Réel
Hétéro
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
ODESSA - Octobre 2019 — Chapitre 1 · JULIEN
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteur
ODESSA - Octobre 2019
Chapitre 1 · JULIEN
Moi, Kristina
J'ai 24 ans, encore pour quelques jours. Je suis née à l'Est... là où l'hiver durcit les traits, mais où les femmes apprennent très tôt à embraser le monde avec un simple regard. Chez moi, on dit que les filles savent marcher avant de ramper — peut-être pour mieux fuir ou mieux séduire, je ne sais pas. Moi, j'ai choisi de rester. De me faire regarder.
Je vis avec cette sensualité en moi. Pas seulement dans mes gestes ou dans ma peau, mais partout. Dans ma voix. Dans ma façon de m'asseoir, de croiser les jambes lentement, de pencher la tête quand je veux qu'on s'approche un peu plus. J'ai appris à jouer avec les silences, les hésitations, les désirs qu'on n'ose pas toujours dire.
Mon corps ? Je l'aime. Je le connais. Il répond à tout. Il aime le satin, les draps froissés, les mains sûres, les bouches qui ne mentent pas. Mes seins sont fermes, sensibles, impatients. Ma peau est fine, un peu pâle, et elle se tend dès qu'on effleure mes clavicules. Mon ventre réagit au moindre souffle. Et entre mes cuisses... je suis brûlante de vie.
,Mais je ne suis pas juste une jolie poupée slave. J'ai de la tête, de l'appétit, du feu dans le ventre et dans le cœur. Je suis libre, indomptable parfois, câline souvent, sauvage quand je le décide. Je ne fais pas semblant. J'assume ce que je veux. Et j'aime qu'on me suive dans ce vertige.
J'ai 25 ans dans quelques jours. Et je n'ai pas fini d'apprendre... ni de faire apprendre.
Odessa - Octobre 2019
Chapitre I - Julien
Je vais vous raconter mon histoire que j'ai vécue pendant que je faisais mes études d'histoire de l'art à l'université d'Odessa.
C'était en 2019. J'avais 19 ans, un âge où tout est encore flou, mais où les envies sont nettes, crues, irrésistibles. A Odessa, je suivais des cours d'histoire de l'art, de dessin, de photographie, de communication visuelle et d'infographie. Je vivais seule dans une petite chambre non loin de mon université et pas loin du port, dans le quartier de Moldavanka.
L'automne était déjà bien avancé, les rues sentaient le bois humide et la cigarette froide, mais dans l'air... il y avait cette tension. Celle que je ressens parfois dans le bas du ventre, quand quelque chose — ou quelqu'un — approche.
L'automne était déjà bien avancé, les rues sentaient le bois humide et la cigarette froide, mais dans l'air... il y avait cette tension. Celle que je ressens parfois dans le bas du ventre, quand quelque chose — ou quelqu'un — approche.
Le jour, j'apprenais à décrypter les symboles, à regarder les corps peints, à comprendre ce que la beauté cachait. Et la nuit... je découvrais la mienne.
Odessa me plaisait. Ville étrange, vibrante, un peu décadente. J'y avais trouvé une liberté que je ne connaissais pas avant. Là-bas, personne ne me disait de croiser les jambes ou de baisser les yeux. Et je savais que mon corps plaisait. Je savais aussi m'en servir, parfois, comme une arme douce, une invitation.
Odessa me plaisait. Ville étrange, vibrante, un peu décadente. J'y avais trouvé une liberté que je ne connaissais pas avant. Là-bas, personne ne me disait de croiser les jambes ou de baisser les yeux. Et je savais que mon corps plaisait. Je savais aussi m'en servir, parfois, comme une arme douce, une invitation.
Ce jour-là, il faisait gris, presque humide. Je n'avais pas cours l'après-midi, alors je suis allée lire dans un petit café de la rue Grecheskaya.
C'est là que je l'ai vu, assis près de la vitrine. Un roman français aux pages cornées. Il avait cette allure... solide, posée, et une élégance négligée que j'adorais. Manteau long, écharpe en vrac, barbe de trois jours, et ces mains grandes, nerveuses. Il avait une quarantaine d'années, peut-être plus. J'ai tout de suite su qu'il n'était pas comme les garçons de mon âge.
Nos regards se sont croisés. Il a souri. Lentement. Je suis allée m'asseoir à la table voisine, un peu trop près. Je fais souvent ça quand un homme me plaît. Je le regarde... puis j'attends. Et il n'a pas tardé à me parler.
Son russe était bon, tendre, chaud, drôle parfois. Il s'appelait Julien. Il m'a demandé si j'étais d'ici. Je lui ai répondu en français que j'étais étudiante, en art, mais que j'aimais surtout observer les gens. Il m'a dit que j'étais belle. J'ai souri. Il m'a parlé avec douceur, mais ses yeux me déshabillaient pendant qu'il commandait du thé. J'ai croisé et décroisé les jambes. Je savais ce que je faisais. Et lui aussi.
On a parlé pendant plus d'une heure. Puis il a proposé de marcher. Juste un peu. J'ai accepté. La rue était froide, mais entre nous, la chaleur montait. La conversation était fluide, chargée. Il m'écoutait, mais son regard descendait régulièrement vers ma bouche, mon cou, ma poitrine. Je l'ai laissé entrer. Pas par politesse. Par envie. J'étais déjà mouillée en pensant à sa bouche sur ma peau.
Il m'a raccompagnée jusqu'à mon immeuble. Et là... j'ai dit :
— Tu veux monter ? Juste pour un thé...
On savait tous les deux qu'il n'y aurait pas de thé.
Ma chambre était petite. Un lit bas, une lampe chaude, quelques dessins punaisés au mur. J'ai refermé la porte. Il n'a rien dit. Moi non plus. J'ai enlevé ma veste, lentement. Puis mon pull. J'étais en sous-vêtements, simples, noirs. Mes tétons pointaient déjà sous le tissu fin de mon soutien-gorge. Je le regardais. Je savais ce que je faisais. Lui aussi.
Il s'est approché. Il a glissé sa main sur ma joue. M'a embrassée sans attendre. Sa langue était chaude, impatiente, pleine. Il m'a plaquée contre le mur, a tiré sur ma culotte. Elle a glissé le long de mes cuisses.
Il s'est agenouillé. A écarté mes lèvres. Sa langue a glissé entre mes plis trempés, sans pitié. Il m'a dévorée. Il suçait mon clitoris comme une friandise. Je tremblais, les mains dans ses cheveux. Quand je suis venue, j'ai crié. Vraiment crié. Ça a secoué tout mon corps.
Il s'est levé, son sexe dur sous son pantalon. J'ai dézippé. Il était long. Gonflé. Veineux. Il m'a laissée le caresser, le sucer, lentement, jusqu'à la base. J'adorais son goût. Son odeur. Son gémissement discret quand je l'ai pris profondément dans ma gorge.
Il a pris un préservatif, l'a mis lentement pendant que je le regardais, les cuisses toujours ouvertes. Puis il m'a prise. Contre le mur. Fort. Sans ménagement. Je criais à chaque coup. Il entrait en moi profondément, me tenait par les hanches comme si j'étais à lui.
D'abord contre le mur. Mes jambes autour de lui. Il me cognait fort, sans pause. Ma chatte était trempée, avalait chaque coup. Je disais des mots vulgaires, l'insultais, criais de me baiser fort, je voulais qu'il continue, qu'il me salisse.
Il m'a retournée sur le lit. À quatre pattes. Il a pénétré mon anus d'un doigt, pendant qu'il me baisait encore. Et j'ai aimé ça. J'ai gémi encore plus fort.
— Tu n'es qu'une salope... a-t-il soufflé.
Et j'ai hoché la tête. Parce que j'aimais l'être, pour lui.
Il a sorti sa queue, enlevé son préservatif et il m'a tout donné, une série de jets puissants. Il a arrosé mon petit trou, mes fesses et mon dos jusqu'à la dernière goutte. Et quand il s'est écroulé sur moi, j'ai senti son corps chaud, son odeur d'homme, son souffle contre ma nuque.
Puis on est restés là. Nus. Transpirants. Mon corps tremblait encore. Il m'a caressé le dos, doucement cette fois. Comme s'il venait de me conquérir, de me comprendre. J'ai posé ma tête contre sa cuisse et j'ai souri. Je n'étais plus une fille ce soir-là. J'étais sa femme, le temps d'une nuit. Et je me suis endormie.
A mon réveil, il n'était plus là, seule son odeur persistait dans ma chambre et aussi deux billets de cent dollars posés à côté de ma lampe. Remerciements ou est ce qu'il m'avait prise pour une pute ? Je ne savais pas si je devais être en colère ou fière.
Je n'ai jamais revu Julien, je l'ai cherché dans les cafés d'Odessa, mais sans succès. Mais cette rencontre m'avait permis de confirmer mon intérêt pour les hommes plus âgés.
Je n'ai jamais revu Julien, je l'ai cherché dans les cafés d'Odessa, mais sans succès. Mais cette rencontre m'avait permis de confirmer mon intérêt pour les hommes plus âgés.
J'ai toujours aimé les hommes plus âgés. Pas un simple fantasme de “père de substitution”, non — ce serait trop facile. Ce qui m'attire, c'est la manière dont ils me regardent. Cette retenue feinte, ce calme sous tension. Et surtout, cette façon qu'ils ont de savoir. Savoir ce qu'ils veulent. Ce qu'ils font. Ce que je vaux.
Les garçons de mon âge... ils sont trop bruyants. Trop pressés. Ils veulent jouir avant même d'avoir goûté.
Moi, je préfère les hommes de 40 ans. De 50. Même 60. Ceux qui n'ont plus rien à prouver — mais encore tant à donner.
(à suivre)
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