OS - La Ninja du Weekend d’Intégration
Chapitre 1
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✦ cocolst OS - La Ninja du Weekend d’Intégration XSTORY
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Fiction
• Fiction : Récit entièrement imaginé, avec des personnages et des situations inventés
• Inspiré du réel : Récit partant d'une expérience vécue, avec une part d'invention ou d'embellissement
• Réel : Récit fidèle à une expérience réellement vécue
• Fantasme : Histoire correspondant à un fantasme personnel ou collectif
• Poème : Texte rédigé sous forme poétique avec contenu érotique
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OS - La Ninja du Weekend d’Intégration — Chapitre 1

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cocolst
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OS - La Ninja du Weekend d’Intégration

Chapitre 1

L'an dernier, j'étais là, à leur place. Tout juste sorti de chez papa-maman, je devenais étudiant ; j'apprenais à me débrouiller seul ; je me construisais déjà. J'étais en première année, perdu, me cachant dans la masse. Devant ces nouvelles têtes, je me sens presque comme un dieu face à ces visages qui me font penser à moi, il y a à peine 12 mois.
 
Le bizutage n'existe plus depuis bien longtemps. C'est plus gentil maintenant. La nuit derrière, tout juste sorti du bus, tout le monde a monté sa tente. La mienne est pour deux personnes, comme pas mal d'autres, car je devais la partager avec ma petite copine, Laurine. Sauf que, nous ne sommes plus ensemble. Elle sera dans celle d'un autre, de Hugo avec qui elle m'a cocufié pendant des mois avant que je m'en rende compte il y a deux semaines, alors que tout le monde le savait autour de moi. À part être passé pour un cocu débile, tout va bien.
 
La mienne en place, je fais le tour chez les nouveaux. Certains s'en sortent très bien ; d'autres se demandent à quoi peuvent servir les sardines. Je donne un coup de main, comme d'autres de ma promo, d'autres de celle d'au-dessus. Et il y a ceux qui restent plus loin, à commencer à s'amuser avec des packs de bière comme Laurine et Hugo qui s'affichent devant tous, pour me foutre la honte encore plus.
 
Sans dire qu'il y a des clans établis, je pense qu'une cohésion entre nous est plus profitable. D'autres préfèrent s'amuser entre eux, entre personnes “du même niveau”. Ils sont en dehors des valeurs de l'école et des miennes.
 
— Hey, Trav…
— Merde, m'appelle pas comme ça.
— Pardon. C'est juste amusant, le prend pas mal.
— Ouais, mais à force, ça fait chier, quoi ! Je pensais que c'était fini.
 
Pourquoi je n'aime pas qu'on m'appelle ainsi ? Vous ne le saurez pas. J'ai ma fierté tout de même. Je me suis suffisamment fait charrier comme ça depuis quelques jours, pas besoin que vous vous y mettiez également.
 
— Bon, Arthur, tu les trouves comment les nouveaux ?
— Ben, certains se débrouillent très bien. Mais pour d'autres, il va falloir qu'ils découvrent rapidement la vraie vie.
— Et elle ?
 
Il pointe du doigt cette fille. Elle détonne face aux petits jeunes qui ont l'air de brebis tout juste sorties du ventre de leur mère. Certains la surnomment déjà Ninja Girl. La rentrée a débuté il y a deux semaines ; elle a foutu à terre toute personne qui a osé poser sa main sur elle, sur l'épaule, un geste amical pourtant. Quoi qu'il en soit, sa tente est parfaitement installée, comme s'il s'agissait d'une simple formalité pour elle.
 
— Alors ? T'en penses quoi ?
— Je ne sais pas. Je n'aimerais pas me frotter à elle.
— Ben, il va falloir. Tu es son parrain !
— Quoi ? Pourquoi moi ?
— On va dire que c'est le hasard.
— Mais, ça devait être Hugo.
— Ben, il a interverti. Privilège d'être le président du bureau des élèves.
— L'enculé ! Il veut encore me faire chier, ce connard. Il n'a même pas les couilles de me l'annoncer lui-même.
— Si ça se trouve, elle est sympa.
— … Je pense surtout qu'il a peur d'elle. Ok, je relève le défi.
— Bon courage. Je t'amènerai un kebab lorsque tu seras sur ton lit d'hôpital.
 
Je regarde cette fille que personne n'ose maintenant approcher. Ninja Girl… Quelque part, elle porte assez bien son nom. On dirait presque qu'elle sort d'un manga. Elle a les cheveux courts décolorés en blond platine, limite blanc, porte toujours un haut super moulant. On y distingue à travers des piercings aux tétons d'une poitrine toute menue. Un tatouage de dragon couvre tout un bras. Elle est ultra-fine, avec des petites fesses légèrement rebondies. Toute mouillée, elle ne doit pas dépasser 40 kg.
 
Je m'approche d'elle pour l'informer de la nouvelle. Elle me regarde alors, me donnant envie de partir dans l'autre sens tellement elle ressemble à un félin qui est prêt à bouffer sa proie. J'ouvre la bouche pour sortir un mot, mais elle me coupe : 
— Je ne suis pas intéressée.
 
Je réfléchis un instant, perplexe. Je tente à nouveau : 
— Non, toujours pas intéressée.
— Je ne viens pas te draguer. De toute façon, tu n'es pas mon style de fille.
— Ah oui ? C'est quoi ton style ?
— Brune, et plus de formes. Bon, je viens juste pour te dire que je suis ton parrain.
— M'en fous. 
— Ben, je t'explique…
— Je m'en fous toujours.
— … En gros, si tu as le moindre problème, ben, tu viens me voir pour que je trouve une solution, et je te filerai les devoirs de l'an dernier pour que…
— Je m'en fous toujours et encore. Je sais me débrouiller toute seule. Par contre, à l'inverse, si tu as un problème avec quelqu'un, tu peux venir me voir. Je te ferai un prix d'ami et je règlerai l'affaire à ma façon.
 
Instinctivement, ma tête se tourne vers Hugo. Laurine, assise sur ses cuisses, glousse comme une poule en faisant semblant de comprendre la conversation de ce groupe de cons.
 
— Pour lui ? Ce sera gratos.
— Et pourquoi ?
— C'est pas tes oignons. C'est toi qu'on appelle Trav ?
— … L'info circule rapidement, visiblement.
— Avec image à l'appui. Bon, tu me laisses glander tranquillement maintenant ?
 
Elle sort une clope de sa poche, l'allume et me souffle la fumée au visage. Je tousse un instant puis pars vers ma tente. Je me retourne, la regarde… Elle n'est pas mon type, c'est clair, mais elle a quelque chose de différent qui me plait.
 
Ok, je sais ce que vous pensez. Non, je ne vous dirai toujours pas pourquoi Trav et ce que sont ces images. Vous n'êtes pas intéressé de pourquoi elle serait prête à lui péter la gueule ? Ouais, tout transpire en lui comme quoi c'est un gros connard, et cette raison est suffisante pour beaucoup. Mais, il est pote avec des musclés qui font du rugby, alors… Et c'est certainement pas moi, bien que n'ayant pas un pète de graisse sur mon corps, qui irai l'affronter avec mes 55 kg.
 
Oui, je comprends cette question : comment est-il devenu président du BDE si personnes ne l'apprécie ? Par le chantage, messieurs dames, tout simplement. Ceux qui refusaient de voter pour lui risquaient d'avoir des éléments compromettants divulgués. Hey ben, je n'avais à l'époque rien à me reprocher à part quelques gerbes, mais en fait, depuis, un peu… Vous savez pourquoi on m'appelle Trav du coup.
 
Hugo, en troisième année maintenant grâce à ses parents toxiques qui payent une belle taxe d'apprentissage à l'école, avait profité du weekend d'intégration de l'an dernier pour se noter dans un petit carnet des éléments intéressants sur les nouveaux. Un tel weekend est l'occasion pour faire des connaissances, découvrir les autres, se découvrir. L'amusement, la sensation de liberté… J'avais fini la soirée à vider tout mon corps à gerber comme un malade, ma première cuite de toute ma vie, mais pas la dernière depuis. D'autres étaient en train de s'envoyer en l'air, se faire dépuceler, souvent alors qu'une ou un petit ami éloigné était en train d'envoyer des textos du genre : « j'espère que tu t'amuses bien. Je t'aime ».
 
Bref… Le principal est que toutes les tentes soient montées pour cette première nuit, car demain, ce sera autre chose : sport, promenade, pour finir par la première véritable soirée étudiante de tous ces nouveaux.
 
~~ oooOOooo ~~
 
Cette soirée bat déjà son plein. Les premiers roulages de pelle ; les premières gerbes en plein champ. Étrangement, je me sens dans mon environnement. Il y a juste la musique qui est à chier : de la techno à fond, et que de la techno. Je vois Ninja Girl à l'écart, une canette de bière à la main, tirant sur une cigarette. Elle a l'air de s'amuser autant que moi.
 
On va dire que c'est à cause de l'alcool que je me décide d'aller la voir. M'approchant, elle me regarde encore avec cet air de tueuse en série qui me voit comme cible. Avant que je n'aie le temps de dire un mot, elle retourne cette canette pour me montrer qu'elle est vide et me sort : 
 — Rends-toi utile, parrain !
 
La connasse… Mais, cela m'amuse en même temps. Je lui en ramène une nouvelle, m'en suis pris une en même temps. Je lui propose de trinquer : 
—  Dans tes rêves uniquement.
 
 
Et elle se boit une bonne gorgée. Je fais de même. Est-ce l'alcool ? Je la trouve plus jolie, son visage me semble moins sévère. Alors que nous restons l'un à côté de l'autre sans rien se dire, sans rien faire, juste à picoler comme des ivrognes, elle brise le silence : 
— On se fait chier comme des rats morts. T'aime quoi comme musique ?
— Tu me dragues ?
 
Un sourire ironique sur son visage, mais un sourire tout de même. D'un ton cash, elle me répond : 
— Si tu veux me faire vibrer, donne-moi le modèle de ta moto.
— Ça risque pas. Mais j'ai déjà conduit un 50 au lycée.
— Ouais, je vois. Toi t'es du genre à écouter du Louane pour faire kiffer tes nièces, pas vrai ?
— … Bien vu. Je connais même une ou deux chansons par cœur. “Jour un, amour numéro un, dis-moi que tu m'aimes, supplément mortel”... Ok… La honte… Mais, sinon, je suis plus années 70, 80 voir 90. Hey, j'ai failli aller au Hellfest l'an dernier, mais ça tombait durant le bac.
— T'as un couteau sur toi ? Une arme, n'importe quoi, même un stylo bille ?
— … Heuuu, pourquoi ?
— Coup d'État ! On va prendre possession de la platine.
 
Je me mets à rire. Cette idée est tellement farfelue que je ne peux m'empêcher de… Elle me prend le poignet et me traine vers le DJ. Elle est sérieuse ? Putain, elle est sérieuse ! Et surtout, elle me tient la main, elle qui a pété la gueule à tous ceux qui ont osé la toucher. Elle me tient le poignet avec sa main, une main chaude et rassurante, une main forte et douce à la fois. Elle me tient la main… Je souris : elle est certainement la personne la plus intéressante que je connaisse actuellement, même si je ne connais rien d'elle.
 
Sans aucune cérémonie, elle pousse violemment celui qui s'occupe du son, qui se pète la gueule de l'estrade, un pote de Hugo, tout en disant : 
— On en a marre de ta merde. Dégage, t'es trop à chier !
 
Le mec, surpris, pris de peur certainement, s'en va. Elle sort son téléphone de la poche arrière de sa minijupe blanche en jeans. Elle choisit des chansons qu'elle synchronise avec l'ordi, coupe la merde diffusée tout en prenant le micro en main alors que ceux sur la piste de danse improvisée se mettent à râler.
 
— Désolé de vous emmerder, mais passons aux choses sérieuses !
 
Ils restent sans bouger alors que commence un rift de guitare électrique appuyée par de la percussion bien présente. Je la regarde en lui disant : 
— Hey, je connais. C'est pas la musique de Matrix ?
— Je sais pas, c'est Wake Up de Rage Against The Machine. T'aimes ?
— Putain, ouais !
 
Ça commence doucement, et ça monte en tempo. Déjà, elle joue de la tête, des épaules. Je l'accompagne… Enfin du bon son. Même si elle n'est pas la plus rythmée, la plus délirante, elle est comme un souffle de vie pour effacer les merdes précédentes. Et en face de nous, ça commence à se balancer, à se lâcher.
 
Ninja Girl balance du Highway to Hell d'AC/CD juste après. Ça gueule de plaisir. Je lui crie à l'oreille :  « Pump up the volume ! ». Les bras levés en l'air, ça se déchaine de partout. Certain se lancent dans des pogos. L'ambiance est là ! Putain, je kiffe ! Ce n'est pas Ninja Girl, mais Metal Girl ! Et tout le monde s'en fout des éclairs plus loin, de l'orage qui s'approche. On kiffe notre race à donf !
 
Encore d'autres sons qui font vibrer tout le monde, dont elle et moi, et d'un coup tout s'arrête. Ça gueule de frustration. Je tourne la tête et vois Hugo qui a débranché la prise électrique. Évidemment, comment aurais-je pu ne pas m'en douter ? Il aime imposer ses choix, être le centre de toutes les attentions. Nous sommes en train de l'évincer, de le détrôner.
 
Ouais, j'ai trop bu, faites pas chier ! J'ai juste besoin de me lâcher un bon coup. Alors, je me mets à gueuler, puisque le micro ne fonctionne plus. Ouais, je gueule : 
— Heyyyyy, oh !
 
Les jérémiades baissent d'un ton. Je recommence : 
— Heyyyy, ooohhh !
 
Certains commencent à répondre de la même façon. Putain, je me prends pour Freddie Mercury au Live Aid. Et je relance un coup ; j'ai en réponse presque tous. Je kiffe ! Moi qui aime être effacé, je kiffe sévère ! Je tourne la tête vers Metal Girl qui a les yeux fixés sur moi, la bouche entre-ouverte, les yeux pétillants. Putain, si elle savait le courage qu'elle me donne à cet instant même ! J'ai trop bu ; je la trouve magnifique. Mais, je me lance : 
— Désolé pour cette interruption de service. Nous avons un bug au nom de Hugo l'éjaculateur précoce. 
 
Tout le monde se met à rire. L'autre commence à monter sur scène, les yeux rivés sur moi avec la ferme intention de me péter la gueule. Avec trente kilos de plus, une demi-tête supplémentaire à la mienne, les muscles saillants, il est clair que je vais finir en miette. Pourtant, je n'ai pas peur. En plus, Métal Girl s'interpose ; il recule en la voyant. Cette nana est hors norme. J'en profite pour continuer : 
— Il ferait mieux d'aller voir ce que fait Laurine qu'on ne voit plus. Hugo, conseil, va jeter un œil derrière les arbres là-bas ! Je suis certain qu'elle se fait mettre par un de tes potes.
 
Spoiler alerte : je n'ai pas peur, mais je prends conscience que je vais finir dans un caniveau alors même que je n'ai pas encore rédigé mon testament et une lettre d'adieu à mes parents. Je suis presque sur le point de me pisser dessus pour le coup.
 
Quoi qu'il en soit, Hugo se barre, s'ayant pris la plus belle humiliation de sa vie. Ma garde du corps me chope la main pour que je l'aide à remettre l'ambiance. Elle me demande de couper le disjoncteur avant de rebrancher pour éviter une surcharge électrique. Elle est accroupie, les cuisses ouvertes, un joli petit string blanc se glissant entre ses lèvres intimes, de petits poils pubiens fins en sortant. Elle attend que je lui dise que c'est ok, mais j'hésite car cette vue va disparaitre si je m'exécute. Je le fais tout de même.
 
Avant qu'elle ne rebranche, elle me demande, gardant cette position : 
— C'est quoi ton vrai nom ?
— Arthur. Et toi ?
— … Mes amis m'appellent Ange à cause de ma couleur de cheveux. Sinon, c'est Angélique. Ma mère était fan d'Angélique, Marquise des Anges… Tu vois le genre ?
— Et moi, je t'appelle comment ?
— Pourquoi pas Ange ? C'est quoi ton histoire de travelo ?
 
Mesdames et messieurs, je vous en prie : ne lisez pas ce que je vais lui répondre. Je suis trop bourré, sans tabou, désinhibé. Les mots qui vont suivre sont uniquement pour elle et non pour vous. S'il vous plait, sautez les prochaines lignes ; la suite est bien plus intéressante.
 
Je lui dis… Je lui dis ce qu'il s'est réellement passé alors que la pluie commence à tomber sur nos tronches et de plus en plus fortement. Je lui dis, qu'une fois, Laurine a voulu que je me déguise en fille, m'habillant avec des habits à elle : un petit top, un soutien-gorge rempli de mouchoirs pour faire croire que j'ai de la poitrine, une minijupe, un string dessous qui n'arrivait pas à contenir mes couilles, des bas résilles. Elle m'avait même maquillée de façon provocante. Évidemment, elle prit des photos…
 
Tout ceci devait rester entre nous, juste pour rigoler. J'avais bandé, à en relever le bas de la jupe, alors qu'elle se touchait en disant que j'étais trop excitant. Je me suis branlé en voyant ses doigts caresser sa chatte luisante. Elle a joui sous mes yeux ; j'ai inondé ses vêtements de mon foutre. Mais, seul moi a été photographié.
 
Lorsque je l'ai jartée après avoir découvert sa relation avec Hugo, elle lui a tout balancé. Ayant préalablement refusé son chantage, tout le monde a pu découvrir ces images, une fausse histoire racontée en même temps : ça m'excite de me déguiser en gonzesse.
 
Voilà, merci de ne pas avoir lu. Vous pouvez reprendre la lecture de ce récit.
 
Ange rebranche le courant en me disant : 
— T'as eu raison de pas te laisser faire. T'inquiète, mon pote, t'es pas tout seul.
 
Je réactive le disjoncteur. Elle se relève, la musique reprend. Le matos là-haut ne risque rien, protégé par un toit en tôle. Mais, nous commençons à être bien mouillés avant de remonter sur l'estrade. Son haut devient transparent, ses tétons percés apparaissent au travers, ses petits seins qui me semblent bien mignons. Putain, ce n'est pas mon type de fille, mais tout m'excite chez elle.
 
Et c'est reparti pour le show. Malgré la pluie battante qui fait du bien à cause de cette chaleur pesante, presque tout le monde reste présent, à danser comme des fous alors qu'Ange continue à foutre l'ambiance. Cela commence à ressembler à un concours de tee-shirt mouillé. Et des belles poitrines… Putain, il y en a vraiment pour tous les goûts. Certaines n'ont pas de soutif et ont l'air de s'en foutre qu'on les voit ; certaines ne cachent pas leur plaisir d'être matées comme du simple gibier.
 
Ange coupe le son un instant, montrant sa bière vide, tout en gueulant : 
— Hey ! J'ai besoin de carbu. Une bise à celui qui m'en apporte.
 
Au moins vingt verres lui sont ramenés, avec toute sorte d'alcool : gin, vodka, rhum… Vraiment de tout. Au moins vingt mecs retournent dans la fosse, les yeux pétillants d'avoir pu poser leurs lèvres sur sa joue sans se faire péter la gueule.
 
Tout le monde semble de plus en plus déchainé, désinhibé, sur ces sons de métal. L'ambiance, l'an dernier, était bien plus calme. À cette heure, les chatons étaient déjà partis se coucher. Et en parlant d'heure, c'est le moment pour Woodman. C'est un gars de ma promo, une vraie tronche, mais avec un style bien à lui. Je ne suis pas certain de connaitre son véritable nom. On l'appelle tous ainsi à cause de sa barbe de 15 km, des cheveux aussi longs : un vrai homme des cavernes. Mais, admettez que Woodman sonne mieux que Cavernman.
 
Quoi qu'il en soit, il se dessape devant tout le monde. Nous, on a l'habitude. Je me demande juste ce que va être la réaction des nouveaux. Il n'a pas de pudeur et encore moins de complexe à exhiber son gros bide, ses fesses flasques, son micro pénis. Non, ça va, ça fait rire. À croire que ça motive certains d'ailleurs.
 
Quelques minutes plus tard, tous les mecs sont torse poil. Et vive l'égalité des sexes : pas mal de filles font de même. Oh que c'est beau. Je suis vraiment fan de nichons. Ça commence à se toucher pour certains, à s'embrasser pour d'autres. Il y a Bénédicte, une nana de troisième année, qui est même à genoux à sucer au milieu de tout le monde un petit nouveau. Rien de surprenant car une soirée sans Béné avec une queue dans la bouche est comme une soirée sans Woody à poil : ça manque de sel.
 
Tout ceci me donne envie de me rapprocher de ma filleule. Mes yeux se tournent vers elle doucement, découvrant tous ces verres qu'on lui a amenés plus tôt et qui sont vides. Elle titube sur elle-même. Je crois qu'elle est totalement bourrée. J'ai l'impression qu'elle va s'écrouler sur elle alors, je lui mets un bras autour des hanches. Elle me regarde : 
— Je… Pas… bu… trop… pipi…
 
Elle se tient, les mains posées sur la platine ; j'entends de l'eau couler avant de m'apercevoir qu'elle se pisse dessus, que son urine coule le long de ses jambes. J'observe autour pour être certain que personne d'autres le remarque. Et je prends la parole : 
— Désolé, mais notre DJ est totalement out. Je vous propose qu'on arrête là, il est presque quatre heures du mat et notre bus vient nous chercher à 10. Bonne nuit, bisous et bonne baise pour certains.
 
Ça râle, évidemment, mais tout le monde commence à se disperser comme il peut, à essayer de retrouver leur tente. Mais, je suis plus inquiet pour Ange. Le mélange d'alcool n'est jamais bon. Elle tient à peine debout. Je la porte quasiment pour descendre de l'estrade. Déjà, bon point : la pluie s'est arrêtée. Malgré mes mains sur son ventre, elle glisse entre mes bras, à cause de la sueur, de l'humidité ambiante. Mes mains se retrouvent au niveau de son haut, le soulève sans le vouloir, atteignent ses seins nus. 
 
Je vous vois venir, bande de pervers. Non, je n'en profite pas pour la peloter. C'est juste que je n'ai jamais réussi à porter 40 kg à bout de bras. Je fais ce que je peux, moi ! Je vous rappelle que je ne fais que 55 kg !
 
N'arrivant pas à la relever, je reste à côté d'elle qui est à genoux sur l'herbe trempée et sur le terrain boueux. J'ai surtout peur qu'elle me fasse un coma éthylique. Alors, je lui fourre mes doigts dans la bouche. Ouais, ça peut paraitre dégueulasse, mais j'en ai l'habitude. Le nombre de fois, l'an dernier, où j'ai tenu les cheveux de mon ex ou d'une autre fille, est incalculable. Je n'hésite pas à les enfoncer jusqu'à sa gorge.
 
Je sens que ça vient ; je me retire. Elle gerbe tout ce qu'elle peut, et c'est tant mieux. Elle semble reprendre un peu vie, semble moins blanche même si on ne voit presque rien. Je l'aide à se relever, m'aperçois qu'elle s'en est foutue partout sur elle. Pas le choix : direction le bâtiment de sport qui a des douches pour la nettoyer. Et je vous promets que là, je ne bande plus du tout.
 
C'est devant la porte que je me sens con : elle est fermée de l'intérieur. Je regarde le ciel en espérant que la pluie va revenir : pas un nuage en vue. Mais, les battants en fer s'ouvrent d'un coup. L'un des mecs de l'équipe de rugby en sort, la tient pour que j'entre avec Ange que je porte comme je peux. Il a le sourire aux lèvres et me dit en passant : 
— Ton ex est une sacrée salope.
 
Qu'il dise ce qu'il veut, j'ai plus urgent à régler. Je mets Ange sous la douche, toute habillée pour la nettoyer. Je retire mon tee-shirt qui en a aussi dessus pour le passer sous l'eau. Ninja Girl semble aller mieux, arrive à ouvrir un peu les yeux. Je lui passe une main sur la joue : 
— Ça va ?
 
Elle tente de me dire quelque chose, mais mes oreilles entendent de drôles de sons venant d'un peu plus loin : 
— Ah ! Ah ! Ah ! Ouuuiiii ! Ah ! Ah !...
 
Je suis curieux de découvrir. Ange respire de mieux en mieux sous cette eau qui lui fait du bien. Je la laisse quelques secondes pour aller voir ce qu'il se passe. C'est dans la salle omnisports que je découvre mon ex, Laurine, en train de se faire partouzer par quatre potes de Hugo… Je la savais cochonne, mais pas à ce point-là.
 
Je la regarde, mon ex, en me disant qu'elle a en fait un trop gros cul, du bide et des nichons pas beaux. Pourtant, cela ne me dérangeait pas avant. Et, ce qu'elle fait là, je m'en fous royalement. Alors, je retourne voir Ange.
 
Elle est toujours sous la douche, assise sur le sol, les jambes écartées, le string baissé sur les jambes. Elle se touche, se caresse, se masturbe. Je ne suis pas certain qu'elle ait remarqué ma présence. Je devrais la laisser seule le temps de… Mais, je n'arrive pas à partir. Je suis obnubilé par ce spectacle. Je bande, plus que jamais alors même que je ne suis pas fan des poils pubiens. Je n'arrive cependant pas à me résoudre pour sortir ma bite prête à exploser, me branler en même temps. Non, j'attends juste qu'elle finisse. Elle est méga belle lorsqu'elle jouit, et j'adore ses gémissements… Puis, je l'amène à ma tente, ne me souvenant pas laquelle est la sienne.
 
~~ oooOOooo ~~
 
Trempée, je la déshabille alors qu'elle est presque inerte sur le sol. J'enlève ses baskets, sa jupe, son haut, son string. Je les mets sur le côté pour tenter de les faire sécher. Je la vois en chien de fusil à grelotter. Alors, je me déshabille aussi, mais garde mon caleçon. Je me colle à elle pour la réchauffer, et nous couvre avec le sac de couchage. Je suis contre elle, les mains sur son ventre. Elle m'en prend une pour la mettre sur sa poitrine ; je n'ai aucune envie de résister.
 
Putain, oui, je bande et ce n'est pas qu'à cause de ce contact. Prenez-moi pour un pervers si vous voulez, mais elle a une odeur qui m'appelle. Elle a… Je ne saurais le dire, mais je suis bien collé à son corps. Vous vous demandez certainement si je vais en profiter pour fourrer ma queue dans sa chatte ? Ben non, ce n'est pas mon genre. Je ne suis pas Hugo, juste Arthur.
 
Alors, je reste contre elle, la sentant se détendre, respirer, l'entendant même ronfler un peu. J'ai un putain de sourire aux lèvres, c'est fou. Elle me détend d'une certaine façon, même si ma bite est parfaitement tendue. Elle me fait oublier que je vais finir dans un cimetière prochainement, tué par Hugo. Je ferme les yeux un instant, lui pose un petit baiser sur son épaule.
 
J'ouvre les yeux tout de suite après à cause d'un bruit désagréable : la sonnerie de mon téléphone que j'avais programmé pour neuf heures. Ange n'est plus là. Ses affaires ne le sont plus non plus. Je me rends compte que j'ai le caleçon aux chevilles. Rien d'étonnant : dès que je dors habillé, je me réveille à poil comme si dans mon sommeil je virais mes vêtements.
 
J'enfile mon jeans, même s'il est sale. Je fouille dans mon sac pour récupérer mon sweat car il ne fait pas super chaud tout de même. Je ne le trouve pas. Mon dernier sous-vêtement de rechange que j'avais prévu n'y est pas non plus. Je n'ai que mon tee-shirt d'hier soir, encore trempé et avec des taches de vomi dessus. Je préfère sortir torse nu.
 
Certains sont déjà debout à commencer à défaire leur tente. Il y a un vent plutôt frais ; je me les pèle grave. Mais je commence à gueuler : 
— Allez, Allez ! On se réveille ! C'est l'heure de ranger ses affaires. Si vous voulez prendre une douche : 30 secondes max car on n'a pas le temps. Hop hop hop, debout tout le monde. Il y aura des pitchs que pour les premiers qui sont prêts.
 
Je m'avance entre les rangs en répétant mon speech. D'autres de ma promo font de même, aussi décalqués que moi. De toute façon, durant les six heures de bus, on aura le temps de dormir un peu.
 
J'arrive devant Ange. Son sac est prêt, sa tente rangée. Elle me regarde avec la tête déconfite, comme celle que je dois avoir. Elle me demande d'approcher vers elle, couverte par mon sweat, portant un mini short en jeans noir, laissant ses jolies jambes à l'air libre. Elle me demande de lui montrer mon doigt. Je ne comprends pas, mais je tends mon index vers elle. Elle me l'attrape d'un coup, me le tord en arrière. Putain, ça fait mal ! Je tombe à genoux devant elle. Elle ne lâche pas la prise.
 
— Aïe aïe aïe… !
— Il s'est passé quoi cette nuit ?
— Rien, je te le promets.
— Alors, pourquoi j'étais à poil dans ta tente et t'avais ta bite dure contre moi ?
— Attends, attends. Me pète pas le doigt, je t'explique. Je te promets qu'il ne s'est rien passé.
— Allez, parle !
— … Tu te souviens depuis quand ?
— Heuu… Me suis pissée dessus, je crois. J'ai gerbé aussi.
— Ok, alors voilà…
 
Elle ne me lâche pas pendant que je lui raconte. Elle ne dit rien jusqu'à ce que je finisse. Elle pousse encore un peu plus mon doigt en arrière. C'est hyper douloureux, vous n'imaginez pas. Puis, elle se penche, récupère mon téléphone dans ma poche arrière, le déverrouille avec l'empreinte de mon index. Je lui demande tout de suite : 
— Tu fais quoi là ?
— Je vérifie que tu n'en as pas profité.
— Je te jure que je ne t'ai pas prise en photo. S'te plait, ne regarde pas.
— Pourquoi ?
— … Y'a des choses compromettantes dessus.
— Sur moi ?
— … Non, sur moi.
— T'inquiète, j'en ai vu d'autres.
 
Elle parcourt visiblement la galerie et a un petit sourire aux coins des lèvres. Elle me montre une de mes photos alors que je suis en train de mesurer… J'ai vraiment la tête dans le cul, là ! Même à vous, je suis capable de tout dire. Ben oui, mais qui, chez vous, messieurs, n'a jamais mesuré la taille de sa bite ? Hein ? Que le premier qui ne l'a jamais fait me lance une pierre. Quoi ? Vous n'avez pas pris de photo pour autant ?... Ouais, ben… Ce n'est qu'un détail ça… Pour une étude scientifique : savoir si elle peut grandir ou rétrécir dans le temps, en gardant des preuves… Vous êtes vachement relou !
 
Elle me lâche enfin mon doigt, me redonne mon téléphone. Elle enlève le sweat qu'elle me tend, me laissant découvrir un petit débardeur blanc à fines bretelles, moulant assez bien sa petite poitrine, mettant en valeur ses piercings. Mais, ma tête est ailleurs.
— Tu peux le garder.
— C'est le tien et je t'ai vu grelotter. Moi, j'ai l'habitude. Je fais du camping sauvage à n'importe quelle période de l'année. J'ai presque chaud, là. J'ai ton caleçon aussi, mais je crois qu'il est au fond de mon sac. Je voulais pas me balader à poil.
— Tu me le rendras plus tard, c'est pas grave. T'as une putain de force, toi.
— Bon, on se voit tout à l'heure. Ils sont où les pitchs car j'ai la méga dalle.
 
Je me prépare pour refaire mon tour dans l'autre sens. Je sens une bise sur ma joue, juste au coin de la bouche. Ange me regarde gentiment, un léger sourire aux lèvres. Je la kiffe de plus en plus, même si j'ai encore mal au doigt.
 
~~ oooOOooo ~~
 
Sur l'un des trois bus affrétés pour ramener tout le monde, je monte le premier et vais directement m'installer tout au fond. J'espère qu'il n'y aura personne pour se mettre à côté de moi, car je compte bien prendre mes aises pour finir ma nuit. Mais, une première année un peu boulotte vient me voir avec des yeux de biches. Je me souviens de l'avoir vu danser, ses gros nichons nus ballotants dans tous les sens, lors de la soirée.
 
— Coucou, Arthur. Je peux m'installer à côté de toi ?
— Non ! C'est réservé pour les organisateurs. Dégage !
 
Là, c'est la voix de Laurine qui a répondu à ma place. Elle s'installe, pose sa main sur ma cuisse. Je la retire en lui demandant : 
— Tu fais quoi ?
— Rien. Je me disais qu'on pourrait se remettre ensemble. Tu sais quoi ? Il parait que si tu te présentes en président du BDE, tout le monde votera pour toi.
— … T'étais pas censée repartir avec Hugo dans sa belle BMW ?
— Hein ? Non, on a rompu hier soir.
— Ah ? Il n'a pas apprécié que tu te fasses partouzer par toute l'équipe de rugby ?
— Mais… Qu'est-ce que tu racontes ?... C'est jamais arrivé…
— Je t'ai vu, dans la salle omnisports…
— Ah oui ? Tu veux que je te raconte ? C'était extraordinaire.
— Non, je ne suis pas intéressé.
 
 Je le suis d'autant moins que, alors que le bus se remplit de morts-vivants, Ange s'approche avec son allure féline. D'un ton net et précis, elle dit à Laurine : 
— C'est ma place. Va ailleurs.
— Mais… D'accord.
 
Laurine disparait ; Ange me pousse pour prendre le siège contre la vitre. Elle pose la tête dessus et ne dit plus rien. Le bus finit par partir avec presque une heure de retard. Je n'arrive pas à me détacher les yeux d'elle. Pour changer un peu mon esprit, je me lève pour faire un tour dans la rangée et vérifier que tout le monde va bien. Certains dorment déjà, la tête en arrière, la bouche grande ouverte avec de la bave qui en coule. Certains s'embrassent amoureusement ; certains sont sur leur téléphone tout en bâillant.
 
Je retourne à ma place ; Ange n'a pas bougé, garde les yeux ouverts. Et je regarde à nouveau son bras avec ce beau tatouage de dragon qui l'entoure. J'ose, au péril de ma vie, prendre son poignet pour le faire tourner et en voir davantage. Et je lui demande, alors que je ne me suis pas encore pris un coup de poing dans la gueule : 
— Il a une signification ?
— C'est un dragon protecteur. Là, la fleur, c'est moi. La tête de mort, c'est mon frère. Et le cœur, c'est mon amoureux, le tout premier.
— T'as donc un petit copain. Enfin, normal que tu en aies un.
— Ouais… En fait, pas vraiment. C'est le meilleur pote de mon frère. J'étais grave amoureuse de lui ado, mais il est en fait super con. Au moins, il est gentil. Le symbole est plus empirique, lorsque j'aurai trouvé le bon. Pourquoi ? Tu veux prendre sa place ?
— Hein ? Moi ? Non… 
— Je m'en doutais vu que je ne suis pas ton type de gonzesse.
— … Je crois que mes goûts ont évolué depuis hier.
 
Je ne comprends pas ce que je fais moi-même, mais, j'attrape sa nuque et pose mes lèvres pour l'embrasser. Ma langue passe entre ses dents alors que sa main est sur mon cou à le serrer. Elle commence à me rendre le baiser tout en relâchant son étreinte, tout en commençant à me caresser la joue doucement, puis le dos. Notre échange dure quelques minutes avant qu'elle ne se retire, en disant : 
— Putain ! T'es pas mon style de mec, mais tu m'attires grave.
 
Et elle grimpe sur moi pour un nouveau baiser sulfureux, un roulage de pelle digne d'être enregistré dans le guiness book des records. Timidement au début, je caresse ses jambes douces et chaudes. L'excitation m'envahit ; je lui agrippe les fesses brutalement : elles sont super fermes. Je bande ! Putain, je bande grave !
 
Ma bouche glisse dans son cou alors que je continue à la caresser. Elle vire son débardeur, m'offre ses tétons à lécher, à sucer. Ils sont délicieux, durcissent à mon contact. Je n'en peux plus : j'ai besoin de m'enfoncer en elle.
 
Je la repousse ; elle tombe à moitié allongée avec l'arrière de sa tête collée à la vitre. J'ouvre son short, y découvre ses petits poils pubiens, m'indiquant qu'elle ne porte rien dessous. Je vire son vêtement ; elle se trouve à présent toute nue à part ses tennis à ses pieds. Je déboutonne mon pantalon, le baisse jusqu'aux chevilles, puis m'allonge sur elle.
 
À nouveau, nous nous embrassons. Je guide ma queue plus bandée que jamais à l'entrée de sa grotte chaude et trempée. J'entre doucement. Je pousse un râle de plaisir tellement elle est serrée. Je m'y enfonce ; elle me laisse faire sans bouger.
 
Une fois bien au fond d'elle, je lui demande : 
— Ça va ?
— Oui, très bien même. Je pensais que ça ferait mal.
— Je ne suis pas une grosse brutasse.
 
Je commence mes allers-retours doucement. Nous avons nos yeux fixés les uns dans les autres. Sa bouche commence à s'entrouvrir ; de petits gémissements viennent accompagner mes râles de plaisir. J'accélère de plus en plus, elle, avec ses doigts accrochés à mes flans. J'accélère jusqu'à ne plus pouvoir tenir. Et j'éjacule avec force et ivresse dans son antre.
 
Alors que je tente de me retirer, elle m'attrape le cou en me disant : 
— Reste encore dedans un peu.
— Désolé d'avoir été si rapide.
— Nan, c'était très bien pour une première fois. J'ai beaucoup apprécié.
— Je comprends donc qu'il y aura une suivante.
— Oui… Mais ce n'est pas de ça dont je parlais. Embrasse-moi !
 
C'est là, ma langue caressant la sienne, la sienne caressant la mienne, ma bite devenant de moins en moins dure dans son vagin, que je me mets à comprendre : elle était encore vierge ?... Putain, elle était encore vierge et je n'aurais jamais cru… Et c'est là aussi que je reprends conscience de là où nous sommes : dans un putain de bus avec plein de monde devant nous.
 
Je me retire, me redresse et me rhabille rapidement en envoyant à Ange ses vêtements. Puis, l'air de rien, je refais un tour dans l'allée pour, entre autre, m'assurer que personne ne nous ait vus. Trois rangs devant, je découvre la petite boulotte aux gros nichons, la main dans sa culotte, le pantalon ouvert. Elle m'aperçoit, devient toute rouge, mais genre une tomate prête à exploser dans le micro-ondes. Elle me fait un petit sourire timide, reprend sa masturbation. Ok, je pense qu'elle nous a choppés.
 
Les autres dorment, alors je rebrousse chemin. Ah ben non, tout le monde ne dort pas. Ils avaient dû faire semblant à mon premier passage. Bénédicte, sans se cacher, sans surprise pour autant, est en train de sucer son voisin, un mec de première année, et je ne pourrais dire si c'est le même que lors de la soirée. Lui me tend sa main pour que je la tape, genre on est pote. Bénédicte lève la tête pour me dire, avant de reprendre sa fellation : 
— C'est ta faute. Tu nous as trop excités.
— Hey, mec, j'ai même filmé.
— Je te conseille de la supprimer et t'as rien vu, ok ?
— Ben pourquoi ?
— Juste une question de vie et de mort en ce qui te concerne. Si Ninja Girl l'apprend, je ne donne pas cher de ta peau…
 
Je le vois blêmir d'un coup. Bénédicte lance : 
— Ben, pourquoi t'es de moins en moins dur ?
— Par contre, envoie-la-moi avant de la supprimer. Juste pour souvenir.
 
Spoiler alert : la vidéo est à chier. On ne voit que mon cul poilu avec mes hanches qui donnent des coups de butoir, mes couilles se balançant entre mes cuisses. Aucun intérêt.
 
Quoi qu'il en soit, Ange a les yeux fixés sur moi avec un regard que je n'arrive pas à déchiffrer : prête à s'endormir ? Prête à me tuer ? Je m'assois à côté d'elle. Elle me prend le poignet, force ma main à se mettre dans son short ouvert, mes doigts sur sa vulve trempée de mouille et de sperme.
 
— Fais-moi jouir !
 
~~ oooOOooo ~~
 
Voilà six mois que ce week-end d'intégration est fini. Hugo a quitté l'école… On se demande pourquoi. Mais bon, avec papa et maman bourré de fric, il a dû être accepté ailleurs. Plus personne ne m'appelle Trav. En même temps, étant président du BDE, du respect s'impose. Et puis, sinon, Ange remet tout le monde sur le droit chemin.
 
En ce qui la concerne, elle est la DJ officielle de toutes les soirées. Woody se fout toujours à poil, Bénédicte suce toujours des queues. Tout est au mieux dans le meilleur des mondes. Pour Laurine, ben… Elle a monté sa chaine MYM où elle y poste des vidéos. Et, de ce qu'on m'a dit, elle trouve parmi les étudiants tous les partenaires nécessaires pour offrir du contenu intéressant.
 
Mais oui, je vous fais mariner car tout ce qui vous importe est de savoir si Ange et moi sommes toujours ensemble. Ben… Disons qu'il a fallu qu'on apprenne à se connaitre, qu'on découvre la personnalité réelle de chacun. Je suis fou amoureux d'elle, pour tout vous dire. Et elle, elle ne le dit pas, trop pudique pour exprimer ses sentiments. Mais, on s'en fout des paroles car seuls les actes comptent. 
 
Cependant, ce n'a pas été sans compromis : j'ai passé le permis moto pour elle — et quel kiffe de conduire avec elle — , réussi du premier coup. De toute façon, je n'avais pas le choix sinon elle me pétait la gueule. Et puis, son frère m'a bien formé en parallèle, motard depuis la naissance, propriétaire d'un garage de moto. En contrepartie, elle se rase la chatte, car j'en avais marre d'avoir un poil sur la langue à chaque broute minou, soit tous les jours.
 
En ce qui concerne son frère, notre première rencontre a été un peu compliquée. On s'entend super bien maintenant. Il a voulu jouer le grand protecteur pour sa pauvre petite sœur en me prenant de haut. Je ne me suis pas laissé faire. Souvenez-vous de la description que je vous avais donné d'Hugo ? Ben, ajoutez 10 centimètres en hauteur, retirez tous les cheveux, et multipliez les muscles par deux. Donc, j'ai fini à l'hôpital avec trois côtes fêlées et un œil au beurre noir. Il était dans une chambre proche de la mienne avec le nez explosé. Hey hey hey, ça vous surprend, pas vrai ?… Ouais, je ne suis pas crédible : c'est Ange qui m'a défendu.
 
Et puis là, en ce moment même, nous sommes, elle et moi, chez mes parents pour une première rencontre. Elle est assise à côté de ma mère sur le canapé. Cette dernière lui montre un album de photos de moi petit avec toutes les anecdotes les plus humiliantes possibles, riant alors toutes les deux. Je reste en retrait avec mon père, avec obligation de mettre la table, ordonnée par Ange et maman : 
— T'as bien choisi, mon fils. Je suis enfin fier de toi.
— … Ça fait toujours plaisir à entendre.
— Franchement, par rapport à l'autre, là… Comment c'était déjà ? La Pauline ?
— Laurine.
— Ah oui… Rien à voir entre elles. Elle a l'air d'avoir un caractère de feu.
— Je te confirme. Je pensais que vous auriez tiqué sur son tatouage.
— Ben, pourquoi ? C'est la mode, comme les jolis petits tétons percés que j'ai pu apercevoir.
— Pardon ?
—  On est très ouvert d'esprit, au cas où tu en doutes. Et puis, ta mère en a un aussi, de tatouage.
— Ah bon ? Où ça ?
— Hey hey hey. Il ne vaut mieux pas que tu le saches. Mais, il est très bien placé, visible que par nous deux.
—  … Non, je ne veux rien savoir. Bon, on se prend un deuxième apéro ou on passe maintenant à table ? À moins que vous ne préfériez tous continuer à m'humilier tranquillement ?
 
Et j'entends ma mère dire à ma petite copine : 
— C'est marrant que vous vous appeliez Angélique car, ado, il adorait regarder les films. Je l'ai même surpris une fois en train de se masturber devant.
 
Au fond du trou, je l'interpelle : 
— Maman ? Tu dis quoi sur moi là ?
 
Sans que je n'ai la moindre existence, Ange lui répond : 
— Si ça peut vous rassurer, il n'a pas changé.
 
Je préfère largement ma rencontre avec son frère, et de très très loin !
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Gagou
29 septembre 2025 à 23:49
Pouaaaah, mais c’est un putain de "Banger" ton texte mec. J’ai bien fait de me le garder au chaud. La narration est tellement excellente que j’ai l’impression d’être ton pote à qui tu racontes l’histoire. Tout ça Entrecoupé de petites vannes bien placées. Manque plus que la mousse. ^^
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Iznogood
24 août 2025 à 23:10
Merci @Iznogood pour ton commentaire. Tu étais donc à la soirée aussi 😁

Infiltré (chacun son tour) en première année sous le pseudo de Titus, je profitais des talents de Bérénice 😋

Invitus Invita 😇
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Adrdvn
24 août 2025 à 20:30
Une pause dans ta saga estival très rafraîchissante :)
Soyez respectueux
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Adrdvn
24 août 2025 à 20:28
Une pause dans ta saga estival très rafraîchissante :)
Soyez respectueux
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Iznogood
18 août 2025 à 17:13
C'était bien sympa. 😊
De bonnes descriptions immersives, des caractères aux échanges amusants, une progression bien menée.
J'avais la tête dans le cul cette nuit donc j'ai relu avant de commenter... ^^
Golden Buzzer ! 👍🏼
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cocolst
17 août 2025 à 18:27
Tu nous as fait du Coco, là ! Rien que ton style, j'avais l'impression de lire "Infiltrée" 😅.

Ben, je ne peux prendre ça que comme un compliment alors 😊

Bon, sinon, pour la scène du bus, on sent que tu t'es fait plaisir, mon cochon 😏.
Mais un peu trop facile à mon goût. Et puis une meuf comme ça, ça aurait mérité que ce soit elle qui lui saute dessus 😌.

Trop facile ou manquant de description ?... 😜
Sinon, ben non, Ange est une vierge timide tout de même. Ça se voit, non ? 🤔
Elle a tout de même fait le premier pas en s'installant à côté de lui.

En tout cas, tu n'as pas résisté à faire une happy-end. Petit joueur 😅 !

Ben oui, puisque j'ai fait mon "Coco" 😁

Merci @Wedreca pour ton com 🤗
Soyez respectueux
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Wedreca
17 août 2025 à 18:03
Tu nous as fait du Coco, là ! Rien que ton style, j'avais l'impression de lire "Infiltrée" 😅.

Bon, sinon, pour la scène du bus, on sent que tu t'es fait plaisir, mon cochon 😏.
Mais un peu trop facile à mon goût. Et puis une meuf comme ça, ça aurait mérité que ce soit elle qui lui saute dessus 😌.

En tout cas, tu n'as pas résisté à faire une happy-end. Petit joueur 😅 !
Soyez respectueux
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Photo de profil de Giclara
Giclara
16 août 2025 à 18:15
Oh ! Mais je veux la suite ! Quand j'ai fait mes WEI, j'ai toujours regrettée de ne pas avoir ce genre de scène. Je voulais voir du sexe en public ! Et là, m'imaginer la Ninja girl dans le bus, nue alors que tout le monde peut la voir ! Mama ! Ou alors, tout le monde s'occupait de Béné ?

J'adorerai voir une suite ou un nouveau WEI du genre. Je veux plus de récit de ce genre
Soyez respectueux
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Photo de profil de OlivX
OlivX
16 août 2025 à 18:11
Très sympa cette histoire, j'ai bien aimé
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Photo de profil de Frederyc
Frederyc
16 août 2025 à 10:29
Une histoire qu’on ne peut qu’apprécier, qui se finit, entre guillemets, bien, et ce qui ne gâche rien, très très très bien écrite.
J’approuve 100 fois plutôt qu’une !
Soyez respectueux
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