Réel
Bi
Orientation principale dans ce chapitre
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
Promenade nocturne au bois — Chapitre 1
Certifiée écrite par un humain
D'après nous ce texte a été rédigé par un humain
Auteurs
Promenade nocturne au bois
Chapitre 1
Je sens encore la morsure de l’air frais sur mes cuisses quand j’y repense. Cette nuit-là, au bois de Boulogne, j’avais faim. Pas une faim simple, pas une envie douce ou tendre. Non. Une fringale sale. Une fièvre entre les jambes. Christophe l’avait lu dans mes yeux dès le dîner. Il savait. Il n’avait même pas eu besoin de me le demander. Mon regard disait tout : j’étais prête.
Il m’a regardée longuement, presque en silence, en mastiquant son steak. Puis il m’a simplement dit :
— Ce soir. On y va.
— Ce soir. On y va.
Mon cœur a bondi, mes cuisses ont frissonné sous la table. Ce n’était pas la première fois. Ce ne serait pas la dernière. Mais je savais que chaque sortie là-bas avait ce goût unique de l’interdit, ce mélange de peur et de pure excitation. Je ne me lasserai jamais de me faire baiser dehors, comme une chienne offerte, sous les regards anonymes et avides.
⸻
On a quitté l’appart vers 22h30. Je portais un trench noir, assez long pour cacher ce que j’avais en dessous… c’est-à-dire presque rien. Juste une culotte ficelle noire, des talons, et un soutien-gorge en dentelle transparent. Rien d’autre. Pas même une robe. Christophe m’avait demandé de ne rien enfiler d’autre. Il voulait que l’accès soit immédiat. Que je sois facile, comme ils les aiment là-bas.
Dans la voiture, il ne parlait pas. Il avait juste posé sa main sur ma cuisse nue. Une main ferme, chaude, possessive. Moi, je sentais déjà mon string trempé. L’odeur du cuir, la musique sourde, la ville qui défilait dans la nuit, et mon sexe qui battait contre ce petit tissu inutile.
Arrivés au bois de Boulogne, il a coupé les phares. On a roulé lentement sur les chemins sablonneux, au milieu des arbres, comme deux prédateurs à la recherche de proies… ou de spectateurs. Les premières silhouettes sont apparues très vite. Des hommes seuls, en jogging ou en jeans, planqués derrière des troncs, ou assis sur des rondins. Certains fumaient. D’autres se branlaient déjà. Tous attendaient.
— C’est ton public, salope, m’a dit Christophe.
J’ai souri. Il m’appelait comme ça, toujours dans ces moments-là. Et ça me faisait mouiller plus encore.
Il s’est garé dans une allée discrète. Il a sorti une petite couverture noire, qu’il a étalée à l’arrière du véhicule, le coffre ouvert vers les bois. Puis il s’est installé sur un pliant, à quelques mètres, dans l’ombre. Moi, j’ai descendu mes talons du siège passager. Lentement. Avec la lenteur d’une femme qui sait qu’on la regarde déjà.
Je me suis levée. Le trench a glissé sur mes épaules. Je l’ai laissé tomber au sol. Je me suis retrouvée là, presque nue. Les seins pleins sous la dentelle, les hanches larges, la culotte noire coincée dans ma fente. La fraîcheur de l’air a durci mes tétons immédiatement.
Des pas. Des souffles. Des regards. Je les sentais, même sans les voir.
Je me suis agenouillée dans le coffre, bien cambrée. Offerte. J’ai tiré ma culotte sur le côté. Mon sexe brillait déjà dans la nuit.
Et là… ils sont venus.
⸻
Le premier n’a pas dit un mot. Il a juste approché, respirant fort. Il a sorti sa bite. Elle était grosse, veineuse, déjà tendue. Je n’ai même pas eu besoin de la toucher. Je l’ai prise en bouche comme une pro. Goulûment. Sans faire semblant.
J’adore sucer devant d’autres hommes. J’adore qu’ils voient à quel point je me donne. Je salivais comme une chienne, la bouche pleine de cette queue anonyme, pendant que d’autres s’approchaient à leur tour. L’un s’est mis derrière moi. J’ai senti ses doigts écarter mes lèvres. Il a craché dans ma chatte. Il a frotté sa verge contre ma fente mouillée.
Et puis il m’a enfoncée. D’un coup. Brutal. J’ai crié, la bouche pleine de bite. Et j’ai aimé ça.
Christophe regardait. Je le voyais dans la pénombre. Sa main bougeait lentement sous son pantalon. Il ne touchait jamais personne. Il venait avec moi. Il me laissait tout prendre. Et il rentrait, repu, le regard chargé de ma crasse.
Ils ont défilé. Une main dans mes cheveux. Une main sur mes hanches. Des bites qui me baisaient la bouche, la chatte, parfois même les deux en alternance. À chaque changement, je gémissais plus fort. À chaque giclement, je sentais ma peau se couvrir de foutre chaud.
Mon string ne servait plus à rien. Ma dentelle était trempée. Mon rouge à lèvres bavait sur mes joues. J’étais à quatre pattes, les genoux dans les aiguilles de pin, les seins battant sous les coups de reins. Et j’en voulais encore.
⸻
L’un d’eux a demandé à me prendre dans le bois. Je n’ai même pas regardé Christophe. Je savais qu’il ne dirait rien. Il adorait quand j’étais une traînée jusqu’au bout.
Je me suis levée, jambes tremblantes. L’homme m’a emmenée quelques mètres plus loin. D’autres nous ont suivis. Il m’a plaquée contre un arbre. J’ai senti l’écorce rugueuse contre mes seins. Il m’a écarté les cuisses. Et il m’a prise comme un animal, là, dans l’ombre.
Un autre s’est approché. Il m’a pris la bouche pendant que l’autre me baisait. Et un troisième m’a giflée doucement, juste pour voir si j’aimais ça.
Je n’ai rien dit. Je me suis laissée faire. J’étais dans mon monde. Un monde de bites, de salive, de foutre et de gémissements.
Quand je suis revenue vers la voiture, j’étais nue, les cuisses dégoulinantes, les cheveux collés, les cuisses marquées de rouge. Et j’en redemandais.
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