taille désormais.
— Ça aussi tu sais faire, mon épouse. Et plutôt très bien, dis-je à Magali avec un sourire un brin moqueur.
— Ah oui, j'en ai gardé un très bon souvenir. Deux beaux gosses rien que pour moi, cela aurait été stupide de gâcher l'occasion.
— Tu aimerais être à sa place ?
— Pas là sous les spots, mais entre toi et un autre beau mec que tu aurais choisi, pourquoi pas.
— Ah oui, j'en ai gardé un très bon souvenir. Deux beaux gosses rien que pour moi, cela aurait été stupide de gâcher l'occasion.
— Tu aimerais être à sa place ?
— Pas là sous les spots, mais entre toi et un autre beau mec que tu aurais choisi, pourquoi pas.
Ça y est, j'ai le feu en moi. Sur le « lit scène », les choses s'accélèrent. Tigra est à quatre pattes en train de sucer avidement Mr Blond N° 1 face à elle, tandis que Mr Blond N° 2 est passé derrière et lui lèche sa fente et son anus avec délectation. Mais je pense que ce qui m'excite le plus c'est l'attitude de Magali, son regard si séduisant de gourmandise quand elle a chuchoté à mon oreille cette dernière phrase… D'ailleurs, elle se colle dans mon dos et je peux sentir sa poitrine gonflée par l'excitation et son souffle dans mon cou. Elle m'enserre de ses deux mains en les passant devant mon ventre, comme pour marquer sa possession.
— Regarde comme elle est belle entre ses deux mâles. Elle a un corps fait pour le plaisir, ça se voit. Limite, je me laisserai bien aller avec elle.
— Oui, elle a une plastique incroyable. Les gars me laissent de glace, ils me font penser au sketch de Gad Elmaleh : le blond, dis-je pour baisser ma tension.
— Ahah oui, mais je crois que l'objectif n'est pas le même. On y est, elle va se faire pénétrer en levrette. J'ai bien envie de voir ce petit cul musclé s'agiter derrière elle.
— Oui, elle a une plastique incroyable. Les gars me laissent de glace, ils me font penser au sketch de Gad Elmaleh : le blond, dis-je pour baisser ma tension.
— Ahah oui, mais je crois que l'objectif n'est pas le même. On y est, elle va se faire pénétrer en levrette. J'ai bien envie de voir ce petit cul musclé s'agiter derrière elle.
En me disant ça, Magali a passé sa main gauche derrière moi et me caresse les fesses tout en douceur. Dès que le blond commence à aller et venir dans le sexe de Tigra, Magali me caresse beaucoup plus fermement, pressant mon fessier pour s'assurer qu'il est resté ferme et musclé après toutes ces années.
— Haaa, oui, comme dans mon souvenir, me chuchote-t-elle dans le creux de l'oreille. Tu aimes ce que tu vois ?
— Oui.
— Je suis sûre que c'est une vraie coquine et qu'elle va se faire prendre en double par les deux blonds. Ça aussi j'en ai gardé un très bon souvenir.
— Oui.
— Je suis sûre que c'est une vraie coquine et qu'elle va se faire prendre en double par les deux blonds. Ça aussi j'en ai gardé un très bon souvenir.
Magali est bouillante, je sens son souffle chaud dans mon cou. Sa main droite est descendue sur mon érection et vient me caresser à travers le pantalon. Je suis de nouveau à sa merci, elle me contrôle et va obtenir ce qu'elle veut de moi. C'est grisant. D'ailleurs, avec beaucoup d'habileté, Magali défait la boucle de ma ceinture et entrouvre mon pantalon, toujours calée derrière moi. J'ai le souffle court, la bouche sèche, je laisse Magali faire, car je sais par expérience que cela va encore être inoubliable. Elle baisse un peu mon pantalon et mon boxer et sa main derrière moi suit le sillon entre mes fesses jusqu'à effleurer mon anus, puis repart empaumer franchement l'une ou l'autre de mes fesses. Dans le même moment, sa main devant soupèse et caresse mes testicules, gonflés de désir, apprécie leur douceur et vient me masturber lentement la verge. Je suis tendu au maximum, Magali me fait des bisous dans le cou, me lèche le lobe de l'oreille.
Personne ne semble prêter attention à nous, tous regardent le show sur le lit et se caressent mutuellement. D'ailleurs, les protagonistes ont changé de position. On entend désormais Tigra gémir, accroupie, elle est venue chevaucher et s'empaler sur le sexe de Blond N° 1 dos à lui tandis que Blond N° 2 semble lui donner des petites tapes sur le clito. Elle est belle à monter et descendre sur le vit de son amant. Elle y met du cœur et lors d'un mouvement plus ample je distingue que le sexe qui la pénètre va et vient dans son anus, luisant et distendu.
Magali a profité de ma fascination pour franchement baisser mon pantalon et passer devant moi. Elle se saisit d'un pouf et s'assied confortablement, son visage juste en face de ma verge. Elle me regarde avec ses yeux brûlants de désir, me saisit fermement les fesses puis amène mon sexe au contact de sa bouche. En un millième de seconde, je suis replongé dans notre aventure en séminaire et sa pipe magistrale vécue dix ans plus tôt. Les gens autour de moi n'existent plus, Tigra et les deux blonds ne m'intéressent guère plus. J'ai chaud, le cœur qui bat à cent à l'heure, mon sexe frémit déjà sous les premiers coups de langue de Magali. Surtout dès qu'elle passe sous mes testicules et qu'elle remonte vers mon gland en me lançant des regards de braise, je suis complètement hypnotisé. Je ne peux pas me détacher d'elle. Magali met tout son savoir-faire et son énergie pour mon plaisir. Ses mains caressent mes testicules, passent derrière mes fesses, glissent sur mon abdomen.
Elle me tient, me possède, me domine presque. Elle va me faire jouir avec force, puissance, autorité, et j'ai beau lui avoir tenu un pseudo-discours de gentleman une heure plus tôt, elle me dompte en maîtrisant mon plus pur instinct animal. Qu'est-ce que c'est beau, qu'est-ce que c'est bon !
Une sorte de clameur venant du lit central me fait lever les yeux un instant. Comme prédit par Magali, Tigra est prise en sandwich par les deux blonds qui vont et viennent sans ménagement, l'un dans son sexe, l'autre dans son anus. Là encore, ce beau corps black pris entre deux étalons blonds forme un beau tableau. Mais même vu d'ici, la baise semble mécanique, orchestrée, chronométrée. Incomparable avec l'érotisme et la volupté dans lequel me plonge Magali.
— Huuummm, j'avais raison, me souffle Magali en tournant la tête, mais en continuant à faire aller et venir sa bouche sur tout mon sexe.
— Comme toujours…
— Tu vas voir, à tous les coups ils vont finir par une belle éjac faciale.
— Haaah, oui, sans doute…
— Comme toujours…
— Tu vas voir, à tous les coups ils vont finir par une belle éjac faciale.
— Haaah, oui, sans doute…
D'ailleurs à peine avons-nous échangé ces morceaux de phrase que le trio prend la pose sur le lit. Tigra est à genoux, entourée de ses deux mâles qui se masturbent énergiquement au-dessus de son visage. Elle les regarde et tire la langue avec envie, scrutant le premier à venir, les premiers grondements libérateurs, la première salve à gicler. Puis le déluge s'abat sur ses joues, son front, sa bouche. L'un des deux blonds s'applique à viser la langue offerte de Tigra, mais celle-ci s'amuse à laisser couler le sperme sur son menton puis sur sa poitrine. Tigra lance ensuite des regards francs et directs à l'assistance, avec une certaine fierté et une lueur de défi.
— Ouuui, ça aussi, cela fait partie de ton fantasme, mon époux…
— Oui, murmuré-je dans un souffle plein de timidité.
— Fais-le, donne-moi ton sperme !
— Mais, je…
— Jouis sur mon visage, montre-leur que je t'appartiens, à toi seul…
— Oui, murmuré-je dans un souffle plein de timidité.
— Fais-le, donne-moi ton sperme !
— Mais, je…
— Jouis sur mon visage, montre-leur que je t'appartiens, à toi seul…
En prononçant cette dernière phrase, Magali me regarde dans les yeux, me masturbe très vite et salive beaucoup sur mon gland. J'ai atteint le point de non-retour et je sens l'orgasme monter, monter, monter.
— Magali, je vais exploser.
Magali continue à me masturber de plus belle et ouvre la bouche comme Tigra précédemment. Une première salve vient s'écraser sur son menton, une seconde beaucoup plus fournie vient zébrer en travers son visage de ses cheveux jusqu'à sa joue droite. Magali s'amuse ensuite à diriger les trois salves suivantes sur ses joues, ses lèvres, son menton. Je suis sidéré par l'érotisme et la puissance sexuelle de la situation. C'est au-delà de tout ce que j'ai pu imaginer. Magali me regarde, couverte de mon sperme avec un sourire coquin. Encore une image qui restera gravée à vie dans mon esprit, et elle le sait probablement. Je prends soudain conscience que plusieurs couples se sont intéressés à nous pour profiter de notre spectacle final. Plus que par des mots, je veux remercier Magali pour ce plaisir ultime et je saisis son visage au creux de mes mains pour venir le porter à mes lèvres. Je l'embrasse fougueusement et passionnément.
Ce baiser a le goût de stupre, mais le message que je veux transmettre dépasse de très loin ces contingences pratiques. Magali me rend d'ailleurs ce baiser avec bonheur et enthousiasme, je la sens trembler et jouir dans l'instant.
— Humm, oui, c'est bon ça, mon tout beau, j'adore !
— Voilà, désormais je t'appartiens aussi…
— Voilà, désormais je t'appartiens aussi…
Nous nous embrassons à nouveau et je me rends compte que la plupart des hommes présents ne s'intéressent plus à nous, mais que les femmes elles nous regardent avec beaucoup d'admiration, de tendresse, d'envie. L'une d'entre elles me fait un signe du pouce, comme si ce baiser partagé après cette éjac faciale était un réel moment de communion entre les deux amants et non une soumission de l'un à l'autre. C'est pour moi le moment le plus hot de ma soirée, cela ne fait aucun doute.
Magali me sort de ma torpeur.
— Viens, emmène-moi à ton hôtel, j'ai envie que tu me fasses l'amour toute la nuit…
— Viens, emmène-moi à ton hôtel, j'ai envie que tu me fasses l'amour toute la nuit…
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Commentaires ()
De bon guides ont su me montrer la voie pour qu'à mon tour je décide de coucher sur papier mes aventures!!!
Mais en tout cas, c'est délicieux de le lire... en plus quand c'est bien raconté 😌.
Un moment exquis où sensualité et voyeurisme se mêlent pour le plus grand plaisir des protagonistes (et des lecteur(ice)s 😏).
Très heureux que cela t'ait plu!!!
D'autres aventures avec Magali vont suivre...