Fiction
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Toy Boy — Chapitre 1 · Découverte
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
Toy Boy
Chapitre 1 · Découverte
Cela commença quand Antoine avait vingt-cinq ans.
Ensemble depuis leurs années lycée, Anaïs et Antoine collaient aux stéréotypes de beaucoup de jeunes adultes des classes moyennes de ces années-là. Nés dans une petite ville de province, affichant une belle réussite dans leur scolarité, ils continuèrent leurs études sous la pression parentale jusqu'au premier quart de leur vingtaine. Puis, ils emménagèrent à Paris dans un petit appartement et y débutèrent leurs carrières professionnelles au sein de multinationales, chacun dans le domaine à la mode pour leur genre.
Ensemble depuis leurs années lycée, Anaïs et Antoine collaient aux stéréotypes de beaucoup de jeunes adultes des classes moyennes de ces années-là. Nés dans une petite ville de province, affichant une belle réussite dans leur scolarité, ils continuèrent leurs études sous la pression parentale jusqu'au premier quart de leur vingtaine. Puis, ils emménagèrent à Paris dans un petit appartement et y débutèrent leurs carrières professionnelles au sein de multinationales, chacun dans le domaine à la mode pour leur genre.
Extérieurement, ils renvoyaient donc l'image d'un couple bien assorti suivant un schéma de vie des plus classiques, presque traditionnel. A contrario dans leur vie privée, Anaïs et Antoine se démarquaient de leurs pairs : leur couple était ouvert. Quelques années après leur rencontre, des doutes les avaient animés l'un et l'autre, préoccupés de s'être unis trop tôt tout en espérant vieillir à deux. Ils craignaient que les regrets d'une jeunesse insuffisamment explorée ne les rattrapent et les séparent. Antoine avait été le premier à verbaliser cette philosophie, pour autant Anaïs avait tôt fait d'adhérer. Des limites strictes encadraient toutefois leur accord : chacun était libre de ses amants, mais les sentiments n'y avaient pas leurs places, les ébats non protégés étaient exclusivement réservés à leur duo et, enfin, la plus grande transparence était de mise ; aucun non-dit.
Au bout d'un certain temps de cette vie, il devint clair qu'Anaïs en profitait plus régulièrement qu'Antoine. Pourtant, il n'en manquait pas d'envie. D'un physique sans éclat, mais agrémenté de quelques charmes discrets dont il ignorait la portée, il peinait à prendre l'initiative et se montrait même franchement maladroit dans ses relations aux autres, surtout lorsque le trouble d'une envie s'en mêlait. Toutes ses relations, qu'elles fussent sexuelles ou amoureuses, avaient toujours été provoquées par celle qui le choisissait.
***
Anaïs mit un certain temps à réaliser cet état de fait, mais dès ce moment, si son amour restait le même, son attirance physique à son égard déclina peu à peu.
Elle se dit alors que le triolisme l'aiderait sans doute, lui mettrait le pied à l'étrier. Elle n'eut aucun mal à convaincre certaines de ses amies intimes à venir profiter de certains talents d'Antoine. Curieusement, elle le mettait en valeur aux yeux des femmes mieux qu'il n'en serait jamais capable.
Elle se dit alors que le triolisme l'aiderait sans doute, lui mettrait le pied à l'étrier. Elle n'eut aucun mal à convaincre certaines de ses amies intimes à venir profiter de certains talents d'Antoine. Curieusement, elle le mettait en valeur aux yeux des femmes mieux qu'il n'en serait jamais capable.
Pendant quelques mois, son désir pour lui se raviva, stimulé par l'expérience de le voir offrir caresses moites et extases à d'autres qu'elle. Spectatrice de ses propres fantasmes. L'effet grisant de l'inédit s'estompa après une poignée de soirées à trois et, à nouveau, l'intensité de ses tentations charnelles diminua lancinamment.
Il fallut quelques semaines supplémentaires à Anaïs pour conscientiser ce qu'elle attendait vraiment, faisant du droit d'Antoine un devoir : il devait en prendre une autre sans qu'elle ne soit présente et surtout qu'elle n'intermédie pas. Elle fut troublée de sa conclusion, mais elle en était convaincue, elle voulait être trompée et qu'il lui revienne ensuite. Oui, cela lui donnerait cette sensation de supériorité sur une maîtresse éphémère : être celle qu'il chérira toujours, celle dont il ne pourrait jamais vraiment se passer.
Anaïs n'avait pas particulièrement envie d'aller à cette soirée professionnelle, mais elle avait bien compris l'intérêt de développer son réseau. Les conjoints étaient invités et Antoine avait apporté un soin particulier à sa tenue pour l'aider du mieux qu'il puisse à faire bonne impression. Elle le remarqua et en tira une fierté teintée de tendresse amoureuse. Il dégageait une élégance certaine dans ce costume bleu nuit cintré, souligné par une fine cravate, mais aucune fièvre sensuelle ne se manifesta en elle, alors que quelques années plus tôt, elle était certaine, elle lui aurait fait l'amour, prise de passion. Encore mélancolique à cette idée, elle pénétra dans le bar où se tenait l'événement annuel de son service, accompagnée d'Antoine, un bras rassurant autour de ses hanches.
Elle remarqua son attitude immédiatement. Adèle l'observait avec une discrétion toute relative depuis qu'il était arrivé. A plusieurs reprises, elle surprit son regard posé sur lui, tantôt échangeant des banalités avec ses collègues, tantôt sirotant un cocktail à proximité du buffet. Lui ne remarquait rien, comme toujours.
Alors qu'ils s'étaient légèrement mis à l'écart de la soirée pour se retrouver un instant, la jeune stagiaire en BTS s'approcha d'un pas décidé vers eux. Anaïs s'interrogea sur ce qui venait de la motiver à se dévoiler maintenant, quand elle n'avait pas manqué de meilleures opportunités depuis quelques heures, Antoine n'ayant pas passé son temps collé à elle. Une légère ivresse, sans doute.
— Vous êtes beaux tous les deux !
Elle lâcha cette banalité déplacée en plantant ses yeux verts dans ceux d'Antoine, laissant sa langue effleurer ses lèvres. Antoine, poli, mais naïf, la remercia. Anaïs, elle, avait aussitôt compris l'intention et s'agaçait déjà intérieurement de cette réponse si candide. Allait-il falloir qu'elle le pousse encore, alors qu'elle savait déjà qu'elle ne s'en satisferait plus le lendemain ?
Adèle fixait Antoine sans un mot. Mais était-ce vraiment nécessaire à ce stade ? Il semblait de plus en plus mal à l'aise.
Le cœur battant, Anaïs le dévora du regard, les mâchoires serrées, les doigts crispés dans ses paumes. Elle ne prononça pas un mot. Mais dans ce silence, chargé de trouble et d'impatience, elle scella un ultimatum qu'il était incapable de percevoir : ce soir, il devait coucher avec Adèle, ou elle le quitterait.
Sans un regard pour Antoine, elle se défit de son bras qui la tenait par la taille, avisa un collègue masculin et le héla :
Adèle fixait Antoine sans un mot. Mais était-ce vraiment nécessaire à ce stade ? Il semblait de plus en plus mal à l'aise.
Le cœur battant, Anaïs le dévora du regard, les mâchoires serrées, les doigts crispés dans ses paumes. Elle ne prononça pas un mot. Mais dans ce silence, chargé de trouble et d'impatience, elle scella un ultimatum qu'il était incapable de percevoir : ce soir, il devait coucher avec Adèle, ou elle le quitterait.
Sans un regard pour Antoine, elle se défit de son bras qui la tenait par la taille, avisa un collègue masculin et le héla :
— Matthieu ! Il faut que je te raconte ce qu'on va faire pour la prochaine campagne. De toute façon, Antoine est entre de bonnes mains, maintenant.
Elle s'éloigna avec Matthieu, faussement impliquée dans sa conversation professionnelle.
***
Antoine était pétrifié par sa timidité et sa maladresse naturelle. Il ne savait absolument pas quoi faire face à la jeune femme qui se balançait lentement sur ses escarpins noirs sans jamais détacher son regard perçant du sien. Ses hanches roulaient doucement tandis qu'elle caressait de ses doigts fins, aux ongles vernis d'un rouge carmin, le pied de son verre à cocktail.
— Alors comme ça, tu travailles avec Anaïs ? commença-t-il comme pour essayer de rompre son malaise.
— Qu'est-ce que ça changerait ? asséna-t-elle, replaçant une mèche brune derrière son oreille.
— Qu'est-ce que ça changerait ? asséna-t-elle, replaçant une mèche brune derrière son oreille.
Cette réponse incompréhensible pour lui finit de le déstabiliser. Il voulait tourner les talons, mais le regard hypnotique d'Adèle l'en empêchait. Elle le toisa du visage au torse puis s'arrêta sur son entrejambe. Elle se mordit ostensiblement la lèvre tout en accentuant légèrement son décolleté d'un geste suave de la main. Antoine commençait à voir où elle voulait l'emmener. Il se raccrocha à un lieu commun, déstabilisé par cette attitude si directe qui contrastait avec l'atmosphère feutrée du monde professionnel.
— Veux-tu que j'aille te chercher un autre verre ?
Adèle releva les yeux. Une expression lasse se peignait sur son visage.
— Je ne suis pas assez claire pour toi ?
Puis s'approchant, frôlant son entrecuisse:
— Ce que je veux, c'est m'allonger sur mon lit ... avec toi !
Puis s'approchant, frôlant son entrecuisse:
— Ce que je veux, c'est m'allonger sur mon lit ... avec toi !
L'esprit d'Antoine devint le théâtre d'une lutte entre son éducation, ses instincts, ses envies et la bienséance. Puis comme si un autre avait pris le contrôle de ses paroles, il s'entendit dire d'une voix assurée :
— J'appelle un taxi.
— Suis-moi, je dois récupérer mon vestiaire, lui dit-elle en lui tournant le dos.
— Suis-moi, je dois récupérer mon vestiaire, lui dit-elle en lui tournant le dos.
Il lui emboîta le pas sans pouvoir détourner son regard de ses fesses parfaitement dessinées dans sa robe crayon tandis qu'ils se dirigeaient vers la sortie.
***
De l'autre côté du bar, tout en parlant à Matthieu, Anaïs avait continué de les observer. Lorsqu'elle les vit quitter la soirée, une chaleur troublante, aussi soudaine qu'incongrue, envahit son bas-ventre, suivie d'un léger flottement mental qu'elle balaya aussitôt ; c'était ce qu'elle voulait.
***
Sur le trottoir, Antoine s'alluma une cigarette, le temps d'attendre leur course. Chaque bouffée le rassérénait tandis qu'il appréciait tout le physique d'Adèle révélé par la lumière chaude des réverbères parisiens. Elancée et svelte, perchée sur ses talons hauts qui soulignaient le galbe de ses jambes d'un ton clair, elle marchait d'un pas chaloupé qui faisait onduler sa longue chevelure brune dans son dos. Un léger collier soulignait son cou fin surplombant une poitrine qu'il devinait ferme et menue. Indéniablement, cette femme avait un corps que le mannequinat de l'époque n'aurait pas renié, mais elle était si différente d'Anaïs, plus gironde et généreuse dans ses courbes.
L'arrivée du taxi le tira de sa contemplation. Ils s'installèrent sur la banquette arrière et après avoir parcouru quelques mètres, il effleura la main d'Adèle sans un mot. Pour toute réponse, elle tourna vivement la tête vers lui et plaça fermement sa main gracile entre ses cuisses. Le souffle coupé, il ne put que subir la brusque érection que cette caresse un peu rude lui déclencha. Elle le fixait de ses yeux verts, brillants d'un éclat presque carnassier. Se penchant à son oreille, elle susurra :
— Evite les mièvreries avec moi !
Il réagit à cette provocation en passant son bras autour de ses épaules pour plonger sa main dans son décolleté. La dentelle de sa lingerie n'était qu'un piètre rempart entre ses doigts et son sein. Il sentait nettement le téton se durcir sous sa caresse obscène.
— Voilà qui me plaît plus, chuchota-t-elle, tout en pressant ses lèvres contre les siennes.
Leurs langues s'enroulèrent et leurs mains commencèrent à parcourir leurs corps. Sa bouche avait une saveur de fraise des bois relevée de notes alcoolisées qui l'enivrait. Le taxi stoppa brusquement au pied de l'immeuble d'Adèle, les ramenant subitement à la réalité. Ils en sortirent rapidement, non sans être gratifiés d'un regard condescendant du chauffeur.
***
Adèle poussa la porte du porche, les mains d'Antoine déjà posées sur ses fesses. Ils passèrent un couloir et, à peine dans l'ascenseur, elle était plaquée contre la paroi et il empoignait ses seins en l'embrassant furieusement.
Elle ouvrit sa braguette, voulant encore mieux profiter de son excitation. Elle allait le prendre complètement en main quand l'ascenseur s'arrêta. Déçue de couper son élan, elle se défit néanmoins de son étreinte pour ouvrir la porte de son appartement.
Elle ouvrit sa braguette, voulant encore mieux profiter de son excitation. Elle allait le prendre complètement en main quand l'ascenseur s'arrêta. Déçue de couper son élan, elle se défit néanmoins de son étreinte pour ouvrir la porte de son appartement.
Il lui était particulièrement compliqué de trouver ses clés tombées au fond de son sac. Deux mains entreprenantes et une bouche avide l'empêchaient de se concentrer. Des frémissements brûlants la parcouraient, Antoine semblait vouloir la dévorer. Ils parvinrent finalement à entrer. Elle remarqua dans un bref instant de lucidité que sa robe était déjà remontée sur ses hanches. Lascive, elle s'adossa au mur, avançant le bassin tout en écartant d'une main la fine dentelle blanche qui dissimulait à peine son sexe. Elle lui offrait sa vulve, sans réserve, et ne voulait plus qu'une chose : y sentir sa langue.
Il s'accroupit devant elle et frôla ses petites lèvres. Elle frissonna de désir. La langue se glissa dans sa fente avec gourmandise et remonta voluptueusement à son clitoris. Antoine répéta cette caresse sans relâche. Adèle se liquéfiait dans sa bouche, agrippant ses cheveux, lui intimant par des pressions habiles de ne jamais cesser. Un feu ardent lui consumait l'entrejambe.
Arc-boutée sur ses talons, Adèle sentait ses forces abandonner ses jambes. Elle peinait à se tenir debout et étourdie de sensations charnelles elle s'appuyait de plus en plus sur la bouche d'Antoine. Une main vint la soutenir, lui maintenant les fesses. Au même instant, elle sentit un doigt effleurer l'entrée de son corps. Il y glissa sans effort tant elle s'était ouverte, cela lui déclencha une décharge de plaisir entre les reins. Un deuxième doigt s'introduit en elle, elle gémissait. Ils allaient et venaient en elle. Leur rythme cadencé, la chaleur de cette main qui empoignait sa croupe, l'effet de cette langue habile sur son clitoris, la brûlure de son désir, la vague naissante de son orgasme, tout se combina en elle pour se muer en un cri profond. Les spasmes firent définitivement ployer ses jambes. D'intenses tremblements naissaient dans ses cuisses pour s'éteindre en délicieux frissons à l'arrière de sa nuque.
Elle n'aurait pas cru pouvoir jouir ainsi d'un homme qu'elle connaissait si peu. Un instant, elle avait perdu le contrôle, et pourtant elle n'avait jamais ressenti un tel pouvoir. Ce paradoxe l'enivrait.
Elle baissa la tête pour plonger son regard dans les yeux de son amant, lui prenant le visage entre les mains pour lui caresser doucement les joues. Sa peau rayonnait d'une douce chaleur au creux de ses paumes alors qu'il se tenait toujours accroupi entre ses cuisses. Le marron intense de son regard la perçait, une lueur de fierté un peu gamine en émanait. Elle haletait encore, peinant à retrouver une respiration sereine quand Antoine se redressa lentement le long de son corps encore fébrile. Elle réalisa qu'il avait sorti sa verge de son pantalon quand celle-ci effleura sa vulve humide de salive et de cyprine mêlées ; nouvelle décharge de désir.
Ses seins se libérèrent de leur cocon de dentelle, sa robe noire glissa à ses pieds, enfin sa culotte descendit le long de ses jambes. Tout en l'embrassant intensément, elle sentit Antoine se protéger d'un fin rouleau de latex qu'il avait extrait de sa poche. Il ne lui restait que ses talons pour dernier rempart à sa nudité. Elle se sentit un instant vulnérable, bloquée par le mur dans son dos et le corps encore entièrement vêtu d'Antoine qui l'emprisonnait dans ses bras décidés. Fermement, il saisit sa cuisse pour la poser sur ses hanches ; elle lui répondit en enroulant sa jambe autour de lui.
***
Antoine la maintenait debout. D'une main il guida son membre dressé à la fleur d'Adèle. Il eut l'impression d'y être immédiatement aspiré.
Malgré la fine couche de latex qui les séparait, ses sensations étaient indescriptibles, qui renforçaient davantage la raideur de son érection. Sans complètement parvenir à contrôler son ardeur, il s'efforçait de doser ses va-et-vient en elle, concentré sur ses réactions pour accorder son rythme au plaisir d'Adèle. Il n'en réalisait à peine qu'elle l'avait enveloppé de ses bras accrochés à son cou et de ses jambes qui enserraient ses reins. La tête nichée dans ses cheveux défaits, il se grisait des effluves d'un parfum capiteux ravivés par la chaleur de leurs corps.
Malgré la fine couche de latex qui les séparait, ses sensations étaient indescriptibles, qui renforçaient davantage la raideur de son érection. Sans complètement parvenir à contrôler son ardeur, il s'efforçait de doser ses va-et-vient en elle, concentré sur ses réactions pour accorder son rythme au plaisir d'Adèle. Il n'en réalisait à peine qu'elle l'avait enveloppé de ses bras accrochés à son cou et de ses jambes qui enserraient ses reins. La tête nichée dans ses cheveux défaits, il se grisait des effluves d'un parfum capiteux ravivés par la chaleur de leurs corps.
Une vive douleur à la nuque le surprit. Elle venait d'enfoncer ses ongles dans son cou. Il reporta son attention sur elle qui laissait échapper des petits gémissements en cadence avec sa pénétration.
Il quitta sa chevelure pour mieux la regarder. Il se serait attendu à découvrir une expression de plaisir maîtrisé, à l'image du contrôle dont elle avait fait preuve jusque-là. A sa grande surprise, la femme directive avait disparu. Ses yeux légèrement humides exprimaient dorénavant un abandon total. Même leur couleur verte lui semblait moins soutenue. De fines gouttes de sueur perlaient le long de ses joues. Quant à sa bouche, elle ne lui paraissait que haleter au rythme qu'il imprimait à leur union charnelle. Il reconnaissait cette expression comme celle d'une jeune fille, tout juste adulte, si facilement bouleversée par les sensations que le sexe lui procurait, les confondant trop souvent avec des sentiments amoureux.
Il quitta sa chevelure pour mieux la regarder. Il se serait attendu à découvrir une expression de plaisir maîtrisé, à l'image du contrôle dont elle avait fait preuve jusque-là. A sa grande surprise, la femme directive avait disparu. Ses yeux légèrement humides exprimaient dorénavant un abandon total. Même leur couleur verte lui semblait moins soutenue. De fines gouttes de sueur perlaient le long de ses joues. Quant à sa bouche, elle ne lui paraissait que haleter au rythme qu'il imprimait à leur union charnelle. Il reconnaissait cette expression comme celle d'une jeune fille, tout juste adulte, si facilement bouleversée par les sensations que le sexe lui procurait, les confondant trop souvent avec des sentiments amoureux.
Il ferma les yeux, plaqua ses lèvres contre les siennes, réajusta ses mains sous les fesses d'Adèle pour mieux la porter avant d'intensifier la profondeur de ses à-coups. Il se retirait presque entièrement avant de revenir d'un élan brusque comme pour s'enfoncer en elle encore plus loin. Antoine entrait dans cette phase de l'acte où il était obnubilé par sa performance. Il était devenu rare qu'il y échappât ; au fil des années il s'était convaincu que toute femme évalue ses amants à l'aune des orgasmes qu'il lui a procurés. Adèle travaillant avec Anaïs, il était en plus persuadé que ce qui était en train de se passer ne resterait pas inconnu d'un certain cercle de collègues. La pression psychologique qu'il s'imposait venait encore de s'accentuer.
Il quitta sa bouche pour se noyer à nouveau dans sa longue chevelure de jais. Les arômes de son parfum puissant revenaient stimuler ses sens. De sa langue, il effleurait le lobe de son oreille, alternant avec de douces morsures. Il percevait des frémissements sous les soubresauts que ses assauts de plus en plus violents arrachaient à son corps. Une sensation étrange lui parvenait, le déconcentrant à nouveau. Son sexe n'était plus si étreint qu'il aurait dû, bien qu'il se sût toujours en elle. Il était en train de perdre son érection, et ce malgré ses efforts pour la ranimer.
Une main ferme agrippa ses cheveux et lui bascula sèchement la tête en arrière. La jeune fille « énamourée » s'était enfuie ; deux yeux d'un vert émeraude profond luisant d'un éclat féroce le fixaient. Il lui sembla qu'elle l'embrassât furtivement, mais il ne ressentit qu'une brève mais incisive douleur à la lèvre, puis un goût de sang.
— Putain ! Mais tu débandes, là !
Il entendit la colère. A travers les mèches de cheveux qui lui barraient le visage, le regard perçant d'Adèle lui intimait une réponse. Il était hors de question qu'il lui confirmât ce qu'elle savait déjà.
— Changeons de position, je commence à m'épuiser. Où est la chambre ? dit-il en soufflant.
— Là, dit-elle en désignant de la tête une porte entrouverte au bout du couloir.
— Là, dit-elle en désignant de la tête une porte entrouverte au bout du couloir.
Le retour de la femme sûre d'elle lui avait redonné une vigueur inattendue. Reprenant appui sur le mur, il la reprit avec force, lui arrachant un petit cri de plaisir mêlé de surprise. Puis il la porta jusqu'à la chambre tout en la possédant profondément tandis que leurs langues s'enlaçaient avec bestialité. Le parquet craquait sous ses pas. Deux bruits sourds retentirent avant qu'il ne l'allongeât sur le lit blanc : ses escarpins gisaient sur le sol.
Elle remonta ses jambes élancées pour prendre appui sur ses épaules. Il enroula ses bras autour de ses cuisses et s'enfonça si loin qu'à nouveau elle laissa échapper un cri. Il s'appliqua dès lors à maintenir un rythme soutenu qu'il voulait suave. Pourtant, la volupté avait disparu des sensations d'Antoine. Il la prit ainsi plusieurs minutes, comme à la recherche de sa fougue intime disparue. Adèle ne lui semblait pas avoir remarqué qu'il avait, en fait, perdu l'excitation du début. Le goût légèrement métallique du sang dans sa bouche s'évanouissait petit à petit et son ressenti n'était plus que mécanique.
Il se concentra sur le dernier objectif qui le maintenait en érection : offrir une nouvelle jouissance à Adèle, le plus fort qu'il lui serait possible. Alors, il la contempla. Son corps élégant et svelte étendu devant lui, seulement caressé par une faible lueur provenant du couloir, semblait ne pas vouloir se dévoiler totalement à lui comme pour davantage stimuler son imagination. Il distinguait pourtant nettement sa poitrine ferme qui balançait légèrement de bas en haut à chacune de ses pénétrations. Ses bras se dessinaient clairement sur les draps immaculés, et ses mains saisissaient le tissu avec une force croissante, presque comme si elles cherchaient à le déchirer. Il perçut d'abord une compression soudaine, un resserrement brusque autour de sa verge tendue en elle. La seconde fois, la pression devint encore plus intense, l'enserrant presque de façon insoutenable.
Au seuil de la douleur, il s'obstina pourtant, comme s'il s'agissait d'un devoir, à la mener au pic de son extase. Aussi, il continua de s'enfoncer en elle, augmentant encore la puissance et la fréquence de ses assauts. Spectateur de sa propre action, Antoine n'éprouvait plus qu'une légère fierté : il allait accomplir ce qu'il s'était fixé quelques minutes plus tôt.
Un soupir rauque commença à emplir la petite chambre. Il se transforma en un long cri de jouissance. Simultanément tous les muscles d'Adèle se contractèrent comme pour le retenir prisonnier en elle. Sa verge était prise dans un étau charnel, au point d'en être vivement douloureuse. Quelques sursauts l'agitèrent encore pendant une poignée de secondes avant qu'elle ne se relâchât totalement. Vaincue. Elle le libéra.
***
Adèle baignait encore dans la béatitude, mais les brumes de son orgasme se dissipaient lentement. Elle entrouvrit les yeux pour le distinguer en train de contourner le lit puis d'allumer une lampe de chevet. Une douce lumière chaude se répandit dans la pièce, lui dévoilant le membre qui venait de lui faire connaître un des plus violents orgasmes de sa vie. Elle s'énuméra ses amants passés, mais aucun souvenir ne surpassait celui qu'elle venait de créer. Elle ressentit encore quelques frémissements au creux de son bas-ventre.
Un éclair lucide la saisit soudainement, son regard étant toujours aimanté par l'érection persistante d'Antoine : c'était la première fois qu'un homme n'avait pas exigé d'elle une quelconque caresse pendant les ébats. Mieux ! Il n'avait agi que pour son plaisir à elle. Un sentiment étrange l'envahissait doucement, son cœur accélérait. Elle l'avait ressenti il y a peu, contre le mur dans le couloir, quand elle allait atteindre l'extase, mais qu'il avait semblé rendre les armes, la coupant dans son élan. Une seule envie la tenaillait maintenant: qu'il s'allonge auprès d'elle et la tienne dans ses bras. Elle s'efforça de chasser cette idée de sa tête ; il était en couple avec Anaïs depuis plusieurs années. Elle n'avait pas ses chances, pensa-t-elle comme pour ignorer son propre déni.
Elle s'assit, le regardant se libérer lentement de ses vêtements. Son cœur accélérant de nouveau, elle se refréna et se focalisa sur le plaisir charnel. Elle allait le remercier comme tous les hommes aiment. Maintenant, elle ne voulait plus que le goûter, forte d'avoir fait taire les pensées mièvres qui venaient de l'assaillir. Elle s'avança à quatre pattes vers lui, dans une attitude qu'elle voulait féline.
Elle détailla un instant le sexe qu'elle s'apprêtait à sucer. D'une bonne longueur, il n'était en revanche pas le plus large qu'elle eût pu connaître. Il était orné d'un gland bien dessiné qui avait pris une couleur vermillon à la suite de ses récents efforts. Elle posa sa main sur son scrotum, qu'elle découvrit entièrement rasé tout comme son pubis et cela lui plut.
Elle replaça ses cheveux d'un ample mouvement de tête, bascula sa mâchoire et le prit intégralement en bouche. Un râle sourd parvint à ses oreilles, tandis qu'elle sentit une main appliquer une légère pression derrière sa tête. Une saveur artificielle stimulait ses papilles, sans doute le goût chimique du latex dont il s'était débarrassé peu avant. La verge se développait sous sa langue, qu'elle enroulait autour avec application. Sa peau avait comme la douceur du satin. Elle pouvait distinctement percevoir l'ourlet de son gland et la moindre veine qui affleurait autour de la tige. Sa bouche était de plus en plus remplie par la chair, ce qui lui laissait pressentir l'arrivée imminente d'un liquide crémeux dans sa gorge.
***
Antoine était résigné. Il savait que malgré toute l'expertise qu'Adèle déployait, il n'atteindrait pas l'orgasme ce soir. Il se déhancha discrètement pour attraper une protection. Puis, la tenant par les cheveux, il fit basculer le visage d'Adèle vers le sien en s'inclinant vers elle. Juste avant que ses lèvres ne touchent les siennes, il croisa son regard interrogatif. Ses iris étaient maintenant d'un vert pastel et exprimaient l'incompréhension. Elle répondit néanmoins à son baiser avec fougue avant de lui demander, son sexe toujours en main :
— Mais qu'est-ce que tu fais ?
— Tourne-toi, je veux te prendre comme ça.
— Tourne-toi, je veux te prendre comme ça.
Antoine décela une expression de satisfaction mêlée de tendresse qui traversa le visage d'Adèle. Elle se retourna pour lui présenter ses fesses parfaitement proportionnées. Il passa la protection et la saisit par les hanches. Il s'introduisit. Il ne ressentait plus aucun plaisir charnel ; juste la sensation de pression autour de son pénis parcourant une cavité vaginale. Il ne restait plus que l'écho de ce qui avait été agréable, il était las. Mais la respiration saccadée d'Adèle lui fit comprendre qu'elle y prenait beaucoup de plaisir de son côté. Il intensifia alors la profondeur de ses va-et-vient : Adèle criait sans plus aucune retenue à chaque fois qu'il s'enfonçait davantage en elle.
Après quelques minutes ainsi, il sentit son corps se contracter, suivi de plusieurs spasmes brefs, nets. Ce fut le signal qu'il attendait : il se tendit aussitôt, forçant une crispation, et laissa échapper quelques râles rauques, bien calés sur des coups de reins de plus en plus lents, espacés. Il se sentit libéré ou du moins suffisamment pour mettre fin au jeu. Il s'affaissa sur Adèle, encore saisie, haletante, secouée par l'onde de son orgasme.
Quand son sexe, perdant rapidement de la vigueur, glissa hors d'elle, il se dégagea lentement. D'un mouvement assuré, il ôta le préservatif et le dissimula dans la poche de son pantalon, posé non loin. Elle ne devait rien voir. Rien deviner.
Il s'écarta sans un mot et commença à se rhabiller.
— Tu ne veux pas plutôt prendre une douche ... avec moi ?
— Non ! rétorqua Antoine sur un ton qu'il aurait voulu plus doux.
— ... Tu es déçu de ce qui vient de se passer ?
— Absolument pas, lui mentit-il.
— Alors... Dors avec moi cette nuit, s'il te plaît.
— Non ! rétorqua Antoine sur un ton qu'il aurait voulu plus doux.
— ... Tu es déçu de ce qui vient de se passer ?
— Absolument pas, lui mentit-il.
— Alors... Dors avec moi cette nuit, s'il te plaît.
Antoine se retourna vivement vers elle, les yeux noirs :
— C'est tout à fait hors de propos !
— ... ?
— Je pensais que tu avais compris, continua-t-il en se radoucissant, cela peut te sembler étrange, mais autant nous nous autorisons, avec Anaïs, des aventures charnelles avec d'autres, autant nous ne transigeons jamais sur l'exclusivité des sentiments.
— Ha ! Parce que tu crois que je suis tombée amoureuse de toi ? dit-elle, vexée, ses yeux ayant pris des nuances de jade alors qu'elle le toisait.
— Je dis simplement que s'endormir nus et enlacés dans un même lit serait le début de quelque chose d'autre.
— Ou juste une fin un peu plus tendre...
— Je vois ce que tu veux dire, mais tu dois accepter que je ne le conçoive pas comme cela.
— Tu dois bien être le seul.
— Non, certainement pas.
— Qui ?
— Anaïs...
— ... ?
— Je pensais que tu avais compris, continua-t-il en se radoucissant, cela peut te sembler étrange, mais autant nous nous autorisons, avec Anaïs, des aventures charnelles avec d'autres, autant nous ne transigeons jamais sur l'exclusivité des sentiments.
— Ha ! Parce que tu crois que je suis tombée amoureuse de toi ? dit-elle, vexée, ses yeux ayant pris des nuances de jade alors qu'elle le toisait.
— Je dis simplement que s'endormir nus et enlacés dans un même lit serait le début de quelque chose d'autre.
— Ou juste une fin un peu plus tendre...
— Je vois ce que tu veux dire, mais tu dois accepter que je ne le conçoive pas comme cela.
— Tu dois bien être le seul.
— Non, certainement pas.
— Qui ?
— Anaïs...
***
Adèle était en proie à des émotions contradictoires. Physiquement satisfaite et détendue par ce qu'elle venait de vivre, mentalement frustrée et s'en voulant à elle-même. Certes les réactions d'Antoine étaient rustres, mais qu'est-ce qui l'avait incitée à dévoiler une envie d'affection ?
Elle détestait l'idée de le vouloir plus que de raison. Ce n'était pas elle. Elle s'était toujours juré de ne pas tomber dans ces travers-là. Pourtant, elle l'avait dit : Dors avec moi cette nuit. Trop tard.
Il était hors de question qu'elle perde la face. Elle le fixa d'un regard qu'elle voulait rancunier, non sans appréhension qu'il y décelât une pointe d'émoi.
Elle détestait l'idée de le vouloir plus que de raison. Ce n'était pas elle. Elle s'était toujours juré de ne pas tomber dans ces travers-là. Pourtant, elle l'avait dit : Dors avec moi cette nuit. Trop tard.
Il était hors de question qu'elle perde la face. Elle le fixa d'un regard qu'elle voulait rancunier, non sans appréhension qu'il y décelât une pointe d'émoi.
— En fait, tu es juste un toy boy, toi ! lui lança-t-elle, piquante.
— Je ne connais pas.
— Juste un film pas terrible qui passe au ciné en ce moment.
— Je ne connais pas.
— Juste un film pas terrible qui passe au ciné en ce moment.
Il ajusta sa veste, vérifia machinalement son portable, puis leva les yeux vers elle. Il semblait ne plus savoir quoi faire et restait figé, devant elle étendue, nue, offerte. Un instant, elle espéra qu'il changeât d'avis. Elle le chassa doucement:
— Pars, s'il te plaît.
Il sortit. Elle entendit la porte de son appartement se refermer. Une larme roula sur sa joue.
***
Anaïs entendit enfin une clé tourner dans la serrure. La nuit était déjà très avancée, mais elle ne ressentait pas la fatigue. L'excitation de cette situation inédite la maintenait éveillée. Quand Antoine entra dans le salon, un sursaut de désir la surprit. Il était différent ; sa posture lui conférait plus de charisme qu'à son habitude et ses yeux brillaient d'un air séducteur.
— Tu ne t'es pas endormie, ma chérie ?
— Raconte-moi, mon ange !
— Raconte-moi, mon ange !
Il s'assit sur leur table basse en face d'elle et lui narra sa soirée. Plus son récit avançait, plus elle avait du mal à contenir son envie de lui, les descriptions charnelles de scènes qu'elle ne pouvait qu'imaginer accentuaient davantage sa passion. Il finit son récit par une caresse appuyée sur sa cuisse dénudée. Ce contact l'électrisa.
— Je vais aller prendre une douche maintenant, dit-il en se relevant.
— Certainement pas après tout ce que tu viens de me raconter.
— Certainement pas après tout ce que tu viens de me raconter.
Elle s'était levée promptement du canapé pour lui bloquer le passage et elle l'y poussa violemment. Elle laissa glisser le long de ses jambes sa nuisette courte en satin noir ourlée de dentelles cyan. Elle s'agenouilla sur lui et prit sa bouche avec ardeur, y introduisant une langue avide de la sienne. D'un geste vif et habile, elle libéra son sexe et l'introduisit en elle. Elle se laissa envahir, son désir porté à son comble. A cet instant, elle se sentit privilégiée. Sans cesser de l'embrasser, elle contrôlait ses montées et descentes en faisant onduler son bassin. Une fragrance inconnue lui parvint : le parfum d'Adèle, comprit-elle instinctivement. Les effluves décuplaient ses élans dominateurs.
— Elle ne t'a pas donné autant de plaisir que je sais t'en donner, hein ?
— Elle ne peut pas rivaliser avec toi.
— Aucune ne le pourra jamais, asséna-t-elle. Je veux te sentir jouir en moi ! Maintenant !
— Elle ne peut pas rivaliser avec toi.
— Aucune ne le pourra jamais, asséna-t-elle. Je veux te sentir jouir en moi ! Maintenant !
Elle venait de le crier se surprenant elle-même. Le sentiment de supériorité sur toutes les autres femmes qu'elle éprouvait la transcendait. La volupté la possédait plus intensément que jamais.
Elle perçut un spasme entre ses cuisses, suivi d'un autre, une chaleur moite se répandait en bas de son ventre, lui procurant de torrides frissons. Elle l'embrassa langoureusement et ils restèrent ainsi.
Elle perçut un spasme entre ses cuisses, suivi d'un autre, une chaleur moite se répandait en bas de son ventre, lui procurant de torrides frissons. Elle l'embrassa langoureusement et ils restèrent ainsi.
— Je t'aime ! lui déclara Antoine dans un souffle.
Anaïs savait que cette déclaration était en partie due à un afflux de dopamine, pourtant cela fait naître en elle une sensation de plénitude. Elle caressa ses cheveux, se faisant plus douce. Puis elle réalisa qu'elle l'avait maintenu en elle et contrairement à son habitude, il était toujours vigoureux. Elle entreprit de recommencer à faire coulisser son bassin le long de son amour reconquis. Il l'y encouragea avec entrain. Elle dictait le rythme malgré les mains puissantes qui s'étaient saisies de ses fesses.
Une décharge de plaisir lui transperça l'entrejambe, secondé d'un spasme particulièrement brutal, toute sa peau frissonnait d'un désir satisfait. Ses muscles se contractèrent de concert tandis que les jets puissants qui pulsaient dans son sexe décuplaient toutes ses sensations. Elle se savait victorieuse, maîtresse absolue de ce corps qui vibrait sous elle. Mais une autre émotion montait en elle, plus difficile à nommer : une tendresse féroce.
***
Antoine enlaçait Anaïs, blottie dans ses bras. Allongé dans leur lit, le sommeil le gagnait, mais il fut interrompu.
— Tu voudras la revoir ?
— Qui ?
— Mais... Adèle !
— Je ne sais pas...
— Tu devrais... J'aime l'Antoine qui est revenu cette nuit.
— Qui ?
— Mais... Adèle !
— Je ne sais pas...
— Tu devrais... J'aime l'Antoine qui est revenu cette nuit.
Une vive inquiétude le traversa.
— Tu n'aimais plus l'autre ? osa-t-il après une hésitation de quelques secondes.
— Je me demande si je l'aimerais encore maintenant, répondit-elle d'un ton énigmatique. En tout cas, elle t'a changé.
— Ah bon ?
— Quatre éjaculations en une soirée, c'est un record, dit-elle un peu narquoise.
— Oui... soupira-t-il.
— Je me demande si je l'aimerais encore maintenant, répondit-elle d'un ton énigmatique. En tout cas, elle t'a changé.
— Ah bon ?
— Quatre éjaculations en une soirée, c'est un record, dit-elle un peu narquoise.
— Oui... soupira-t-il.
Antoine se remémorait le récit qu'il lui avait fait des moments charnels partagés avec Adèle. Il avait trop de fierté pour reconnaître qu'il n'avait pas réussi à atteindre l'orgasme et avait alors ajouté à son histoire deux extases fantasmées. Il avait pleinement conscience d'avoir enfreint leur règle et ça le mettait mal à l'aise. Pas question de faire marche arrière pour autant, il était trop tard.
— Merci de m'avoir fait jouir si fort tout à l'heure, je n'avais jamais ressenti ça avant, susurra Anaïs.
Son envie de dormir l'avait quitté, troublé par la discussion. Il repensa à leur amour sur le canapé, un peu plus tôt. Il avait enfin ressenti la délivrance sensuelle qui lui avait échappé toute la soirée. Il approfondit sa réflexion : avait-il vraiment besoin d'expérimenter d'autres corps comme il le suggérait depuis tout ce temps ? Son expérience avec Adèle bien que grisante au départ ne s'était pas terminée en apothéose. Au lieu de cela, c'est bien celle qu'il aimait sincèrement qui l'avait emmené à l'apogée du plaisir.
Un sursaut de conscience balaya ses pensées.
Pourquoi Anaïs insistait-elle tant pour inviter certaines de ses amies dans leurs ébats ? Pourquoi s'était-elle effacée à l'arrivée d'Adèle au bar ? Qui venait de reconnaître avoir ressenti son plus intense climax ?
Pourquoi Anaïs insistait-elle tant pour inviter certaines de ses amies dans leurs ébats ? Pourquoi s'était-elle effacée à l'arrivée d'Adèle au bar ? Qui venait de reconnaître avoir ressenti son plus intense climax ?
Il en était persuadé maintenant. Ce soir, et sans doute d'autres avant, il avait surtout été l'instrument du plaisir de ces femmes. Particulièrement celui d'Anaïs.
Il tourna les yeux vers elle, endormie dans le creux de ses bras. Elle semblait paisible, presque vulnérable. Et pourtant... Il y avait quelque chose, dans la douceur de sa respiration, qui lui laissait l'étrange impression qu'elle était déjà en train de jouer un coup d'avance.
Il tourna les yeux vers elle, endormie dans le creux de ses bras. Elle semblait paisible, presque vulnérable. Et pourtant... Il y avait quelque chose, dans la douceur de sa respiration, qui lui laissait l'étrange impression qu'elle était déjà en train de jouer un coup d'avance.
Adèle avait raison : il n'était qu'un « garçon jouet ».
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